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mardi, 15 décembre 2009

Arabie Saoudite, la honte de l'Islam

Les lois en vigueur, en Arabie Saoudite, représentent, je le crois, une régression sans précédent en terre d'Islam. J'irais même plus loin : parler de régression est inexact. Jamais l'Islam, par le passé, n'a été à ce point brutal, incohérent et injuste dans un pays musulman. L'Islam, par le passé, pouvait avoir des lois sévères, mais les juges qui appliquaient les lois étaient capables de montrer de la souplesse.

En Arabie Saoudite, on fouette à coups de fouet une femme de 75 ans et une jeune femme enceinte, victime d'un viol collectif (on lui a bien sûr refusé l'avortement, et pour les criminels, il semble que ce soit le dernier souci des autorités saoudiennes que de les rechercher et les punir).

Le mieux est encore de laisser la parole à un musulman indigné :

Je suis muslman et je trouve ces pratiques abjectes et indignes du pays censé représenter le monde musulman et l’islam de nos ancêtres. Jamais le prophète Mohammed (que la paix soit sur lui) n’aurait traité une femme de la sorte (ni un homme d’ailleurs). Il aimait trop les femmes pour ça. Il était l’Homme et les saoudiens sont les animaux de l’Islam. Des sauvages à qui il faut retirer le privilège de La Mecque… Si la France avait le courage de ses opinions, il ne ferait plus commerce avec eux… Mais tout n’est qu’hypocrisie.

C'est magnifiquement bien dit. J'ajoute qu'aucune condamnation ne vient de l'Islam aussi parce que l'Arabie Saoudite tient les cordons de la bourse de nombre d'universités religieuses dans le monde musulman.

Ce n'est pas tout : en Arabie Saoudite, un homme est condamné à mort pour sorcellerie ! Il faut remonter à l'Ancien Régime, en France, pour trouver trace d'une condamnation semblable, et encore.

Je doute que l'Arabie Saoudite et ses princes aient très bonne presse au sein du peuple de l'Islam. Il n'y a que Nicolas Sarkozy pour venir y faire des discours sur la laïcité positive. Pendant que l'on brutalise vicieusement une vieille nourrice (un des hommes qu'elle a un jour allaité était simplement venu lui apporter à manger), que l'on accroît le malheur d'une jeune femme violée, les princes saoudiens mènent grande vie, sablent le champagne dans les clubs privés occidentaux et payent cash des escort-girls.

Finalement, j'en viens à me demander si en 1991, l'Occident n'aurait pas mieux fait de laisser l'Irak envahir l'Arabie Saoudite et mettre fin à ce régime de pantins sanguinaires et intolérants... On faisait l'échange : l'Irak lâchait le Koweit, relativement libéral, pour la région, et on laissait les Irakiens occuper l'Arabie Saoudite.

mercredi, 13 février 2008

Fouad Al farhan, blogueur saoudien en danger

La France de toutes nos forces ne m'en voudra pas si je relaie partiellement  la dernière information figurant sur son blog: c'est qu'il y va de la survie d'un blogueur d'Arabie Saoudite qui a eu le «tort» d'être un tantinet impertinent...

Fouad Al-Farhan, 32 ans,est détenu à la prison de Jeddah depuis le 10 décembre 2007.Ila été arrêté par les services du ministère de l'intérieur pour certains articles postés sur son blog. 

 

Le 10 janvier 2008, Reporters sans frontières et le réseau arabe de défense des droits de l'homme, HRInfo, ont écrit au roi Abdallah Bin Abdilaziz Al-Saoud, afin d'obtenir plus d'explications sur les raisons de son arrestation. Cette lettre est restée sans réponse.

Seul le le quotidien saoudien en anglais Arab News a rompu le silence sur cette affaire.

Sur son blog, Farhan (en arabe, jovial), le sourire narquois et le verbe acerbe, se dit «à la recherche de la liberté, de la dignité, de la justice, de l'égalité, de la "Choura" (participation publique) et de toutes les valeurs de l'islam qui nous font défaut».

«Lorsque vous naissez et êtes formés (dans une société) marquée par le discours de l'exclusion de l'autre (...) votre esprit sera un terrain fertile pour l'idéologie de la violence. Lorsqu'un jeune est élevé dans le rejet de l'autre, il sera une proie facile et un instrument entre les mains des propagandistes de la violence», écrivait Farhan, qui a fait de l'extrémisme religieux l'une de ses cibles de prédilection.