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  • Un bon point pour Macron

    Je ne me prononce pas, cette fois-ci, sur le fond des propos de Macron mais sur la forme. En voilà enfin un qui ne se défausse pas de ses responsabilités sur l'Allemagne ou sur l'Europe.

    Comme on lui faisait valoir que des réformes étaient demandées par "Bruxelles", il a répliqué qu'il ne pensait pas à Bruxelles quand il se rasait mais qu'il fixait un cap et proposait des réformes quand il pensait que c'était de l'intérêt de la France et des Français.

    On peut bien sûr discuter de l'intérêt des réformes en question et je ne vais pas m'en priver, mais je trouve positif de ne pas rejeter la responsabilité de ses projets sur d'autres.

    Je vois  l'intérêt de libéraliser le transport en car à condition que cela apporte vraiment des liaisons supplémentaires et que cela ne fasse pas tomber des lignes de rail régionales bien plus rapides.

    Du côté des pharmacies, développer la vente des médicaments sur Internet, c'est à mon avis à éviter. Les pharmaciens ont un rôle de contrôle et de conseil en veillant à ce que les gens n'absorbent pas n'importe quoi et en faisant des suggestions qu'ils sont les seuls, en dehors des médecins, à pouvoir faire. En outre, ils savent quels génériques recommander à la place d'un médicament et peuvent délivrer sur le champ celui qui correspond à une prescription. On dit souvent que les pharmacies sont chères mais prend-on en compte les coûts du loyer ou de l'achat des locaux et le service ? Qu'en restera-t-il avec Internet ? Qui contrôlera qui vend quoi sur la Toile ? 

    Enfin, concernant le travail le dimanche, ses garanties me paraissent aller dans le bon sens, c'est à dire repos, volontariat et double salaire pour ceux qui acceptent de travailler ce jour-là. Très bons garde-fous.

  • Les riches, le fantasme de la gauche

    Le saviez-vous ? 75% des nouveaux impôts ont été financés par les deux derniers déciles parmi les foyers imposables. De ces 75%, la moitié est réglée par 2% des contribuables. A Paris, le 16ème arrondissement finance à lui seul 50% des impôts parisiens.

    Hollande s'est cru très astucieux d'annoncer sur un ton menaçant aux "riches" que la gauche allait leur faire rendre gorge ("nous arrivons") en 2011, sans oublier son "moi j'aime pas les riches".

    Sapin joue quant à lui au père fouettard avec les exilés fiscaux ou encore les fonds discrètement délocalisés ailleurs.

    Et pendant ce temps, les créateurs, les entrepreneurs, au lieu de délocaliser leurs revenus finissent par se délocaliser eux-mêmes.

    Depuis 2012, la gauche ne cesse de faire payer les mêmes personnes au lieu de revenir sur ses dispendieuses promesses et de revoir le train de vie de l'État.

    Les mots magiques, c'est "solidarité" et "égalité". Des super baguettes magiques pour exproprier et spolier nombre de Français des biens que leurs ancêtres ou eux ont acquis grâce à leur audace ou plus prosaïquement par leur sueur.

    La quintessence du riche, c'est le banquier, la banque, le mal absolu, accusé de se "goinfrer", avec ses obligées, les grandes entreprises. Que la banque prête trop et la voilà cupide et imprudente par cupidité. Qu'elle ne prête pas assez et la voilà avare. En somme, on lui reproche de ne pas être gérée aussi mal que les États.

    Dernier avatar de la lutte des classes, le discours tout en nuance du gouvernement pour mettre à contribution des riches déjà hyper-taxés : leur réduire les allocations familiales. Soyons honnêtes : pour plusieurs foyers aisés, cela ne représente pas grand chose quand l'allocation est de l'ordre d'une centaine d'euros par mois. On aurait pu invoquer ce motif, mais la gauche préfère tenir le discours idéologique qui lui permettra de continuer à taper les mêmes. On peut légitimement supposer que les déremboursements viendront ou encore la hausse de tous les tarifs des services publics, municipaux ou nationaux.

  • Élections internes au MoDem : pour qui voter ?

    Si l'on attend (enfin, au moins les militants centristes) les résultats de l'élection interne à la présidence de l'UDI, d'autres échéances électorales bien plus feutrées s'annoncent au sein de l'autre parti centriste, le MoDem. Le MoDem Parisien s'apprête à renouveler ses instances le 16 novembre prochain puis, du 04 au 11 décembre, c'est au niveau national que le parti centriste élira un nouveau collectif national, sorte de parlement interne.

    Ce qui me fait peur, en politique, ce sont les gens qui sont assoiffés de reconnaissance sociale ou personnelle, qui attendent des récompenses, menacent de démissionner à chaque désaccord ou à chaque contrariété, qui se sentent importants pour ne pas dire indispensables et tiennent à le faire savoir. Voilà une première catégorie de personnes qui n'auront pas ma voix.

    Je me défie autant des révolutionnaires, des idolâtres et des adeptes de l'agit-prop en tout genre, fussent-ils centristes. Voilà une deuxième catégorie à laquelle je n'accorde pas davantage ma voix.

    Je ne souhaite donc pas pour me représenter à Paris des personnes qui changent d'avis selon leurs humeurs, font du chantage ou considèrent avec la plus grande arrogance leur propre personne.

    Je ne souhaite pas non plus me retrouver avec des représentants qui détestent l'UMP par principe, haïssent les banquiers, voient dans les "riches" l'ennemi juré, entretiennent une phraséologie complotiste ou encore ne jurent que par l'éradication des moyens de transport individuels. 

    Idéalement, j'aimerais des représentants qui ne se contentent pas de formules creuses, ne se satisfassent pas d'idéologie et de théorie mais soient actifs au plus proche des Parisiens et de leurs problèmes, de mes problèmes, d'ailleurs, parce que je suis parisien.

    L'affirmation de notre identité centriste, les boîtes à idées collaboratives de toutes sortes ne m'intéressent pas, elles m'ennuient. Ce que je veux, c'est que l'on me propose des projets de mesures concrètes pour ouvrir les équipements sportifs, à commencer par les piscines, plus tard, c'est à dire aux heures où une bonne partie des Parisiens peuvent s'y rendre, que l'on réfléchisse sur les obstacles de toute sorte et incessants qui entravent la circulation et le stationnement parisiens, que l'on écrive à la Municipalité pour l'inviter à cesser de centraliser tout à commencer par le recrutement des animateurs dans les écoles parisiennes.

    Des lièvres de cet acabit, j'en ai quelques autres à lever. On ne m'interroge jamais dessus, ni d'ailleurs aucun Parisien. 

    Ce que je souhaite c'est des représentants qui développent un militantisme de témoignages, d'alertes (concrètes !!!), pas d'une théorisation fumeuse dont nous avons trop souffert.

    Idéalement, j'aimerais aussi que mes représentants soient des gens actifs, présents, pas forcément sur tous les fronts, mais sur quelques uns qui seraient utiles. J'aimerais aussi qu'ils me répondent quand je soulève des problèmes qui sont spécifiques à notre ville. Je n'ai pas envie d'être écouté quand je pérore, je sais que je suis alors totalement inintéressant. En revanche, quand je fais part d'une difficulté sur un ton raisonnable, ma voix mérite de porter peut-être un peu plus loin que le seuil de mon appartement.

    Et alors ? Avec tout ça ? Pour qui dois-je voter à l'intérieur du MoDem ? Eh bien j'ai choisi la liste Ensemble pour un Paris Démocrate.

    Je le dis tout de suite, elle n'est pas parfaite. Mais elle est conduite par Maud. J'ai une entière confiance en Maud. Je l'ai vue à l'oeuvre, je sais que c'est quelqu'un qui ne fera pas n'importe quoi. De tous les co-listiers (au moins ceux que je connais, je ne puis m'exprimer pour les autres) il n'y en a pas un qui ne soit pas toujours montré modéré et pondéré. J'ai vu à l'oeuvre plusieurs d'entre eux, je les ai entendus émettre des avis souvent empreints de bon sens. Denis, Philippine, Béatrice, Bruno pour en citer quelques uns, je sais que ce sont des personnes fiables et dynamiques. Je connais un peu moins bien Armand, mais je n'ai pas souvenir de l'avoir vu se retrancher sur des positions éruptives. Je suis une partie des autres sur leurs comptes twitter quand ils en ont un rien ne me choque jamais quand je les lis.

     

     

  • Inéluctable ou pas le retour de Sarkozy ?

    J'avoue que ces derniers mois je voyais Nicolas Sarkozy comme notre futur président, convaincu qu'il allait écraser la concurrence à droite, que la gauche serait hors de combat en 2017 et le centre pas assez puissant ou pas en état de présenter un concurrent capable de lui faire de l'ombre.

    J'ai bien la côte de popularité de Juppé, mais, jusqu'ici, au sein du noyau dur de l'UMP, Sarkozy l'emportait nettement. 

    Je pense que pour gagner une élection il faut avant toutes choses rassembler son camp et peu importe si les autres vous détestent. Dans un premier temps du moins.

    Je suis donc surpris par l'évolution des sondages à droite en faveur de Juppé. Cela dit, 

    a) Juppé ne prend pas de positions fortes ce qui facilite sa popularité (il ne mécontente personne)

    b) il n'a pas de réseaux

    c) Sarkozy est très bon pour dégommer ses adversaires politiques

    d) même s'il a perdu des plumes, à l'intérieur de l'UMP il demeure majoritaire

    Il serait donc très imprudent de se réjouir d'autant que j'attends aussi le programme de Juppé : rien ne dit qu'il soit tellement mieux que celui de Sarkozy...