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  • Étonnantes victoires militaires de l'EIIL

    Il y a un aspect qui m'interpelle depuis le début dans les victoires remportées par l'EIIL : ils ont écrasé une armée d'un million d'hommes disposant à l'origine d'un matériel flambant neuf. L'État irakien comporte en principe un million de soldats et les experts disent que les troupes de l'EIIL comptent 20 000 individus. Et encore, au début, ils étaient bien moins nombreux. On peut gloser sur leurs richesses et leur matériel, il n'en reste pas moins qu'ils sont partis de rien et ont constitué de leurs propres mains à peu près tout ce qu'ils ont.

    C'est étonnant et très inquiétant. Cela signifie qu'une petite troupe d'individus déterminés peut mettre à genoux des États tout de même assez importants. Il s'en est fallu de peu au Mali, et, au Nigeria, Boko Haram agit dans la plus totale impunité.

    Je sais que d'anciens généraux baassistes combattent aux côtés de l'EIIL, mais tout de même, à ce point de supériorité militaire, il y a quelque chose qui cloche. Si toutes les armées de la région sont du même tonneau, ils pourraient, dans ces conditions, rentrer comme dans du beurre à peu près partout.

    Il y a eu un article assez intéressant des Échos relatant l'évolution de ce groupe terroriste en organisation militaire, mais il me laisse avec beaucoup d'interrogations et de perplexité sur les aspects militaires.

  • Irak : heureusement les Américains sont là

    Par chance pour les Chrétiens d'Orient et les Yézidis, les Américains interviennent en Irak, et les Kurdes, dernier rempart contre les délires islamistes, font front.

    Tout ce que l'on peut souhaiter, c'est l'extermination complète des troupes de l'EIIL et la destruction définitive de leur pseudo-califat. Aucun califat n'a d'ailleurs fait montre d'une telle barbarie dans l'histoire du Proche-Orient.

    Je suis écoeuré par la veulerie des États européens et par la nullité d'Ashton. Les premiers ne parlent que d'aide humanitaire (qu'ils comptent distribuer comment, au fait ?) et la seconde est inexistante quand il faudrait fournir des armes sophistiquées aux Pehsmargas Kurdes et aller pilonner aussi férocement que possible les positions djihadistes. 

    Lâche et répugnant, de même, le silence de cette gauche morale et de toute la coterie pro-palestinienne, hystérique il y a trois semaines, discrète au possible aujourd'hui. Au mieux, on ne les entend que pour expliquer que c'est le faute des Américains. Tas de minables. 

    Je me réjouis d'observer qu'il y a au moins une personnalité politique, François Bayrou, pour estimer qu'il est un devoir moral pour les Européens et particulièrement la France de soutenir l'action militaire de l'Amérique. Cet homme-là ne se trompe jamais et juge toujours à propos qui sont nos vrais ennemis. Certainement pas les Américains même si nous pouvons avoir des frictions avec eux de temps à autre.

    La France, avec les Chrétiens d'Orient, c'est que de la gueule, si je puis me permettre. Beaucoup de bla-bla et pas d'action. Alors évoquer la France protectrice des Chrétiens d'Orient avec des trémolos dans la voix, cela ne sert plus à rien, parce qu'une fois encore, c'est l'Amérique qui fait le boulot. Il faut dire aussi que gauche et droite ont tellement dessoudé l'armée en réduisant son budget que nous n'avons de toutes façons plus les moyens de nos discours grandiloquents. En fait, mieux vaut que la France se taise, quand elle parle, elle se couvre de ridicule.

    J'ai trouvé fort juste et à propos l'intervention de Daniel Cohn-Bendit, qui a trouvé, une fois encore, le ton juste pour une crise internationale. Il suggère de faire financer une intervention militaire par l'Union européenne, tout en aidant les populations en danger. Si c'était ce type-là qui dirigeait l'Europe plutôt que des Barroso, Junker ou Ashton, elle aurait un tout autre visage.

    J'observe que le seul parlement européen qui presse son gouvernement d'intervenir, c'est celui de la Grande-Bretagne, pays toujours digne et courageux quand il le faut.