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  • Marine, ça urge ?

    Je discute pas mal avec les fachos, en ce moment, sur twitter. C'est marrant de voir à quel point, quand on chasse le naturel, il revient au galop.

    Lancez des sympathisants du Fn sur les Juifs, et, une minorité mise à part, vous n'allez pas rigoler les amis. Entre ceux qui ont un joli sigle SS sur leur compte twitter et ceux qui se réclament de l'antisionisme pour balancer tous ce qu'ils peuvent comme saloperies diverses et variées, y'a de quoi tirer la chasse.

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    Il n'y a que les Roms qu'ils détestent encore plus. Sur les immigrés, c'est plus partagé parce qu'il y a une convergence entre les islamistes et leurs sympathisants et les plus radicaux antisémites du FN. Du coup, tout en ne pouvant pas se saquer, par moment, ça sympathise. C'est comme ça qu'on retrouve des types comme Dieudonné et Soral,  copains comme cochons ou encore Tariq Ramadan invité par des Révisionnistes.

    Marine Le pen veut rendre son parti recommandable, mais je crains pour elle que sa tache soit insurmontable. Seul Héraklès a pu venir à bout des écuries d'Augias. Faudrait déjà pas commencer par s'entourer d'un facho patenté (je n'ai plus son nom en tête, c'est un jeune, mais je sais qu'il a fricoté avec la mouvance néo-nazie)=>EDIT : trouvé ! C'est Frédéric Chatillon, son responsable en communication, véritable gallimard de la littérature antisémite : un ancien du GUD, petit nazillon en son temps.

    Ouais, ça urge...de tirer la chasse surtout et zou, à la fosse septique les fachos.

  • Leonarda et sa famille ne sont plus défendables

    Après le rapport d'inspection, difficile de donner tort à Valls dans l'affaire Leonarda.

    Je viens de récupérer le dossier de l'Inspection Générale de l'Administration dans l'affaire Leonarda. Après ce que je viens de lire, très difficile de donner tort désormais à la préfecture ou à Valls.

    Cela n'enlève rien à ce que j'ai dit, toutefois, et je n'en juge pas moins inquiétant que Leonarda ait été condamnée par autant de gens en l'absence des éléments dont je dispose, désormais. En voici un extrait vraiment significatif :

    2.2. CONCERNANT LE REFUS D’ADMETTRE EXCEPTIONNELLEMENT AU SEJOUR DE M. RESAT DIBRANI :

    Le préfet du Doubs a refusé la demande d’admission exceptionnelle au séjour de M. DIBRANI et lui a signifié une obligation de quitter le territoire le 19 juin 2013. La durée de résidence en France de M. DIBRANI, entré irrégulièrement sur le territoire le 26 janvier 2009, ainsi que la durée de scolarisation des enfants auraient pu conduire le préfet à accorder, à titre dérogatoire, une autorisation provisoire de séjour.

    Il ne l’a pas fait, considérant que le comportement général de l’intéressé ne dénotait pas « une réelle volonté de s’intégrer à la société française ». Il s’appuyait notamment, pour l’affirmer, sur les faits suivants :

    - au sein de l’établissement qui l’héberge, un refus de rencontrer l’interprète, un mauvais entretien de l’appartement que la famille occupe, le stationnement devant l’immeuble de plusieurs véhicules hors d’usage lui appartenant, des insultes adressées à l’encontre de la directrice et des personnels sociaux ;

    - des absences répétées des enfants au sein des écoles et collèges qu’ils fréquentent ;

    - une absence de recherche sérieuse d’emploi alors que l’offre est, dans l’arrondissement de Pontarlier, réelle.

    La mission rappelle pour sa part que la demande de M. DIBRANI de se voir reconnaître le statut de réfugié a été rejetée par trois fois dont une en appel, qu’il n’a pas respecté les mesures administratives prises à son encontre (2 obligations de quitter le territoire et une obligation de pointage), que tous ses recours devant les juridictions ont été rejetés.

    Par ailleurs, selon les témoignages d’élus et de personnes qui l’ont accompagné depuis son arrivée à Levier :

    - M. DIBRANI n’a jamais donné suite aux propositions d’embauche qui lui étaient faites, et il ne cachait pas attendre le versement des prestations familiales qui suivraient sa régularisation pour assurer un revenu à sa famille ;

    - il n’a jamais présenté de permis de conduire alors qu’il se prétendait chauffeur de poids lourd ;

    - il a donné trois versions différentes des raisons pour lesquelles il ne pouvait pas produire de pièce d’identité.

    L’un des élus, conseiller général, qui a suivi 5 familles de déboutés du droit d’asile, dont deux kosovares, a signalé que la famille DIBRANI était la seule qui ne s’était pas engagée dans un processus d’intégration, que l’ensemble des efforts fournis pour lui venir en aide avaient en définitive échoué. Il a également souligné l’absentéisme de certains enfants.

    Selon les données recueillies par la mission, les absences de Léonarda au collège sont de 66 demi-journées en 6e, 31 en 5e, 78 en 4e et 21 ½ depuis le début de l’année scolaire actuelle.

    L’un des professeurs de Léonarda rencontré par la mission a en revanche souligné sa volonté d’intégration et ses progrès.

    Plusieurs témoignages, dont celui de la directrice du centre d’accueil où la famille résidait, ont fait état du défaut d’entretien du logement mis à disposition de la famille et des problèmes de voisinage qui en ont résulté. La famille a d’ailleurs laissé ce logement dans un état de dégradation avancée. D’importants travaux seront nécessaires avant que ce logement puisse de nouveau accueillir une famille de demandeurs d’asile ; les photos produite à la mission ne laissent pas de doute à ce sujet. Une procédure a en outre été établie auprès de la gendarmerie le 26 août 2013 pour différend de voisinage.

    M.DIBRANI n’a pas hésité à user de menaces afin d’éviter d’être expulsé de cet appartement. Il a indiqué qu’il ferait exploser une bouteille de gaz devant l’ancien maire de Levier et un membre du réseau de défense des sans-papiers. Aux agents de l’office français d’immigration et d’intégration, qui lui proposaient une aide au retour (8500 €, la première fois ; 10 000 € une deuxième), il a annoncé qu’il tuerait sa famille s’il était expulsé.

    M.DIBRANI a également été placé en garde à vue pour un cambriolage par la communauté de brigade de Saint-Vit le 14 octobre 2010. Il a aussi été mis en cause comme auteur dans un vol commis dans une déchetterie à Levier (communauté de brigade de Pontarlier).

    Enfin, les filles aînées de M. et Mme DIBRANI ont été prises en charge par les services sociaux du conseil général après avoir fait état de violences exercées par leur père (placement en garde à vue pour violences sur mineur par ascendant à la communauté de brigade de Pontarlier le 15 janvier 2013), mais elles se sont ensuite rétractées. Selon l’avis d’un conseiller général, rester dans le foyer où elles avaient alors été placées aurait favorisé leur intégration, elles n’ont pas saisi cette chance.

    Je ne voulais pas épiloguer mais ce cas n'est pas défendable. Quant à Leonarda, quand on prétend vouloir faire des études en France, on le prouve en étant au moins présente en cours. Et je m'abstiens de commenter son arrivée au Kosovo car elle a menti en affirmant devoir dormir sur un banc. En réalité, les autorités kosovares ont donné tout de suite une allocation à sa famille et un logement. Je l'ai appris également ensuite.

    L'offre de François Hollande à cette jeune fille pas très sérieuse me paraît particulièrement généreuse compte-tenu que toute cette famille a bien cherché ce qu'il lui est arrivé.

  • Made in France, l'idée de Bayrou a fait son chemin jusqu'à la Commission

    Dans le marasme ambiant, les occasions de se réjouir sont rares. En voilà une néanmoins : François Bayrou et Robert Rochefort plaident depuis un moment déjà pour introduire le marquage d'origine des produits sur le territoire français à commencer par le made in france. J'avais eu vent que quelques autres parlements s'étaient saisis sinon de l'idée au moins du débat : en Grèce, en Italie notamment. Le Parlement avait émis un premier voeu dont la Commission ne s'était pas vraiment saisie mais, sentant peut-être le vent tourner, la voilà qui se réveille d'un coup et propose de rendre obligatoire le marquage d'origine sur la totalité du territoire de l'UE. De quoi réjouir Robert Rochefort qui oeuvre en ce sens depuis le début de son mandat.

    Pour ne rien cacher, c'était une proposition qui était en cours d'élaboration dans le programme du MoDem pour les européennes de 2014, mais, évidemment, si on nous la sert sur un plateau, on ne va pas s'en plaindre et passer à plus ambitieux.

    Bon début. Mais cela ne reste qu'une proposition. Amusant la changement de ton de la Commission. En janvier dernier, cette mesure plébiscitée par le Parlement européen, ne pouvait obtenir l'aval ni des États ni de l'OMC.

    La Commission a apparemment renoncé à se coucher devant l'OMC. Quant aux États, encore une occasion de montrer leur formidable degré de duplicité. Le Conseil Européen, c'est l'espèce de consortium inter-gouvernemental qui prend les décisions pour des centaines de millions d'Européens, presque toujours à leur insu et qui, bien sûr, s'essuie tranquillement les pieds sur les votes du Parlement (sauf quand ça l'arrange).

    Je subodore que les gouvernements dans chacun des pays européens marchent au moins autant sur les pieds de leurs propres parlements nationaux puisque si l'on considère la France, par exemple, on voit qu'en février 2012, son Assemblée Nationale avait voté une résolution sur le marquage du Made in France en demandant aux institutions européennes de prendre une décision à ce sujet.

    Je note aussi que le commissaire européen estimait que le marquage d'origine heurtait les règles du marché intérieur. Ah. Cela ne les heurte plus ?

    J'ai toujours dit que nos traités européens ne sont pas mauvais en soi : c'est une question d'interprétation. La fameuse concurrence libre et on faussée, par exemple, elle peut s'entendre en plein de sens. Mais maintenant qu'on s'aperçoit que la traçabilité est un élément constitutif d'une concurrence honnête, eh bien on change son fusil d'épaule...

    Je serais curieux de savoir si c'est le même commissaire qu'en janvier dernier qui fait cette proposition.

    Montebourg, nouveau converti au made in france (il n'en parlait pas avant Bayrou) a l'air content. Il assure vouloir convaincre ses homologues européens. Moi j'aimerais bien qu'il porte son amour du Made in France jusqu'à la transparence totale, qu'on sache QUI exactement est pour et QUI est contre. Et à quels niveaux, bien sûr. Melclalex saura bien nous tenir au courant des avancées de son poulain sur ce sujet.

    On en a tout de même une première idée en farfouillant un peu sur la Toile : les Tories britanniques, potes de nos eurosceptiques sont vent debout contre cette mention. Ils ne sont pas les seuls : les Allemands toutes tendances confondues ont la trouille qu'une règle claire fasse voler en éclats leur made in Germany. Eh oui : ils sous-traitent comme des brutes, nos camarades d'outre-Rhin...

    De ce que je comprends, en somme, pour :  toute la classe politique française ou presque, les Italiens et les Espagnols, contre : les Suédois, les Anglais et les Allemands (même les Verts Allemands qui cherchent à temporiser !) . Ils font ch...

    Il y en a une qu'il faut suivre pour avoir le fin mot de l'histoire, c'est Christel Schaldemose, une euro-députée danoise : c'est elle qui est à l'origine de la proposition et aussi elle qui va avoir mandat de la commission marché intérieur pour discuter avec le Conseil Européen. Ben bonne chance, ma belle, parce que c'est pas gagné.

    Une dernière remarque : le commissaire européen disait en février dernier que l'OMC bloquerait le projet. Ah oui ? Les Etats-Unis, la Chine, le Japon, le Canada, le Brésil, la Corée du Sud, l’Argentine et l’Australie l'imposent ce marquage et ce sont les principaux membres de l'OMC. Je n'imagine pas un seul instant qu'ils fassent un pli si on exige la réciprocité. Conclusion des courses, suivez mon regard, l'ennemi ne vient pas de là mais bien des pays européens que j'ai cités...Bref, foutage de gueule du Commissaire.

    Comme quoi, si on veut vraiment négocier à bâtons rompus, mieux vaut ne pas cacher, sans populisme, au demeurant, qu'il existe de vrais désaccords économiques entre pays de la zone euro. C'est un aspect des choses qui mérite réflexion. Il ne faut pas être toutefois uniquement négatif : sur la libre-circulation des travailleurs et le droit du travail, les Allemands et nous sommes globalement d'accord. Halte au dumping social. Bon, les Anglais, en revanche, laissez-faire, laissez-aller, as usual...

    Hop, une fiche pas inutile : l'observatoire législatif du projet et puis tant que j'y suis, un journal qui m'a l'air très informé : Contexte.