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  • Budget militaire en baisse, envoi d'armes en Syrie ?

    Le gouvernement Ayrault est foncièrement incohérent avec le budget de la Défense que Moscovici veut saigner sans états d'âme.

    J'entends qu'il est question de baisser la part dévolue à notre défense nationale à un niveau historiquement bas et, dans le même temps, Hollande veut envoyer des armes en Syrie ???????

    Il faut au moins mettre en cohérence les actes et les déclarations. On n'envoie pas d'armes à l'étranger quand on n'est soi-même pas capable d'équiper ses propres forces faute d'allocation des fonds nécessaires.

    Si Hollande veut jouer au Grand de ce monde, qu'il s'en donne au moins les moyens.

    Un tiers des Français est prêt à sacrifier en priorité notre Défense pour faire des économies. Quelle inconséquence ! En-dessous d'un certain seuil, nous ne serons plus en mesure de monter des opérations de secours pour récupérer des Français en danger à l'étranger, et pas davantage en état de disposer d'un renseignement efficace faute de moyens.

    Nous ne devrions pas mettre en danger nos fonctions régaliennes. L'Armée, c'est vraiment la facilité de taper dessus, elle ne dit jamais rien par tradition d'obéissance au pouvoir politique.

    Nous risquons de sacrifier notre industrie d'armement et notre défense parce que l'actuel gouvernement est incapable d'aller ponctionner les fonds là où ils sont gaspillés au sein de nos diverses administrations. 

    C'est inadmissible. C'est écoeurant de malhonnêteté. Depuis de nombreuses années, les dirigeants politiques français utilisent l'armée pour redorer leur blason et dans le même temps, ils n'en laissent que le squelette. On en est désormais à ronger les os...

  • Abandonner les Alaouites à leur sort ? Erreur fatale !

    Pendant longtemps le conflit dramatique qui secoue la Syrie a été présenté à l'opinion occidentale comme une guerre entre les bons et les méchants. D'un côté Bachar el Assad et ses sbires, de l'autre, les gentils rebelles.

    La réalité est désormais toute autre. Le conflit a pris une dimension largement communautaire. L'ASL est une sorte de magma dont on ne parvient pas à faire émerger des leaders et des interlocuteurs identifiables.

    Les gouvernements de l'étranger ne valent rien. L'ASL peut avoir des représentations dans bien des pays, elle ne représente rien en Syrie même où elle ne dispose d'aucune autorité ni légitimité politique. 

    D'un point de vue militaire, l'ASL est un agrégat de groupuscules armés dont la seule caractéristique commune est d'être incontrôlables.

    Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le Qatar et l'Arabie Saoudite financent abondamment des groupes islamistes qui accueillent en leur sein sans doute aucun des éléments djihadistes.

    Si El-Assad et son parti Baas commettent des crimes, dans le champ diplomatique, ils ne sont pas irresponsables et contrôlent leurs troupes.

    La minorité alaouite fait bloc, désormais, bon gré mal gré compte-tenu de la situation, derrière le pouvoir syrien. Les Alaouites sont l'un des peuples les plus libres et ouverts dans le champ social de tout le Proche-orient. Les femmes alaouites marchent fièrement et sans voile et disposent de droits dont aucune Sunnite n'a jamais disposé.

    Je reçois parfaitement les propos de François Bayrou qui met en garde la France puisque l'actuel gouvernement a décidé de livrer des armes à l'opposition syrienne. Nous ne savons pas à qui nous livrons des armes et nous devrions en conséquence nous abstenir.

    Et je rejoins  Marielle de Sarnez qui itnervenait hier sur la situation en Syrie : 

    «Nous devrions nous concentrer sur ce que nous pouvons et ce que nous devons faire»

    Marielle de Sarnez distingue deux urgences : l'une humanitaire, l'autre politique.

    il faut acheminer l’aide humanitaire dans les zones libérées en passant par la coalition et par l’ASL, ce qui est concrètement absolument possible. Il faut deuxièmement aider davantage les réfugiés qui sont dans les camps dans les pays voisins autour de la Syrie.

    - La Ligue Arabe a lancé un appel à la coalition nationale syrienne pour que celle-ci désigne une instance exécutive et participe ainsi au sommet arabe de Doha. J’aurais aimé que Madame Ashton nous donne son point de vue sur cette initiative. Je pense très important que les forces d’opposition syriennes se dotent d’un véritable gouvernement. Je pense fondamental que nous pesions de tout notre poids et que l’Union européenne veille avec eux à ce que cette opposition inclue et intègre l’ensemble des communautés ethniques et religieuses dans son projet politique pour la Syrie