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mardi, 04 septembre 2012

La morale, elle commence dans les cours d'école...

Après Châtel, Peillon : le retour de la morale à l'époque. En fait, plus on en discourt dans l'école, moins elle s'y applique. Sur le fond, j'agrée évidemment ce que dit Peillon sur la morale, mais sur la forme, c'est du pipeau, comme d'habitude, une spécialité socialiste.

Plutôt que d'absoudre sa mauvaise conscience de gauche en assommant les enfants et les jeunes de discours aussi lénifiants et ennuyeux qu'inefficients mieux vaut, et de loin, engager le nombre d'assistants d'éducation suffisant pour assurer la protection des enfants victimes ou maltraités et prendre des dispositions pour qu'ils soient pris au sérieux par l'institution.

Cela suppose aussi de punir avec énergie les écoliers ou collégiens auteurs de maltraitances sur leurs congénères. 

En fait de morale, rien ne vaut la morale appliquée. Quand l'école montre qu'elle ne laisse pas tomber ceux qu'elle est censée accueillir, elle fait oeuvre morale. Bien plus qu'en faisant des leçons de morale.

Quant aux enseignants, ils ont évidemment le plus grand intérêt à se montrer exemplaires si eux-mêmes veulent être crédibles. Cela suppose d'accueillir les enfants différents (handicapés, par exemple) sans rechigner ni gémir et de dénoncer en classe, devant les élèves, les comportements qu'ils ne tolèrent pas quand les élèves sont entre eux. Dans ce dernier cas, il va de soi que les administrations des établissements scolaires et plus en amont, inspections et rectorats soutiennent pleinement les enseignants dans cette détermination.

Plus généralement, je n'aime pas trop quand l'État se mêle de décréter ce qu'il considère comme bien ou mal. L'idéologie n'est pas loin. Pour ma part, je lui demande juste d'assurer des conditions d'étude décentes dans ses écoles et de veiller à ce que les enfants n'y soient pas malheureux. C'est déjà très bien s'il s'en tient à ces modestes objectifs...

18:48 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : morale, école, peillon |  Facebook | | |

Commentaires

ah des bonnes réflexions dans cet article ! En effet, la leçon par l'exemple est la 1ère chose.

En Belgique, nous avons le choix dès la 1ère année de primaire entre la morale non religieuse et le cours de religion : chrétienne, juive, musulmane, le choix est laissé aux parents entre les options mais en prendre une est obligatoire.

Ce sont des cours qui enseignent des valeurs comme l'altruisme, le civisme pour la morale non religieuse, où j'avais d'abord inscrit mon fils car je voulais qu'il choisisse lui-même ce qu'il voulait quand il serait assez mûr.

L'année suivante, il a choisi la religion catholique.
Ce sont des professeurs de religion, mais qui ne dispensent pas les cours comme les cathéchèses, au grand dam du prélat belge actuel d'ailleurs.

Wolfgang apprend sur la religion catholique, mais aussi on lui explique les autres religions, en plus ça porte sur l'histoire, la géographie des périodes et pays évoqués.
Cela enrichit donc sa culture.

En tous cas, pour la moralité, évidemment chez nous nous enseignons assez bien je pense les valeurs morales, mais être secondé par l'école c'est positif. Puis il faut penser aux enfants dont la famille est déficiente dans l'enseignement des valeurs. Ce ne devrait pas être à l'Education Nationale de pallier les déficiences des parents, mais en attendant, si on ne le fait pas, les enfants seront victimes et un enfant à qui on a enseigné de mauvaises valeurs morales, cela peut être dangereux par la suite. On a toujours le libre arbitre, mais parfois c'est plus ou moins.

Mais, comme tu le soulignes, tout dépend de ce qu'on y met...

Écrit par : luciolebrune | mardi, 04 septembre 2012

Allons l'héré, ;)
J'ai tout de suite su à vous lire, que vous aviez écouté YB, hier soir...
En ce qui concerne, les histoires d'introduction de la morale...Je sais très bien l'origine cette idée folle, qui pourtant n'avait strictement rien à voir ni de pret ni de loin à quelque morale que ce soit.
La folie réside en l'interprétation qui a été faite de solutions terrains qui ont fort bien fonctionnées, dans les raccourcis, comme d'habitude...
@+

Écrit par : Martine | mardi, 04 septembre 2012

@ L'héré,
Au grand regret de vous dire, que je ne vous suivrai pas dans certains de vos soutiens inconditionnels, vous l'ai déjà signifié il y a longtemps...Pas changé d'avis, surtout en ce qui concerne l'éducation.

Écrit par : Martine | mardi, 04 septembre 2012

@ luciolebrune :

Bienvenue chez les nazis de l'éducation !

Je peux te dire d'expérience que les jeunes belges sont aussi déglingués que les jeunes français, pas la peine de faire des logorrhées pareilles.

C'est quoi un bon parent ? un parent déficient ?

Avec votre système de mongol là. Il n'y a qu'en Belgique qu'on peut mettre une débilité pareille sur pied ...

Donc ton fils, il rentre dans la salle à droite, sans religion, on va lui dire par exemple qu'il faut utiliser des préservatifs pour se protéger, qu'être homosexuel c'est une façon de vivre comme une autre etc ...
Et dans la salle de gauche avec les cathos on va lui dire l'inverse ou presque.

Mais c'est à se pisser dessus de rire !

Gardes tes valeurs pour toi tu seras gentille, tu te rendras surement compte quand ils grandiront qu'il arrive un moment ou un parent fait bien ce qu'il peut comme il peut.

Écrit par : skunker | mercredi, 05 septembre 2012

C'était de la part de quelqu'un qui n'a pas besoin d'un prélat derrière le dos pour avoir des valeurs morales.

Écrit par : skunker | mercredi, 05 septembre 2012

Skunker, mon fils est handicapé. Je vous remercie donc pour l'expression "mongol", surtout venant d'une personne qui parle de valeurs.

Je suis contre ce que dit le prélat belge, si vous lisez bien mon commentaire.

Si l'enseignement spécialisé et intégré était si mauvais en Belgique, alors demandez-vous pourquoi un si grand pays comme la France vient y scolariser ses enfants en situation de handicap ?

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 05 septembre 2012

D'ailleurs, comme je le dis, les professeurs de religion ne pratiquent pas du tout les cours comme les catéchèses, c'est même pour cela qu'ils se sont mis le prélat à dos mais qu'ils continuent leur cours comme ils le faisaient avant : un cours qui apporte une culture générale, et non pas prosélytisme.
Vous avez parfois de bonnes idées Skunker, et parfois je suis aussi d'accord avec vous, mais quelqu'un qui appelle "putes" les femmes qui sont livrées à la prostitution et parle de "mongos" est un beauf fini, pour rester polie.

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 05 septembre 2012

Ne me prêtez pas des propos que je n'ai pas tenu. Traiter une femme de pute ce n'est pas dans mes habitudes loin de là. Peut-être pour avoir des mots plus "durs" mais jamais pour être blessant.

Écrit par : skunker | mercredi, 05 septembre 2012

Pardon, la méprise vient du fait que quelqu'un vous a répondu sur un commentaire et répondu aussi à Mélianos dans la même réponse en ne précisant pas qu'il répondait à une autre personne (sur un ancien article qui traitait de la prostitution).

Cela dit, "mongos" ça passe encore moins chez moi, étant très concernée...

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 05 septembre 2012

@skunker,
Le terme de mongo était maladroit, mais ne m'a personnellement pas choquée, bien qu'ayant un chromozome 21 dans une branche familiale, un jeune homme charmant que je vois fréquemmnt, qui a une vie des plus normale à présent, travail, vie sociale, curieux d'art concerts voyages etc.
Sachez modérer votre vivacité (meme si elle me plait) ;) Je sais que venant de votre part une maladresse, mais tous les lecteurs ne le savent pas.
@+

Écrit par : Martine | mercredi, 05 septembre 2012

En quoi le terme mongol est péjoratif envers les personnes souffrant de maladie mentale?
Pour moi mongol veut dire bète.
Péjoratif envers les habitants de la Mongolie par contre.

Écrit par : Ronflex | samedi, 29 décembre 2012

Le terme "Mongolien" fut trouvé par un médecin en raison des similitudes dans les traits entre les personnes atteintes du syndrome de Dawn (Trisomie 21) et les habitants de la Mongolie, l'hypothèse d'alors était la possibilité d'une lointaine descendance.

Les progrès de la médecine furent qu'on écarta cette hypothèse. Depuis, ce terme a été utilisé dans le sens péjoratif, pour désigner une personne stupide en la comparant aux personnes atteintes du syndrome, ce qui met les comparateurs au même niveau d'esprit que la fameuse sortie de M. Guerlain assimilant les personnes de couleur à des feignants.

Non, mongol ne veut pas dire bête, ou bien vous ne comprenez pas, ou vous faites exprès pour faire le troll, dans le 2e cas je ne vous répondrai plus après ces éclaircissements.

Écrit par : luciolebrune | samedi, 29 décembre 2012

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