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  • La terrifiante illusion socialiste

    Il n'est pas un jour qui passe qui ne révèle que François Bayrou a averti à juste titre les Français de ce qui attend la France. Jean Quatremer qui ouvre l'oeil et le bon a mis la main sur un rapport de la Commission Européenne qui nous prophétise l'Enfer.

    TOUS les voyants sont au rouge et les Socialistes veulent l'ignorer. Au moment où il faudrait restaurer la compétitivité de nos entreprises qui a subi un crash brutal en 5 ans, les Socialistes font exactement l'inverse de la politique qu'il faudrait mener : ils augmentent le SMIG, veulent rendre les licenciements plus difficiles, accroissent la dépense publique et reviennent sur une réforme des retraites qui n'est pourtant pas financée.

    Les Socialistes, Hollande, Ayrault mentent aux Français et les Français les croient. Bayrou dit souvent que nous vivons la pire crise depuis la fin de la guerre. Moi, quand je pense à la France, je vois Troie. Un rêve avait averti Hécube que son fils Pâris provoquerait la perte de la cité et pourtant, Priam et elle l'ont accueilli comme le fils prodigue quand il est revenu dans sa ville natale. Cassandre leur fille n'a cessé de mettre en garde les Troyens jusqu'au dernier moment contre les projets des Grecs. En vain. Laocoôn, le prêtre d'Apollon avait pressenti que le cheval de Troie n'était pas une idole mais un piège : nul ne l'a écouté et il est mort enserré dans les anneaux d'un monstre marin. Troie a péri dans les flammes.

    Et nous Français, nous traitons François Bayrou comme Troie a traité Cassandre. On le moque, on ne veut pas entendre la vérité qui sort de sa bouche, pas plus, sans doute, que les Grecs, les Espagnols, les Irlandais, les Portugais, les Anglais n'ont voulu écouter les esprits éclairés qui leur prédisaient les catastrophes économiques à venir.

    La presse de gauche (mais n'est-ce pas un pléonasme, au fond) encense Hollande et Ayrault alors même qu'ils n'agissent pas et que les annonces qu'ils font nous mènent dans le mur.

    Dans le Béarn, on s'apprête à renvoyer l'homme politique le plus lucide de France pour lui substituer l'une de ces idéologues mêmes qui nous font tant de mal.

    Que diront les fonctionnaires qui ont cru à l'illusion socialiste quand leur traitement chutera de près de 20 à 30% parce qu'il n'y aura plus un centime d'euro dans les caisses de l'État ?

    Que compte faire l'État socialiste contre les plans sociaux au moment même où il s'apprêtre à accroître les charges qui pèsent sur les entreprises ?

    Quelle action escompte-t-il entreprendre pour restaurer la compétitivité entamée de nos entreprises au moment où le Matamore du redressement productif ne promet en fait de relance de la production que le lynchage de nos plus grosses entreprises ?

    La gauche nous entraîne dans un cercle mortifère dont nous aurons le plus grand mal à nous dégager une fois l'illusion tombée.

    Seul le MoDem s'engage à mettre en place une politique économique sur la base de ce que nous possédons réellement et pas de ce que nous empruntons. Ce parti a bien des travers et j'ai souvent été le premier à les dénoncer sans ménagement, mais il a un mérite : jamais il n'a cherché à tromper les Français dans quelque domaine que ce soit, même s'il a pu parfois faire fausse route.

    Je l'ai souvent jugé avec sévérité, je lui ai préféré l'ancienne UDF pour laquelle je conserve un attachement sentimental, mais force est de reconnaître que dans le paysage politique actuel, c'est la seule offre politique crédible.

    Certes, l'UMP a fini par prendre le chemin d'un projet économique plus ou moins acceptable, mais on ne doit pas oublier qu'elle a contribué à nous conduire dans le mur depuis 10 ans, et qu'une large part de son projet social et sociétal consiste à opposer des Français entre eux.

    Le projet économique est une dimension importante, très importante, mais il ne saurait suffire pour mériter les suffrages des Français. Et si l'UMP est revenue à la raison dans ce domaine, on ne peut pas dire pour autant que l'audace ni l'originalité ne prélude à ses grandes orientations...

    Je suis vraiment très inquiet. Seule une force politique vigilante et ferme ayant pour ambition non de bloquer tous les projets politiques de l'actuel gouvernement, mais de le contraindre à ne pas faire n'importe quoi pourrait nous empêcher de glisser vers le désastre. Cette force politique, c'est le MoDem, et, le drame, c'est que les sondages lui prédisent 2% à peine des intentions de vote en dépit de la justesse des analyses et des propositions de ses candidats...

  • Un piou-piou déterminé à sauver usine et made in France

    David Burlot, blogueur de gauche, se moque de la benjamine centriste parmi les candidats à l'élection législative. IL a extrait du programme de la plus jeune candidate du centre ce qui l'intéressait pour dénigrer le programme du MoDem aux législatives. L'esprit curieux de l'infâme blogueur capitaliste, libéral et dextro-centriste que je suis s'est donc rendu sur le blogue d'Amélie Pinheiro, candidate dans la 10ème circonscription de Seine Saint-Denis, histoire d'en avoir le coeur net.

    L'objet du litige ce sont les fameuses 35 heures. Je n'ai pour ma part, jamais eu d'opinion tranchée sur le sujet. La seule chose que je reçois parfaitement, en revanche, sur ce sujet, c'est que cela a foutu le bordel dans la fonction publique hospitalière. Mais bon, je n'ai pas de religion dans ce domaine.

    Cela dit, il se trouve que le piou-piou en question a tout de même dit juste un petit peu autre chose que ce que relève David Burlot. Elle prend notamment des engagements très clairs en faveur de la production en France. L'un d'entre eux, c'est la proposition emblématique de François Bayrou de créer un label Made in France. Voici ce qu'elle en dit :

    Pour terminer le consommateur doit aussi jouer son rôle en privilégiant, à rapport qualité/prix identique, un produit fabriquè en France.
Pour l’aider à choisir et rétablir une saine concurrence entre les produits fabriqués en France et ceux provenant d’autres pays, il ne s’agit pas d’augmenter la TVA ou de mettre en place des barrières douanières, il faut simplement créer un label France, réglementer certains circuits de distribution par plus de transparence sur les prix, cela concerne principalement la grande distribution dans les relations commerciales qu’elle entretient avec les industriels,
en leur demandant de s’engager et de contrôler encore davantage les produits venant de l’extérieur sur leur qualité et leur traçabilité et en réduisant leur marge arrière sur les produits fabriqués en France contrairement aux autres qui pourraient être vendus plus chers par l’établissement d’une taxe carbone collectée par la grande distribution, voilà pour la grande distribution, mais le contrôle pourra être aussi celui du réseau de la vente sur Internet pour lequel il n’existe aucune règle ni aucun contrôle, surtout lorsqu’il s’agit de concurrence déloyale.

    Amélie Pinheiro s'agace à mots à peine couverts du technocratisme délétère du Ministère Montebourg et son redressement productif :

    nous n’avons plus le temps de créer un ministère pour faire croire que nous nous occupons du produire en France, nous n’avons pas le temps de désigner des experts pour qu’ils réfléchissent à tel où tel sujet, nous connaissons nos priorités, nous devons être dans l’action

    L'action, ce n'est pas de Montebourg ni de Hollande ou des Socialistes qu'il faut l'attendre sur ce sujet : ils se fichent comme de l'an 40 du label proposé par Bayrou et seule une pression venue de la société ou des urnes pourraient les amener à récipiscence...

    Et elle en sait quelque chose, Amélie, des liens qui existent entre l'emploi et nos productions nationales : lors d'une interview pour Monaulnay.com, elle a juré de faire de la sauvegarde du site industriel PSA son dossier prioritaire. Plus généralement la réindustrialisation est son principal objectif si jamais elle est élue députée.

    Ce que peuvent ou comptent faire les Socialistes de notre production nationale, Alain Juppé l'a mis en évidence dans un billet éclairant aujourd'hui-même : rien. Ah si, pardon : Montebourg vient de mettre en place une cellule en forme de commando composée de quatre personnes qui parent à l’urgence.

    Trop drôle : on envoie le GIGN au prochain plan social dans une usine ? Amélie révèle qu'elle n'a voté ni pour Sarkozy ni pour Hollande au second tour de la présidentielle : elle s'est juste contentée de griffonner "démerdez-vous" sur un bulletin blanc. 

    Prescience ? Prémonition ?