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vendredi, 02 mars 2012

L'industrie d'abord, la concurrence non faussée ensuite

Toute la législation actuelle est pourtant dominée par une seule crainte : empêcher qu'un pays membre fausse la concurrence en avantageant ses entreprises au détriment de celle des autres.

Je dis que nous devons avoir une politique active en commun, une politique industrielle et qu'elle ne doit pas se limiter à de rares grands programmes, fussent-ils aussi prestigieux qu'Airbus l'a été autrefois. C'est le complément naturel de l'intimité entre nos économies.

Dans tous les secteurs d'activité, il faut se fixer un objectif stratégique. L'Europe ne peut pas accepter d'être complètement absente d'aucun des grands secteurs d'activité. Elle doit raisonnablement être présente dans la concurrence sur son propre marché. Il ne doit pas, il ne devrait pas pouvoir exister de secteurs de production dans lesquels l'Europe ne vise à atteindre de l'ordre de 50 % de son propre marché.

La France proposera à ses partenaires européens un plan de reconquête des marchés dont elle est absente et en particulier dans les secteurs de haute technologie, cela sans protectionnisme, avec une démarche fondée sur l'offre, sur la qualité.

made in Bayrou

11:11 Publié dans Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : bayrou, europe, industrie | |  Facebook | | | |

Commentaires

Le protectionnisme et l'imposition à outrance pour propagande, c'est la mort sur nos terres...
La crise de 1929, aurait du nous apprendre ses méfaits à nous états européens!

Écrit par : Martine | vendredi, 02 mars 2012

Si FBayrou n'est pas au second tour, je préconiserais le vote blanc massif!
Rien ne saura plus désormais me faire culpabiliser!
C'est comme ca.

Écrit par : Martine | vendredi, 02 mars 2012

Ce qu'on a vu cette semaine, c'est clairement pas au niveau! J'ai eu l'impression de voir un épisode d'Olive et Tom! Hey les gars! l'Euro en Pologne, c'est dans 3 mois...

http://www.philippebarthelemy.eu/photomontages/2012/moneyball.jpg

Écrit par : Philipp Rösler | vendredi, 02 mars 2012

Comme les Eurocrates n'apprennent décidément rien de rien, on essaie d'une main d'arrêter la crise due à la trop grande disparité des économies des pays membres de l'UE, et de l'autre on prépare en grandes pompes l'arrivée de la Croatie dans le club !...

Quant à l'idée de Bayrou de reconquérir le marché intérieur sans protectionnisme, c'est à mon avis, comme dirait Molière, "rêverie toute claire". Une démarche fondée sur la qualité et l'innovation suppose d'abord un niveau technique dont le naufrage de notre système scolaire est en train de nous priver, et ensuite la création d'avantages compétitifs non copiables ou duplicables par les concurrents hors-UE, ce qui suppose soit une législation mondiale en béton armée (ce qui n'est pas le cas), soit un truc tellement complexe ou bouffeur de capitaux qu'il en devienne impossible à imiter. C'est pas demain la veille. Au surplus, je ne vois pas ce qui empêcherait les industriels européens de mettre au point des produits très innovants et de très grande qualité ET de les faire fabriquer ailleurs qu'en Europe pour maximiser leurs profits. Il n'y a qu'à voir Renault, par exemple.
S'imaginer que les entreprises européennes pourront, sans protectionnisme, récupérer 50% du marché intérieur avec des produits "made in UE" dans les secteurs de la télévision, de l'informatique, de l'électro-ménager, du jeu vidéo ou du textile (pour n'en citer que quelques-uns) c'est rêver en rose et bleu. Nous n'y arriverons que sur les technologies émergentes, et comme il faudra du temps (le temps de former une ou deux générations d'ingénieurs, de techniciens et de commerciaux), il faudra en passer dans l'intervalle par une démarche protectionniste.
Et pour finir, ce n'est pas parce que l'UE aurait conquis 50% de son marché intérieur avec des produits "made in UE" que cela ferait du bien à la France. Or, moi, ce qui m'intéresse au premier chef, c'est bien le devenir industriel et économique de la France.

Écrit par : Ch. Romain | samedi, 03 mars 2012

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