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  • Je vais peut-être me déplacer pour Aubry, samedi...

    Je ne suis pas de gauche et encore moins socialiste, mais je crois quand même que je vais faire le déplacement pour voter samedi. Après tout, il ne faut pas injurier l'avenir, et même si bien sûr, j'aimerais que ce soit François Bayrou qui figure au second tour dans 7 mois, il faut pouvoir prévoir de devoir faire un autre choix.

    Or, quand j'écoute les 5 candidats socialistes, j'ai face à moi un Valls et un Montebourg qui ne me paraissent ni l'un ni l'autre crédible et dont les discours frisent soit les poncifs sans originalité aucune pour le premier, soit l'idéologie pour le second. J'ai face à moi un Hollande qui promet tout et n'importe quoi et dont l'indécision proverbiale l'amène à dire tout et son contraire ou à envisager n'importe quoi pour justifier ses promesses intenables. Et puis pour ce dernier, j'ai toujours son "moi j'aime pas les riches" en mémoire de 2007...Il y a Royal, évidemment, dont la tonalité est parfois sincère, le volontarisme évident, mais qui manque à mes yeux d'une ligne directrice toujours claire. Et puis enfin il y a Martine Aubry : bien sûr, j'ai des divergences avec bien des aspects de son projet, et pour cause : il est socialiste. Mais à côté de cela, elle me paraît la moins idéologue de tous, et surtout, la plus crédible, la plus respectueuse des libertés individuelles, et, en fait, des corps intermédiaires qui me sont chers, la plus soucieuse d'éthique, la plus déterminée aussi ; et de la détermination, il en faut quand on aspire à la Présidence de la République. Bref, si je choisis de prendre le chemin des urnes samedi, confirmant mon sentiment premier, c'est bien le bulletin qui porte son nom que je glisserai dans l'urne.

    J'aime bien les hommes et les femmes qui ne se laissent pas imposer un tempo. Je trouve que ce n'est pas quelqu'un qui cède à l'immédiateté versatile des modes et des clashs de toute sorte. Bref, l'individu me plaît bien, humainement, et pour moi, c'est un élément déterminant.

    Et puis elle a sans doute voté Bayrou en 2007, alors c'est un retour à l'envoyeur, finalement :-) Allez, hop, un petit coup de pouce centriste pour sa candidature :-)

    Ah, ah, ah, la Batavosphère va écumer, j'en rigole par avance : vous allez voir, ils vont me servir le même plat en sauce, t'es pas de gauche, de quoi tu te mêles... :-) Ben, je ne suis pas de gauche, mais je suis Français, en revanche, et puis nous autres centristes, on jette toujours un oeil des deux côtés. Si la droite lançait une primaire, nulle doute que je me rendrais à leurs bureaux de vote aussi...!

  • Jeux sociaux...

    J'écris moins depuis un moment. Je le sais. Je ne regarde même plus mes courbes. Enfin, si, un peu de temps en temps, tout de même : on ne se refait pas. J'écris moins mais je joue plus.

    C'est amusant les jeux sociaux : quand je vois toutes les alertes et les invitations que je reçois sur facebook pour participer à un jeu social, j'ai l'impression que la France entière y consacre la majeure partie de son temps.

    Au début, je me suis inscrit à plusieurs jeux, mais l'activité concernée est si chronophage que je me suis assez rapidement résolu à faire des arbitrages.

    Pour moi, cela a été Dragons of Atlantis, le jeu de guerre et de stratégie de Kabam. Ce qui est étonnant, c'est la diversité des profils de joueurs qui se livrent à la noble tache de tenter d'anéantir les armées virtuelles de son prochain. Il y a vraiment de tout : employés de bureau, cadres, retraités, chômeurs, étudiants, femmes au foyer, entrepreneurs, développeurs, techniciens, gendarmes, impressionnant, cette diversité.

    Pourquoi ce jeu marche plus qu'un autre ? Je ne sais pas. En termes de moteur de jeu, il n'est pas différent de tant d'autres dont on voit la signalétique sur sa page facebook. C'est très certainement le graphisme qui doit attirer l'attention.

    Il existe plusieurs royaumes de jeu : personnellement, je ne fréquente qu'Alexandrite et, occasionnellement, Bollaert (tiens au fait, celui-là, il doit son nom à un supporter du racing-club de Lens qui ferait partie de l'équipe des développeurs ?).

    Le principe du jeu, c'est de taper sur un voisin en s'alliant, si possible, avec un autre voisin. On appelle cela, une alliance, et certaines deviennent particulièrement redoutables et redoutées. Sur Alexandrite, ce sont les Dogs of Atlantis qui tiennent le haut du pavé, même si la mienne, les Seigneurs du règne du feu se défend plutôt bien.

    Certaines alliances répondent à noms aussi folkloriques que sarcastiquement calculés. Ainsi, sur Bollaert, la Soupe au Choux et son (sa) leader, le Grand Seigneur Patate, sème la terreur parmi ses voisins. You're next ou encore "jJe viens dîner chez toi ce soir" sont encore d'autres invitations au pillage...

    Mais ce qui est marquant par dessus tout ce sont les liens qui se nouent entre alliés, entre seigneurs et vassaux liges. On bavarde, on échange des noms puis des adresses, on s'invite même à prendre un pot autour duquel on devisera de la prochaine embuscade à tendre à l'ennemi juré...

    C'est tout un petit monde qui fourmille de concentrés de haines ponctuelles, chacune appelant son châtiment, mais ce sont aussi des amitiés qui se forgent dans la lutte commmune contre l'ennemi.

    La grande affaire, c'est la Carte Bleue : elle divise les puristes, qui assurent qu'elle n'est pas nécessaire, et les pragmatiques, prêts à de menus achats d'add-on pour s'assurer la suprématie. In fine, dans chaque alliance, on trouve des joueurs qui l'utilisent et d'autres qui s'en passent. Evidemment, pour Kabam, l'intérêt est d'amener le joueur à la dépense...

    Qui dit jeu dit triche, bien entendu : des développeurs malins ont mis au point des scripts qui permettent pillages, recherches de nourriture et développement des bâtiments dans les cités automatiques. Kabam leur mène une guerre éternelle en modifiant sa plate-forme de manière à bloquer les scripts, mais les spécialistes du hacking que sont ces développeurs s'empressent de trouver la parade et mettent en ligne de nouvelles versions toujours plus sophistiquées de leurs add-on (pas officiels, ceux-là...).

    Kabam est face à eux dans une position difficile : ceux qui utilisent massivement les scripts sont les mêmes qui assurent ses revenus en réalisant de menus achats à intervalles réguliers. Il faut donc à la fois réfréner leur consommation effrénée de ressources sur les serveurs de l'entreprise, et de l'autre, ne pas décourager ces précieux clients.

    C'est finalement tout un petit monde qui s'agite et qui bourdonne, et moi, je m'y plais beaucoup. Alors j'y consacre du temps, et, du coup, je délaisse mon blogue...