Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« L'écriture de Justine | Page d'accueil | Il faudra bien chiffrer le programme du FN... »

dimanche, 20 février 2011

Réhabilitons Félix (un peu)

Je n'épargnerai rien à mes lecteurs : ils sauront tout (enfin, du moins tout ce que moi j'en pense) du Lys dans la vallée d'Honoré de Balzac. Je fais bien de relire ce livre. J'avais vraiment tout oublié... J'ai été dur avec Félix, je l'ai accusé d'égocentrisme parce qu'il parlait beaucoup de lui. Rendons-lui hommage : ses boquets de fleurs composés avec l'attention particulière d'un compositeur méditant sa symphonie méritent l'admiration et surtout, prouve sa capacité à se dépasser pour l'objet de son amour. Au passage époustouflant Balzac qui énumère en virtuose tout ce que les champs et les prés comptent de plantes à fleurs. J'ai laissé entendre que Félix était surtout en contemplation de lui-même, mais je corrige : il est sincèrement amoureux d'Henriette, puisqu'il est prêt à tous les sacrifices pour elle, même de se faire prêtre.

Je me suis aussi intéressé à ses rapports avec les deux enfants d'Henriette, Madeleine et Jacques. Ils l'attendrissent, mais, est-ce le cas pour ce qu'ils sont ou simplement parce qu'ils sont les enfants d'Henriette ? Félix dit dans un premier temps que tout ce qui est proche d'Henriette mérite attention et amour. J'ai donc d'abord eu le sentiment que les enfants étaient objetisés. Mais par la suite, on sent dans les rapports que Félix entretient avec eux qu'une certaine forme d'autonomie (toute relative, toutefois) se forme entre eux, dans leurs relations. A ce stade-là, toutefois, si Henriette périssait, il est assez probable que les enfants retourneraient à leur statut d'objets d'Henriette. Toute proportion gardée, je vais faire un parallèle qui va faire bondir les puristes : dans la série de JK Rowling, Severus Rogue n'a de l'attention (bien cachée) pour Harry Potter que parce qu'il  a été amoureux de sa mère. Peut-être est-ce dans cette catégorie qu'il faudrait chercher au cas où Henriette périrait, encore que Félix est bien plus tendre et sentimental que Sévérus...

14:22 Publié dans Culture, Lectures | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : balzac, harry potter |  Facebook | | |

Commentaires

Pas une minute à moi d'ici demain soir (livre à finir absolument). J'essaierai de repasser ensuite…

Écrit par : Didier Goux | dimanche, 20 février 2011

@L' hérétique,
J'y vois surtout l'expression de l'orientalisme à la mode à l'époque, qui se trouve confortée dans la fille aux yeux d'or, inclus aussi dans la comédie humaine.
Un clin d'oeil à Delacroix peut-etre? Lors de son tableau descriptif quand à sa quète des fleurs et couleurs.
Faudrait-il y voir un pont? Ou une tentative d'allier le monde en mouvement et le passé?

Écrit par : Martine | dimanche, 20 février 2011

Mettre en mots maux? les couleurs tableaux? D'un pays en proie à de multiples bouleversements contradictoires.

Écrit par : Martine | dimanche, 20 février 2011

@Didier
Ben alors, z'êtes pas repassé ?

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 27 février 2011

Les commentaires sont fermés.