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  • Gloria in excelsis meo (et wikio)

    Record de fréquentation battu : 19 106 visiteurs uniques selon hautetfort, 150317 pages consultées, 53 111 visites. 22839 visites selon Google Analytics. Si j'en crois wikio, le site, toute catégories confondues, que j'ai lié le plus souvent depuis mon inscription est mon affreux libéral favori, j'ai nommé hashtable... Je ne fais pas un jegounotron, j'ai la flemme, et puis cela fout en l'air la valeur des liens que l'on fait ensuite. 

    Ce sont clairement des souchiens qui ont constitué le surcroît de visites ce mois-ci. Sans leur venue, j'aurais eu une bonne fréquentation, mais sans doute pas de record battu, ou alors de justesse. Plutôt une bonne nouvelle, cette arrivée massive, puisque c'est un lectorat qui n'était a priori jamais passé par ici, or, l'objectif d'un blogue comme celui-ci, c'est de toucher un public le plus large possible.

    La plaisanterie n'aura qu'un temps. Je ne pourrai pas indéfiniment demeurer parmi les blogues les mieux positionnés des divers classements. Concourir pour la palme wikiesque est chronophage au possible. Je ne tiens qu'un seul blogue, et à grand peine, de surcroît. Pas de réseau non plus pour assurer les fins de mois wikiesques et la ration de backtweets, et, à côté de cela, une concurrence de plus en plus vive qui ruine le petit commerce :-)

    La vérité c'est que mon fonds de commerce est à peu près le même depuis un an, en dépit de l'augmentation apparente des chiffres. On se heurte à un écueil, finalement : la seule manière d'accroître la fréquentation du blogue, c'est d'écrire plus d'articles, ou alors de gagner considérablement en notoriété. Pas le temps d'augmenter la cadence, et pour la notoriété, ma foi, pas les moyens de faire mieux en termes de communication.

    Pas envie non plus de monétiser le blogue (pour ce que cela vaut, de toutes façons...), mais en revanche, j'avais trouvé assez sympa l'idée du compère Hashtable : il a sa propre boutique , l'animal (libéral) !!! Mais il ne perd rien pour attendre. Il va avoir de la concurrence gauloise, puisqu'il se fournit chez l'Anglois. Si je me trouve un producteur français, produisant en France, prêt à rentrer dans le deal, j'ouvre ma propre boutique.

    Cela dit, je consultais le dernier baromètre de la confiance politique du CEVIPOF, et je me disais qu'on est vraiment de moins en moins de choses, nous autres blogueurs. Ils ne sont plus que 4%, les Français, si l'on en croit ce sondage, à penser que les blogues, les forums, les discussions sur Internet peuvent avoir un impact pour changer le monde. Je me demande parfois si les blogues, ce n'est pas fini. Oh, cela n'a jamais été une grande force, de toutes façons ; ou alors que le rôle des blogues n'est peut-être pas de contribuer à changer le monde dans lequel nous vivons (d'ailleurs, a-t-il nécessairement besoin d'être changé, comme si le changement était forcément un bien...).

  • Châtel organise la guerre civile à l'école

    Je voulais revenir une fois encore sur la manière de procéder de Luc Châtel (celui-là, je l'ai dans le pif). Elle est symptomatique du sarkozysme en action.

    Châtel, je l'ai dit à plusieurs reprises, démolit consciencieusement notre école républicaine en l'étouffant par compression. Empêcher les collèges et lycées de fonctionner est une garantie d'organiser une fuite vers l'école privée, guère mieux lotie, au demeurant. En France, l'école privée est quasi-publique, sauf quand elle est hors-contrat. Ah, le hors-contrat, le rêve américain de Châtel et Sarkozy...

    Mais revenons à nos moutons. Question : pourquoi Luc Châtel vient-il d'annoncer que les chefs d'établissement méritants recevraient des primes ? Réponse : parce qu'il les a chargés d'organiser la pénurie. En réalité, les chefs d'établissement ne sont nullement responsables de cette pénurie. Ils ne font que redistribuer, intelligemment ou non, les moyens dont ils disposent. En faisant son annonce, Châtel est assuré de détourner l'ire des enseignants contre leurs principaux et proviseurs. Bien joué, Tullius Castelus Detritus (voir la Zizanie de Gosciny pour comprendre l'allusion) ! 

    Ah, Châtel et les calculs. Tiens, c'est une section académique du SNES, un syndicat enseignant, qui illustre assez bien les connaissances mathématiques de Châtel : il ne connaît que la soustraction. Chez eux, par exemple, cela donne : 

    Rentrée Versailles 2011 : le théorème de Chatel => Élèves plus 1159 = Emplois moins 493

    Ça, c'est du calcul mental, hein, mon Luc ? Tiens, un nonos, allez, allez, attrape, mon bon toutou à son Nicolas ! 

    Méthode sarkozyste en action  : on dresse les citoyens les uns contre les autres. Ça marche à tous les coups, ou presque. Roms, juges, étrangers, chefs d'établissement, on trouve toujours un coupable en sarkozie. C'est cette manière de faire insupportable que n'a cessé de dénoncer, en vain, Bayrou pendant toute la campagne présidentielle de 2007. C'est là le danger qu'il avait perçu pour la France. Un Président devrait être un pont entre les hommes, Sarkozy est une frontière barbelée. Et ses sbires aussi.

    L'école ne semble guère faire recette dans l'opposition. Le Front National s'en moque comme de la dernière guigne, et à vrai dire, lisez son programme (Le FN juge l'école dépensière, ce qui en dit long sur l'attention qu'il compte porter à l'éducation ; son programme annonce d'ailleurs clairement des réductions d'effectifs !), en fait, ce qu'il pourrait reprocher à Sarkozy, ce n'est de ne pas aller encore plus loin dans la casse de l'Éducation Nationale. Au PS, on demeure sans voix. Seul le MoDem a réagi par la voix de son porte-parole, Yann Wehrling, qui a parfaitement senti l'entourloupe : 

    Ce ministre est très inventif. Il nous annonce des mesures qui peuvent être intéressantes, comme l'apprentissage de l'anglais dès le plus jeune âge ou celles visant à la cohérence des matières scientifiques...Mais il y a aussi le contexte dans lequel s'inscrivent ces mesures, celui de la réduction des postes. Il y aura quand même, à la rentrée 2011, près de 8.967 postes en moins.

    Nous soupçonnons M. Chatel de créer un écran de fumée pour cacher cette réalité de coupes budgétaires qui aboutira immanquablement à un recul de l'école en France. Moins d'enseignants, c'est une plus mauvaise Éducation nationale, alors que l'on constate un recul de la maîtrise du français lui-même. Nous ne voulons pas être dupes de ces annonces qui enrobent et dissimulent cette logique de coupes budgétaires qui remplace toute réflexion sur l'Éducation nationale.

    Ouf. Merci, Yann. Y'a quand même quelqu'un qui l'ouvre, dans le silence assourdissant de la classe politique quand l'actualité évoque nos collèges et nos lycées. Que deviendrons nos enfants ?