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samedi, 18 décembre 2010

Les agences de notation ont bon dos

J'y reviens encore, car chaque fois que j'entends parler d'agences de notation indépendantes çà et là, j'ai des ulcères qui me poussent dans l'estomac. Pauvre Robert Rochefort, ses oreilles vont siffler. J'aime beaucoup ce qu'il dit, mais, en la circonstance, si j'agrée une agence indépendante, je crois que ce n'est pas pour la même raison que lui...

En somme, que reproche-t-on aux agences ? Eh bien de dégrader la notation de pays criblés de dettes jusqu'à la moëlle. En somme, on leur reproche de rétablir la vérité, les traitant comme le Diable.

En réalité, ce que je pourrais à la rigueur reprocher à ces dernières, c'est d'avoir si longtemps épargné des états impécunieux et dépensiers. Si elles avaient traité les pays comme des entreprises, n'en déplaise à Robert Rochefort, peut-être n'en serions-nous pas là...

Ce qui est juste, en revanche, c'est de critiquer leur manque de rigueur sur les subprimes. Mais justement, on ne les y reprendra pas, et, du coup, elles se sont certainement décidées à ne pas prendre le risque de refaire une erreur similaire avec les États. Si crise des États il doit y avoir, au moins aura-t-elle été prévenue cette fois.

J'observe d'ailleurs que sous la menace, les États se décident à réagir. Peut-être éviterons-nous, finalement, la crise de leur endettement grâce, entre autres, à ces avertissements...

Commentaires

Il faut reconnaître que j'adore l'intelligence de Robert Rochefort et que pourtant sur le plan économique je ne le comprends pas toujours. (Robert, si tu me lisais, je te fais une grosse bise.)

Dimanche dernier, au congrès, je suis allée le trouver une nouvelle fois au sujet de mon projet de centre ville. Parce que c'est lui qui m'avait orienté vers "Centre ville en Mouvement", association dont le président se trouve être le sénateur Denis Badré et le directeur Pierre Creuzet (tous deux MoDem). Je voulais savoir en fait s'il était prêt à m'aider pour mon projet, c'est à dire me soutenir dans ma démarche totalement innovante dans ce domaine.
Mais Robert ne semble pas se rendre compte de l'enjeu représenté...
Ma réflexion a été la même d'ailleurs lorsque j'ai parlé à Pierre. Ils m'ont fait penser à mon maire qui, lorsque je lui ai présenté ce projet il y a plus d'une année maintenant m'a dit en conclusion (alors que je lui disais "ofrir mon idée à la ville"... il y a là une démarche inhabituelle pourtant !) :
- "Très bien j'en parlerai à tout le conseil municipal lorsque vous aurez fait votre prototype."

Mais se rendent-ils compte de ce que représente la confection d'un prototype ?!! Combien d'heures de recherches, d'audits pour affiner le cahier des charges, d'heures d'essais en tous genres, de rectifications, de démarches auprès de futurs clients... Se rendent-ils compte ce que ça peut représenter réellement sur le terrain, dans la vraie vie ?!
Je ne crois pas.
Robert n'a jamais été à son compte il me semble et n'a probablement jamais connu l'angoisse des lendemains incertains. Mon maire non plus, c'est un ancien prof !

C'est là je crois ce qui fait la différence avec les entrepreneurs. Ils prennent tous les risques et cependant "on" (les salariés de l'état, les salariés des banques) ne les aidera que s'ils réussissent d'abord seuls !

Faire de la politique cohérente, c'est pour moi considérer effectivement tous les problèmes sur le même plan. On ne peut pas isoler l'entreprise de la gestion d'une ville et encore moins d'une nation.

Les salariés ne peuvent pas uniquement profiter de ceux qui prennent des risques pour tous. Ils doivent comprendre que tous les équipements dont ils usent le sont parce que des entrepreneurs ont été soutenus au départ, AVANT de produire eux-mêmes des richesses et aider à leur tour d'autres entreprises.

Écrit par : Françoise Boulanger | samedi, 18 décembre 2010

Drôle de manière d'envisager l'état. D'accord, partons du constat que les agences n'ont pas tous les torts .. qu'on doit juger l'état comme une entreprise. Qui paie la note à la fin? Les gouvernements successifs qui ont accumulé la dette, ou les citoyens ?

Voilà ce dont il faut se rappeler, si l'état est une entreprise, à la fin, c'est toujours le salarié (là le citoyen) qui paie les erreurs du patron. Une entreprise fait faillite, un employé peut retrouver du travail; un état fait faillite, c'est une catastrophe.

Écrit par : Simon | samedi, 18 décembre 2010

@lheretique

Se faire l'avocat du diable d'une corporation qui estime que des entreprises peuvent mieux rembourser des dettes qu'un pays comme l'Espagne, c'est pour le moins étragne.

Le problème c'est l'illisibilité et l'absence de transparence du système. J'irai plus loin que ce que demande Rochefort: suppression des références réglementaires aux ECAI pour responsabiliser d'avantage les financiers.

Écrit par : Fabrice_BLR | samedi, 18 décembre 2010

pour regler le probleme des agences de notation, le liberalisme suffit : suppression de l'agrément étatique de la SEC ou de son equivalent Européen (ouvrir le marché) et promesse absolue que TOUTE entreprise en difficulté ne sera jamais aidée par un Etat. Les agences de notation se sont plantées sur les banques car avant Lehman, tout le monde pensait que personne ne laisserait tomnber une banque.

Écrit par : Le Parisien Liberal | samedi, 18 décembre 2010

Les commentaires sont fermés.