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mercredi, 23 juin 2010

Les femmes toujours aussi mal protégées

Encore une femme battue et assassinée par son mari. A Bobigny, cette fois. Ces faits divers se multiplient. Mais ce qui me frappe, c'est que ces derniers temps, il y avait eu des plaintes déposées pour violences conjugales à chaque fois par les victimes.

Je ne dirais jamais assez à quel point notre justice est déliquescente. Indépendamment de ses moyens notoirement insuffisants, elle donne toujours la prime au plus violent et ne protège jamais les victimes.

Est-ce sorcier d'écarter d'office un mari violent ? Qu'est-ce qui empêche de la placer sous bracelet électronique, avec contrôle régulier au commissariat de police et coffrage au premier écart ?

Non, j'ai la sale impression que simplement parce que ce ne sont jamais que des femmes battues, cela n'a pas d'importance et ce n'est pas une priorité si ce n'est pour faire du battage médiatique.

Commentaires

Une chose étrange à propos de la lutte contre les violences conjugales.

C'est un sujet qui me tiens à coeur. Vraiment, je trouve ça insupportable de laisser faire ( car il n'y a vraiment que trés peu de temps que ce n'est plus le cas)

J'ai donc voulu m'investir dans cette cause... et suis allé voir les associations du coin.....et que de
suspicions.

Un homme qui s'interresse aux problème de femmes battues, c'est bizarre...

Le sentiment général ( pas la majorité, l'unanimité !) est qu'un homme qui s'interresse à ce sujet :
soit sa mère était une femme battue
soit c'est repenti
soit c'est une sorte de pervers

N'entrant pas dans les premières catégories...

enfin ..vous voyez

En 20 ans, j'ai eu le temps de faire un tour de france ( 8 déménagements) et systématiquement le même scénario s'est répété.
Dans des ambiances lourdes ( déjà pesante suites aux souffrances des victimes)..j'ai abandonné.

C'est triste les préjugés

Écrit par : Teo Toriatte | mercredi, 23 juin 2010

Rien à foutre, des "violences conjugales", vraiment rien ! Réfléchissez un peu : est-ce que nous en avons quelque chose à faire de ces histoires privées ? en quoi êtes-vous concerné si un type dévisse la tête de sa femme ? Ou l'inverse ? De quoi vous mêlez-vous, bon sang ?

Écrit par : Didier Goux | mercredi, 23 juin 2010

@Didier Goux
Moi, en tout cas, j'en ai quelque chose à faire. J'ai une fille, une soeur, des amies. Ce que je veux, c'est que les gros enculés qui tapent leurs femmes s'en prennent plein la gueule, si possible (vous savez à quel point j'en raffole pour la racaille) quelques bons coups de matraque dans la gueule.
Ce ne sont pas des histoires privées. Le mariage ne donne pas le droit de taper sa nana, et d'ailleurs, quand vous avez les tenants et les aboutissants (je ne parle pas de Joey Star et Béatrice Dalle se battant comme des chiffonniers), vous réalisez alors que le mec qui tape finit toujours par franchir une ligne rouge supplémentaire. Ce sont les mêmes salopards qui n'hésitent pas à supprimer leur famille, bébés compris, parce qu'ils croient ces gros connards, que des êtres vivants peuvent leur appartenir.
Dans ces cas-là, il faut de la prévention : des coups de latte préalables dans la gueule doivent permettre de leur remettre les idées en place.

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 23 juin 2010

@L' hérétique,
Mon tel "Ossète" s'est réveillé hier, sur ce sujet et aussi à propos du foot....

Écrit par : Leila | mercredi, 23 juin 2010

@Leila
Là, il y a un message codé que je n'ai pas percuté. Ossète ? d'Ossétie en Géorgie ? Quel rapport ?

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 23 juin 2010

J'avoue hors sujet...

Écrit par : Leila | mercredi, 23 juin 2010

je vais peut-être choquer, mais meme les femmes (non battues bien sur) s'en foutent et en remettent une couche.
j'ai été battue, j'ai 5 soeurs (à l'aise dans leur vie) aucune ne m'a aidée. Pire, elles m'ont jugée et exclue de la famille parce que je dérangeais avec ma dépression nerveuse aggravée.
Aujourd'hui, je ne parle plus d' hommes ou de femmes, je parle d'êtres humains, c'est-à-dire, ceux qui ont un coeur qui bat dans leur poitrine.
j'ai 52 ans, je suis abandonnée dans un quartier-ghetto, je suis en invalidité parce que je ne m'en suis jamais remise.
au-delà des coups, cet homme m'a terrorisée tellement fort que je n'arrive plus à vivre normalement.
mon fils (23 ans) m'a abandonné lui aussi, parce qu'il trouve que je suis "un looser" car j'habite un quartier.
j'ai constamment été jugée par les travailleurs sociaux que je ne porte pas dans mon coeur, mais jamais, jamais ils n'ont pris le temps de m'écouter.
voilà, et à mon humble avis, c'est pas demain la veille que l'on se penchera vraiment sur cette horreur, sur ces criminels. car on peut tuer sans arme

Écrit par : prunai | jeudi, 24 juin 2010

Oui, c'est une immense souffrance que cette violence d'autant plus insoutenable qu'elle se passe en huis clos et qu'en général le "criminel" en question est un parfait gentleman à l'extérieur de chez lui. Qui peut imaginer, qu'à notre époque moderne, de telles barbaries subsistent encore ?!

Les personnes qui ne connaissent pas cette situation ne peuvent comprendre, donc elle se montrent indifférentes, pensant même plus ou moins sincèrement que les victimes dénonçant ces agissements l'ont bien cherché ou exagèrent leurs propos. "Prunai" je comprends que ce que vous vivez encore ne doit pas être facile.

Celles qui vivent la violence, que ce soit de temps en temps (par crises) ou constamment, n'osent le dire, endossant la culpabilité que ces maris indignes ne ressentent nullement. Elles préfèrent encore être battues que d'être accusées de mensonge, ce qui serait une situation encore plus avilissante. Alors elles se taisent.

Le gros problème est qu'aucune couche de la société n'est épargnée. Ce n'est pas forcément une affaire de manque d'argent, ni d'alcool, ni d'études. C'est un problème d'éducation cohérente, de carence affective (en général enfants adulés au lieu d'être cadrés) sans tuteurs de réassurance, en final un manque évident de confiance en soi. Donc "on" tape sur plus faible physiquement que soi.

Un vrai pervers est irrécupérable c'est vrai. Mais un violent ordinaire peut et doit se faire soigner : il doit d'abord recevoir strictement la punition méritée (elle est nécessaire !) puis faire obligatoirement un suivi psychiatrique.

Mesdames, si vous avez connaissance de la moindre violence dans votre entourage, portez plainte et faites le nécessaire pour que cet homme se soigne. Aucune excuse de religion ou de rang social n'est à prendre en compte. Agissez dès la première violence. Ne jamais croire que cela s'arrête tout seul : j'ai travaillé en PMI (protection maternelle et infantile), il n'y a aucune autre solution que le signalement pour la violence faite à un enfant ou la dénonciation pour celle faite à une femme.

Mais ne jamais passer autrement que par le circuit policier officiel. Même si le violent en question est un juge, un médecin ou un... policier.
Il y a des personnes dans chaque ville qui font de l'accueil téléphonique (119 pour l'enfance maltraitée et le 3919 pour les femmes battues) et qui peuvent orienter vers des lieux d'hébergement. Ce sont des personnes sûres et formées. De plus dans la plupart des commissariats, des femmes sont également formées à prendre les dépositions des femmes battues ou violentées. Une femme sera toujours écoutée en priorité, il faut le savoir. D'ailleurs, si ce n'était pas le cas, cela aussi il faut le dénoncer. C'est une seconde violence encore plus innacceptable qui devient très rare fort heureusement.

Dans la Seine Saint Denis, un système de téléphone d'urgence est en cours d'expérimentation pour protéger les victimes reconnues.
http://lci.tf1.fr/france/societe/2009-11/des-telephones-d-urgence-pour-les-femmes-battues-5553854.html
Et le bracelet électronique dont tu parles, L'hérétique, serait également à l'étude.

Écrit par : Françoise Boulanger | jeudi, 24 juin 2010

@l' hérétique,
"Mais ce qui me frappe, c'est que ces derniers temps, il y avait eu des plaintes déposées pour violences conjugales à chaque fois par les victimes."
Il y a donc un "souci" quelque part...

Écrit par : Leila | vendredi, 25 juin 2010

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