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jeudi, 06 mai 2010

Silence, on gèle les budgets !

Bon, François Fillon semble déterminé à prendre le taureau par les cornes. Ouf, souhaitons-lui bonne chance. Il a évoqué le sujet devant Nicolas About, président de l'Union Centriste au Sénat. Il semble déterminer à raboter sérieusement les niches fiscales et sociales. On n'a effectivement pas le choix. Ce que j'espère, maintenant qu'il semble avoir repris la main, c'est que l'on discute, que l'on ouvre des débats non pour décider s'il faut réduire nos dépenses, mais plutôt sur les arbitrages.

Pourquoi le gouvernement n'ouvrirait-il pas une zone, comme l'avait fait Copé il y a quelques années, sur le budget de l'État, où le citoyen pourrait être mis en face des arbitrages possibles ? Y figureraient les dépenses de l'État, les postes budgétaires, les détails de ces postes et les recettes. Chaque citoyen pourrait y faire une simulation pour faire valoir son point de vue, et, idéalement, on pourrait y déposer des commentaires.

On peut travailler tous ensemble sur cette priorité nationale, mais il faut le faire sans idéologie ni arrière-pensées, et notamment, songer d'abord aux objectifs et aux missions de chaque service de l'État avant toutes choses.

Cela dit, cela suppose d'en finir, dans la classe politique, avec une manie détestable de l'effet d'annonce, c'est à dire la promesse en l'air dont on n'a pas étudié sérieusement le financement. Désormais, toute décision budgétaire, tout projet de loi doit d'abord s'appuyer sur les recettes dont l'État dispose et sur rien d'autre. Et comme actuellement, la France est endettée jusqu'à la moëlle, le mieux est de ne faire aucune promesse.

François Fillon compte adresser dans les prochains jours une lettre de cadrage à chaque ministre, je l'attends avec impatience. J'espère aussi que les économies envisagées seront pertinentes. Si Fillon réussit son pari sans trop de casse, je lui dirai bravo.

17:23 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : budget, état, déficit |  Facebook | | |

Commentaires

Euh...Copé?
Je n'ai pas du tout apprécié ses interventions à propos de l'éducation, mais aaalooors pas du tout du tout!
Donc, très dubitative sur la pertinance de ses autres suggestions...A voir!!

Écrit par : Martine | jeudi, 06 mai 2010

Bonjour L'Hérétique, Bonjour Martine,

Le sujet est entrain de monter en puissance dans l'actualité avec la publication par l'Elysée de son bilan à 3 ans...

L'atmosphère s'allourdit et ça sent la tentative de justification a posteriori tout ça

Continuons de débattre ! La vérité est entrain d'émerger.
Céline

Écrit par : Céline Alléaume | jeudi, 06 mai 2010

C'est gentil Céline de m'interpeler.
Allez, retournez faire "dodo"... :o))

Écrit par : Martine | jeudi, 06 mai 2010

De la rigueur ? Vous vous foutez de notre gueule là ? Le gouvernement a ni plus ni moins parler qu'il arrêter de toujours dépenser plus pendant quelques temps, il n'a aucunement parler de revenir sur ces déficits monstres, ça non ! Je vous trouve là bien mollasson ! Pendant ce temps là les débiles du PS parle de plan d'austérité drastique. On croit rêver !

Écrit par : Démocrate | jeudi, 06 mai 2010

Je ne vois pas trop l'intérêt de discuter de quoi que ce soit si le postulat qui préside à la discussion consiste à affirmer: "On n'a effectivement pas le choix. » Quand on n'a plus le choix – si la maison brûle ou si, de deux thèses qui s'opposaient, on s'aperçoit qu'une seule est vraie – le moment est venu soit de l'action (éteindre l'incendie), soit de mettre un terme à la discussion. A quoi bon discuter des choses qui s'imposent nécessairement?
Pour autant, s'il s'agit, dans le peu de liberté que ménagerait la nécessité, d'apprécier notre petite marge de manœuvre, à supposer qu'elle existe (les « arbitrages » sans doute?), examinons-la. Il faudrait donc « ouvrir des débats », voire même « ouvrir une zone » de débats - pourquoi qu'une seule? Et pourquoi pas une plate-bande ou un pré carré?- , débats qui pourront toujours s'éterniser quand les choix auront ailleurs été faits, comme c'est souvent le cas. Ainsi selon vous, le « citoyen », en général, pourra «  être mis en face des arbitrages possibles. » S'il est seulement mis devant des arbitrages, sans jamais pouvoir y participer, à quoi bon? Bien au contraire, dites-vous, il pourra faire « une simulation  pour faire valoir son point de vue. ». Mais de quelle manière le fera-t-il valoir si c'est seulement en l'exprimant, comme il aurait pu le faire sur n'importe quel forum et sans que cela ne change rien? Un point de vue parmi des millions d'autres n'a pas plus d'incidence que le poids d'une plume sur l'orbite de la terre. Peut-être faudrait-il alors faire la moyenne statistique des points de vue, tous différents, mais alors selon quels critères? Comment pondérer chacun des choix, là où un estimera qu'il est préférable d'augmenter le budget de la justice là où l'autre estime plutôt que c'est celui de la police qui est prioritaire? Qui décidera de cette pondération? Le citoyen-en-général lui-même ou les citoyens dans leur ensemble? Et comment se mettront-ils d'accord pour reconnaître la valeur de chaque choix? De la même manière, s'il fait une « simulation » comptable ou budgétaire, comment savoir que ce n'est pas seulement son intérêt qui a primé? Une fois le budget décidé, la totalité des intérêts exprimés et pris en compte, le résultat correspondra-t-il à ce que chacun a réellement voulu? Et si l'intérêt « général » qui apparaît alors est différent de ce que chacun avait individuellement espéré? A supposer que ce ne soit pas l'intérêt qui motive mais des raisons quelconques, en quoi le résultat moyen obtenu pourrait-il mieux satisfaire qui que ce soit? En vertu de quoi? Se satisfait-on plus d'une chose parce qu'elle est médiane ou moyenne, et parce qu'on suppose ainsi qu'elle plaira à tous le monde, ou parce qu'elle est juste ou vraie?
On n'a jamais fait une société en additionnant des points de vue. On n'a jamais « idéalement » fait une société, quelle qu'elle soit, en « déposant des points de vue », dans une urne, un cercueil ou n'importe quel réceptacle.
Pour finir, je me permets de vous donner un conseil. Vous devriez faire de la politique. Vous en avez déjà tous les tics, peut-être même, sans mauvais jeu de mots, toute l' « éthique ». Vos articles ressemblent malheureusement trop à un programme politique écrit sur un bout de nappe, comme ils le sont tous.

Bien à vous.

Écrit par : boudzi | jeudi, 06 mai 2010

@boudzi
Vous, vous avez tous les travers des donneurs de leçons. Créer un débat permet d'éclairer les citoyens contribue à nourrir les réflexions de tout le monde. C'est ensuite le rôle des élus que de débattre entre eux sur les arbitrages et non exclusivement sur les chiffres. C'est ce que j'attends d'eux, et ce que j'appelle comme débat. C'est tout.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 06 mai 2010

De la rigueur et encore de la rigueur..... le mot fait peur et pourtant ça fait 3 ans qu'on attend ça, car avec le déséquilibre budgétaire et ...la dette en plus, il fallait s'y attendre ! Je demanderais juste dans le débat souhaité par l'Hérétique que nos dirigeants commencent par réduire leurs frais personnels dans chaque Ministère, puis leurs frais de fonctionnement, puis leurss retraites abusives, qu'ils commencent enfin par réduire le train de vie de l'Etat. Puisque "l'exemple venant d'en haut", la rigueur sera mieux acceptée par tous les Français, y compris la chasse aux niches fiscales et annuler la retraite à 2 vitesses suivant que vous soyez dans le public ou le privé.
Cette lutte contre les inégalités est ressentie par nos citoyens non plus comme une urgence mais une nécessité.

Écrit par : verso | vendredi, 07 mai 2010

De la rigueur et encore de la rigueur..... le mot fait peur et pourtant ça fait 3 ans qu'on attend ça, car avec le déséquilibre budgétaire et ...la dette en plus, il fallait s'y attendre ! Je demanderais juste dans le débat souhaité par l'Hérétique que nos dirigeants commencent par réduire leurs frais personnels dans chaque Ministère, puis leurs frais de fonctionnement, puis leurss retraites abusives, qu'ils commencent enfin par réduire le train de vie de l'Etat. Puisque "l'exemple venant d'en haut", la rigueur sera mieux acceptée par tous les Français, y compris la chasse aux niches fiscales et annuler la retraite à 2 vitesses suivant que vous soyez dans le public ou le privé.
Cette lutte contre les inégalités est ressentie par nos citoyens non plus comme une urgence mais une nécessité.

Écrit par : verso | vendredi, 07 mai 2010

@verso
cela devra faire partie des arbitrages, en effet, mais cela restera bien insuffisant pour dégager les marges dont nous avons besoin.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 07 mai 2010

@Démocrate A une lecture rapide j'aurai tendance à aller dans votre sens : un rideau de fumée de plus, la marque du vibrillonisme de ce mandat.

Fillon fait grand cas de réduire le déficit d'une poignée de milliards par un coup de rabot pour toute vision prospective quand il est à douze chiffres, c'est à dire que notre dette déjà supérieure à 1500Mds augmente au rythme de 100Mds par an : comment ne pas tenir cela comme vous le dites pour du "foutage de gueule"?

à ce rythme, combien de siècles pour rembourser la dette?

après eux le déluge...

Écrit par : Nicolas Mauduit | vendredi, 07 mai 2010

Dans deux ans, nous aurons un nouveau gouvernement qui devra prendre des décisions très, très difficiles.

Si ce gouvernement est socialiste, il devra reconnaitre qu'il ne suffira pas de "faire payer les riches". Il faudra d'une part faire payer les classes moyennes et, d'autre part, faire des coupes sombres dans les dépenses de l'état.

La campagne électorale qui va s'engager sera intéressante, on verra si les deux partis dominants continuent à s'engager dans la démagogie ou s'ils reconnaissent la réalité de la situation.

Écrit par : sevand | lundi, 10 mai 2010

@sevand
Je pense qu'ils seront coincés. Tout dépend aussi des candidats qui seront mis en avant.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 10 mai 2010

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