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  • La vraie fiancée

    La vraie fiancée, c'est un conte de Grimm. J'en lis un de temps à autre histoire de meubler les temps morts. J'ai par exemple découvert, mea culpa, que Grimm avait sa propre version de Cendrillon ; je l'ignorais.

    Ce qui m'interpelle, dans ces contes, c'est l'attitude des hommes. Quand on pense conte, on pense bonheur, perfection, mariage, et cetera...penses-tu, oui ! Tenez, dans la vraie fiancée, il s'agit d'une jeune orpheline : tout comme la Cendrillon de Perrault (pas celle de Grimm) elle est mal barrée et aux prises avec une marâtre prête à la battre comme plâtre au moindre prétexte. D'ailleurs, elle lui fixe des tâches impossibles. Mais la gamine va avoir de la chance, elle croise une bonne vieille qui lui file de sacrés coups de main dans ses épreuves à force de magie. La marâtre, furieuse de perdre une occasion de taper demande toujours plus, et elle finit par réclamer un château à sa belle-fille. Et comme elle est par trop pressée de vérifier qu'il y a une cave à vin (la pochtronne, tiens : attention, ça, c'est moi qui le dis, et je surinterprète sans doute) elle ne fait pas gaffe à une lourde trappe mal fermée qu'elle se prend sur le coin de la tronche. Et voilà notre petite dotée d'un château à faire pâlir Windsor...

    Elle fait alors la rencontre d'un jeune prince, attiré par sa réputation de beauté : ébloui, il lui demande juste d'attendre, le temps d'aller demander l'autorisation à son père de sa marier avec elle. Et vous savez ce qu'il fait, ce petit con égocentrique et négligent : eh bien il l'oublie. Il oublie de revenir, et voilà la gamine à attendre en vain. Finalement, après quelques péripéties, elle le retrouve, plusieurs années plus tard alors qu'il s'apprête à se marier avec une autre nana (quel petit con !). Finalement, elle finit par se dévoiler à lui, parce que l'abruti ne la reconnaît toujours pas et ils finissent leur existence ensemble.

    Faut-il qu'elles soient amoureuses, les minettes, pour être prêtes à tout abandonner pour un petit con, tout ça parce qu'elles le prennent pour le prince charmant. Et le petit con, il peut lui faire les pires crasses, eh bien elles pardonnent parce qu'elles l'aiment. Y'a pas de suite, dans le conte, mais moi, je peux vous l'écrire : en fait, ce n'est pas un conte de fées, cette histoire-là : un mec qui commence par oublier la nana dont il est éperdument amoureux, pour finalement se tourner vers une autre, ce n'est pas de très bon augure pour la suite...

    Bon, cela dit, d'autres y verront une belle histoire du genre "on s'est perdu et puis on s'est retrouvé". Peut-être. A voir. Pas mon avis, mais je conçois cette interprétation-là. Ils étaient trop jeunes à 20 ans, il fallait que le temps passe pour qu'ils se retrouvent vraiment. Admettons. N'empêche que c'est un petit con quand même...

  • Un sondage et ça repart pour Rama Yade

    Très amusante, la volte-face de l'UMP à propos de Rama Yade. Il se trouve que les Français apprécient cette (très jolie) jeune femme et son indépendance d'esprit. Même la gauche aimerait l'enrôler dans son camp, c'est dire...

    Trop drôle : la semaine dernière, il était question de la virer du gouvernement, et cette semaine, tiens, finalement, c'est une richesse pour l'UMP... En fait, non seulement c'est la personnalité préférée des Français, mais de surcroît, deux tiers des Français ne comprendraient pas qu'on la pousse vers la sortie : à bon entendeur salut, à l'UMP et à l'Élysée, on sait ce que sondage veut dire.

    Engagée pour le decorum, Rama Yade s'est émancipée : alors évidemment, cela ne plaît pas toujours au sein de la majorité.  C'est Nicolas Sarkozy qui a fait Rama Yade, et d'ailleurs, elle lui avait écrit une lettre où elle l'avait reconnu et avait remercié le Président. Mais, ce ne serait ni la première ni la dernière fois qu'un disciple échapperait à son mentor.

    Cela dit, j'ai essayé de savoir aussi ce que Rama Yade pensait, de manière générale, sur les divers thèmes qui intéressent les Français. J'ai donc un peu exploré son blog : malheureusement, il n'est plus actif depuis la fin juin 2009, mais enfin, cela donne quelques orientations.

    Sur les questions de sécurité, elle est sur la ligne traditionnelle de la droite. Pour le droit de vote des étrangers aux élections municipales, elle estime que cela doit se faire sous la condition de la réciprocité avec le pays d'origine. Très bonne idée, il n'y a rien à rétorquer à cette argumentation. Elle est par ailleurs favorable à une certaine forme de discrimination postive.

    Je ne suis pas étonné qu'elle n'ait pas voulu être tête de liste aux européennes : il faut rappeler à ceux qui l'auraient oublié qu'elle s'était prononcée contre le TCE en 2005 ! Elle est claire également sur les grands thèmes internationaux : soutien critique à l'intervention en Irak en 2003, soutien critique à Israël contre le Hamas, défense d'une diplomatie sans concessions avec les tyrans.

    Globalement, je l'ai vu s'exprimer beaucoup sur les droits de l'homme, sur les droits des enfants, de minorités, mais pour le reste, je n'en sais guère plus.

     

  • 20 000 commentaires chez l'hérétique

    Un très court billet, en cet anniversaire mémorable pour l'Allemagne, simplement pour indiquer que le blogue de l'hérétique vient de dépasser depuis quelques heures son 20 000ème commentaire. Merci à tous ceux qui choisissent de venir s'exprimer ici, quelles que soient leurs opinions.

    20 000 commentaires, ce n'est pas 20 000 commentateurs, évidemment, mais je rappelle que le temps de lecture des commentaires sur ce blogue est à peu près équivalent au temps de lecture des notes. Quand vous commentez, vous avez donc de bonnes chances d'être lus...