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  • Marielle de Sarnez s'est adressée au courant Espoir à gauche, pas au PS

    C'est énervant de devoir faire sans cesse des mises au point. Ras-le bol de lire des c.....eries, çà et là, pour accuser Marielle de Sarnez de duplicité ou récuser son initiative comme isolée.

    Mettons les points sur les "i" : Marielle de Sarnez ne s'est pas adressée au PS, elle s'est adressée au courant socialiste "L'espoir à gauche" et à ses militants. A ceux-là, elle leur a dit : "ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous divise". Nil novi sub sole : so what ? Cela fait un moment, depuis la présidentielle, pour être précis, que l'on dit à l'UDF puis au MoDem, que des rapprochements sont possibles avec l'aile social-démocrate et réformiste du PS. C'est cette aile-là qu'incarnent Vincent Peillon, Rebmasen et les leurs. On a dit aussi qu'on pouvait s'entendre avec des Verts libéraux et pragmatiques. Dany le Rouge appartient à ce courant-là (il revient de loin, certes, mais c'est bien son ancrage politique). Il a même redit que le projet politique de recomposition de Bayrou lui convenait.

    Bon, en somme, on appelle les gens qui peuvent s'entendre avec nous à des recompositions avec le MoDem. Tout le monde en semble ébahi. Les bras m'en tombent : c'est ce que l'on se scie à dire depuis deux ans, bon sang !!!

    Pour finir l'anecdote, la position de Marielle n'a rien d'opportuniste : elle faisait partie des cadres de l'UDF qui m'ont accueilli en 2006 quand j'ai adhéré. J'avais discuté alors avec elle, et elle m'avait déjà, alors, exprimé cette position. Bien loin de déraper, elle est tout simplement dans sa position traditionnelle sur le sujet. Ils m'énervent, ceux qui  s'en étonnent, voire s'en offusquent (n'est-ce pas,  Christophe ?).

    Alors arrêtez de taper des délires de toutes sortes sur une possible alliance entre le PS et le MoDem. Il y aura une alliance entre le MoDem et des réformistes là où cela sera possible, comme cela s'est déjà produit aux municipales avec des gens comme Rebmasen, par exemple.

    C'est tout de même clair, non ?

  • Ouf, Julie a été retrouvée

    Ouf ! Je ne sais pas ce que cela vous fait à vous, mais moi, c'est une sensation de soulagement quand j'apprends qu'une enfant disparue a été retrouvée saine et sauve. Julie, une adolescente de 14 ans, avait disparu pendant presqu'une semaine. Elle a eu  de la chance de tomber sur quelqu'un de correct , puisqu'elle avait demandé à un homme qu'elle ne connaissait quasiment pas de venir la chercher en voiture au camping où elle se trouvait. Mais ce dernier, réalisant qu'elle était mineure, ne l'a pas touchée et l'a laissée avec 40 euros en poche pour rentrer chez elle (ce qu'elle n'a pas fait). Il y a des jours où je me demande vraiment ce qu'il peut bien se passer dans la tête d'une adolescente. Les exemples dramatiques ne manquent pourtant pas dans l'actualité.

    Ce sont des prostituées qui ont donné l'alerte parce qu'elles l'avaient remarqué. A bon entendeur pour ceux qui ont l'habitude de cracher sur les prostituées ou encore pour les politiques qui cherchent à criminaliser leur activité et à les pousser dans la marginalité...

    Jeunes filles, bon sang, on ne part pas toute seule avec un homme adulte (ou même un adolescent) qu'on ne connaît pas sérieusement, et encore : il ne suffit pas de connaître l'homme auquel on s'adresse. Il faut aussi vérifier que la situation est normale : un homme ne demande ou n'accepte en principe pas d'accompagner ou de se faire accompagner d'une adolescente toute seule, sauf s'il s'agit d'un membre de sa famille (père, frère, oncle, cousin).

  • L'or noir du Gabon

    Il y a un point qui me frappe à propos du Gabon, et je crois que c'est le même que celui qui interpelle Bruno Ben Moubamba, candidat à la présidence au Gabon : ce pays est le second pays le plus riche de l'Afrique après la Lybie en PNB par tête. Rien qu'avec le pétrole, ce pays de 1.5 millions d'habitants récolte plus de deux milliards d'euros par an, et ce n'est pas sa seule richesse. Autrement, dit, par tête, 1300 euros/an. Le Gabon dispose de terres arables, d'eau en abondance, d'une végétation luxuriante, bref de tous les atouts nécessaires pour en faire un dragon économique. Et pourtant, le chômage sévit massivement, de très nombreux gabonnais vivent dans des bidonvilles et l'essentiel de l'emploi est le fait d'une fonction publique pléthorique.

    Il faut dire que le Gabon est gouverné par un clan qui le met sous coupe réglée depuis des années. Certes, le pays a vécu en paix sous le règne d'Omar Bongo, mais ses richesses ont été systématiquement détournées et gaspillées, les libertés civiles et les droits de l'homme bafoués, le décollage économique inexistant. Et voilà que la famille Bongo, par le biais d'Ali, le fils d'Omar, et toute la clientèle du père, voudraient récupérer sans coup férir l'exercice du pouvoir et le privilège de continuer à spolier le peuple Bantou.

    Les Gabonais sont pour l'essentiel, en effet, des Bantous. Les Bantous sont un peuple africain qui s'est répandu progressivement en Afrique équatoriale. Très tôt maître du fer, ils ont pu établir dans cette région leurs société atypiques, puisqu'elles sont matriarcales.

    Bantous signifie "grand" mais aussi "humain". Il ne faudrait pas grand chose pour qu'au Gabon, les Bantous deviennent une nation puissante et respectée. Bruno Ben Moubamba a ébauché nettement sans son programme présidentielle les grandes lignes des indispensables réformes :

    Réformer l’État qui est lourd et inefficace, et rendre les nominations dans la haute fonction publique  soumises au contrôle de l’Assemblée Nationale.

    Développer l'économie par des fonds d'investissement à disposition des Gabonais afin de créer des PME. La création d'emploi et l'apport d'investissements privés seraient ainsi stimulés.

    Les Gabonais vivent dans des conditions de misère parfois indescriptibles. La première priorité est de fournir un logement à tous ceux qui vivent dans les maquis.

    Metttre l'Éducation au service de la formation et avoir pour fonction de maintenir actualisables et rentables les ressources humaines gabonaises. Hausse des salaires et des qualifications des enseignants et diminution des effectifs par classe sont un préalable à toute réforme.

    Former des personnels médicaux afin de faire face aux désastres sanitaires à prévoir compte-tenu de l'état actuel du système de santé gabonais. Le SIDA doit faire l'objet d'une attention particulière.

    Mise en place d’énergies renouvelables, assainissement des déchets domestiques, développement du recyclage, de l'éco-tourisme et instauration de zones protégées.

    Développer les infra-structures via une politique de grands travaux.

    S'assurer une véritable souveraineté alimentaire en développant les exploitations agricoles.

    Ce sont à mes yeux les points les plus essentiels de son programme politique. Bruno Ben Moubamba écrivait récemment sur son blog «Je ne suis pas un extrémiste, je suis une personne déterminée. J’ai des convictions et je me bats pour les faire valoir. Mes références sont le Mahatma Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela, Aung San Suu Kyi».

    Bonnes références. Je lui trouve bien des points communs avec notre MoDem, à ce sympathique candidat.

    Le 30 août les Gabonais voteront dans des conditions qui ne sont pas dignes d'un scrutin électoral libre et équitable. On aurait pu espérer un soutien amical de la France. Oui, on aurait pu l'espérer si Bockel (pauvre Bockel...) qui voulait établir des relations transparentes et démocratiques entre l'Afrique et la France, notamment le Gabon, ne s'était pas fait blackbouler par l'indéboulonnable Monsieur Françafrique, Robert Bourgi, ex-émissaire de Jacques Chirac et désormais discret conseiller de Nicolas Sarkozy. Oui, on le sait, le candidat de l'élection présidentielle qui avait juré d'en finir avec l'Afrique à papa, en 2007...Il suffit d'écouter la fin de la vidéo de Bruno Ben Moubamba pour comprendre que décidément, rien n'a changé entre l'Afrique et la France...

    Virginie Ben Moubamba, l'épouse du candidat du même nom, détaille sur son blog les raisons pour lesquelles les dés sont pipés dans cette élection. Comme quoi, il n'y a a pas que dans le 5ème arrondissement de Paris que l'on fait voter les ancêtres de nos ancêtres...

    Quand on dit "or noir", tout un chacun pense au pétrole, mais, au Gabon, le véritable or noir, ce n'est pas le pétrole  mais le peuple Gabonais lui-même dans toute sa richesse et sa diversité. Gageons comme l'espère Antonin, que le peuple gabonais ne se laissera pas faire, que les anges gardiens du Gabon le protègeront (pétition internationale) et que le vent de la liberté va souffler sur Libreville.