Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Mieux qu'un jouet ou qu'un TGV... | Page d'accueil | Une réglementation européenne pour la finance est-elle pertinente ? »

dimanche, 12 juillet 2009

MoDem, Article Fonction publique

Nouveau billet après celui qui portait sur l'Agriculture à propos de la fonction publique. Sur ce thème, je dispose d'assez peu de sources en dehors du programme présidentiel de François Bayrou. Le sujet est évoqué un peu dans le livre de Peyrelevade, mais pas dans le dictionnaire de Marielle de Sarnez et pas davantage dans les travaux des commissions thématiques Europe. Rien non plus du côté des commissions démocrates.

Le MoDem distingue trois sortes de fonctions publiques.

- D’abord une fonction publique qui manque de moyens et à laquelle il faut en ajouter [...] (justice, santé )
- Ensuite une fonction publique dont il faut garantir les moyens, et avec laquelle établir  un contrat d'objectifs (Education nationale).
- Enfin, une fonction publique sur laquelle doit porter l'effort national : l’administration de papier, l’administration de contrôle, l’administration de collecte des impôts (par exemple).

Il ne s'agit pas de supprimer le poste de ceux qui sont en fonction, naturellement, mais on doit exiger de l’administration un effort de productivité de 2% par an pendant six à huit ans - c’est ce que font toutes les entreprises françaises. Il n'est pas normal que la France ait le système de collecte des impôts le plus lourd de tous les pays développés. Payer de l'impôt doit rapporter à la société ; il est  paradoxal de payer de l'impôt au profit de ceux qui collectent l'impôt.

La question de la fonction publique, c’est aussi celle du pouvoir d’achat des fonctionnaires. Dans le secteur public, les salaires sont bloqués et la perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires est une réalité. Demander, comme on le fait à gauche par habitude, d'embaucher encore et toujours plus de fonctionnaires, est contradictoire avec cette aspiration à l'augmentation du pouvoir d'achat.
Dans le déroulement des carrières, il faut permettre aux fonctionnaires de faire des expériences dans le privé en conservant un droit de retour dans le public.

La fonction publique, c’est l’Etat. L’Etat doit être présent là où ça va mal, dans les banlieues sensibles et dans les zones rurales abandonnées, au plus près des populations en difficulté. Il faut inverser notre politique et réimplanter l'Etat au cœur de ces territoires, pour y incarner le service public et la sécurité.

Source : bayrou.fr

J'en profite pour ajouter un petit commentaire. Évidemment, le principal problème, c'est que l'Éducation Nationale est le service public le plus coûteux. S'il était hors de question d'enlever des moyens à l'EN pour Bayrou, il n'était en revanche pas contre une rationnalisation interne des moyens. Par exemple, sur la bivalence (enseignements de deux matières par un enseignant certifié) j'ai souvenir d'un débat où il avait laissé entendre que cela ne le choquait pas. Pierre Albertini, le rédacteur du programme de l'UDF (et donc de Bayrou) était en revanche résolument contre.

 

 

Commentaires

Pour complèter votre article, j'ajouterai que François Bayrou est favorable à la suppression des doublons Etat/collectivités territoriales:
"Modernisation de l'État et économies dans les collectivités locales vont de pair : jusqu'ici, aucune décentralisation des compétences n'a entraîné la diminution du nombre des fonctionnaires des services correspondants !" (cité dans http://www.bayrou.fr/opencms/opencms/propositions/dette.html).
Un certain nombre de ces doublons devraient disparaitre entre départements et Régions si les réfomres préconisaient par le Rapport Balladur II (et par François Bayrou lors des présidentielles de 2002 et de 2007) trouveront places dans les deux lois d'orientations qui doivent être présentées au Parlement à l'automne prochain sur ce sujet. Moins de fonction publiques territoriales où beaucoup d'agents sont sur des contrats précaires.

Pour l'Education nationale, c'est le premier budget de la nation, le premier des 27 pays de l'UE et l'un des plus mauvais en terme de résultats au sein de l'OCDE ! De mémoire, 23 ou 24 ème place. ça devrait faire réflêchir l'ensemble de la socièté, en particulier le corps enseignant !
Concernant "La question de la fonction publique, c’est aussi celle du pouvoir d’achat des fonctionnaires", au sein de l'Education nationale, les syndicats, et en particulier le FSU, ont fait le choix pendant des années de l'augmentation du nombre de postes plutôt que de celle de l'augmentation des salaires. Encore un clivage entre les anciens et les nouveaux qui sont confrontés à d'énormes difficultés en début de carrière.

Écrit par : Orange sanguine | dimanche, 12 juillet 2009

J'apprécie cet article et le commentaire d'Orange Sanguine car ils donnent des axes assez précis hors des "thèses" : il faut s'orienter vers le privé ou vers la primauté de l'état.
Je trouve particulièrement judicieux de noter que l'état doit absolument avoir ses représentants "éminents" dans les quartiers difficiles comme ailleurs.

Écrit par : Chui Kalm | dimanche, 12 juillet 2009

"Il n'est pas normal que la France ait le système de collecte des impôts le plus lourd de tous les pays développés."
Justement sur ce sujet, je me souviens avoir parlé chez FrédéricLN de l'Allemagne où l'impôt, des salariés tout au moins, est prélevé "AVANT" que le salarié touche sa paye. Cela ne ferait-il pas une énorme économie de prélèvements ?! Cela ne serait-il pas surtout un progrès formidable que de raisonner autrement ?

Écrit par : Françoise Boulanger | dimanche, 12 juillet 2009

Ce système n'existe pas qu'en Allemagne! :))
Mais aussi en GB pour ne citer qu'un autre pays..., mais s'applique mal à certaines professions.

Écrit par : Martine | dimanche, 12 juillet 2009

Précisions: certaines professions: classe moyenne déjà lourdement contributaire, dont les feuilles de salaire sont un "casse tete" à interpréter, et aux revenus très fluctuants, basés sur leur "productivité" et autres aléas...

Écrit par : Martine | dimanche, 12 juillet 2009

L'objectif visé, n'est pas tant le système d'imposition , car il tend vers les démarches allemande et britannique avec la déclaration simplifiée, mais vers l'organisation des "administrations" en interne :))

Écrit par : Martine | dimanche, 12 juillet 2009

Effectivement.
A plus.

Écrit par : Chui Kalm | mercredi, 15 juillet 2009

A vous lire, citer les extraits issus de www.bayrou.fr, je mesure la pertinence de l'action que nous avions lancée en décembre 2007 pour structurer et compléter la réflexion sur tous ces sujets.

Plus de 150 bénévoles s'étaient rassemblés sur www.projetdemocrate.eu avec enthousiasme pour faire ce travail...

Écrit par : Danièle Douet | mercredi, 15 juillet 2009

Les commentaires sont fermés.