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dimanche, 19 avril 2009

Le Tiers-Monde est la sauvegarde de l'agriculture européenne

Ce sont les paysans du Tiers-monde qui sont -si j'ose dire !- l’étalon-or de la pauvreté de la planète. Ce sont les paysans du Tiers-monde qui n'ont pas le niveau de vie élémentaire minimum, mais le plus bas que l'on puisse imaginer, pour pouvoir manger. Et c'est parce que les paysans du Tiers-monde, ce milliard de paysans actifs, donc, ces deux milliards de bouches à nourrir, ne réussissent pas à vendre leur production à des prix de subsistance que nous nous trouvons, en grande partie, dans la crise dans laquelle nous vivons.

Or, je le répète, il n'y a d'accès aux enjeux mondiaux pour un pays comme la France, que par une organisation de nations telle que l'Europe le permet. C'est donc avec la certitude que nous portons quelque chose d'essentiel pour le monde que nous siégerons au Parlement européen.

Deuxièmement, notre affirmation politique est celle-ci : lorsque l'on parle de politique agricole, on ne doit pas se contenter de parler de production agricole. Une politique agricole, c'est une politique qui pose la question de la production et des producteurs. Nous avons à poser la question des productions agricoles et celle des paysans.

Le but que nous nous fixons, c'est celui d'arrêter de voir le tissu agricole se défaire, se déliter et se dissoudre, pour défendre en effet un nombre de paysans et d'exploitations familiales suffisantes pour que la culture agricole de la France subsiste. Car si on laisse disparaître le nombre suffisant d'exploitations agricoles, alors on va avoir une conséquence, celle de créer de l'irréversible.

On ne peut plus revenir en arrière lorsque les exploitations ont disparu, parce qu’en même temps que les exploitations disparaissent, ce qui disparaît aussi c’est un savoir-faire, une culture, une présence, des habitudes, des gestes, des savoir-faire, dans la société, la commune dans laquelle on vit.

Cela est irréversible et nous avons donc le devoir d’y prendre garde. C'est ce qui fait une coupure à l'intérieur de l'Europe, entre deux visions de la politique agricole : entre d’un côté ceux qui ne s'intéressent qu’aux productions et donc qu’aux marchés, et de l’autre ceux qui s'intéressent aussi aux producteurs et donc à la défense du tissu agricole, et nous c'est là que nous serons.

Tous les élus qui sont avec nous, s'engagent autour de cette idée. Nous avons à défendre les exploitants et les exploitations autant que les productions. C'est la raison pour laquelle l’enjeu mondial et un enjeu de tissu agricole. Alors, nous nous prononçons clairement pour une orientation qui est, à mon sens, la seule défendable : c'est l'organisation des marchés et non pas l'abandon aux marchés.

Il y a deux options : ceux qui considèrent que l'on doit accepter l'abandon aux marchés, et ceux qui considèrent que l'on doit restaurer l'organisation des marchés, organisation qui, jusqu'à maintenant, était abandonnée depuis de nombreuses années. C'est là que nos élus se trouveront. C'est dans cette orientation qu'ils vont se battre
.

Bon, j'avoue, j'ai triché : ce n'est pas de moi, c'est de Bayrou lors de la convention du MoDem sur l'agriculture et la pêche le 15 avril dernier...Je trouvais juste le lien entre la crise agricole dans le Tiers-Monde et la nôtre particulièrement bien pensé...

 

Commentaires

Oui, c'est bien pour cela que nous portons quelque chose d'essentiel.
En tout cas, c'est pour moi la première raison qui donne sens à l'engagement politique.

Écrit par : Christine | dimanche, 19 avril 2009

Il me semblait bien de reconnaitre la prose :-)

Cependant, je pense que ces mots, justes, portent des conséquences que nos producteurs ne sont pas prêts à comprendre et à assumer.

Écrit par : Claudio Pirrone | dimanche, 19 avril 2009

De quels producteurs parlez-vous Claudio?

Écrit par : Martine | dimanche, 19 avril 2009

Je suis d'accord avec le propos de fond, mais il y a deux fois où " tu t'emballes" trop facilement, à mon avis.
1. la phrase en gras. La crise que nous vivons n'est pas d'abord due au problème de subsistance des paysans pauvres de la planète (même si ce problème devrait être la priorité numéro un)
2. Et en ce qui concerne la vie et le travail agricoles: Si!! On peut "revenir en arrière" ; mais évidemment pas complètement.
Je connais un certain nombre de citadins qui sont allés vivre en campagne, pas seulement pour trouver le calme tout en bossant à la ville du coin, mais aussi pour devenir des producteurs agricoles. Vu la force de leur engagement, ils sont très motivés à retrouver et/ou à conserver le savoir-faire traditionnel.

Écrit par : GuillaumeD | lundi, 20 avril 2009

Il semble que l'organisation (relative) des marchés agricoles est tout à fait faisable sans "révolution" avec avantages.
(Au fait cela ne semble pas très libéral).
Encore faut-il une autorité incontestée qui soit garante du fonctionnement.

Écrit par : Chui Kalm | lundi, 20 avril 2009

Les commentaires sont fermés.