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mercredi, 28 janvier 2009

Le plan de relance des socialistes

Je me suis rendu sur le blog d'Abadinte, un militant socialiste, qui a eu la très bonne idée de présenter le plan du Parti Socialiste pour relancer l'économie. Autant dire qu'à sa lecture, j'ai failli avoir une syncope. Les Socialistes n'ont désespérément rien compris de l'échec de leur politique de relancer par la demande de 1981. Le seul élément qui pourrait atténuer leurs errements aujourd'hui est que les autres pays européens mènent à peu près la même politique au lieu d'être sur une ligne inverse, comme en 1981.

Le plan de Martine Aubry est truffé de dépenses nouvelles dont pas une n'est financée, et surtout, se propose de relancer tout azimut la consommation par des dépenses nouvelles de l'état (contrats aidés) , des hausses de salaire, le tout pesant sur les entreprises. On trouve également ce genre d'aberration économique :

Remboursement préalable des aides publiques perçues au cours des cinq dernières années pour les entreprises qui engagent un licenciement économique alors qu'elles distribuent des dividendes ou rachètent leur propres actions.

Les entreprises ne distribuent pas des dividendes par plaisir mais pour attirer de nouveaux investisseurs. Elles ne seraient d'ailleurs peut-être pas à ce point dépendantes de leurs actionnaires si elles disposaient de marges suffisantes pour investir. Sauf qu'avec un projet qui se propose de les plomber par des charges patronales nouvelles, cela ne risque pas de se produire.

Plus généralement, on peut admettre une relance par la demande quand l'appareil productif national est productif, or, comme en 1981, il est à nouveau vieilli.

Les seuls points que je trouverais à peu près corrects, et encore, je tique pour le second, ce seraient ceux-ci :

  • mettre en place un crédit impôt-recherche bonifié et spécifique pour les PME-TPE innovantes et intervenant dans l’économie verte ;

Le point E me convient aussi. Je pense que ce sont des incitations fiscales ciblées qui peuvent d'une part faire repartir la machine, et d'autre part, nous aider à franchir le difficile cap de la nouvelle révolution industrielle qui s'annonce :

E. Promouvoir une croissance verte Les défis écologiques sont l’occasion unique de changer fondamentalement les paradigmes d’une économie capitaliste à bout de souffle et de relancer la croissance et l’investissement.

  • L’adoption pour les particuliers d’une tarification incitative à l’économie des biens essentiels que sont l’eau, l’électricité et le gaz (fixation d’une tarification avantageuse en cas de non dépassement d’une consommation forfaitaire) ;
  • L’augmentation des crédits publics pour le développement des technologies propres et des éco-industries ;
  • Le lancement d’un programme de dépollution des sites et sols pollués ;
  • Le développement massif des infrastructures de transport propre, en partenariat avec les régions.

Bien évidemment, je ne me reconnais en revanche  absolument pas dans l'intitulé du point E. L'économie capitaliste n'est pas à bout de souffle. Elle est en crise, et cela lui arrive à intervalles réguliers. Mieux vaudrait s'interroger sur la manière dont on peut faire pour que ces crises ne frisent pas l'apoplexie à chaque fois, et, en outre, entamer une réflexion sur la vitesse de la circulation des biens, matériels ou immatériels, et de l'information, bien plus élevée que la mécanique économique de marché traditionnelle à laquelle nous sommes habitués.

Je ne sais pas ce qu'en pense exactement François Bayrou. Martine Aubry a déclaré qu'il rejoignait les Socialistes sur leurs propositions parce qu'il vote la motion de censure. Je n'ai pas entendu le même son de cloche de la part de Bayrou. C'est l'atteinte insupportable aux libertés, qui l'horripile particulièrement, je le crois, qui le pousse, à juste titre, à mon avis, à voter cette motion avec les Socialistes.

Cela ne m'étonne qu'à moitié qu'Abadinte, tout social-démocrate ouvert qu'il est, applaudisse des deux mains ce programme. J'avais lu son intéressant billet du 19 janvier dernier où il expliquait la manière dont les entreprises opéraient pour se financer. Le même auteur qui constate avec raison les déficiences des Français en économie parvient tout de même à écrire les contre-vérités qui suivent :

Il y a d'autres moyens que je qualifierais de plus radicaux. Le premier d'entre eux est de vendre tout ou partie le capital de son entreprise à une autre entreprise (Alitalia et Air France-KLM par exemple). Le deuxième est de vendre son capital à un particulier derrière un fond d'investissement (quasiment tous les acteurs du net se sont financés ainsi). C'est donc une entité extérieure qui rentre dans le capital et qui en tant qu'actionnaire de l'entreprise a un droit de décision à hauteur de son entrée dans le capital de l'entreprise. Au risque de prendre les décisions à la place du propriétaire? En effet, pour financer l'investissement de son entreprise, l'entrepreneur a vendu son entreprise au plus offrant. Résultat, il n'est plus maître chez lui... De la même manière, le dernier moyen est de vendre son capital dans une bourse d'échange, c'est ce qu'on appelle l'introduction en Bourse de l'entreprise. Et là, les boursicoteurs, spéculateurs, traders, cambistes spéculent sur le niveau futur de l'entreprise à la hausse ou à la baisse. Bref, non seulement l'entrepreneur n'a plus les mains libres pour prendre les décisions stratégiques de l'entreprise mais en plus ce n'est plus lui ou les résultats de l'entreprise qui décident de la valeur de l'entreprise mais des personnes qui espèrent obtenir un gain spéculatif sur l'entreprise. Il vient de vendre son entreprise au diable. Car s'il souhaite par la suite utiliser les fonds propres (cf. le premier moyen de financement d'une entreprise l'autofinancement) pour investir dans un nouveau produit, processus productif, usine etc., il n'en aura pas les moyens car les fonds propres serviront d'abord et avant tout à rémunérer celui qui était entré dans le capital de l'entreprise. L'entrée d'un nouvel actionnaire réduit donc la capacité d'investissement de l'entreprise au lieu de l'augmenter.

Il est impossible, pour un entreprise, de grossir si elle ne passe pas par les marchés. Abadinte ne l'ignore sans doute pas. Est-ce que google serait devenu Google si elle n'avait pas levé trois milliards de dollars de capitaux à un moment donné de son histoire ? Abadinte croit-il un seul instant qu'un banquier aurait consenti un prêt d'une telle somme ? Est-ce qu'il imagine un seul instant que les marges de google auraient pu dégager un tel montant ? Évidemment non. La capitalisation boursière est un progrès économique nécessaire, et, dans l'histoire de l'humanité, elle a permis l'émergence de géants économiques. On peut disserter sur le bien-fondé de l'existence de ces géants, mais souvent, ils ont permis des progrès techniques sans équivalents.

J'accorderai à Abadinte de critiquer le fonctionnement actuel de la Bourse, mais il ne se réduit pas à une simple histoire de méchants actionnaires d'un côté et de gentils entrepreneurs (travailleurs ?) de l'autre. Paradoxalement, j'en viens à me dire qu'Abadinte regrette certainement le capitalisme entrepreneurial des premiers temps, celui-là même dont Schumpeter, mon Totem, fait l'apologie. Intéressant de constater, d'ailleurs, comme je l'avais moi-même noté, que Jean Peyrelevade a des vues similiaires sur ce sujet.

00:09 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : relance, plan, crise, aubry, bayrou |  Facebook | | |

Commentaires

J'ai plusieurs choses à dire mais je vais essayer de faire court.
Le plan de relance de l'économie des socialistes suit avec constance le triptyque proposé par le FMI et par l'Union Européenne : relance de l'offre, relance de la demande, aide au développement des pays les moins avancés.
La relance de l'offre que ce soit les aides aux entreprises (dons aux banques, subventions aux entreprises...) est nécessaire mais insuffisant. Il faut rajouter la relance de la demande car rappelle-toi qu'avant que la crise financière n'éclate, il y avait une terrible crise sociale. Cette crise première n'a pas disparu avec la crise financière. Au contraire, elle est bien plus forte. Donc cette relance par la demande doit toucher les plus démunis et pas les plus riches comme ce que Sarkozy a fait avec son bouclier fiscal. Là est la différence dans la relance par la demande.

J'ai aussi noté que tu critiques le fait que ce plan n'est pas financé. Mais contrairement à la droite, nous n'utilisons pas uniquement les fonds prêtés par des banques. Nous utilisons aussi les 15 milliards par an qui sont offerts aux Français les plus riches. Ce plan représente seulement 2% du PIB ce qui équivaut à ce que le FMI et l'UE préconise.

Les dividendes ne servent pas à inciter des investisseurs à investir mais à rémunérer le capital. Le capital est toujours en colère. Si le cours de l'action monte, c'est grâce au capital et il faut le rémunérer; si l'action descend, il faut rassurer le capital et donc le rémunérer. La rémunération du capital est plus une sangsue qu'un appel d'air. Ce qui incite les investisseurs à entrer dans le capital c'est la croyance dans le développement du chiffre d'affaire pas le niveau du dividende. Microsoft par exemple a mis 20 ans pour donner des dividendes à ses actionnaires. Auchan, autre exemple, n'est jamais entré en Bourse pour se développer et s'est le 2e plus grand groupe de grande distribution de France.

Bon j'espère avoir répondu à tout.

Écrit par : abadinte | mercredi, 28 janvier 2009

Cher Hérétique,

Juste un commentaire concernant votre affirmation :

"[Google serait-elle] devenu google si elle n'avait pas...levé trois milliards de dollars de capitaux à un moment donné de son histoire ? Abadinte croit-il un seul instant qu'un banquier aurait consenti un prêt d'une telle somme"

N'est-ce pas, après tout là que le bas blesse?

Les banquiers n'ont-ils pas oublié ce qui est leur métier? Prêter.

Ne faut-il pas rééquilibrer le financement des entreprises en ce sens?

Quant au "capitalisme entrepreneurial des premiers temps", s'il s'agit des ratios en vigueur dans les années 50 à 70, ce n'était pas si mal après tout et le développement des progrès techniques, économiques et sociaux d'alors étaient fondés sur du concret au moins! Pas sur l'abstraction fictive des 15-20 dernières années!

Écrit par : Alcibiade | mercredi, 28 janvier 2009

@ Abadinte : C'est hallucinant votre méconnaissance des mécanismes économiques!!!

SVP, cessez de commenter avec de telles contrevérités, vous servez la propagande sarkozyste!

Quand vous achetez des actions d'une sociétés, vous regardez son Chiffre d'affaires vous???? Alors pas étonnant!...

Écrit par : Alcibiade | mercredi, 28 janvier 2009

Bien sûr! J'ai acheté du EDF à son entrée en Bourse où la valeur de l'action était très faible par rapport au CA et l'ai revendu une dizaine de mois plus tard lorsque la valeur de l'action était bien plus proche. Et je me suis fait une très belle plu-value.

Écrit par : abadinte | mercredi, 28 janvier 2009

Vous avez donc acheté du EDF par rapport à l'idée que vous vous faisiez de la plus value potentielle non par rapport au CA d'EDF!

Attention, vraiment Abadinte, à ce que vous écrivez! On en vient même à douter à que vous soyez Abadinte le blogueur...

Microsoft, si on en croit ce que vous écrivez ici, n'aurait donc distribué des dividendes que très récemment... en 2006!!...

... puisque l'introduction en bourse (pour ne suivre que vos propos puisqu'on peut aussi distribuer des dividendes sans qu'il n'y ait introduction en bourse) eu lieu le 13 mars 1986

Écrit par : Alcibiade | mercredi, 28 janvier 2009

@ Abadinte

Je ne critique pas le principe de la relance en soi, mais je critique le fait qu'elle ne soit pas ciblée. En ce qui concerne les plus démunis, des incitations fiscales directes ou indirectes sont possible : baisse de la TVA sur les produits alimentaires, baisse des charges sur les producteurs, particulièrement les producteurs bio. Le plan socialiste y va au rouleau compresseur, c'est cela que je lui reproche.

Je suis d'accord avec toi pour revoir la TEPA (je n'ai cessé de la dénoncer) mais son invalidation devrait figurer en première place, et je la dénonce pour à peu près les mêmes raisons que le plan socialiste : mon problème, ce ne sont pas les plus riches, mon problème c'est son inefficacité et son incapacité à générer des richesses. La loi TEPA est essentiellement une loi de relance par la demande aussi (sous une forme déguisée puisqu'il s'agit de crédits d'impôts) qui cible une catégorie de la population et non une catégorie de la production. Je la rejette avec énergie également.

Dites, sur le capital, cher Abadinte, vous perdez votre sang-froid. Vous êtes social-démocrate ou besancenotiste ? C'est le développement du chiffre d'affaires ET la distribution de dividendes qui sont incitatifs !

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 28 janvier 2009

@ Alcibiade

Dites Alcibiade : la crise, elle provient justement de ce que les banquiers ont prêté sans compter...! Par ailleurs, très peu de banques peuvent prêter de telles sommes. Heureusement qu'il y a des bourses pour cela !

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 28 janvier 2009

@ l'Hérétique :

Cela nous rappelle un débat ici même sur la titrisation, cher Hérétique... Non, la crise ne provient pas de banquiers qui ont fait leur boulot mais de banquiers (et souvent d'autres agents que ceux du secteur bancaire proprement dit)qui ont joué en se désistant sur d'autres de leurs créances (pour lesquelles nous continuons d'affirmer qu'ils savaient qu'elles étaient pourries) en les planquant dans des titres suffisament complexes pour que personne n'y voit la supercherie.

Un banquier peut (devrait) prêter (donc prendre un risque) en connaissant l'activité de l'entreprise. Combien de banquiers prennent-ils vraiment le temps de comprendre le réel?

En tout cas, le banquier ne doit pas immédiatement refiler la patate chaude, qui plus est, en la travestissant, au voisin!

Tout doit revenir dans des ratios plus équilibrés pour que le système ne s'emballe plus systématiquement : ratio entre financements bancaires/financements par appel à l'épargne publique par exemple.

Si, justement les banquiers manipulaient moins de sommes gigantesques (mais oh combien fictves, on le voit aujourd'hui avec plusieurs dizaines de milliers de milliards d'euros évanouis) sur des titres articiels et autres opérations (LBO) mais jouaient leur rôle premier qui est de prêter à une entreprise en suivant à moyen ou long terme son développement, nous serions déjà prémunis contre nombre de crises financières dans l'avenir!

Écrit par : Alcibiade | mercredi, 28 janvier 2009

@Alcibiade,
Non, c'est bien par rapport à la valeur de l'entreprise donc son CA que j'ai décidé de prendre du EDF. La plu-value n'est qu'une conséquence de l'inégalité constatée.

Microsoft a distribué pour la première fois des dividendes en 2003 lorsqu'ils se sont rendus compte que l'effondrement de la nouvelle économie de 2001 faisait baisser le niveau de sa valeur boursière. Et depuis cette date, Microsoft est obligé d'augmenter d'année en année les dividendes distribués aux actionnaires : de 0,08$ à 0,13$ en 6 ans.

@L'Hérétique,
Il y a une baisse de 1 point de la TVA proposée par les socialistes et en lisant les commentaires chez moi, tu aurais vu que certains mettent le doigt sur le risque de non-affectation du 1 point de baisse qui serait mangé par les intermédiaires allant du producteur au consommateur.

Non, la distribution des dividendes est incompatible avec la croissance du chiffre d'affaires puisque c'est de l'argent qui sera gâché pour remplir des agents dormant au lieu d'être utilisé à l'investissement.

Écrit par : abadinte | mercredi, 28 janvier 2009

@ abadinte

Je te renvoie à ce qu'est exactement un dividende : un dividende n'est pas une rémunération mais une restitution d'une part de capital investi. Une fois les dividendes répartis, le cours de l'action est calculé sur la valeur du nouveau capital, qui est forcément moindre.
Ensuite, les dividendes peuvent être réinvestis en action, et ne sont donc pas "gâchés". Que veut dire, d'ailleurs, ton gâcher ? Rien ne se perd, rien ne se crée, mais tout s'échange, sur les marchés financiers...
Une baisse de 1 point de TVA mais sur tous les produits. Moi, je parle de baisses ciblées !

@ Alcibiade
Pour moi, ce sont surtout les agences de notation qui n'ont rien vu qui sont coupables. Les banques se sont fiées à leurs estimations ! Il y a eu un manque de professionnalisme. Mais, il est vrai, les montages des LBO et autres deviennent extrêmement sophistiquées, surtout quand on les répartit selon les résultats qu'ils produisent quand ils sont "stressés". J'aimerais bien savoir, un jour, d'ailleurs, comment les services spécialisés ad hoc s'y prennent pour stresser les dits produits, car ces "stress" ne sont jamais que des simulations, après tout...

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 28 janvier 2009

Je crois que mon commentaire n'est pas passé...

Écrit par : abadinte | mercredi, 28 janvier 2009

@L'Hérétique,
Au lieu d'être donné, le dividende pourrait être investi pour l'entreprise alors que là il sort de l'entreprise et est perdu pour l'entreprise.
La réflexion est identique pour les baisses ciblées ou générales. Le risque de voir la baisse du prix mangée par les intermédiaires est fort. Et il faut prendre en compte ce risque même si je suis aussi pour la baisse de la TVA sur certains produits (fruits frais, légumes...) et l'augmentation sur d'autres (à forte teneur en glucide/lipide...).

Pour les agences de notation, le problème est le manque d'indépendance entre les ces agences et ceux qui les utilisent et qui ont des billes dans les entreprises notées. Il faut donc rendre ses agences indépendante et les mettre sous tutelles d'institutions internationales garante de leur indépendance. J'en avais fait un article : http://abadinte.canalblog.com/archives/2007/09/12/6185923.html

Écrit par : abadinte | mercredi, 28 janvier 2009

@ Abadinte : autant pour nous! nous n'avons pas été suffisamment précis dans notre commentaire sur microsoft. Le fait est qu'on achète surtout une action pour le gain potentiel qu'elle représente à la revente. La plus-value! Que cette plus value est l'élément incitatif majeur dans l'extraordinaire majorité dans transactions boursières. Le capitalisme en tant que mode de financement des entreprises (fait en pratique de posséder une part du capital d'une entreprise) n'est pas critiquable en soi. Mais il doit absolument être régulé par :

- l'obligation de distribuer une partie des actions (donc du capital) aux salariés! Dassault au Sénat (eh oui!!!) s'est encore fait refoulé, l'an dernier, par le gouvernement lorsqu'il proposait la règle d'un tiers pour l'intéressement salarié)
- des règles de manipulation des parts du capital incitatives quant à l'investissement de moyen et long terme et dissuasives quant à la pression exercée par ce Droit sur les acteurs internes et externes à l'entreprises (licenciements d'opportunisme, délocalisations...)
- enfin un meilleur ratio entre le financement bancaire classique et les montages complexes artificiels.

Écrit par : Alcibiade | mercredi, 28 janvier 2009

On aimerait avoir plus de temps et plus de connaissances.

D'autres Economistes Modem ne pourrait-il pas donner un avis sur ce "Plan de Relance"?

(A priori ce Plan de la Partie "Gauche Traditionnaliste" du PS parait un rien fade et complaisant).

Écrit par : Chui Kalm | mercredi, 28 janvier 2009

@ Abadinte
Pour les dividendes, vous êtes un cas désespéré, nous n'avons vraiment pas la même manière de raisonner. Comment voulez-vous que des investisseurs s'engagent s'ils n'ont pas de perspectives de profit ? le profit est le moteur de l'investissement !

Pour les agences, j'ai lu votre note, et je trouve votre idée intéressante. En même temps, ce qui m'embête, c'est que le pouvoir de notation, énorme compte-tenu de son impact sur les marchés, soit concentré en une seule institution. Je préférerais que les agences actuelles continuent à exister, mais, qu'à côté, l'agence internationale que vous appelez de vos voeux, voie le jour. Notez que DSK pourrait se bouger le c... sur ce sujet et faire des propositions concrètes. Il est tout de même le directeur du FMI, et je constate, pour l'instant, qu'il est totalement transparent ou presque !
Pour l'agence, une dernière remarque : ne vous faites pas trop d'illusions : ce sera un enjeu de pouvoir entre les états, et donc, difficilement 100% indépendant...

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 28 janvier 2009

@ Alcibiade

Oui, j'avais suivi cette initiative de Dassault que je jugeais fort intéressante (pour une fois). Sur ce point, il a raison, mais le Sénat ne veut pas entendre raison.

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 28 janvier 2009

Abadinte,

Une banque elle te prête de l'argent, tu lui files une rente en échange, non ?
Les actions c'est pareils, tu files de l'argent à EDF et il te file un dividende.

Écrit par : Manu | mercredi, 28 janvier 2009

Franchement, les agences de notations elles ont une part de responsabilité mais n'est-ce pas un peu facile de les montrer du doigt.

Vous savez l'Hérétique combien, en revanche, nous avons déjà détailler la faute de ceux (titrisateurs) qui créent volontairement des produits financiers toujours plus complexes (sophistiqués dit-on) exclusivement pour planquer les errements de leur groupe.

Au point, comme nous l'avions développé dans l'un de vos billets, que les vérificateurs (AMF,SEC,COB, Euronext, chambres de compensation...) s'avouent (en privé) totalement incapables de pronostiquer ou d'analyser les portées réelles de ces produits!

Écrit par : Alcibiade | mercredi, 28 janvier 2009

@ Alicibiade

Justement, je ne suis pas certain que l'intention maligne soit là. Je pense plutôt que comme un certain Faust, les concepteurs de ces produits engendrent à leur insu un Frankestein financier qui finit par leur échapper...

@ Manu
Ben oui, voilà...

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 28 janvier 2009

Ah, l'hérétique, pour vos lecteurs, nous précisons que la proposition d'un intéressement à hauteur d' 1/3 du bénéfice distribuable était de Serge Dassault le sénateur et non d'Olivier, le député mais aussi que ce n'est pas vraiment le Sénat qui l'avait rejeté mais le gouvernement qui l'avait supplié de retirer son amendement afin d'"en discuter plus tard"...
http://www.leblogfinance.com/2008/10/intressement-xa.html

Écrit par : Alcibiade | mercredi, 28 janvier 2009

Oui, ils prètent à qui nos banquiers???
Là est LA QUESTION !

Écrit par : Champomy | jeudi, 29 janvier 2009

Vos échanges sont passionnants. Merci de les mener et de les poursuivre (et de donner un lien vers ce fameux débat sur la titrisation ? hu).
Je suis peut-être mal réveillé, mais je ne vois pas ce qu'il y a d'extraordinairement choquant dans la citation d'Abadinte du cadre gris... (sauf la dernière phrase)

Écrit par : florent | jeudi, 29 janvier 2009

Pour Florent :

Vous trouverez sur ce billet qui fit suite à nos débats les liens vers les échanges plus fournis chez l'Hérétique :

http://lafrancedetoutesnosforces.hautetfort.com/archive/2008/10/03/finance-faites-vos-jeux-rien-ne-va-plus.html

Écrit par : Alcibiade | jeudi, 29 janvier 2009

oui l'Hérétique, l'indépendance n'est pas de facto. Mais la BCE, émanation des Etats européens (pour faire court), a acquis son indépendance et ni les Etats européens ni l'Union Européenne n'ont de possibilité d'agir sur la BCE. On peut très bien espérer qu'il en soit de même. Et en effet, DSK ferait bien de se bouger les fesses...

Manu, la différence entre la vente d'actions et la contraction d'un prêt est que la contraction d'un prêt ne détruit pas l'unité du tour de table des possesseurs du capital. Un actionnaire ne prête pas d'argent dans l'entreprise, il achète une part de l'entreprise. Le gain est donc différent dans les deux cas. Le prêteur gagne son argent avec l'intérêt, l'actionnaire en revendant une partie de l'entreprise et en faisant une plu-value si la valeur de l'entreprise est plus importante sinon l'investissement tombe à l'eau. Parce qu'il ne faut pas oublier que l'achat d'action est avant tout un pari sur l'avenir de l'entreprise.

Écrit par : abadinte | jeudi, 29 janvier 2009

je peux avoir le plan du Parti Socialiste ?

Écrit par : Article | vendredi, 13 décembre 2013

Les commentaires sont fermés.