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  • Londres pleure sur les JO, Delanoë a bien failli nous plomber...

    Petite visite fort instructive sur le blog de Laurent, un militant radical (PRG) mais qui avait soutenu Bayrou lors des présidentielles. Il a fait un petit tour de la presse anglaise et particulièrement de la presse londonienne financière. Eh bien là-bas, ça ne rigole pas avec le coût des JO.

    Saint Bertrand a bien failli nous plomber l'économie parisienne avec ses folies des grandeurs : je rappelle qu'il a fait le forcing pour obtenir ces JO, ce qà quoi nous nous sommes toujours radicalement opposés ici.

    Il était évident que les classes moyennes allaient être chassées de Paris par l'explosion des prix.Parce que sur le fond, les JO auraient accru le phénomène dont souffre l'île de France et surtout Paris : ceux qui viennent y travailler n'y habitent plus et l'emploi ainsi congestionné génère un engorgement maximal en termes de transports. Il était évident que les emplois générés par les JO n'allaient pas être à forte valeur ajoutée. Donc, les individuds employés n'allaient pas loger dans Paris...

    Mais si à l'heure actuelle on avait les JO sur les bras, on serait mal...Déjà que Saint Bertrand de la fiscalité nous agumente nos impôts comme une brute...alors imaginons le désastre si les Anglais ne nous avaient pas coiffé sur le poteau... Parce qu'il est évident que le budget aurait explosé. Il suffit de considérer l'exemple londonien pour comprendre. Boris Jonhson ne veut plus dépenser un kopeck de plus. On le comprend. De toutes façons, outre l'ex-Bertrand local, Ken le Rouge, il est de notoriété publique que Tony Blair voulait les jeux. Pour le prestige bien sûr. Gordon Brown était contre, conscient des déficits faramineux du budget britannique. Bon, j'exagère : Ken le Rouge, c'est un Bertrand de la Sainte Fiscalité en 10 fois pire, parce qu'est un croisement d'ayatollah vert, de populiste gauchisant et de socialiste hypocrite. Je préfère encore Bertrand de la Sainte Fiscalité qui est un chouïa plus raisonnable.

  • Fortis, comment fallait-il agir ?

    J'ai suivi avec attention le feuilleton Fortis, et à vrai dire, je trouve que le déroulement des évènements amène à une réflexion de fond sur l'urgence et l'action politique. Si j'ai bien compris, les petits actionnaires de Fortis (2000) sont furieux d'avoir été mis devant le fait accompli de la quasi-cession de Fortis à la BNP sans qu'ils aient été consultés. Ils ont donc obtenu d'un tribunal qu'une large partie de la transaction soit bloquée, au moins, en tout cas, jusqu'au 28 février, soit après l'assemblée générale des actionnaires. En outre, comme le gouvernement Leterne a tenté de passer outre en faisant, si du moins, ce que l'on dit est vrai, pression sur des magistrats pour qu'ils autorisent finalement la cession, il y a eu des résistances, et un procureur a fini par accuser le gouvernement d'où le scandale.

    Le problème, à mon sens, c'est que tout cela a été fait dans une urgence que les pouvoirs publics belges jugaient absolue : soit un repreneur récupérait Fortis, y compris à prix sacrifié, soit Fortis s'écroulait. Prendre le temps de consulter tous les actionnaires, c'était prendre le risque de faire fuir les repreneurs. Et sans acheteurs, Fortis courait à sa perte, c'est à dire aussi à la disparition de l'épargne de ceux qui en étaient clients.

    Il fallait donc que le gouvernement Leterne agisse dans l'urgence, quand bien même la procédure normale n'était pas respectée.

    Le problème, c'est que nous sommes dans un contexte de crise économique et financière où le système international peut s'emballer à tous moments. Dans une telle situation, on comprend mieux la nécessité d'une procédure d'urgence. Les petits actionnaires de Fortis pourraient bien  faire un mauvais calcul, d'ailleurs : si la BNP se retire et que Fortis plonge, ils tomberont avec. Sans doute n'ont-ils pas considéré cet aspect des choses.

    Dans  des circonstances aussi critiques, je ne sais pas ce que j'aurais fait. Évidemment, les pressions sur la justice, c'est inadmissible, mais, il faut bien comprendre que l'économie belge pourrait aussi y jouer sa peau. Je ne dis pas cela pour défendre l'action de Leterne. J'essaie simplement de replacer son action dans la perspective de l'urgence pour mieux la comprendre.

    Ce que je conclus de cette histoire, c'est que la BNP, si elle est intéressée, et surtout les pouvoirs publics belges, ont tout intérêt à mener des négociations serrées et au plus vite avec les actionnaires de Fortis s'ils veulent se sortir vite et bien de cette mauvaise passe. Je ne vois pas d'autre issue. Et de ce point de vue, une nouvelle qui n'est pas mauvaise, c'est que les 2000 actionnaires se sont mis d'accord pour confier leurs intérêts à un groupe de représentants :

    Deminor, Modrikamen, VEB, Test Achats, des familles d'actionnaires dites historiques et un industriel possédant 2% se sont mis d'accord sur une équipe de négociation composée de six personnes. Cette équipe sera chargée de mener d'éventuelles discussions avec BNP, Fortis et le gouvernement.

    Il est évidemment plus facile de négocier ainsi qu'en ordre dispersé.