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  • Moi, j'aime pas Delanoë

    Les courbes de popularité de Delanoë caracolent. S'ils savaient, ces pauvres Français...Delanoë, c'est du Jospin pur sucre recyclé. On le voit comme un bon gestionnaire pour sa gestion de la ville de Paris, mais la vérité est toute autre :

    - une grande partie des projets qu'il a réalisé avaient été votés sous Tibéri.

    - les finances de la ville ne sont saines que grâce à l'augmentation faramineuse des recettes droits de mutation, en raison de la hausse des prix de l'immobilier. Que l'on regarde la structure des recettes, et l'on voit qu'en réalité, Paris s'est appauvri.

    Les entreprises quittent la capitale, et le chômage est loin d'être éradiqué.

    Delanoë a failli chasser définitivement les dernières familles moyennes de Paris en posant la candidature de Paris pour accueillir les JO de 2012. Il y aurait eu certes des emplois créés, mais pas durables, et pas à forte valeur ajoutée. A Londres, déjà hors de prix, les prix explosent encore davantage actuellement. Il y a d'autres priorités, dans la capitale, que d'accueillir le business des JO, qui aurait certainement fait du beurre, mais pas pour les Parisiens.

    Quand je vois le chantier qu'est Paris avec Delanoë, je bénis les cieux et le CIO de ne pas nous avoir accordé l'organisation des jeux en 2012. Delanoë aurait fait ça à la chinoise : poussières et gravats pendant cinq ans, puis interdiction de toute activité les derniers mois.

    Ne parlons pas de sa politique familiale : il a supprimé l'APED, et les quotients qu'il retient pour fixer, par exemple, les prix des centres d'animation, valent très bien pour des familles modestes...qui ne peuvent pas s'installer à Paris !

    On retrouve chez Delanoë, les mêmes certitudes imbues d'elles-mêmes, la même arrogance, la même conviction d'avoir toujours raison que chez Jospin. Je le crois, toutefois, plus intelligent et stratège que Jospin.

    Entouré lors de sa première mandature d'une équipe de démagos (Clémentine Autain) et de foldingos (Denis Baupin, Contassot), il a récidivé en engageant le chef de l'UNEF sur ses listes en 2008.

    En janvier 75, Chantal Dupille avait publié le titre "moi j'aime pas Giscard" (j'ai appris plein de choses en le lisant, et il m'a bien fait rigoler). Faut que je publie mon "Moi j'aime pas Bertrand" d'ici la prochaine présidentielle. Tiens, d'ailleurs, en parlant de Chantal Dupille, j'ai constaté qu'elle a un blog.

     

  • L'iceberg Edvige...

    Comme beaucoup de citoyens engagés, je me suis impliqué contre le scélérat fichier EDVIGE. Toutefois, pour avoir lu les premiers ouvrages hippocratiques, j'ai toujours été conscient que le traitement du symptôme n'en éliminait pas pour autant la cause. Au final, supprimer EDVIGE, ou en restreindre les pouvoirs ne garantira pas qu'il ne reviendra pas sous un autre nom ou qu'une affaire du même type ne se reproduira pas.

    Je note que dès le départ de cette histoire, la CNIL a donné un avis négatif sur certains de ses aspects. Or, cet avis n'a pas été pris en compte. Pourquoi ? Il faut savoir qu'en 2004, la loi du 06 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés a connu quelques menues modifications.

    Jusqu'à cette date, aucun domaine n'était exclu du champ d'intervention de la CNIL. Mais, comme le rapporte Frédéric Rollin sur son blog, il se trouve qu'une directive européenne de 1995 qui protège la vie privée (95/46 CE du  24 octobre 1995), et donc destinée à se traduire en droit national, a laissé au libre de choix des états tout ce qui touchait la souveraineté nationale. Or, c'est cette directive qui a été le prétexte à la modification de la loi du 06 janvier 1978.

    Or, si on lit le nouveau texte, celui de 2004, que trouve-t-on à la section 2 de l'article IV ? Ceci :

    « Art. 26. - I. - Sont autorisés par arrêté du ou des ministres compétents, pris après avis motivé et publié de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, les traitements de données à caractère personnel mis en oeuvre pour le compte de l'Etat et :
    « 1° Qui intéressent la sûreté de l'Etat, la défense ou la sécurité publique ;
    « 2° Ou qui ont pour objet la prévention, la recherche, la constatation ou la poursuite des infractions pénales ou l'exécution des condamnations pénales ou des mesures de sûreté.
    « L'avis de la commission est publié avec l'arrêté autorisant le traitement.
    « II. - Ceux de ces traitements qui portent sur des données mentionnées au I de l'article 8 sont autorisés par décret en Conseil d'Etat pris après avis motivé et publié de la commission ; cet avis est publié avec le décret autorisant le traitement.
    « III. - Certains traitements mentionnés au I et au II peuvent être dispensés, par décret en Conseil d'Etat, de la publication de l'acte réglementaire qui les autorise ; pour ces traitements, est publié, en même temps que le décret autorisant la dispense de publication de l'acte, le sens de l'avis émis par la commission
    .

    En clair, un avis motivé, c'est bien gentil, mais cela n'a aucun valeur contraignante. Bien sûr, il ne s'agit pas d'empêcher le renseignement d'être efficace, mais, il y a là une faille, volontaire, avec fort peu de garde-fous (je ne suis pas juriste, mais c'est ce que me dicte mon bon sens). Pour une fois, Sarko n'y est pour rien, il n'était pas encore ministre de l'Intérieur...Mais, il ne s'en est pas moins engouffré dans la brèche avec son gouvernement.

    Bref, Edvige, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. C'est cet article qu'il conviendrait de revoir et de préciser en l'assortissant de garanties nettement plus solides.

  • The Clone Wars

    J'ai mis à profit une fin de journée tranquille pour faire une petite sortie au cinéma, et, notamment, découvrir le dernier film d'animation de Lucasfilm, The Clone Wars. L'épisode se déroule entre le second et le troisième épisode et met en scène Jabba. Jabba et son clan contrôlent la Bordure extérieure de la galaxie et sont donc un enjeu stratégique. Or, il se trouve, alors que la guerre bat son plein, que son fils a été enlevé. Il tient à tout prix à le retrouver, et fait appel entre autres aux Jedi.

    Je ne vais pas vous révéler le scénario, mais je peux en revanche vous déclarer qu'il est relevé et riche de rebondissements. L'animation surprend, évidemment, par rapport aux épisodes traditionnels : tout particulièrement, les scènes se déroulent bien plus vite et se succèdent à toute vitesse, ce qui donne au film un rythme endiablé qui ne laisse pas au spectateur le temps de reprendre son souffle.

    Les prises de vue sont très différentes des deux trilogies et souvent surprenantes. Ce n'est clairement pas la même manière de filmer. Les personnages sont à peu près reconnaissables, mais les traits parfois trop anguleux (le Chancelier Palpatine, par exemple, ou encore le comte Doku). Les voix ne sont pas les mêmes à l'exception de Doku. Je regrette que l'on ne sente pas du tout dans le film les aspects sombres d'Anakin. Il se comporte 100% comme un Jedi ; pas d'orgueil, pas de colère...bon, on n'a pas affaire au même Anakin que dans l'épisode II, et a fortiori l'épisode III. En revanche, pour Obi-Wan, Yoda ou Wendu, pas de distorsion, cela colle.

    Certains aspects comiques feront bien rigoler les amateurs d'humour : il y a quelques bonnes trouvailles dans le film. Le réalisateur ne se lâche pas souvent, mais quand il le fait, on rit bien. Notamment, les amateurs de limaces ne vont pas être déçus avec le fiston de Jabba, mais chut, je n'en dis pas plus...

    J'ai entendu pas mal de personnes dire que c'est un film de fans ; ce n'est pas mon avis. Au contraire, je pense qu'il a vocation à être regardé par tous, et qu'il surprendra souvent ceux qui le verront.

    Il vaut à mon avis les autres films de l'épopée galactique. A voir et à revoir donc. Pour les Parisiens, pour info, cela passe à l'UGC de Bercy. Aux Gobelins, aussi, je crois.