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samedi, 13 juin 2015

Migrants : le problème vient d'Érythrée et du Sud-Soudan

J'ai essayé de savoir d'où venaient les migrants qui traversent actuellement la France et notamment Paris : principalement d'Érythrée et du Sud-Soudan.

Je me suis alors demandé ce qui poussait à ce point les gens qui vivent là-bas à partir. Que dire ? C'est édifiant. Que ferait-on à leur place ?

L'Érythrée est une sorte de Corée du Nord africaine, et le Sud-Soudan est ravagé par la guerre civile depuis son accession à l'indépendance.

Évidemment, on serait tenté de proposer que l'Europe intervienne directement dans ces pays pour y établir les conditions d'un ordre et d'un droit acceptables. L'inconvénient, c'est que les récentes tentatives européennes ou américaines de renverser des pouvoirs locaux épouvantables ont à chaque fois abouti à propager un chaos sur lequel a prospéré la mauvaise herbe islamiste.

L'Enfer, plus que jamais, est pavé de bonnes intentions. Très honnêtement, je ne sais pas quoi faire. Je n'ai pas d'idées. Les yakafaukon ne m'intéressent pas, et, toute solution qui consisterait à assister des pays entiers ou à leur verser des sommes astronomiques (dont l'essentiel s'étiolerait dans la corruption, au demeurant) n'est pas viable.

Peste ou choléra, voilà le choix actuel, jusqu'à ce qu'un diplomate de génie imagine les solutions géopolitiques de demain.

Je n'ai aucune expertise dans ce domaine, mais intuitivement, je tendrais à dire que tout effort pour stimuler et protéger les micro-activités économiques dans ces pays (est-ce possible par la force, je ne le sais pas) est de nature à nous dégager l'espoir de jours meilleurs.

lundi, 29 octobre 2007

Zoé ou l'Arche des amateurs de l'humanitaire

Je trouve que les choses vont un peu vite à mon goût à propos de la fameuse Arche de Zoé. J'ai surtout l'impression que l'on a affaire dans ces circonstances à des amateurs certes têtus et bornés, mais de bonne foi.

Dans ces conditions, la brutalité et la précipitation de la diplomatie française sont effarantes ! Rama Yade a été particulièrement mal inspirée dans cette histoire. Mais il faut ajouter que son chef, Nicolas Sarkozy a été encore pire, faisant preuve d'intempérance, et peut-être, en parallèle, de cynisme.

Rama Yade a tout de même a peu près compris ce qu'il s'était passé, si on examine de près ses déclarations :

«l'action humanitaire nécessite un minimum de sérieux et de retenue. Il ne faut pas se lancer dans des opérations comme ça, même avec les meilleures intentions du monde.»

Car le véritable enjeu, et cela n'échappe pas au Figaro, d'ailleurs, c'est bien le conflit du Darfour et la présence occidentale à la frontière du Tchad et du Soudan. Idriss Deby est très loin d'être un démocrate, et ses cris d'orfraie masquent à peine ses calculs politiques, dans cette histoire. Quant à la France, on vérifie finalement que sa diplomatie ne change pas de ligne. Faut-il rappeler qu'en 2004, les rebelles avaient été à deux doigts de renverser le régime et que Débry ne s'était maintenu que grâce à l'intervention des forces françaises ? C'est pourtant cette année-là qu'il a fait voter une modification constitutionnelle pour pouvoir se présenter une troisième fois aux présidentielles...

Certes, Débry vaut mieux que le sinistre Hissène Habré, son prédécesseur, mais il est très loin d'avoir rempli les promesses démocratiques qu'il laissait entrevoir au temps où il était encore un opposant.

Il n'y a qu'à lire par exemple le rapport de l'ambassade des Etats-Unis au Tchad pour l'année 2007...Deby si sensible pour les enfants de l'Arche de Zoé n'a aps fait grand chose pour les enfants dont il est question dans le rapport... 

Bref, tout cela pour dire que nos aventuriers de l'Arche de Zoé sont certainement des imbéciles téméraires et bornés, mais pas forcément des sales types comme la presse et la diplomatie tendent à le laisser croire.

Par ailleurs, les conditions de vie dans cette région du Tchad et au Soudan sont effectivement très difficiles pour ne pas dire effroyables.