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mardi, 11 novembre 2008

Grande Guerre et mutineries : alors là, bravo Sarko !

J'écrivais hier même mon ras-le-bol du 11 novembre, exaspéré par la commémoration d'une France et d'une classe politico-militaire qui a envoyé à la boucherie nombre de jeunes Français, n'hésitant pas à tirer dans le tas quand le bétail ne marchait pas le pied ferme à la mort.

Or, j'apprends aujourd'hui par le Parisien que Nicolas Sarkozy, l'actuel Président de la République, a rendu hommage aux mutins. J'ai beaucoup apprécié cette phrase qui est exactement celle que j'attends des pouvoirs publics depuis des années :

«ces hommes dont on avait trop exigé, qu'on avait trop exposés, que parfois des fautes de commandement avaient envoyés au massacre, à ces hommes qui n'ont plus eu la force de se battre».

Et  je trouve très juste sa conclusion :

«Cette guerre totale excluait toute indulgence, toute faiblesse. Mais 90 ans après la fin de la guerre, je veux dire au nom de notre Nation que beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s'étaient pas déshonorés, n'avaient pas été des lâches mais que, simplement, ils étaient allés jusqu'à l'extrême limite de leurs forces»

Je n'aurai sans doute pas souvent l'occasion de le dire, mais là, je le dis, Sarko, bravo, je te tire mon chapeau. Un dernier petit effort, maintenant, pour demander aux historiens d'ouvrir le livre noir et de s'intéresser aux décisions du haut-commandement et de la classe politique d'alors...