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dimanche, 20 juin 2010

Affaires sur affaires, un Judas au gouvernement ?

La lecture d'un des derniers billets de Toréador donne à réfléchir. Il émet l'hypothèse que les scandales qui frappent tour à tour le gouvernement ne sont pas l'effet du hasard. A vrai dire, je n'avais jamais songé à considérer les choses ainsi, mais, en effet, c'est surprenant : Blanc, Estrosi, Boutin et Woerth d'affilée, de surcroît en pleine coupe du monde, étrange tout de même. On chercherait à torpiller la majorité que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Tiens, tiens, ça me rappelle un certain Judas...

Quand tout passe par le Canard, terrain de lieu privilégié des règlements de compte politiques, c'est qu'il y a anguille sous roche. Après, il faut évidemment chercher à qui le crime profite, mais, sur ce point, je j'ai pas d'avis tranché.

Tiens, ça me fait penser à l'un des derniers livres que j'ai acheté à mon aîné : Judas, l'amitié trahie, en collection Histoires de la Bible.

L'auteur y a un point de vue longtemps intéressant : il montre un Judas tout fier d'être un disciple de son maître, qu'il voit en chef politique charismatique. Fier des responsabilités qui lui sont confiées (trésorier du groupe) mais cultivant l'amertume et quêtant souvent en vain un regard de son leader spirituel. En proie à la défiance du reste du groupe, avec le sentiment d'être isolé, rejeté, parfois méprisé, il est peu à peu rongé par l'aigreur. Aigreur qui le conduira à accepter une somme misérable pour désigner son meilleur ami à la vindicte ;  non pour la somme elle-même, mais par désespoir. Désespoir d'être reconnu, désespoir d'être estimé et apprécié.

Dans les Romans des Chevaliers des la Table Ronde, l'axe d'attaque majeur du Malin est toujours le désespoir. Un chevalier qui a désespéré est prêt à tourner casaque.

Il ne reste plus qu'à transposer tout cela à la politique et on devrait pouvoir trouver quelques pistes intéressantes.

Ah, évidemment, du côté obscur, il n'y a pas que Judas. Il y a aussi un certain Sha'itan, serpent de son état, qui aspire à prendre la place de son maître, évidemment...

10:36 Publié dans Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : judas, woerth, affaire |  Facebook | | |

dimanche, 04 avril 2010

Pourquoi Sarkozy va partir, comment nous allons l'aider (Judas)

Tiens, récemment, j'ai été contacté par les auteurs d'un livre et webmestre d'un blogue. Leur livre s'intitule Pourquoi Sarkozy va partir, comment nous allons l'aider et les auteurs (un collectif) répond au doux patronyme de Judas.

Il ne fallait pas autre chose de plus pour attirer mon attention, évidemment. Tiens, l'Sarko qui voit des complots partout, il devrait lire mon blogue. Que l'auteur ait choisi un tel pseudonyme littéraire, et vraisemblablement politique, devrait attirer son attention. Au début, je n'ai pas trop fait gaffe, puis, au fur et à mesure qu'ils m'envoyaient des extraits, j'ai commencé à ouvrir l'oeil et dresser l'oreille.

Ils m'ont mis l'eau à la bouche, ces rascals :-D ! Le livre sort le 15 avril, et j'ai très hâte de l'acheter et le lire. L'éditeur est Denoël, donc ça sent le sérieux à plein nez, pas les amateurs, quoi.

Du coup, je me suis rendu sur le site de l'éditeur, et j'ai trouvé ! j'aime bien la présentation :

Avec la liberté rare que lui confère le port du masque, le groupe informel de politiques, d'intellectuels et de hauts fonctionnaires de tous bords rassemblés sous le nom de Judas révèle tout haut ce que les cercles concentriques du pouvoir pensent tout bas ; à savoir que nous n'avons plus le choix : réformer à outrance ou sombrer âprement et sûrement avec le navire. 
Sarkozy va partir. Judas en explique les raisons. Judas va l'aider parce que les réformes que cet agité a eu la grâce de commencer et l'impossibilité de finir sont indispensables pour éviter à la France une Berezina sans fin ni gloire. 
Judas vend la mèche : c'est sa vocation. À chaque citoyen le droit – le devoir – de l'allumer
.

Ce qui m'a interpelé, ce sont les remarques sur les réformes de Sarko : a priori, ils n'étaient pas contre les premières réformes, mais ont estimé qu'elles sont devenues très vite du flan. Je subodore donc fortement que le coup de flibuste vient de la droite, eh bien, donc, de proches ou au moins des cercles du pouvoir. J'en déduis que ça va clairement saigner. Ça tombe bien, j'aime bien le sang et la tripaille.

Et puis j'ai eu connaissance d'un autre extrait dans lequel ils écrivent :

Qui ne préfère l’agitation de Sarkozy à l’immense léthargie d’hier et d’avant-hier ? Sarkozy était un mal nécessaire : il fallait ce simulacre d’électrochoc pour réveiller une masse infantilisée par les promesses des uns et les trahisons des autres, persuadée qu’on lui fournirait toujours le vivre et le couvert et que la crise mondiale, tel le nuage de Tchernobyl, contournerait la France sans jamais la polluer.

Ce sont des mecs de droite, y'a pas photo. J'essaie juste de déterminer où ils sont exactement sur l'échiquier. J'ai l'impression qu'ils sont plutôt vers le centre, et qu'il y a également des libéraux (des vrais) dans le tas.

J'ai un peu analysé les extraits qu'ils publient évidemment sur leur blogue. Bon, ils n'aiment pas Aubry, c'est clair...

Une France sous la houlette de Martine Aubry, cela peut inquiéter. Les 35 heures ont aidé la France comme la corde aide le pendu ; l’époux de madame Aubry, l’avocat Brochen, est le défenseur d’un certain nombre de groupes islamistes du Nord et a plaidé notamment, dès 1993, pour des filles qui souhaitaient à toute force porter le voile. Sans parler d’une piscine municipale de Lille où les horaires sont partagés entre hommes et femmes, ce qui en dit long sur les conceptions laïques et républicaines d’une certaine gauche à géométrie variable.

Sur Ségolène Royal, c'est pas trop hostile, pour l'instant, du moins :

D’ores et déjà, nous savons que Ségolène Royal ira son chemin présidentiel jusqu’au bout en 2012 ; si elle n’est pas adoubée officiellement par le PS, elle présentera une liste dissidente et ne se dérobera pas devant ce qu’elle estime être son destin. A bon entendeur socialiste, salut.

A propos de DSK, mort de rire, ils ont tapé dans le mille :

Dominique Strauss-Kahn a toujours été contre le capitalisme : tout contre.

Bref, ce bouquin promet. D'ailleurs, j'ai déjà donné consigne à mon libraire de m'en réserver un exemplaire. Y'a intérêt à ce que je ne sois pas trompé sur la marchandise, mais j'ai plutôt confiance. Après l'Abus de pouvoir de Bayrou, dont on ne soulignera jamais à quel point il est visionnaire à plus d'un égard, j'ai là le deuxième livre, je le pressens, qui va signer le coup de grâce contre le Sarko...Bayrou a peut-être payé très cher son opposition frontale (mais souvent justifiée) au Sarkogogo, mais eux, ils m'ont l'air déterminés et à l'abri. La récente histoire du MoDem m'a montré qu'il n'y a rien de plus nocif, ,nuisible et dangereux, pour un puissant, que ses plus proches. C'est ce qu'un certain Denys de Syracuse s'est ingénié à expliquer, à grands renforts de mise en scène, à un non moins certain Damoclès, il y a de cela 2400 ans...

Et puis Judas, ça me plaît bien, moi, comme nom. Ça me plaît même beaucoup, même si je pense que l'Sarko, il a du nous coûter bien plus que 30 deniers, depuis qu'il est en fonction...

22:32 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (29) | Tags : sarkozy, judas |  Facebook | | |