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dimanche, 14 mars 2010

Les antibiotiques toujours moins performants !

Réveil à pas d'heure, cette nuit, et un peu en catastrophe. Ma petite dernière pleurait et semblait très rouge. Prise de température : 41°

Gros coup de flip comme vous ne l'imaginez pas. Bain avec un degré de moins, doliprane, déshabillage et trois quatre heures plus tard, advil.

Le problème, c'est qu'elle était sous Orelox depuis le début de la semaine contre une otite. J'ai déjà observé avec mon aîné que certains antibiotiques ne fonctionnaient plus. Mon médecin m'en parlait déjà quand j'avais 20 ans en me disant que c'était ce qui nous menaçait au 21ème siècle.

Mon actuelle généraliste m'a dit que la seule solution connue, quand vraiment plus rien ne fonctionne, c'est l'injection massive avec hospitalisation. Mais les germes deviennent toujours plus résistants, et, à ma connaissance, la recherche médicale a déserté complètement ce champ...

Un rapport récent de l'OMS indiquait que nous sommes en train de perdre la bataille contre les bactéries :

1 - En Estonie, en Lettonie et dans certains parties de la Fédération de Russie et de la Chine par exemple, plus de 10 % des malades de la tuberculose présentent des souches résistantes aux antibiotiques les plus puissants,
2 - En Thaïlande, les trois antipaludéens les plus courants ne sont plus efficaces. Chez 30 % environ des malades prenant de la lamivudine contre l'hépatite B, la résistance s’installe après un an de traitement,
3 - En Inde, 60 % des cas de leishmaniose viscérale (infection parasitaire grave liée aux chiens et aux rongeurs et transmise à l’homme par la piqûre de certaines mouches) ne réagissent plus aux médicaments de première intention. Dans les cas d'infection à VIH, on observe déjà une résistance primaire à l'AZT,
4 - Aux Etats-Unis, quelque 14 000 des malades hospitalisés sont infectés et meurent chaque année à cause de germes pharmacorésistants d'origine nosocomiale. 
Dans le monde, jusqu'à 60 % des infections nosocomiales sont provoquées par des bactéries chimiorésistantes (résistantes au antibiotiques)
.

La France, quant à elle, avec sa consommation massive de médicaments comporte le plus de souches résistantes. Si nous ne parvenons pas à éradiquer et détruire ces souches, nous allons au devant d'un grand danger.