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mardi, 25 mai 2010

T'as raison, Fadela, faut passer le kärcher !

Fadela Amara veut passer le kärcher dans les cités pour en finir avec l'insécurité qui pollue la vie de leurs habitants. Oh, je ne peux qu'abonder. Il ne reste plus qu'à transmettre le message à son patron : on se demande ce qu'il fait depuis trois ans. Profitons-en pour rappeler que les effectifs en Seine Saint-Denis sont en baisse, depuis que son collègue Hortefeux a été nommé à l'intérieur...Précisons aussi que la justice dispose toujours d'aussi peu de moyens pour enquêter, juger et faire exécuter les peines. Il y a une quadrature à laquelle on n'échappe pas : dans une société où la délinquance croît d'année en année, impossible d'obtenir des résultats à moyens constants. A fortiori quand on les diminue.

Évidemment, si on les gaspille pour venir cueillir des professeurs de philosophie, des collégiennes ou des syndicalistes au lever du lit pour les emmener en garde à vue, on n'arrange pas les choses.

Ouf, heureusement que le Parc Astérix a le sens des responsabilités : c'est sa sécurité qui est venue au secours d'une famille rouée de coups par la racaille qui se croyait en terrain conquis, et c'est encore eux qui vont porter plainte contre les voyous (venus des Ulis, une banlieue connue pour sa douceur de vivre...pour la racaille !). Le Parc Astérix, habitué à une clientèle familiale, n'a jamais connu une telle flambée de violence gratuite depuis sa création : imaginez le traumatisme d'une tranquille famille agressée par 30 voyous. Il paraît que la racaille risque trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Bon, on attend le jugement. Y'a plus qu'à. Les vidéos ont enregistré la scène, on connaît les coupables, qu'est-ce que les juges, la police, mais, in fine, le gouvernement attend ? Deux d'interpelés ? Il y en avait 30 !

L'opinion est abasourdie par la sauvagerie et la brutalité de l'agression ? Il faut frapper fort ! Elle doit l'être autant par la sévérité de la répression. Y'a plus qu'à, Fadela, mais n'oublie pas qu'en chaque citoyen agressé sommeille un électeur qui s'impatiente...