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vendredi, 30 octobre 2009

Droit du sol et identité nationale

L'identité nationale revient à grand galop avec, comme par hasard, l'approche des élections régionales. Sarkozy et l'UMP doivent sentir que le FN frémit dans les sondages...

Cela dit, j'ai déjà écrit un billet sur le sujet au mois d'août : il n'avait d'ailleurs étrangement pas fait de vagues. Ni le droit du sol ni le droit du sang ne me satisfont. S'il faut admettre le droit du sang comme un état de fait, il ne devrait pas être rédhibitoire pour obtenir la nationalité comme en Allemagne. Je renvoie donc à l'idée surgie au Royaume-Uni cet été, l'acquisition de la nationalité par la délivrance de points assortie d'une période de probation.

Ils ont imaginé de ne décerner la nationalité britannique qu'après l'attribution d'un nombre de points nécessaires pour l'obtenir. Il y a évidemment des critères : absence de casier judiciaire, participation à la vie civile et associative, connaissance de la langue et de la culture britanniques apportent des points. Abonnement aux aides sociales diverses, délinquance, participations aux manifestations (violentes, je précise ma pensée par rapport au sujet initial) en retirent (suite)

Les critères mériteraient d'être affinés, mais j'en aime bien le principe et je pense que nous devrions l'appliquer en France

Il ne devrait plus être suffisant d'être né sur le territoire français pour obtenir la nationalité française, à mes yeux. En ce qui concerne l'identité nationale, je reprends, tout comme Bayrou et Juppé, la définition qu'en donne Ernest Renan : c'est un plébiscite permanent. Je ne sais pas que ce nous veulent Besson et Sarko avec l'identité nationale, mais il n'y a pas autre chose à ajouter.