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  • Quel espoir pour les femmes de ménage ?

    S'il y a bien une profession dont l'exercice entraîne de très sérieux troubles de santé, notamment musculo-squelettiques, c'est bien celle de technicienne de surface, plus communément appelée "femme de ménage".

    Si l'électro-ménager a connu un fort essor au XXème siècle, il souffre, me semble-t-il, d'un fort déficit d'investissement pour tout ce qui concerne son ergonomie. Les principales marques se concentrent exclusivement sur les économies d'énergie et le bruit.

    C'est peut-être qu'il y a dans cette profession un nouveau prolétariat précaire taillable et corvéable à merci dont la santé, au final, indiffère à tous, sociétés de services ou employeurs particuliers.

    Rien ne permet d'éviter de se tenir debout, de piétiner, de se pencher à peu près constamment quand il faut entretenir un local sauf s'il a été prévu pour faire l'objet d'un nettoyage facile.

    On voit bien comment les métiers du nettoyage sont méprisés et sous-évalués, au fond, en dépit de leur utilité, peut-être parce qu'ils ne dégagent aucune plus-value visibles. Et pourtant, ils servent dans des proportions incomparables la qualité du cadre de vie et même la santé publique puisqu'ils participent d'une nécessaire hygiène.

    Il reste à espérer qu'un jour un inventeur de génie et un entrepreneur intuitif se saisissent d'une possible mine d'or dans ce secteur et y fassent une entrée fracassante en révolutionnant l'ergonomie des taches de toute la profession.

    Il est certainement aussi du devoir de l'État de créer un cadre législatif adapté pour donner à ces professions un meilleur statut et une meilleure reconnaissance.

  • Le voile à l'Université ? Une liberté...

    J'avoue être assez gêné par la déclaration de Manuel Valls sur le voile à l'Université. Geneviève Fioraso me semble avoir très justement réagi en faisant observer que

    a) aucune université n'a fait remonter de problèmes à ce sujet

    b) les étudiants d'université et ceux de lycée ne sont pas les mêmes : dans le second cas, il s'agit de jeunes majeurs.

    Je trouve qu'on en fait un peu beaucoup sur les signes religieux. L'important, c'est de s'assurer que des individus, les femmes en particulier, ne soient pas mis sous la coupe d'autres individus.

    Tant qu'il n'y a pas trouble à l'ordre public, il n'y a pas de raison d'empêcher quelqu'un de s'habiller comme il l'entend.

    Manuel Valls en fait trop parce qu'il veut briller au firmament. Ce n'était pas la peine de la ramener et de jeter de l'huile là où le feu n'avait pas pris.

    Ce n'est pas à l'Université que les droits des femmes sont les plus menacés mais dans les cités où elles se trouvent prises en tenailles entre la racaille et l'islamisation radicale. Valls feraient mieux de s'occuper des jeunes filles qui y vivent et de leur sécurité au lieu d'inventer des problèmes qui n'existent pas.