« L'ennemi, c'est la collusion, pas la richesse ! | Page d'accueil | Ah, si Marielle menait la bataille à Paris ! »

lundi, 25 novembre 2013

La gauche et le centre : l'impasse.

J'écris cette petite note presqu'à usage interne, en fait : elle s'adresse à tous mes camarades et amis militants au MoDem, venus souvent de la gauche, que je vois amers et déçus parce qu'ils ont l'impression que le MoDem change de cap. Je fais ainsi suite à un premier billet sur le sujet.

Il est vrai, en nous associant avec l'UDI, en choisissant de privilégier des accords avec la droite républicaine et modérée, la direction du MoDem semble faire retour de balancier et pencher désormais vers le centre-droit.

Je n'ignore bien sûr pas les différences qui existent entre vous, militants démocrates mais de centre-gauche, et les sensibilités libérales et centristes qui n'ont parfois pas hésité à appuyer Nicolas Sarkozy que généralement vous exécrez. Je voudrais vous faire toutefois observer ces quelques points :

Concrètement, pouvez-vous me dire ce que la gauche a offert ou proposé au MoDem ? Rien.

Comme Nicolas Sarkozy, à l'occasion des élections municipales elle a généralement essayé de débaucher nos élus ou nos candidats et le plus souvent, elle s'est contentée de leur claquer la porte au nez. Considérez seulement l'attitude de la gauche avec Jean-Luc Benhamias à Marseille, lui qui est allé jusqu'à se revendiquer de la majorité présidentielle ou, en 2008, celle de Bertrand Delanoë avec Marielle de Sarnez, se gardant bien de lui faire la moindre proposition politique à l'issue du deuxième tour, ou plus récemment, l'attitude du PS n'offrant comme perspective à François Bayrou que de se fondre dans le programme de François Hollande, et vous comprendrez qu'il n'y a pas de place pour nous à gauche. Aucune, ne vous y trompez pas, et pourtant, jamais le programme du centre n'a été aussi proche de la gauche que celui du Projet Humaniste de 2008. C'est un militant de centre-droit qui vous le dis.

Alors quoi ? Continuer à nous enfermer dans une tour d'ivoire ? Nous savons très bien qu'ainsi, nous allons vers une mort lente mais inéluctable. Continuer à frapper à la porte de la gauche ? Ne croyez-vous pas que les amants mille fois éconduits finissent par être ridicules ? N'en fait-on d'ailleurs pas des sujets cocasses de comédies ? Je vous pose la question sans jeux de mots : quelle alternative ?

L'indépendance, c'est la mort. L'alliance à gauche, c'est foutu, et pour ceux qui trouveraient qu'une certaine droite pue, je fais observer qu'une certaine gauche ne sent pas forcément meilleur.

Sur l'Europe, sur notre identité et celle des autres, sur la fiscalité et la solidarité, nous avons au centre avec François Bayrou et Jean-Louis Borloo des leaders au discours clair et sans ambiguïtés, dans un sens ou dans l'autre. A condition de constituer un pôle puissant, nous pouvons finir par imposer une partie de nos vues à la droite et nous ne nous interdisons pas d'approuver ce qui nous paraîtra favorable à la France. Je rappelle que Jean-Louis Borloo a usé de cet élément de langage cher à François Bayrou dès le début de la nouvelle mandature législative.

Votre départ, je suis désolé de vous le dire, ne changera pas le cours de l'histoire et le MoDem continuera bon an mal an son chemin. Mais vous, vous vous enlèverez un moyen de peser sur l'action politique. Vous cesserez d'être le nécessaire poil à gratter qui rappellera au centre le caractère impératif de la solidarité. Vous partirez, amers, et ne gagnerez rien, car vous imaginerez reproduire dans le tissu associatif ce que vous avez voulu créer au sein d'un parti. Or, vous découvrirez qu'il n'en va pas autrement dans les associations : ne vous leurrez pas, elles connaissent les mêmes contradictions et obstacles que les partis coloration politique mise à part. Quelle que soit la structure dans laquelle il se réfugie, l'humain reste humain.

Humain trop humain, a écrit Friedich Nietszche, donnant cet aphorisme comme titre à l'un de ses ouvrages majeurs. Si je me refuse à écarter définitivement toute forme de métaphysique de nos valeurs, comme le voudrait ce philosophe fameux, je retiens de son ouvrage la volonté d'écrire une chimie de nos représentations morales et de nos sentiments tout en nuance. Foin des oppositions radicales, les aphorismes de Niezsche disent simplement que l'erreur naît au moins autant de la vérité qu'elle ne s'y oppose ou encore qu'il existe un lien presqu'indissoluble entre égoïsme et altruisme. Ces nuances subtiles ne sont pas constitutives de nos structures sociales mais bien de la nature humaine. 

En allant chercher ailleurs ce que vous avez cru ne pas trouver au MoDem, vous n'y rencontrerez, et à nouveau, que de l'humain. Vous pouvez vous en réjouir ou en pleurer, mais vous ne pourrez l'éviter.

15:17 | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : modem, centre-gauche, nietzsche | |  Facebook | | | |

Commentaires

Passionné par la politique depuis 2006 et ma découverte de Bayrou et de la 3ème voie, ce "retour au bercail" ne me poussera pas vers la gauche, dont je me sens plus proche que de l'UMP, mais vers un désenchantement qui tôt ou tard (et plus tôt que tard) me mènera vers l'abstention.

Écrit par : Benjamin | lundi, 25 novembre 2013

@ l'Heretique : Juste une correction, s'il s'agit de notre Benhammias du Modem à Marseille venu des Verts, son prénom est Jean-Luc.
Quant au Centre, j'y suis j'y reste.
Peu m'importe qu'il soit centre-droit ou centre-gauche, c'est au choix ... du client :)

Écrit par : Gilou | lundi, 25 novembre 2013

@Benjamin
Je ne pense pas que cela soit un retour au bercail.
Vous verrez, quand 2017 arrivera, si Sarkozy est candidat, les mêmes fractures qu'en 2007 se reproduiront.
L'idée est justement de ne pas en arriver là...
Je comprends que pour vous, ce n'est pas simple, évidemment. Je vous fais une confidence : moi non plus, bien que de centre-droit, je n'ai jamais voté UMP non plus et franchir le pas ne va pas être facile (il y a d'ailleurs des UMP pour lesquels on ne me fera jamais voter).
@Gilou
Merci, c'est corrigé.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 25 novembre 2013

Ton billet est très intéressant. C'est vrai que dans certaines villes le groupe PS est peut-être plus enclin à travailler avec le MoDem que l'UMP. Mais ce doit être rare !

Personnellement je suis convaincue que le Parti Socialiste "n'existe plus" et comme François Bayrou je pense que leur programme est impossible à soutenir pour la bonne raison que les socialistes se trompent de raisonnement. Persuadés qu'ils sont que la gauche doit imposer sa façon de voir à tout le monde.
Les responsables sont pratiquement tous fonctionnaires et ne connaissent pas les réalités de la vie quotidienne. Quand on aura une majorité de députés "chefs d'entreprise" alors là oui on pourra enfin parler vrai.

Depuis quelques semaines j'ai découvert un landais pas assez connu en France, Frédéric Bastiat, né en 1801 (par contre beaucoup plus dans le monde). Toi qui te dis "libéral", je me demande s'il ne te plairait pas. Je vais rentrer dans quelques jours dans l'association qui lui est consacrée. Il s'avère que les vrais libéraux sont beaucoup plus dans le social avec la prise en compte de la liberté individuelle et donc de la responsabilité individuelle que les socialistes.
Frédéric Bastiat avait une conception très moderne de la politique en souhaitant déjà la participation des femmes...
Elu député des Landes, avant tout spécialisé en économie, il se distingua en votant soit avec la gauche, soit avec la droite !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Bastiat

Écrit par : Françoise Boulanger | lundi, 25 novembre 2013

Bon ... il est difficile de ne pas se sentir un peu amicalement visé (parmi d'autres) par ce billet.

Je crois que tu trompes à plusieurs reprises dans ton analyse. Mais c'est normal que notre analyse diverge : mon choix est celui que l'on sait.

Je veux me cantonner à deux points. Tu dis "l'indépendance, c'est la mort". Je dirais que l'incohérence, c'est la mort. Le renoncement aussi. Et ainsi, les démocrates sont morts deux fois. Les centristes, ils se portent bien. Mais comme tu le sais, j'ai toujours prôné le dépassement du centrisme.

Et c'est bien là le deuxième point. Tu dis "Mais vous, vous vous enlèverez un moyen de peser sur l'action politique." Et là, en ce qui me concerne, tu fais un second erreur. À partir du moment que l'on fait le choix du repli centristo-identitaire, que l'on rêve le passé au lieu d'inventer le futur, les marges de manœuvre pour "peser" deviennent nulles.

Je reconnais aux centristes le droit d'être ce qu'ils veulent être. Ce n'est pas mon projet : rester aurait, à mes yeux, été une insulte envers moi, et aussi envers vous.

Et je t'assure que quand Marc Fesneau, Jean Lassalle, François Bayrou (dans l'ordre chronologique depuis juin) te disent "je ne veux pas que tu parte", ça touche et ça fait réfléchir.

J'ai décidé pour le respect de moi et aussi de vous. Je suis certain que tu y reconnaîtras une cohérence forte avec ma philosophie politique et les propos que j'ai défendues tout le long de ces années.

Ah ... merci de ce billet :-)

Écrit par : Claudio Pirrone | lundi, 25 novembre 2013

Salut Claudio,
Je sais que je ne réussirai pas à te convaincre de rester même si j'ai essayé. C'est en effet en pensant à toi que j'ai écrit ce billet (à quelques autres aussi, bien sûr).
Oui, je sais que tu es cohérent avec toi-même et droit. On va perdre quelque chose d'Amartya Sen avec ton départ, l'Aristote de gauche :-)
Bon, tu sais que tu es toujours le bienvenu à la maison, alors, peut-être qu'après avoir fait un tour, tu te diras finalement que le petit Liré, en dépit de ses travers, ce n'est pas si mal.
Amitiés
César

Écrit par : l'hérétique | lundi, 25 novembre 2013

Salut Françoise,
Oh oui, je le connais : les libéraux le portent aux nues. Bon, je suis libéral, mais tendance très modéré. Bastiat c'est bien, mais trop individualiste pour moi.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 25 novembre 2013

Le risque c'est que c'est le retour sournois de l'UDF : les notables UDI n'ont besoin ni de militants ni de démocratie participative ni d'alternative ni même de changement. Ils sont tellement accrochés à la droite comme la moule à son rocher pour être élus et réélus qu'ils n'osent même pas se présenter contre l'UMP au 1er tour! De fait comme le Modem n'a plus guère de ressources et s'est lié à eux il va être obligé de suivre et de faire alliance lui aussi dès le 1er tour avec la droite pour avoir quelques élus qui défendront sans liberté...un programme de droite. Amen

Écrit par : zapataz | lundi, 25 novembre 2013

@Zapataz
C'est un risque, en effet. Ne mettez pas tout le monde dans le même sac à l'UDI.
C'est sûr que pendant un temps, on risque d'être lié à l'UMP, mais en même temps, on bénéficie de l'opportunité des européennes. Si on y fait un gros score, cela peut changer la face des choses.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 25 novembre 2013

@ l'hérétique:

vous oubliez que l'alliance avec l'udi et par la même avec l'ump n'est qu'une partie du problème (partie fondamentale, il est vrai)...

A cela se rajoute la façon dont la décision a été prise, c'est à dire par les hautes sphères du mouvement démocrate sans aucune implication ni consultation des adhérents...

S'il y avait eu le débat qu'une telle décision méritait, peut être que les gens issus de la gauche auraient été un peu plus réceptifs aux arguments politiques...
Mais là...

Quand j'ai rejoins le MoDem, j'ai aussi rejoins un mouvement qui prône l'implication des citoyens dans les décisions qui les concernent et étend ce principe à son fonctionnement interne...

Pour l'instant, aucune information ne me laisse penser que le MoDem va consulter ses adhérents... D'ailleurs ce serait, il est vrai, un peu vain car ce genre de consultation doit se faire avant d'annoncer la décision publiquement... Après, c'est un peu tard et ce serait limite du foutage de g....

Écrit par : serge92 | lundi, 25 novembre 2013

J'arrive après Claudio Pirrone et serge92 et ne pourrais pas dire mieux ;-)

Pas plus qu'eux, je ne viens "de la gauche". Je viens du centre, et j'y suis toujours. Jusqu'en 2002, je ne connaissais pas de parti qui corresponde à mes convictions, pas de parti dont j'aie l'impression de partager le combat — pas de parti démocrate.

Je votais de temps en temps à gauche, de temps en temps à droite, selon les candidats, mais je trouvais surtout la politique bien désolante.

Après la présidentielle de 2002, les choses ont changé et cette offre politique est apparue. Électoralement, elle a échoué. Dans les têtes et les idées, elle a eu quelque effet (voir l'énorme succès du "produire en France" lancé en août 2011 par François Bayrou… dans la dérision générale !).

S'il n'y a plus de parti au centre, la carte politique revient à la situation d'avant 2002 et moi aussi.

L'argument putassier "concrètement, pouvez-vous me dire ce que la gauche a offert ou proposé au MoDem ? Rien." me semble à l'exact opposé de ce qui peut motiver un militant politique :-) … en tout cas, de ce qui peut me conduire à m'engager.

Écrit par : FrédéricLN | mardi, 26 novembre 2013

oups, tout de même une nuance par rapport à ce qu'écrit serge92 : une décision de ce type est généralement initiée par des "hautes sphères", et un débat a eu lieu (à Guidel, en AG dans mon département…).

Le résultat de ce débat m'a semblé clair dans les deux cas : OK pour constater qu'au plan national il n'y a pas actuellement d'opportunité de travailler avec la gauche, OK pour un rapprochement avec le centre-droit, OK pour garder notre liberté pour nous associer, dans les communes, aux équipes les plus proches de notre projet quelle que soit leur couleur politique non extrême.

C'est ce qu'écrit la Charte et que j'approuve.

La question posée par Laurent de Boissieu il y a quelque temps, est de savoir si derrière cette Charte, il y aurait une sorte d'accord secret sur les municipales, qui de facto nous alignerait sur un camp (la droite en l'occurrence), Cf. http://www.ipolitique.fr/archive/2013/10/26/modem-alliances-municipales.html . J'ignore si c'est le cas.

Écrit par : FrédéricLN | mardi, 26 novembre 2013

Pour ceux qui voudraient que la vie politique soit davantage influencée par le centre que par les extrêmes, qui en ont assez de ce bipartisme qui encourage certains hommes politiques a polariser inutilement les français et a exacerber les tensions, et qui voudraient que le souci de l'intérêt général et surtout du long terme soit mis au centre des préoccupations, alors je ne vois qu'une solution : le vote de valeur.
http://www.votedevaleur.org

Il faut bien comprendre que les idées du centre indépendant ne pourront jamais s'imposer avec le système électoral tel qu'il existe.
Le vote de valeur est tel qu'il est tout aussi important de plaire que de ne pas déplaire. Il éliminerait donc un candidat qui chercherait à s'imposer en montant la majorité contre une minorité. Et il permettrait de mettre fin ce système ou deux groupes, la droite et la gauche, s'accaparent successivement le gâteau en mangeant sur le dos des générations futures.

Écrit par : jm | mardi, 26 novembre 2013

@FrédéricLN
Sauf que me concernant, je ne peux pas dire que je ne vienne pas de la gauche vu le parti auquel j'appartenais avant 2007... Ce qui n'empêche pas que je me suis toujours méfié du PS comme je me méfie de l'UMP... :)

Pour ce qui est du débat interne, j'ai une vision différente... dans mon département aucun débat... pas plus qu'au niveau régional... Guidel ne s'est adressé qu'aux militants présents et pour ce que j'en ai compris, le niveau de débat est resté superficiel car la décision était déjà prise comme l'attestaient les communications parallèles avec l'UDI...
Pour une décision de cette ampleur, il fallait des débats et une consultation des adhérents avant toute annonce de décision...
Pour faire un parallèle avec un domaine que je connais, celui des comités d'entreprise, pour mettre en œuvre certains projets, une entreprise doit avoir au préalable consulté le CE sinon cela a pour nom délit d'entrave...
Hé bien là c est un peu pareil, on a entravé le droit des militants à exprimer leurs opinions et propositions avant décision...

Écrit par : serge92 | mardi, 26 novembre 2013

Je ne suis pas complètement pessimiste et à défaut de rien d'autre je me contenterais de l'alternative. Mais force est de constater que ce mouvement ne peut exister que s'il vient concurrencer au 1er tour l'UMP pour faire valoir ses propres idées et peser. Or où y aura-t-il des listes "alternative" dans les grandes villes de France? A Paris? A Rennes l'UDI veut y aller avec la droite. A Bordeaux tout le monde est derrière Juppé. A Strasbourg personne semble-t-il. A Lyon on aura du centriste partout mais pas de liste. A Marseille Benhamias et Muller font chambre à part. A Toulouse on double l'UDI pour aller avec l'UMP. A Clermont Ferrand c'est le brouillard.A Montpellier l'UDI ne veut pas de liste au centre et les élus modem ne veulent pas lâcher la gauche. A Nice il n'y aura sans doute rien. A Reims je crois qu'il y aura une liste. A Lille Richir ne veut pas lâcher le PS. Pareil à Dijon. A Metz ou Nancy on peut espérer des listes. A Rouen ou au Havre calme plat? Bref c'est une vision assez désespérante du centre. Au moins l'UDF de 2002 à 2007 jouait sa carte. Là...

Écrit par : zapataz | mardi, 26 novembre 2013

@Fred
Merci pour le "putassier"...
Au-delà de ce jugement de valeur, je ne te parle pas de mairies de postes et cetera : je dis simplement que la gauche n'a jamais proposé au centre une quelconque forme d'alliance à la notable exception de Ségolène Royal entre les deux tours de la présidentielle et encore : sur l'aspect programmatique, il n'y avait aucune proposition.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 26 novembre 2013

@ l'hérétique : l'adjectif portait sur l'argument "pourquoi seriez-vous proches de ces gens-là, puisqu'ils ne veulent pas s'allier avec vous, donc allez chez ceux d'en face".

Écrit par : FrédéricLN | mardi, 26 novembre 2013

@serge92 : au temps pour moi, je ne savais pas / ne m'en souvenais pas.

Écrit par : FrédéricLN | mardi, 26 novembre 2013

@Fred
Ceux d'en face, c'est un peu restrictif. Nos plus proches partenaires sont a priori à l'UDI. Ensuite, je ne plaide pas non plus pour des alliances automatiques avec l'UMP mais on sait qu'il y a des gens avec qui on peut travailler aussi là-bas et personne ne nous y claque la porte au nez.
On ne va de toutes façons pas diriger le pays tout seul ou alors il va falloir convaincre plus de gens.
Il y a tout de même des lignes de fracture intéressantes à droite : on sait que désormais, Sarkozy et Fillon sont ennemis, tandis que Juppé penche bien plus de notre côté que de celui de Sarko.
Il peut y avoir un axe puissant de centre et droite modérée Bayrou-Borloo-Juppé-Fillon excluant les Copé et les Sarkozy.
C'est ce coche là que l'on peut essayer de ne pas rater dans l'immédiat.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 26 novembre 2013

@ L'hérétique : par "ceux d'en face", je parlais bien de l'UMP. Je n'ai aucun problème avec l'UDI, sinon le fait que, étant à la remorque de l'UMP, leur discours est inaudible et leur proposition politique non crédible.

Quant à une fracture à droit… le rêve d'une explosion de la droite me semble aussi vain que celui de l'explosion du PS. Qui a quitté l'UMP, d'ailleurs, depuis 2012 ? Pierre Méhaignerie, jeune retraité, et ±0 autre adhérent. Ce sont des appareils claniques, fonctionnant sur la rétorsion interne. Il faut vivre avec, bien sûr, mais espérer que notre charme les fasse exploser, c'est fantasmatique.

Écrit par : FrédéricLN | mardi, 26 novembre 2013

Si la gauche c'est l'impasse, qu'en est-il de la droite? Certes , elle accepte le centre, mais à condition qu'il soit de centre "droite"(j'utilise volontairement le mot droite et non l'adjectif droit).Entre 1 candidat de l'ancienne UDF et de l'ancien RPR, je votais pour celui de l'UDF mais pour autant je n'aurai jamais adhéré à l'UDF. C'est bien parce que BAYROU a voulu crée une 3éme voie que j'ai adhéré au MODEM. Et maintenant que cette 3éme voie, qui, il est vrai est la plus difficile électoralement parlant semble abandonnée, que vais-je faire? Quitter le MODEM serait quitter la politique, car je ne me retrouve pas dans le PS, donc je reste. Pour les Municipales qui sont un scrutin de liste,les décisions doivent rester locales, voir individuelles, un test sera de savoir si l'UDI ne s'opposera pas à des alliances locales avec le PS. Pour les Européennes, pas de problème si des listes de l'alternative sont constituées, du moment que nos élus siègent dans le même groupe au parlement, par contre c'est le futur qui sera décisif, et un soutien dès le 1er tour à une candidature de droite aux présidentielles tel que l'a fait BORLOO avec SARKOZY en 2012 serait pour moi un cas de rupture avec ce parti, mais j'espère bien lutter à l'intérieur du parti pour qu'il n'en soit pas ainsi.

Écrit par : color | mercredi, 27 novembre 2013

Bonjour l'Hérétique.

Je donne mon avis ici:
http://philippegibault.wordpress.com/2013/11/28/le-probleme-du-centre-cest-que-lump-et-le-ps-deplacent-le-centre-de-gravite-vers-les-extreme-ou-le-grand-nimporte-quoi/

Écrit par : Phil | jeudi, 28 novembre 2013

@ Frédéric
Je suis persuadé comme l'hérétique que les lignes de fracture de la droite peuvent nous permettre de rebondir. Cet accord pas encore sec avec l'UDI avant les municipales (nécessaire tactiquement pour exister) arrive trop tôt sans doute mais servira le creuset des Européennes où nous pourrons nous faire entendre et rassembler. [cri du coeur] Reste à bord tu fais partie des personnes qui m'attache à ce parti !

Écrit par : Soseki | jeudi, 12 décembre 2013

Écrire un commentaire