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  • On célèbre le terrorisme au jeu de paume ?

    J'ai dû me pincer pour le croire : il y a une exposition au musée du Jeu de Paume à Paris actuellement qui présente l'oeuvre d'une artiste palestinienne.

    Cette dernière a voulu présenter la manière dont les Palestiniens ordinaires, mais aussi parfois les autorités palestiniennes, ont voulu préserver la mémoire de leurs martyrs ces dix dernières années. Tout du moins, c'est ainsi que les appelle Ahlam Shibli.

    Le principe pourrait être acceptable s'il ne se trouvait pas que parmi les dits martyrs, on comptait un nombre non négligeable d'individus qui ont tenté de canarder des civils généralement dans des opérations kamikazes.

    Par exemple une des photographies représete Osama Buchkar, un membre du FDLP qui a tué 3 personnes et en a blessé 59 autres le 19 mai 2002 sur un marché le 19 mai 2002 à Netanya. La légende de la photo indique seulement : «il accomplit une mission de martyr à Netanya» ... Tu parles d'une mission...

    Associer des crimes contre des civils à de la résistance ne me paraît pas acceptable. Ahlam Shibli se montre curieusement beaucoup plus soucieuse de la distinction entre les diverses causes lorsqu'elle dénonce l'assimilation dans la commémoration française en une même célébration la mémoire des résistants et celle des soldats coloniaux. 

    En ce qui concerne les résistants français, ils ne s'en sont jamais pris aux civils mais toujours à l'armée d'occupation exclusivement. Les "martyrs" palestiniens d'Ahlam Shibli ne peuvent en dire autant.

    Finira-t-on un jour par exposer un reportage photo sur les martyrs du 11 septembre aux USA ? Sur ceux d'In Anemas en Algérie avec son cortège d'innocents froidement assassinés ?

    Accepter de telles expositions, sans aucune contextualisation, est un parti-pris idéologique tout à fait significatif de tout ce petit monde interlope associant la gauche bien-pensante, les alternatifs et anti-capitalistes de tout poil, une partie de la droite souverainiste et, bien sûr, les extémistes des deux camps, droite et gauche. Il faudrait ajouter à cela un présuppose arabophile et islamophile symptomatique de tout ce petit monde là...

  • Que Marielle de Sarnez peut-elle proposer pour les femmes à Paris ?

    J'ai évoqué à plusieurs reprises ici grands contours des principales problématiques de la capitale pour ses habitants, mais je n'ai pas évoqué spécifiquement ses habitantes ! Je crois pourtant que les Parisiennes sont l'une des principales clefs de notre territoire.

    Je vois deux préoccupations majeures pour elles :

    - il y a d'abord celles qui sont mères ou qui projettent de le devenir : quel avenir pour elles et leurs enfants alors que le quotient familial baisse engendrant des surcoûts en cascade et que les crédits d'impôts à la garde à domicile et plus généralement aux emplois à domicile vont être rognés ?

    - il y a aussi celles qui veulent vivre la vie d'une Parisienne, sortir, rendre visite à leurs ami(e)s, pouvoir revenir tard le soir, se promener et circuler en sécurité aux quatre coins de la capitale. Ma question est donc simple : que fait-on pour la sécurité des femmes à Paris, car la liberté d'aller et de venir me paraît l'une des toutes premières libertés à protéger...

    L'un des aspects de la sécurité des femmes comporte entre autres les violences conjugales : si la ville ne peut se substituer au législateur (le gouvernement) elle peut prévoir des dispositifs et faire pression sur le gouvernement pour que ce soit l'homme violent qui quitte le domicile et non la victime.

    Notre ville a les moyens d'engager une police municipale : c'est simple, avec un projet pharaonique en moins, nous pouvons financer 10 années d'effectif municipal au moins. 

    J'ai donc une proposition : la création de brigades de sécurité oeuvrant spécifiquement dans le domaine de la protection des femmes, particulièrement pour qu'elles puissent se déplacer en toute sécurité dans la capitale.

    On peut aussi envisager un label woman friendly pour toutes les entreprises et services qui facilitent la vie des femmes.

    On peut agir sur la parité par des lois, bien sûr, mais je crois pour ma part que ce qui est le plus efficace, c'est de mettre en place tout ce qui peut favoriser l'autonomie des femmes. Plus les femmes sont indépendantes et libres, mieux elles sont armées pour grimper dans les échelons de responsabilité.

    Il est très probable que le prochain maire de Paris soit une femme. Personnellement j'aimerais deux choses :

    a) que l'élue de la capitale le soit sur un programme transparent, pragmatique, réaliste, et empreint des préoccupations réelles (et non supposées) des Parisiens

    b) que ce soit Marielle de Sarnez car je crois que c'est la plus à même de rassembler les qualités que je viens d'évoquer.

    Il faudra pour cela apporter des voix à un MoDem élargi, mais aussi que ce parti et les équipes qui travaillent avec Marielle sur le projet parisien, élaborent un programme très solide.