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mercredi, 20 février 2013

La CGT a-t-elle foutu en l'air l'usine d'Amiens-nord ?

Si le PDG de Titan est un abruti en refermant dans un même sac ouvriers, syndiqués et CGT, n'hésitant pas à énoncer des contre-vérités (les ouvriers ne travaillent que 3 heures parce qu'on leur a demandé de réduire leur activité) le rôle trouble de la CGT depuis cinq années dans l'usine goodyear a très clairement contribué à l'issue catastrophique que connaît finalement l'usine. Le Figaro le raconte  très bien.

Il suffit de comparer le sort de l'usine d'Amiens-sud à celui de celle d'Amiens-nord pour constater l'action néfaste de la CGT là-bas. En bloquant toute réorganisation, pourtant acceptée par tous les autres syndicats, la CGT a empêché la nécessaire reconfiguration du site industriel. Amiens-sud se porte bien, en dépit de la crise, alors qu'Amiens-nord va mettre la clef sous la porte.

Le fait que Taylor, le PDG de Titan, soit un crétin réactionnaire et grossier ne change rien à l'affaire.

Et il faut dire que la CGT multiplie les rigidités et les freinages de toute sorte, à témoin son tout récent raoût syndical après la proposition de la SNCF de mettre en service des lignes Paris-Marseille à 20 euros. Pensez-vous ma bonne dame, selon la CGT, la SNCF réinvente la troisième classe ! Cet égalitarisme forcené et imbécile émeut même le Chafouin qui, roupillant, laissait pourtant depuis un moment son blogue en déshérence...

16:04 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : titan, goodyear, cgt, sncf |  Facebook | | |

Commentaires

En ce qui concerne les 3h journalières de travail des ouvriers, la CGT lui aurait répondu que "c'était comme cà en France" et non pas que les ouvriers avaient consigne de réduire leur activité, donc il n'a pas forcé le trait.

Pour le reste, il a entièrement raison: il faut être le dernier des crétins pour s'engager dans une discussion où le gouvernement et la CGT font semblant de négocier alors qu'ils prétendent imposer leurs conditions au repreneur, et plus encore pour reprendre une usine dans un pays où le gouvernement taxe à fond tout ce qui bouge et menace de nationaliser.

Écrit par : Nicolas_Suède | mercredi, 20 février 2013

J'ai encore mieux : la convention 66 pour le médico-social... qui explique qu'ils veulent garder nos gosses handicapés dans leurs établissements au lieu de les scolariser.
http://www.sudouest.fr/2012/10/16/le-monde-medico-social-a-peur-du-declassement-850957-1733.php

ce qui explique les communiqués les défilés en faveur des bourreaux de nos enfants : http://www.sante.cgt.fr/La-prise-en-charge-de-l-autisme
http://www.humanite.fr/fil-rouge/autisme-projet-de-loi-une-ingerence-totalitaire-pcf
voilà la vérité des méthodes "humanistes" qu'ils défendent :
http://desmotsgrattent.blogspot.be/2012/11/les-7-differences-de-la-honte.html

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 20 février 2013

Il n'est pas nouveau que la CGT bloque tout et foute en l'air une entreprise... A quand d'ailleurs le dernier "oui" de la CGT?
Ceci pose le problème du dialogue social en France, sachant qu'il est impossible de discuter avec des extrémistes.

Pour ce qui est du PDG de Titan, no comment. Il cherche des "vrais" ouvriers comme les ouvriers chinois qui travaillent pour moins d'un euro de l'heure. Et il promet de nous inonder, tout comme il inondera les Etats-Unis avec ses pneus à bas coût. Je lui souhaite bien du courage dans sa mégalomanie sans doute très passagère, qui se heurtera de toute façon au politique que ce soit en France ou outre-Atlantique. Un crétin fini qui a voulu se faire remarquer et s'est fait remarquer. Titan, une marque qu'on n'oubliera pas...

Écrit par : JF le démocrate | jeudi, 21 février 2013

Défendre le droit des travailleurs, dans le monde dans lequel on vit, c'est important.
Malheureusement, le contexte économique étant compliqué, ce n'est pas en bloquant la rue avec sa pancarte que l'on défend efficacement le droit des travailleurs.

Nos syndicats sont totalement inadapté, contrairement en Allemagne.

Écrit par : Phil | jeudi, 21 février 2013

Merci pour ce post très très intéressant

Écrit par : generico | jeudi, 21 février 2013

Deux remarques sur le courrier de ce PDG.

D'abord, une remarque de forme. On traduit la fin de sa lettre par "les soi-disant ouvriers". Je voudrais bien connaître la formule originale. Si, comme je le pense, c'est "so-called workers", il conviendrait mieux de la traduire par "soi-disant travailleurs", car alors la dimension ironique (en regard de "les ouvriers ne travaillent que trois heures par jour") apparaîtrait mieux, tandis que "soi-disant ouvriers" semble plus insultant car semble remettre en cause les qualifications professionnelles du personnel plutôt que son énergie à bosser.

Ensuite, une remarque de fond. On peut penser ce qu'on veut du ton de la lettre et de la personnalité du bonhomme, n'empêche qu'il a absolument raison. Dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, si Titan achète demain une usine indienne, les travailleurs y seront effectivement payés 1 euro de l'heure et la production de là-bas viendra effectivement nous envahir, en particulier grâce à la magnifique administration européenne et à son catéchisme ultra-libéral (ou juste libéral, s'il en est que le mot "ultra" chatouille). C'est déjà le cas pour le textile, pour l'électroménager, pour les TV, pour les gadgets genre iPhone et pour la plupart des produits d'ameublement, je ne vois pas par quelle grâce divine ou autre ça ne serait pas vrai demain pour les pneus, agricoles ou pas.

Écrit par : Ch. Romain | jeudi, 21 février 2013

Le PDG de Titan apparaît comme un gros lourd qui met les pieds dans le plat.

Mais enfin : si les syndicats considéraient qu'ils sont, *tout autant que la Direction*, en charge de faire réussir l'entreprise… l'industrie française, et les services publics français, seraient-ils dans leur ruineuse situation actuelle ?

Bien sûr, il faudrait pour cela que, comme en Allemagne, ils partagent les responsabilités dans l'entreprise, au lieu d'être cantonnés au rôle de tracter contre les patrons voyous (j'ai lu un papier de ce genre dans une grande entreprise française ce midi même — peut-être pas toujours faux, mais rarement constructif). Que, par exemple, ils aient voix au comité des rémunérations.

Ça fait partie des changements que proposait François Bayrou en cas d'élection, et dont je me réjouirais aussi s'ils venaient du gouvernement actuel, hélas… ( http://demsf.free.fr/index.php?post/2012/03/15/Bayrou-remunerations-dirigeants-negocier ).

Écrit par : FrédéricLN | vendredi, 22 février 2013

Les commentaires sont fermés.