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dimanche, 27 janvier 2013

Un couple normal c'est avant tout un couple aimant, pour un enfant.

Je le dis clairement, je ne fais pas partie de ceux qui éprouvent des préventions à l'idée que des homosexuels adoptent des enfants.

Au fond, ce qui compte, je le redis, c'est l'amour que l'on porte à son enfant. Une fois qu'un enfant est né, il est là, et peu importe les circonstances de sa naissance tant qu'elles ne sont pas dramatiques. PMA et GPA sont de ce point de vue de faux problèmes. 

C'est quoi un couple normal ? La lie de l'humanité qui a servi de parents à la malheureuse petite Typhaine était censée constituer un couple "normal". Un père, une mère. Je ne cherche pas à instrumentaliser cette terrible histoire pour faire valoir un point de vue militant : sur ce sujet, j'en suis très loin. J'en suis simplement au constat brut.

Ce qui compte, c'est quoi, pour un enfant ? Un homme, une femme ? Non. Ce qui compte, c'est quel homme, quelle femme. Voilà ce qui compte. Alors, par extension, ce qui compte, ce sont deux hommes ou deux femmes ? Non. Quels hommes ou quelles femmes, voilà ce qui compte.

Je cite souvent Maria Montessori, philosophe et pédagogue, aristotélicienne catholique, comme l'une des influences les plus prégnantes pour ce qui concerne ma propre vision des enfants.

Elle dit souvent que les enfants n'appartiennent pas aux adultes mais que c'est Dieu, d'une certaine manière, qui nous confie ces êtres exceptionnels avec comme mission de créer les conditions optimales pour qu'ils accomplissent la fin mystérieuse que chacun d'entre eux porte en soi. Elle appelle embryon spirituel le départ de ce fabuleux projet psychique. Élever un enfant est donc un honneur et une grande grâce que Dieu nous fait. Alors pourquoi Dieu ne le ferait-il pas aussi  à deux hommes ou deux femmes, cet honneur ? Qui peut d'ailleurs dire quels sont Ses desseins ?

Au fond, le mariage, l'adoption, tout cela, est-ce bien important ? Si les gens sont heureux de cette manière, quel droit aurions-nous de leur interdire de bonheur-là ?

Bref, j'étais déjà favorable à l'adoption par des homosexuels, pas contre le mariage homo, et, bien réfléchi, pour achever le parcours, pas contre la PMA et même la GPA sous réserve qu'elle ne devienne pas un trafic rémunéré.

Sur la GPA, je pense qu'il faut juste laisser le choix à la mère porteuse de se rétracter et de maintenir des liens avec l'enfant qu'elle a porté si elle change d'avis. J'entends par là que la loi doit prévoir de lier le couple et la femme qui porte l'enfant de manière à ce que jamais l'une des parties ne risque d'être lésée à 100%.

Bref, il y a des sujets qui méritent que l'on s'y oppose et d'autres vraiment pas. Le mariage homo, l'adoption par des homos ne sont pas des projets qui méritent qu'on les combatte.

En libéral qui ne s'ignore pas je dirais simplement que chacun peut bien vivre sa vie comme il l'entend tant qu'il ne lèse personne.

Quant à l'Église, même si je déplore la manière dont les activistes l'ont poussée régulièrement à bout, si elle ne veut pas du mariage homosexuel, eh bien il lui suffit de ne pas le prononcer : après tout, ce sont bien les prêtres qui fixent le sacrement qu'ils exécutent ou non.

Redde Ecclesiae Ecclesiae est et Rei publicae Rei publicae est...

02:01 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : mariage, homosexualité, adoption | |  Facebook | | | |

Commentaires

Absolument pas d'accord, mais pas envie de plonger dans le pandémonium que créerait toute tentative - vouée d'avance à l'échec - de discuter ce sujet de manière nuancée et raisonnable. ;-)

Écrit par : Ch. Romain | dimanche, 27 janvier 2013

Bonjour Christian
Ici, on peut (presque) toujours discuter de manière raisonnable.
Je suis donc curieux de connaître votre contre-argumentation.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 27 janvier 2013

Je vois les choses d'un autre oeil. Oui j’aime assez l’ordre naturel des choses. Mais même si j’argumente mal je vais essayer de dire ce que je pense et ce que je ressens dans le respect de tous.
Je ne m’oppose pas comme le disent les pro mariage pour tous à l’amour ou au bonheur des autres, à un bonheur qui ne m’enlèverait rien ou qui ne me regarderait pas, je ne me sens pas homophobe, je distingue le mariage républicain du mariage religieux mais je prends le problème différemment.
Je me pose la question de l’adoption bien plus que celle du mariage qui est la porte d’entrée du vrai débat en cours. Je place les besoins de l’enfant au dessus d’un potentiel droit à l’enfant pour tous (nom qui correspondrait peut-être plus au projet de loi en cours que celui trompeur et politicien du mariage pour tous).
Pour moi un père n'est pas une mère et une mère n'est pas un père. Ils n'apportent pas les mêmes choses à un enfant (c'est pourquoi je ne suis pas choqué qu'un enfant du divorce soit élevé en priorité par sa mère parce que pour moi le rôle de le mère prime) et ne jouent pas les mêmes rôles et l'absence de l'une des références me parait pouvoir générer un manque pour l’enfant dans sa construction d’adulte.
Je ne conteste pas qu'un couple homosexuel puisse être un super couple adoptant (mais je trouve parfaitement stupide la discussion actuelle où on va finir par opposer qu'un couple homo c'est carrément beaucoup mieux qu'un couple hétéro. Je réagis de même quand on me dit que les enfants de divorcés c’est génial par rapport à ceux d’un couple stable. Tout ne finit pas en problème heureusement ! Mais de là à inverser les repères et à ne pas se poser de questions).Des couples homos ou des homos on en connait tous je pense et on les voit bien avec des enfants pour beaucoup. Mais je ne crois pas qu'on fasse une loi globale par affection pour les gens qu'on apprécie.
Donc pour ce potentiel manque de référence pour l’enfant je ne suis pas favorable à l'adoption par tous.
Je trouve par ailleurs que le débat est devenu stérile car géré par des extrémistes de part et d’autres. Si l’on est contre on est homophobe, si l’on est pour on est gay friendly. Et c’est tout…
De la part de ceux qui ont essayé de me convaincre j’ai entendu qu’il vaut mieux des parents homos que pas de parents…Il y a carrément bien plus de couples adoptants que d’enfants à adopter. La question ne se pose donc pas.
On me dit aussi qu’il vaut mieux un bon couple homo qu’un mauvais couple hétéro pour adopter. Mais Il y aura à n’en pas douter toujours bien plus de couples hétéros qui voudront adopter que de couples homos voulant adopter, donc il ne devrait y avoir aucune difficulté à se trouver dans une position où des couples homos et des couples hétéros seraient aussi bien pour une adoption. Or TOUTES CHOSES EGALES PAR AILLEURS ( la stabilité financière, psychologique, l’amour etc) je défie les défenseurs du projet de loi de dire que dans cette situation ils placeraient un enfant adoptable chez le couple homo plutôt que chez le couple hétéro ... testez et demandez leur de trancher, vous serez surpris ….mais on me dira qu’il y a un ordre d’arrivée pour les adoptants et pas de choix à faire…
On me dit que les célibataires peuvent adopter et que les homos détourneraient déjà la chose pour adopter. C’est vrai que j’ai du mal à accepter sauf cas particulier l’idée qu’un célibataire adopte vu le raisonnement que j’ai cf plus haut. Mais il y a peu d’adoptions par les célibataires et je ne vois pas bien en quoi le détournement d’une loi nécessiterait d’élargir cette loi. C’est vrai qu’en cas de décès du seul parent d’un enfant c’est problématique de ne pas pouvoir adopter l’enfant du conjoint mais n’est ce pas de ce fait une question qui concerne tout le monde et pas que les homos et qui ne nécessiterait que des aménagements ?
Il y a aussi quelque chose qui me gêne c’est que l’enfant d’un couple homo risque d’être exposé aux insultes ou aux regards gênants. Pourquoi lui imposer cela ? Je crois en effet que la nature humaine étant malheureusement ce qu’elle est, toutes les minorités sont éternellement vouées à être distinguées et à affronter la critique de la majorité. Mais je conçois que c’est un argument totalement immobiliste.
Je trouve aussi l’argument d’égalité assez creux. Non on ne peut pas toujours faire ce qu’on veut et on n’est pas vraiment égaux même en droits. C’est pour moi le signe d’une société de plus en plus laxiste composée d’individus de plus égoïstes, celle où il est désormais interdit d’interdire, mais je m’égare.
Enfin je n’ai pas du tout l’impression que les couples d’hommes soient véritablement en attente dans leur grande majorité de pouvoir adopter. Ca me semble surtout concerner les couples d’homosexuelles et je trouve qu’il y a quelque chose d’assez malsain de la part de certaines femmes plus que féministes sur le coup de vouloir prouver en soutenant le projet qu’on peut se passer des hommes jusqu’à pouvoir conserver le privilège de donner la vie mais seules. La PMA je la conçois comme une aide à la nature pour les couples en difficulté et pas comme un détournement de celle-ci. La GTA m’horrifie assez dans l’esprit. Engendrer pour donner son enfant même pour être généreux me dépasse je l’avoue.
Ah oui, je ne suis pas pour autant pour qu’on enlève leurs enfants aux couples homos qui en ont. Ca peut paraitre stupide de dire ça mais vu le niveau du débat…
En conclusion autant l’élargissement du mariage à « tous » et ce que celà entraine comme conséquences juridiques pour les couples sur la succession ou la réversion etc ne me choque pas, autant j’ai conscience qu’on ne va pas pouvoir dissocier ces aspects de celui de l’adoption dans le cadre du mariage. Donc je ne peux être favorable au mariage pour tous, je suis plutôt pour une union (élargissement des droits du pacs actuel par exemple) qui élargirait les droits concernant le patrimoine et la succession mais qui n’intégrerait pas par rapport au mariage la voie de l’adoption.
J’ai conscience d’être conservateur sur ce sujet comme sur d’autres. J’aime assez le respect de ce que moi je pense être l’ordre naturel des choses qu’on peut corriger sans le mettre à bas. Et puisque la loi passera, je me dis que le principe de précaution ne veut pas dire que les choses ne se passeront pas bien, que le nombre de cas sera de toute façon marginal et que l’application de la loi générera de toute façon bien des obstacles qui ramèneront à un équilibre. Alors qui vivra verra.
Voilà mon avis et je le partage.

Écrit par : zapataz | dimanche, 27 janvier 2013

Tout ce qu'a écrit Zapataz me paraît assez plein de bon sens.

Écrit par : Ch. Romain | dimanche, 27 janvier 2013

Pour un témoignage vécu :

J'ai été une enfant martyre et pour tout dire, j'aurais préféré qu'on me retire de chez mes parents pour m'en trouver des adoptants aimants, je me contrefiche de savoir s'ils sont homos ou hétéros, je pense que les bons parents sont aimants, l'orientation sexuelle n'a rien à voir avec l'affection.

Mon fis est né avec PMA, pourtant nous sommes un couple hétéro. Je ne vais tout de même pas retourner dans le passé pour arrêter cela ?

C'est un faux débat que d'opposer pro-mariage homo et pro-mariage hétéro, la vérité c'est qu'on doit avoir les mêmes droits, donc un couple qui s'aime doit avoir le droit de se marier et d'adopter quelle que soit son orientation sexuelle, ce ne doit pas être la raison d'une discrimination.

Maintenant les contre peuvent aller manifester tant qu'ils veulent, c'est leur droit et j'espère bien que le gouvernement ne va pas reculer pour des manifestants qui ont pour revendication d'empêcher des droits qui mettraient fin à une discrimination.

Écrit par : luciolebrune | dimanche, 27 janvier 2013

Je me retrouve assez bien dans les arguments de Zapataz. Je pense qu'il est grave d'exclure l'un des deux sexes dans la filiation. Seule nuanjce que j'apporterai: chez les participants de la manif pour tous, je n'ai pas entendu de propos homophobes, ni d'ailleurs agressifs. On me dira peut-être que je suis loin d'avoir tout entendu, et cela c'est tout à fait vrai. Mais du côté des organisateurs au moins je n'ai rien entendu qui m'ait profondément choquée (un propos excessif, sans doute, mais c'est difficilement évitable). En revanche, ce soir, une manifestante d'aujourd'hui était interviewée: nous avons eu droit à un tissu d'accusations dont certaines très agressives, de ceux qui refusaient le droit à l'adoption pour tous.

Écrit par : Monique | dimanche, 27 janvier 2013

@zapataz
Je ne sais pas ce qu'est l'ordre naturel des choses. L'homme étant un animal éminemment culturel, l'ordre naturel ne signifie plus grand chose pour lui, et depuis longtemps.
Je vous suis sur l'idée qu'un père n'est pas une mère et vice-versa, mais j'imagine aussi que les configurations qui s'établissent entre parents et enfants dans des foyers homoparentaux sont légèrement différents des foyers traditionnels.
Au fond, je préfère le concept de parents à celui de père et mère. Non pour dénier le père et la mère mais parce que parents, c'est plus vaste.
Le risque que l'enfant soit l'objet de moqueries ? Sanctionnons-les et elles diminueront. Comme vous avez pu le constater en me lisant, je tends tout à fait à croire que la répression, c'est efficace.
Étrange, votre définition de la PMA : non, ce n'est pas une aide à la nature, simplement aux êtres humains qui ne peuvent pas engendrer ou du moins, pas aisément.
J'ai du mal à me faire une religion sur la GPA. C'est en effet gênant.
Cela pose une question plus large qui est celle du statut du foetus voire même de l'embryon. Ce que vous dites ne tient que si on les considère d'ores et déjà comme des personnes.
Cela tend à être ma position, ce qui fait que moi aussi je suis gêné par la GPA.
En même temps, si un enfant peut être heureux ainsi...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 27 janvier 2013

L'argument facile du cas Typhaine, enfant martyre, est totalement inadapté. Ne pourrait on pas retrouver ce cas là chez des parents homos ? Non à l'évidence c'est inconcevable et pourtant. Je ne vois pas pourquoi cet exemple s'intègre au débat.
IL existe aujourd'hui des études très sérieuses passées sous silence par les médias Français qui dénoncent les méfaits de l'homopaternité
http://www.alliancevita.org/2012/06/letude-de-mark-regnerus-us-sur-les-enfants-ayant-eu-un-parent-homosexuel/
En dehors de cette étude basique assez élémentaire il existe de sérieux arguments contre l'adoption.
Des enfants en souffrance et envieux des autres (inévitablement, accompagner papa au foot et faire la cuisine avec maman, malgré le cliché, ça en jette plus vis à vis des copains que d'aller à la pêche avec maman et faire la cuisine avec Papa). Les répères des enfants sont simples mais générer volontairement de la frustration ne semble pas être ce qu'il y a de meilleur.
Et puis enfin, de ce que je retiens de l'amour paternel et maternelle, j'y vois une vraie différence d'affection, et de rapports humains. Comment avez vous pu tous oublié cela... A croire que vous étiez aimé et entouré par 2 robots équivalents.
Je n'y crois guère, alors faites un effort et souvenez vous...

Écrit par : Maxwell | lundi, 28 janvier 2013

@Maxwell
Je ne comprends pas que l'on puisse considérer comme sérieuse l'étude du Texan. Chercher à fixer le nombre de partenaires sexuels pour établir la normalité cela en dit très long sur l'état idéologique du "chercheur".
Je n'ai pas la moindre confiance dans son travail et aimerais en savoir plus sur les échantillons (comparer par exemple les professions d'origine des parents...)
Je me défie également des clichés de toutes sortes (accompagner papa au foot, par exemple...).
Les repères des enfants ne sont pas simples et surtout pas uniformes, contrairement à ce que vous laissez entendre.
En ce qui concerne l'amour paternel et maternel, vous l'idéalisez mais il est très loin d'être le même partout.
Oui, il y a sans doute des différences entre l'amour d'un père et celui d'une mère, mais ceci ne signifie pas pour autant que l'amour de deux pères ou celui de deux mères soient forcément facteurs de déséquilibre.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 28 janvier 2013

à lire :
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/12/25/homoparentalite-psys-taisons-nous_1810190_3232.html

Écrit par : luciolebrune | lundi, 28 janvier 2013

C'est vrai que les Texans n'ont pas la cote en ce moment ^^. De la à remettre en cause la plus grande étude réalisée sur le sujet, qui reçoit l'aval des sociologues (dans son échantillonnage) il y a un monde...

Écrit par : Maxwell | mardi, 29 janvier 2013

Relire la nouvelle "le papa de Simon": Guy de Maupassant

Écrit par : pedro | mercredi, 30 janvier 2013

@pedro
Très belle histoire. Je ne savais pas Maupassant capable de cette sensibilité là.
Pour ceux que la référence de pedro intéresse, voici la nouvelle. Je crois qu'elle est tout à fait en phase avec notre débat :
http://fr.wikisource.org/wiki/La_Maison_Tellier_(recueil)/Le_Papa_de_Simon

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 30 janvier 2013

C'est très beau en effet

Écrit par : luciolebrune | mercredi, 30 janvier 2013

La référence au tout-culturel me rappelle le débat sur le végétarisme...
L'ennui, avec ce faux-débat dans les médias (la question est tranchée d'avance depuis longtemps par les journalistes dominants), c'est qu'on ne nous inflige que des cas particuliers dont nous sommes sensés faire la généralité par la magie du conditionnement au journalisme mainstream.
Non, un millier de cas particuliers n'ont JAMAIS fait une démonstration.
Oui, l'expérience de cette aberration, à laquelle nous devrons bien nous habituer, ne pourra être conclue qu'après plusieurs générations d'arbres généalogiques en tuyau de poële...
Quant à la sacro-sainte affection des parents, elle est nécessaire, indispensable, bien sûr, mais si elle était suffisante, ça se saurait !

Écrit par : Erasmus Tharnaby | mercredi, 30 janvier 2013

J'aime bien ce que tu écris...
Les enfants dans tous les cas nous sont confiés :
Comme dit le poète libanais, "Vos enfants ne sont pas vos enfants, ils sont les fils de l'appel à la Vie..."

Écrit par : Rosa | dimanche, 03 février 2013

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