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dimanche, 04 novembre 2012

Union civile homosexuelle

Il y a dans les médias une sorte d'acharnement à présenter l'Église comme la pire des forces rétrogrades parce qu'elle défend des positions hostiles au mariage homosexuel qui finit par être agaçant.

A titre personnel, je n'ai pas vraiment de position sur cette question. Je trouve que les homosexuels/homosexuelles devraient avoir le possibilité juridique de protéger ceux ou celles qu'ils ont aiment et/ou ont aimé (après leur mort). 

Je juge donc légitime l'instauration d'un contrat d'union civile qui leur permette des droits ce ce type. Je ne comprends pas, en revanche, l'obsession de certains à vouloir revendiquer le droit au mariage sinon par l'intention délibérée de provoquer les Catholiques et de marcher sur les plate-bandes de l'Église.

La République n'aurait jamais dû s'emparer du mariage et devrait s'en tenir aux unions civiles pour tout le monde, hommes ou femmes. Le mariage devrait demeurer le domaine du religieux. Sa présence dans la sphère laïque n'augure rien de bon.

Je pense en revanche que les couples homosexuels ne devraient pas avoir accès aux droits qui sont afférents à la politique familiale de l'État sauf s'ils adoptent un enfant.

Est-ce qu'il convient de reconnaître en droit ce qui existe dans les faits ? Je ne le sais. Mon sentiment naturel, mais ce n'est qu'une intuition, c'est qu'un enfant élevé par un couple d'homosexuel ne me paraît pas plus en danger qu'un enfant élevé par un couple hétérosexuel. Mais ce n'est que mon sentiment personnel et je ne dispose d'aucune étude permettant de l'étayer pour l'instant.

J'ai relevé que le sujet divisait pour l'instant les pédo-psychiatres.

23:57 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : homosexualité, mariage, adoption | |  Facebook | | | |

Commentaires

Salut l'Hérétique,

Idem, et d'ailleurs j'en ai récemment discuté avec des amis (pas du tout réac')et nous étions quasiment tous d'accord... Je ne vois pas au nom de quoi on devrait détruire ce symbole qu'est le mariage, symbole religieux bien sûr, mais aussi symbole qui nous rappelle que pour procréer il faut un homme et une femme... Une Union Civile entre homosexuels qui garantit les même droits et devoirs que ceux du mariage civil me semble être la meilleure solution.

Mais certains sont trop gourmands visiblement.

Pour ce qui est de l'adoption en revanche, il est clair que le débat ne peut pas être tranché aussi facilement.

Écrit par : JF le démocrate | lundi, 05 novembre 2012

Quelles que soient nos convictions, qui serait-on pour s'opposer à l'union de deux personnes?
Ce n'est donc plus seulement l'union, mais son lien avec la filiation qui interroge et crée le clivage.

Pour un enfant grandissant avec un seul parent, l'absence physique de l'autre parent peut être nommée. Il y a ainsi un parent qui est absent physiquement mais dont la présence symbolique est inscrite dans le langage, car l'enfant est reconnu dans une origine dont la différence sexuelle est l'un des principaux fondements.

Dans la situation d'un enfant élevé par deux personnes de même sexe, l'enfant a effectivement deux parents présents auprès de lui. Cependant,dans le langage, comment signifier son origine à l'enfant ?
Supprimer l'appellation "père et mère" pour rétablir une situation d'égalité ("indifférenciation" pour certains entre hétérosexualité et homosexualité) ne permet plus de faire l'économie de différencier les conjoints: parent 1 ou 2 (A ou B).

Ainsi, est-il préférable d'avoir deux parents de même sexe que de grandir dans une famille avec un seul parent?
Dans le même temps, nombreux sont les exemples qui montrent des enfants grandissant auprès de couples hétérosexuels, et en souffrance.

La stabilité d'une famille ne se réduit pas à la seule présence physique des adultes qui entourent un enfant.

Toutefois, expliquer à un enfant qu'il est élevé et aimé par deux papas ou deux mamans, tout en maintenant qu'il est né des principes de la rencontres d'un homme et d'une femme, cela suffit-il à ce qu'il ou elle puisse s'en saisir pour sa construction personnelle ?!

C'est la déclinaison de ces différents points qui semble rassembler certains psychiatres et les Eglises chrétiennes.

Écrit par : pinpon | lundi, 05 novembre 2012

bigoteries

Écrit par : athé pas content | lundi, 05 novembre 2012

Salut JF
C'est bizarre cette volonté de vouloir s'emparer à tout prix de ce symbole.
@pinpon
Très bonne question : la famille monoparentale ne me paraît pas plus équilibrante que la famille à parents homosexuels. Au passage, deux femmes ou deux hommes comme parents, je pense que ce n'est pas pareil non plus.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 05 novembre 2012

@athée pas content
quoi, bigoteries ?

Écrit par : l'hérétique | lundi, 05 novembre 2012

"Je ne comprends pas, en revanche, l'obsession de certains à vouloir revendiquer le droit au mariage sinon par l'intention délibérée de provoquer les Catholiques et de marcher sur les plate-bandes de l'Église."

Primo je vois pas en quoi ça peut bien concerner l'état, que je sache le mariage c'est une cérémonie religieuse. Qu'ils aillent faire chier le pape.

Secundo le mariage n'est rien de plus qu'un rituel. L'église n'ayant pas le brevet je vois mal ce qui peut empêcher les gens de se jeter du riz au nez dans des bâtisses moches avec un gland en soutane qui tient la chandelle. Ça ne concerne qu'eux et leurs invités.

Écrit par : athé pas content | lundi, 05 novembre 2012

@athé pas content
Ben oui, on est d'accord,le mariage est une cérémonie religieuse, c'est bien ce que j'écris.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 05 novembre 2012

@ l'hérétique :

Non c'est pas ce que je dis.
Le "primo" c'était juste pour souligner le fait que nos politiques n'ont pas à débattre de ça.

Le secundo c'est le fond :
Les rituels ont toujours tenu une place importante dans toutes les civilisations et ne sont pas spécialement religieux en plus. Pour moi l'entrée à l'école, l'arrivée au collège, la première petite-amie, le premier examen, la première cuite, le permis de conduire ... sont autant de cérémonies et de points de passage.
Ce n'est pas parce que l'église à fait main basse sur la cérémonie qui nous permet de marquer le fait qu'on s'unit qu'ils ont plus le droit que les autres d'empêcher certains d'en profiter.
Qu'ils refusent de reconnaitre l'union est une chose, qu'ils refusent le rituel à certains en est une autre.

Écrit par : athé pas content | lundi, 05 novembre 2012

@athé
Je vous suis sur ce que vous dites, mais justement, je ne comprends pas que l'État vienne s'en mêler. Il devrait se contenter de délivrer des certificats d'union civile entre deux individus, que ce soient des hommes ou des femmes, peu importe.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 05 novembre 2012

C'est vraiment un sujet difficile et on ne peut pas reprocher aux religieux de s'en mêler, étant donné que c'est le seul sacrement pour lequel la loi civile (et pénale) régisse le religieux, car les fidèles n'ont pas le droit de se marier en France avant d'être passés chez M. le Maire.

Écrit par : Hervé Torchet | lundi, 05 novembre 2012

Il y a une différnce fondamentale selon moi.

Un concubinage, un PACS ou autre union civile sont des contrats entre deux personnes.


Un mariage est un contrat entre un couple et la société française (par l'intermédiaire de son administration).Par cet acte l'Etat reconnait une nouvelle entité : une famille. Fiscalement on dit, un ménage.

Bien sur !les choses ne sont jamais aussi simples ni aussi tranchées, mais dans l'esprit, je suis convaincu que c'est la différence.

Je n'ai pas d'avis concernant le mariage homosexuel.

Écrit par : Teo Toriatte | lundi, 05 novembre 2012

Bonsoir l'héré,
En avons débattu chez vous, aussi vous savez qu'en harmonie avec ce billet.
Suis pour l'union civile offrant les memes droits en termes d'héritage et "avantage fiscaux" que pour le mariage qui lui, relève du religieux.
En ce qui concerne l'adoption meme attentisme^^^.

Écrit par : Martine | lundi, 05 novembre 2012

Oups,memes droits et memes contraintes bien sur! L'un ne va pas sans l'autre, cela me paraissait siii évident^^^.

Écrit par : Martine | lundi, 05 novembre 2012

Véritablement, il est temps de laisser le mariage tranquille.

Article : UNION LIBRE http://0z.fr/NT06j

Écrit par : Carbone 12 | lundi, 05 novembre 2012

Pinaise, v'la la sangsue qui débarque encore^^^! @@@@

Écrit par : Martine | lundi, 05 novembre 2012

Pinaise, YW s'exaspère...Il ferait mieux de se demander s'il n'est pas exaspérant lui-meme! :ppp

Écrit par : Martine | lundi, 05 novembre 2012

Le mot "mariage" est un symbole, et puisque l'on en est aux symboles, pourquoi ne parle-t-on pas de mariage devant le maire et d'union religieuse devant les prêcheurs ? Au moins ceux qui comme moi sont de fervent mécréants pourraient continuer à se marier !

Écrit par : CedricA | mardi, 06 novembre 2012

@Cedric
Pourquoi pas. Mais dans la culture collective, le mariage est associé à l'Église.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 06 novembre 2012

@CedricA,
Certes, mais la puissance symbolique d'ou émane-t-elle?
Pendant combien de siècles les registres des mariages, naissances etc furent-ils tenus non pas par le laic mais les religieux?
Cela a du rester laisser des traces dans l'insconcient collectif, je suppose. ;)

Écrit par : Martine | mardi, 06 novembre 2012

Bonjour, les seules critiques que j'ai pu voir venant de pédo-psychiatres ou de psychiatres étaient uniquement dans le cas où le couple homosexuel tentait de cacher que les deux parents n'étaient pas tous les deux des parents biologiques de l'enfant. Où en avez vous trouvées d'autres ?

Et le mariage est un acte civil depuis 1804. Il est peut-être dommage qu'on ait gardé le même nom que la cérémonie religieuse, mais au regard de l'administration, autre que la tradition, je ne vois pas de raison d'avoir deux noms différents pour une même union.
Donc il me semblerait plus logique, si vous souhaitez que les homosexuels aient accès à une union civile et non un mariage, qu'il en soit de même pour les hétérosexuels.

Écrit par : melianos | mardi, 06 novembre 2012

L'obsession de vouloir le mariage pour une partie des homosexuels vient simplement d'une envie d'être reconnus comme des citoyens banals (ou normaux).

Écrit par : melianos | mardi, 06 novembre 2012

Bonjour Melianos
Je suis en effet partisan d'une union civile pour tout le monde et découplée de la politique familiale.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 06 novembre 2012

Sur ce sujet, il s'agit de rétablir une égalité de droit.
Mais une inégalité doit-elle nécessairement être perçue comme une situation d'injustice, à tel point que le droit soit investi comme un outil d'accès à toutes les volontés?

Notre époque semble chaque jour plus préoccupée de faire en sorte que tout le monde se ressemble (pas de différences homme et femme, tentatives de certains pour nier les différences de cultures et de races, diagnostics anténataux de plus en plus précoces au cas l'enfant serait malformé en se réservant la possibilité de pouvoir le supprimer... ).

La différence semble perçue comme génératrice d'inégalité difficilement supportable. Ainsi, combler à tout prix chaque incomplétude par le droit ou la technique scientifique, pour ne froisser personne ou accéder à tous les désirs.

Que souhaitons-nous faire de notre société ?!

Écrit par : pinpon | jeudi, 08 novembre 2012

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