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jeudi, 28 juin 2012

Interdire la prostitution ?

L'interdiction de la prostitution est un vieux serpent de mer qui réémerge à intervalles réguliers. Najat Belkacem veut s'en prendre au client pour noyer le poisson faute de débouchés. Je ne suis pas convaincu par la méthode et en outre, j'ai un certain nombre d'objections sur le fond :

En soi, ce n'est pas tant la prostitution qui me dérange (encore que...) que le sort des femmes qui s'y livrent. La plupart du temps, la prostitution procède d'un esclavage moderne infâme. Plutôt que de l'interdire, au risque de la renvoyer dans les caves et les zones de non-droit de toutes sortes, mieux vaudrait protéger les prostituées à commencer par celles qui sont les plus vulnérables, les étrangères en situation irrégulière.

A l'origine des réseaux de prostitution on trouve des proxénètes tarés et sadiques n'hésitant pas à recourir aux sévices les plus infects pour contraindre leurs esclaves à leur ramener de l'argent. 

Je propose donc au gouvernement socialiste de mettre en place une loi d'exception pour punir les proxénètes à la hauteur de leurs crimes : prison systématique à vie pour tous ceux qui se sont rendus coupables de violences sur des jeunes femmes pour les amener à la prostitution, de 10 à 30 de prison pour tous ceux qui participent de près ou de loin à leurs réseaux.

La promesse d'une naturalisation et de pouvoir vivre sous une autre indentité une autre vie à l'abri des menaces à toutes les prostituées qui seraient à l'origine, par leurs révélations, de la destruction complète d'un réseau.

Il faut, au fond, taper, très fort à la source.

Ensuite, une loi pour protéger les prostituées de leurs clients dans l'exercice de leur pratique, punissant violences et insultes, ceci pour amener ces derniers à montrer des marques de respect à ces femmes.

Cela suppose par exemple de laminer la racaille qui descend en bandes le soir ou le week-end, généralement venue des cités, pour s'en prendre à ces femmes souvent victimes avec une brutalité inouïe.

Les Socialistes qui ne jurent souvent que par les préventions sauront-ils se remettre en question et admettre qu'une politique de répression très dure peut venir à bout des maltraitances dont sont victimes les prostituées, car au fond, c'est bien cela le problème principal ?

15:52 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : prostitution | |  Facebook | | | |

Commentaires

Il faut bien qu'il fasse un peu de politique de Gauche sinon à la fin on va croire qu'ils sont quasiment des centristes :D :P

Écrit par : AG59 | jeudi, 28 juin 2012

Gouverner au centre en ces temps de crise me semble être la meilleure solution: on n'a plus les moyens d'aller aux extrêmes. Et ce qui s'annonce, la réduction de 1,5 point de PIB du budget de l’État chacune des trois prochaines années, ce qui est énorme et n'a jamais encore été tenté, va nécessiter le plus large consensus vu les efforts qui seront demandés. Hollande n'a pas fini de chuter dans les sondages...
Pour ce qui est de la prostitution, je partage tes propositions toutes empreintes de bon sens......

Écrit par : RPH | vendredi, 29 juin 2012

Dans le XVIe, surtout celles et ceux qui habitent du coté des Maréchaux, on est plutot bien placés pour (sa)voir qu'il n'y a pas que les bandes de racailles de la zone 5 et + qui descend dans le bois ...

Écrit par : Le Parisien Liberal | vendredi, 29 juin 2012

De toutes facons, on sait que Najat Belkacem n'est pas une militante des Droits de l'Homme. On se souvient de ses propos choquants et nauséabonds tenus dans le cadre de la sulfureuse fac de Lyon.

lire Lyon Capitale "Najat Belkacem chahutée sur l'esclavage"

Écrit par : Le Parisien Liberal | vendredi, 29 juin 2012

Elle est militante du droit des femmes, mais pas toutes, les putes n'ont pas le droit de travailler.

Écrit par : melianos | vendredi, 29 juin 2012

@ Parisien libéral

Je viens de lire. "Choquants", je comprends. "Nauséabonds" me paraît très excessif. Je proposerais plutôt : "d'une désinvolture mal venue et manifestant une certaine ignorance". Cela dit, il est exact que la France n'a pas vraiment connu l'esclavage des Noirs sur son territoire métropolitain (contrairement aux USA) et que de ce fait l'impact de cet esclavage sur l'imaginaire collectif n'est pas le même dans les deux nations. N'oublions pas qu'aux USA, l'abolition de l'esclavage est la cause (en partie mythique, du reste) de la Guerre de Sécession : c'est dire son importance dans l'imaginaire collectif nord-américain.

Écrit par : Ch. Romain | vendredi, 29 juin 2012

Et cette ignorance / distinction vous parait acceptable pour une diplomée de Sciences Po ?

Écrit par : Le Parisien Liberal | vendredi, 29 juin 2012

Eh bien, tout dépend de son année de promotion. Vous avez une idée de ce qu'est devenu Sciences Po ?

Écrit par : Ch. Romain | vendredi, 29 juin 2012

J'ai lu l'article sur Lyon et j'allais dire que la ministre est simplement une ignorante... mais Christian avait déjà commenté.

C'est tout de même inquiétant qu'elle ait été nommée à ce poste (petite parenthèse).

Pour le reste, interdire la prostitution part d'un sentiment généreux. Mais que vont faire ces femmes pour vivre ?

Même avec un soutien ? Des ménages ? C'est dur physiquement, elles ont eu l'habitude de gagner en 10 mn ce qu'elles gagneront en une journée de ménages. (J'ai travaillé au côté de travailleurs sociaux quand j'étais jeune).

On m'avait même dit que sous prétexte de charité et pour les "sortir" de ce milieu, des associations ayant pignon sur rue leur trouvait une place en réinsertion dans une très grande boîte de cosmétiques (usines d'emballages), payées à un taux inférieur au smic, (parce que je le vaux rien). Je ne sais pas si c'est possible, comme pour les prisonniers ou les ateliers protégés de travailleurs handicapés.

Je pense que toutes les prostituées sont des victimes, qu'elles soient forcées de faire ce métier ou non, elles ont toutes des passés terribles qui expliquent qu'elles fassent ce genre de métier.

Je suis aussi pour une répression bien plus dure du proxénétisme, et pour une "éducation" (information) du client potentiel. Lui apprendre que ces femmes sont toutes des victimes, et que si ce métier existe, c'est qu'il y a une demande, et le mettre en face de ses responsabilités.

Et ça me gêne terriblement qu'on traite ces femmes de "putes".

Écrit par : luciolebrune | vendredi, 29 juin 2012

@ l'hérétique :

Ca va lui faire une belle jambe à la prostituée de savoir que le type qui l'a battue, intimidée, violée, droguée, déportée, vendue, défigurée ... va aller en prison 10 ans au lieu de 5.
Ça t'as pris longtemps pour en arriver là ?

Déjà à la base, essayer d'empêcher les gens de baiser c'est perdue d'avance. La prostitution à toujours existé et existera toujours.
Partant de là suffit de savoir ce qu'on veut; améliorer le sort de ces femmes ou éviter à la grosse Boutin et consorts d'imploser ?

Si on veut faire disparaitre tous les macros, tous les abus, il suffit de légaliser la prostitution et de leur donner les mêmes protections qu'à n'importe quel travailleur.
Le reste c'est de la merde, c'est du remord de catho moraliste qui voit qu'au final elles se retrouvent à travailler dans les bois en étant traitées comme de la merde; pourquoi déjà ? Salubrité publique ? Ste bonne blague ...

Écrit par : skunker | vendredi, 29 juin 2012

La prostitution est légale, c'est le racolage qui ne l'est pas.

à creuser : sur un forum, un membre du STRASS (Syndicat du TRAvai Sexuel)m'a dit que les revenus de la prostitution étaient toujours taxés à 70 %, car ils n'étaient pas concernés par le bouclier fiscal ? (C'était sous l'autre quinquennat).

C'est toujours la même chose : le plus gros proxénète, c'est l'état...

Écrit par : luciolebrune | vendredi, 29 juin 2012

@ luciolebrune :

Voilà pourquoi la prostitution est interdite :
Parce que des gens comme toi s'imaginent avoir le mode de pensée qui rend heureux; le seul l'unique.

Peux-tu seulement imaginer que pour certaines femmes ils puissent être plus intéressant d'être un objet de désirs riche et courtisée que la bonniche pauvre d'un couple de pédants ?

J'adore ta façon de lancer la pierre aux hommes. La prostitution masculine c'est une légende urbaine ?
Comme si les femmes n'avaient pas d'appétit sexuel; pourtant la prostitution est souvent cité comme fantasme féminin récurent. L'idée doit quand même bien en effleurer certaines tu ne crois pas ?

Écrit par : skunker | samedi, 30 juin 2012

@ luciolebrune :

"La prostitution est légale, c'est le racolage qui ne l'est pas."

On se comprend. Comment prouver qu'il y a prostitution ? C'est autrement plus simple de viser le racolage. En attendant on avait il n'y a pas si longtemps encore des maisons closes en France, qui se sont fait fermer boutique depuis.

Écrit par : skunker | samedi, 30 juin 2012

Oui, la prostitution masculine, d'ailleurs c'était un homme le membre du STRASS qui m'avait parlé sur un forum. (Voir mon autre commentaire)

Tout à fait d'accord avec toi pour les fantasmes. Mais ces fantasmes prennent racine dans un traumatisme vécu pendant l'enfance, même celles (ou ceux) qui le font en étant heureuses de le faire ont un lourd passé. Comme ce jeune homme du STRASS : son oncle l'avait violé quand il était enfant, aujourd'hui il se prostitue et il aime ça. Je ne généralise pas à la légère : j'ai beaucoup collaboré avec les travailleurs sociaux.

Une seule personne nous avait dit avoir une une belle enfance. C'était l'exception.

Écrit par : luciolebrune | samedi, 30 juin 2012

*avoir eu une belle enfance.

Écrit par : luciolebrune | samedi, 30 juin 2012

@ Luciole

Skunker a raison. On ne peut décider pour personne de ce qui est bien ou pas, de ce que doit être la vie qu'il ou elle mènera... C'est juste une question de liberté.

Écrit par : JF le démocrate | samedi, 30 juin 2012

@ luciolebrune :

Donc d'après toi nos fantasmes prennent sources dans nos traumatismes ?

Je t'avouerais que je tic un brin, mais de toute façon ça ne change rien. A moins que tu sois capable d'effacer leurs mémoires ou d'aller les rendre heureux il y a 10 ans, le fait est qu'ils sont heureux comme ça.

Je peux dire une connerie là, mais il me semble aussi que de facto les travailleurs sociaux tombent sur des gens un minimum marginaux à la base, qui ont connu la rue par exemple ou justement qui ont un passé assez lourd.
M'étonnerait que vous tombiez sur beaucoup d'étudiantes ou d'escorts de luxe ...

Écrit par : skunker | samedi, 30 juin 2012

@skunker
Ton raisonnement ne tient pas car il ne vaut que pour les prostituées de nationalité française. Je n'ai par ailleurs pas d'objection à la légalisation de la prostitution si cela peut apporter un cadre juridique protecteur aux prostituées.
Et moi aussi, comme luciole, je déteste qu'on parle de femmes, y compris prostituées, en les appelant des "putes".

Écrit par : l'hérétique | samedi, 30 juin 2012

bug* suite de mon post.

Les travailleurs sociaux sont précisément là pour aider les gens en difficultés, ce n'est peut-être pas le point de vue le plus objectif.

Le fond de l'idée c'est que ça pourrait se passer en bonne intelligence.
Quand je pense que l'état prélève un pourcentage sur toute la misère qu'il créé, quelle honte ...
Qu'on leur donne un statut légal, des locaux dédiés, un fichier des clients indésirables, des vigiles etc.

Avoir du respect pour elles ce serait d'abord avoir du respect pour ce qu'elles font.

Écrit par : skunker | samedi, 30 juin 2012

@ l'hérétique :

"Ton raisonnement ne tient pas car il ne vaut que pour les prostituées de nationalité française."

Pourquoi ? Oo

Écrit par : skunker | samedi, 30 juin 2012

@JF : je n'ai jamais dit qu'il fallait décider pour eux ! Au contraire, j'ai dit qu'il fallait une information des clients et que si on interdisait la prostitution, de quoi vivraient les personnes qui font ce métier ?

@Skunker : les étudiants (et non pas qu'étudiantes, vous m'avez fait remarqure à juste titre qu'il n'y a pas que des hommes qui font ce métier) cela a fait l'objet d'un article dans la presse dite sérieuse il y a un an ou deux : la plupart abandonnent leurs études pour ce consacrer à ce qui n'était qu'un job de financement. On peut le comprendre aisément devant la rapidité de l'argent gagné.

Que vous le vouliez ou non, la prostitution marginalise la personne, car cela lui colle une étiquette (bien dommage) qui fait qu'elle sera toujours mise au ban de la société, ce que je déplore.

Comme pour tous les métiers, les postes les plus haut placés sont souvent moins durs physiquement, c'est pareil pour les "escorts de luxe" que vous citez. Tant qu'elles ne croisent pas des messieurs importants qui leur font faire des choses qu'elles ne voulaient pas par la force (voir l'histoire du Carlton).

Écrit par : luciolebrune | samedi, 30 juin 2012

@Skunker : je n'ai pas dit que LES fantasmes prenaient source dans nos traumatismes.
J'ai dit "CES fantasmes". LES fantasmes ont en général multiples sources, mais je ne veux pas faire de psychanalyse de comptoir, d'autant plus que je suis de la veine du "livre noir de la psychanalyse" donc...

Écrit par : luciolebrune | samedi, 30 juin 2012

"Ton raisonnement ne tient pas car il ne vaut que pour les prostituées de nationalité française."

Pourquoi ? Oo"

Excellente question Skunker, effectivement les prostituées originaires de certains pays sont de moins en visibles sur les trottoirs.
Auraient-elles disparue pour autant? Que nenni, plutot en appartements avec tel portables étrangers, seraient-elles donc considérées comme "escorts de luxe" pour autant? Nan plus.

Penser qu'une loi pourrait réellement apporter une réponse collective à toutes leurs souffrances, relève pour moi du fantasme néanmoins peut-etre existe-il un moyen de soulager certaines d'entre-elles?

Écrit par : Martine | samedi, 30 juin 2012

@Skunker : ne pas oublier que les étudiants sont tout de même victimes aussi d'un système. Que des gosses doivent en arriver là pour payer leurs études parce qu'ils ne trouvent pas de job, on ne peut que relever la paupérisation de la population.

Écrit par : luciolebrune | samedi, 30 juin 2012

Luciolebrune :

Tu vois comme tu es :p
Tu dis déplorer qu'elles soient mises au ban de la société ... tu fréquenterais des gens qui n'ont pour toi que de la pitié (ce que tu exprimes) voir du mépris ?

De la même façon, qui te dit que les étudiants qui se prostituent n'ont pas trouver de petits boulots ? peut-être simplement l'envie d'avoir du temps et de l'argent pour les loisirs. Si c'était l'idée de financement qui prédominait dans ce choix ils n'arrêteraient pas leurs études j'imagine.

Écrit par : skunker | samedi, 30 juin 2012

Ce n'est pas que de la pitié que j'exprime. C'est de l'empathie. Je n'ai jamais dit que je voulais que la prostitution devienne illégale, vous me faites dire ce que je n'ai pas dit.

Comme ces sportifs qui se dopent et que tout le monde crie haro dessus quand ils se font attraper alors que c'est le public, le marché du sport qui font qu'ils sont obligés de se doper comme tous les autres pour accomplir leur performance. Cette hypocrisie des bien-pensants me gave profondément.

J'ai dit qu'il fallait informer le client. Après il fait en connaissance de cause : le monde n'est pas parfait.Je suis contre aussi le fait de punir le client.

Par contre, je suis pour aggraver les peines de (vrai) proxénétisme, pas pour condamner les enfants des prostitués qui deviennent majeurs et vivent sous leur toit, par exemple.

La faim ne doit pas être la seule raison qui pousse des étudiants, comme les autres, à faire ce métier... il doit y avoir un faisceau de facteurs. Mais la paupérisation de la population, en ce qui concerne les faits de vol, de trafic et de prostitution ne peut pas être ignorée comme raison.

Écrit par : luciolebrune | samedi, 30 juin 2012

@ Luciole

Il est clair que vouloir s'attaquer au plus vieux métier du monde est de la folie pure... Volonté utopiste de la part de N. Belkacem, ou grosse erreur de jugement?!

Les prostituées (ou prostitués) ont leur rôle à jouer dans la Société et la moindre des choses serait de le reconnaître. N. Belkacem semble découvrir le monde...

Elle ferait mieux d'essayer de "protéger" (au sens de la loi, et nom pas au sens du proxénète) celui ou celle qui vend son corps, ... parfois même à des politiques de son propre camp. Et de ne pas sur-réagir comme elle le fait aujourd'hui.

Écrit par : JF le démocrate | dimanche, 01 juillet 2012

En revanche, pour ce qui concerne la prostitution des étudiantes à Paris, sans quoi elles n'arrivent pas à trouver de logement... Pour tous ces vieux maquereaux pourris qui offrent leur appartement contre services, je crois personnellement qu'ils devraient être considérés comme d'authentiques proxénètes. On punit le racolage des prostituées, je ne vois pas pourquoi on ne punirait pas le racolage de tous ces salopards qui, devant le prix du logement, n'hésitent pas sur certains sites à offrir logement à des étudiantes contre "services spéciaux". Ils n'ont qu'à avoir le courage d'aller au Bois ou rue St-Denis ces salopards... Ou se payer les services d'une Escort, sans doute bien plus chère que ce qu'ils avaient prévu au départ.

Écrit par : JF le démocrate | dimanche, 01 juillet 2012

Ouais, ça aussi c terrible ! J'ai été jeune fille dans les années 1980, dans le Var... ou fallait être pistonnée pour trouver un job dans le privé ou coucher ! pour être exploitée pour le smic. (J'exagère à peine). Seul recours : passer les concours de l'administration, ce que j'ai fait).

(Administration d'état, hein, pas mairie : le maire de Toulon de l'époque se vantait d'être le "parrain" dans tous les sens du terme, fallait donc être soit adoubé politiquement ou mafieusement pour y trouver une place).

M'enfin, faut pas se leurrer : le "droit de cuissage" existe toujours. Et, malgré les lois, le chômage est son meilleur rabatteur.

Écrit par : luciolebrune | dimanche, 01 juillet 2012

Sinon, je pense qu'il y a une partie "plan com" dans les déclarations de NB... ou une déclaration idéologique, mais dont elle sait pertinemment que ce ne sera pas applicable. On peut avoir de grands principes, il s'agit ensuite de ne pas faire le malheur des gens en décidant à leur place ce qui est bon pour eux.

Écrit par : luciolebrune | dimanche, 01 juillet 2012

L'État est proc, c'est net !

Comment caractérisez-vous le travail aliéné monsieur le député ?
Comme une activité que l'on exerce en étant contraint et forcé... on ne fait pas ce qu'on fait parce qu'on a envie de le faire mais parce qu'on y est obligé.
Et pour cause : la force des choses.
C'est précisément ce qui définit une prostituée.
Comment vous les appelez déjà?
Travailleurs, travailleuses du sexe.
J'ai honte pour vous à chaque fois que ça me vexe !
Non seulement vous les stigmatisez mais vous les réduisez à la mendicité.
Allez-y! Culpabilisez-les ! Détruisez-les sans plus tarder!
Oui... vous êtes un abolitionniste... un mot qui finit mal... et un révisionniste... un mot qui n'a pas fini de faire mal!
Vous niez... reniez l'évidence : l'ennui, le vice et le besoin...
La putain alimentaire c'est vous, monsieur le parlementaire !

Vous vous apprêtez si j'ai bien tout noté, à pourchasser les clients de ces dames, à en faire des hors la loi... en les accablant de tous les maux, tout en les taxant sous le manteau !
Mais vous avez l'art d'ignorer que le plus gros exploitant de ces filles de joie, c'est l'État de fait et de droit. C'est tout à fait net... l'État est proxénète. Il a toujours eu une partie liée avec cette horrible institution : la prostitution !
Qui a parlé de violence intolérable faite à notre grandeur nature ?
Et la misère, et le chômage et l'exclusion?
Comment faites-vous pour les tolérer plus longtemps?
Et les travaux forcés auxquels sont tous les jours condamnés les moins bien lotis, ne représentent-ils pas le summum de la prostitution? La plus diabolique des instrumentalisations ? Tortures par l'espérance !
Justice et police... ne jouez pas à ce petit jeu avec le feu ... sous peine de favoriser l'empire du milieu.
Ne fermez pas les yeux sur la misère réelle... ouvrez-les bien sur la vraie exploitation de la femme par l'homme... celle qui a lieu dans les foyers, dans les usines ou sous les bureaux...
Vous ne supportez pas voir mouiller leurs corps... dans ce cas... cessez de fouiller leurs âmes! A bon entendeur ... une petite part de malheur!

Écrit par : le journal de personne | jeudi, 05 juillet 2012

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