Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« L'autre Égypte, celle que j'aime | Page d'accueil | Bayrou, le made in France comme une évidence »

dimanche, 15 avril 2012

Pardon aux Harkis : ouf, enfin !

Nicolas Sarkozy a reconnu l'abandon de la France envers les Harkis à l'issue de la guerre d'Algérie. Ouf. Enfin. Il reste à le répéter 150 000 fois au moins pour tous ceux qui sont morts là-bas, dans des circonstances souvent atroces, lâchement abandonnés par le pays qu'ils avaient choisi comme patrie.

Personnellement, c'est quelque chose qui m'a toujours empêché d'admirer inconditionnellement de Gaule. Qu'il ait pu laisser se faire une telle infâmie, une telle trahison, c'est typiquement le genre de choses que je considère comme une marque indélébile.

Louis Joxe avec ses mesures dégueulasses qui devaient surtout éviter de faire l'objet de toute forme de publicité, de Gaule, lui-même, avec des raisonnements que n'aurait pas renié le FN d'aujourd'hui, ont été en-dessous de tout. Quant à la gauche, qui avait soutenu depuis toujours l'insurrection algérienne, il ne fallait pas compter sur elle pour prendre la défense des abandonnés.

Personnellement, je considère que l'abandon des Harkis aux représailles en Algérie, est du même niveau que la rafle du Vel d'Hiv. C'est du même acabit, et cela montre bien qu'en 20 ans, la France n'avait pas changé.

Sarkozy a fini par tenir un engagement qu'il avait pris en 2007. On aurait aimé que cela n'intervienne pas à une semaine de premier tour de la présidentielle, histoire de ne pas laisser un arrière-goût de récupération.

 

00:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : harki, sarkozy | |  Facebook | | | |

Commentaires

Difficile de choisir son camp avec ce conflit.
Entre les algériens qui avaient bien le droit d'être maître chez eux et les pieds-noirs qui ne voulaient pas laisser leurs vies derrière, personnellement j'arrive à comprendre tout le monde ou presque.
Va savoir ce qui ce serait passé si de Gaulle avait accepté l'indépendance tout de suite ... surement moins de haine déjà. Une fois de plus des politiques qui divisent dans leur intérêt et des peuples qui se déchirent. La paix c'est tellement plus simple que la guerre pourtant ...

Enfin, c'est triste de voir que ces excuses arrivent en pleine présidentielle; lui qui parlait d'enseigner à nos enfants les bienfaits des colonies ...

Ya rien à redire, Sarko est vraiment un joli petit enc***. fait des papouilles à sa gauche pendant qu'il double le FN sur sa droite ...
Je le tiens pour responsable de ce que la France se radicalise au point que l'extrême droite et l'extrême gauche rassemblent 30% des voix.

Il ne sera heureux que lorsqu'il aura construit son trône au sommet d'un champ de ruines d'où il pourra observer ses beaux amis se gaver de la dépouille de la justice.

Sus aux urnes, qu'il aille rejoindre en prison tout ceux qui s'y sont retrouvé par ses populismes électoraux !

Écrit par : skunker | dimanche, 15 avril 2012

Et les pieds noirs ,qui s'excuse pour les avoir laisser se faire massacrer par le FLN,quand l'armée française est restée l'arme au pied ,sur ordre des politiques ? ? 50 ans de déni en espérant que les vieux en mourrant emportent avec eux la mémoire de cette forfaiture ! !

Écrit par : Jean Luc Berteloot | dimanche, 15 avril 2012

C'est complétement une tentative claire de récupération politique.

Mais hors celà, les excuses sonnent le creux.
Car dans cette affaire, personne ne veux assumer quoi de ce soit, comme pour tout ce qui est de la "guerre" d'Algerie.

Écrit par : LAO_TSEU | dimanche, 15 avril 2012

J'espère qu'une des personnes à l'origine du clash: DCB/FB et autre soucis: MAK, n'aura AUCUNE investiture MoDem. Manquerait plus que ca...!
Z'avez bien fait de la virer de vos blog roll, l'héré.
Viens de la soigner^^^ sur ces "c" citoyennes.

Écrit par : Martine | dimanche, 15 avril 2012

(suite)
"Les négociateurs français obtinrent une promesse formelle de non-représailles lors de la deuxième rencontre secrète de Bâle, début novembre 1961, qui fut très clairement confirmée par une clause d’amnistie dans la déclaration des garanties contenue dans les accords d’Evian du 18 mars 1962. Dès l’issue positive de la conférence secrète des Rousses, à la fin février, le gouvernement avait annoncé son intention de réduire rapidement les effectifs musulmans de son armée, et en particulier de licencier les supplétifs en leur offrant le choix entre plusieurs options, ainsi que le droit de demander leur transfert en métropole avec le statut de rapatriés. Mais toutes les déclarations officielles les incitaient à rester en Algérie.

Avant et après le cessez-le-feu, les wilayas de l’ALN multiplièrent les appels à la désertion avec remise des armes, puis à celle de la prime de démobilisation, assortis de promesse de pardon. Le GPRA paraît avoir interprété ses engagements de non-représailles avec duplicité, en pensant reprendre son entière liberté d’action après l’indépendance. L’état-major général de l’ALN et la wilaya V (Oranie) qui avaient voté contre la ratification de l’accord des Rousses, cachaient encore moins leur volonté de régler tous les comptes dès que l’armée française ne pourrait plus intervenir. Des enlèvements et des massacres de harkis se produisirent dès le cessez-le-feu en Oranie, mais ils se généralisèrent dans toute l’Algérie aussitôt après la proclamation de l’indépendance, en juillet 1962. La lutte pour le pouvoir entre les diverses factions du FLN-ALN entraîna une surenchère patriotique entre les prétendants, qui ne pouvaient défendre les accords d’Evian et les « traîtres » sans risquer de mettre en danger leur autorité et leur sécurité. Les arrestations suivies de sévices et de supplices se multiplièrent donc jusqu’en novembre 1962, même après la formation du premier gouvernement algérien par Ahmed Ben Bella.

Le gouvernement français, qui avait tardé à préparer un plan de « rapatriement » pour les harkis, et ordonné le refoulement de ceux qui étaient transféré en métropole par des officiers agissant en dehors du cadre hiérarchique, fut obligé d’ordonner l’accueil des réfugiés dans les garnisons française et leur transfert en France, mais il tenta plusieurs fois de le limiter ou de l’interrompre, et il ne réagit que diplomatiquement à la violation flagrante des accords d’Evian. Son attitude très restrictive s’explique d’abord par la volonté de parier sur la bonne foi de ses partenaires algériens, puis par la crainte de faire le jeu de l’OAS en lui fournissant des recrues potentielles pour entretenir la guerre civile en France, et enfin par le refus de lui donner raison en reprenant les hostilités contre l’Algérie. Mais elle s’explique surtout par la conviction du général de Gaulle que les « harkis » n’étaient pas des vrais Français, mais des Algériens, dont il ne fallait favoriser l’immigration en France sous aucun prétexte (comme le prouvent ses propos rapportés par Alain Peyrefitte dans son livre C’était de Gaulle)."

Écrit par : pb | lundi, 16 avril 2012

http://guy.perville.free.fr/spip/article.php3?id_article=65

"Selon le colonel Schoen (ancien chef du Service des liaisons nord-africaines au Gouvernement général de l’Algérie, et père d’un officier de SAS tué par le FLN), qui s’occupa d’aider les anciens harkis réfugiés en France, leurs motivations étaient diverses, et pouvaient se classer ainsi, par ordre de fréquence décroissante.

En premier lieu, la solde, modeste, mais non négligeable dans un pays très pauvre, au sous-emploi chronique, et aux conditions de vie détériorées par la guerre. On pourrait lui ajouter l’attrait de la possession d’une arme pour se défendre, une sécurité beaucoup plus grande que chez les « rebelles » traqués et décimés par l’armée, et quelquefois les pressions d’officiers voulant compromettre et engager le plus possible de « Français musulmans ». Donc, des motivations élémentaires : ne pas mourir de faim ni de mort violente.

En deuxième lieu, le désir de se venger et de venger les siens contre les injustices et les violences injustes du FLN, conformément aux moeurs et à l’éthique traditionnelle de la société algérienne. Selon Mohammed Harbi, « contre l’injustice, la paysannerie se protège par tous les moyens, même ceux qui ne servent pas la cause nationale. Le nombre d’Algériens dans les harkis est édifiant. Outre les pressions de l’armée française, l’intervention désordonnée du FLN dans les conflits entre paysans et les injustices commises par ses représentants n’y sont pas étrangers » (Le FLN, mirage et réalité, pp. 310-311). Cette réaction n’excluait pas nécessairement un premier soutien à l’insurrection (comme l’ont montré Mohand Hamoumou, dans sa thèse Et ils sont devenus harkis, et le général Faivre dans son livre Un village de harkis, des Babors au pays drouais ). Les 6.000 « ralliés » avaient d’abord combattu dans l’ALN avant de changer de camp. Il ne nous appartient pas de juger si leur motivations étaient honorables ou non, et si leur désir de vengeance les a entraînés ou non à des actes répréhensibles, qui relèveraient de la responsabilité de leurs chefs autant que de la leur.

Enfin, la fidélité envers la France, ou envers certains Français respectés et aimés. Cela pouvait être le fait d’anciens combattants musulmans fiers de leurs décorations, et qui n’avaient pas tous accepté de renier leur ancien drapeau, ou d’ouvriers agricoles attachés à de bons patrons . Contrairement à une idée reçue, les relations entre individus appartenant à des communautés différentes existaient, et n’étaient pas toujours hostiles dans l’Algérie coloniale, après un siècle de coexistence. Comme l’a écrit Jean Daniel, « tous les drames de cette guerre viennent, d’une part, de l’intensité de l’enracinement français et, d’autre part, de la volonté maquisarde de déracinement en commençant par une atroce guerre civile »."

Écrit par : pb | lundi, 16 avril 2012

"Selon le colonel Schoen (ancien chef du Service des liaisons nord-africaines au Gouvernement général de l’Algérie, et père d’un officier de SAS tué par le FLN), qui s’occupa d’aider les anciens harkis réfugiés en France, leurs motivations étaient diverses, et pouvaient se classer ainsi, par ordre de fréquence décroissante.

En premier lieu, la solde, modeste, mais non négligeable dans un pays très pauvre, au sous-emploi chronique, et aux conditions de vie détériorées par la guerre. On pourrait lui ajouter l’attrait de la possession d’une arme pour se défendre, une sécurité beaucoup plus grande que chez les « rebelles » traqués et décimés par l’armée, et quelquefois les pressions d’officiers voulant compromettre et engager le plus possible de « Français musulmans ». Donc, des motivations élémentaires : ne pas mourir de faim ni de mort violente.

En deuxième lieu, le désir de se venger et de venger les siens contre les injustices et les violences injustes du FLN, conformément aux moeurs et à l’éthique traditionnelle de la société algérienne. Selon Mohammed Harbi, « contre l’injustice, la paysannerie se protège par tous les moyens, même ceux qui ne servent pas la cause nationale. Le nombre d’Algériens dans les harkis est édifiant. Outre les pressions de l’armée française, l’intervention désordonnée du FLN dans les conflits entre paysans et les injustices commises par ses représentants n’y sont pas étrangers » (Le FLN, mirage et réalité, pp. 310-311). Cette réaction n’excluait pas nécessairement un premier soutien à l’insurrection (comme l’ont montré Mohand Hamoumou, dans sa thèse Et ils sont devenus harkis, et le général Faivre dans son livre Un village de harkis, des Babors au pays drouais ). Les 6.000 « ralliés » avaient d’abord combattu dans l’ALN avant de changer de camp. Il ne nous appartient pas de juger si leur motivations étaient honorables ou non, et si leur désir de vengeance les a entraînés ou non à des actes répréhensibles, qui relèveraient de la responsabilité de leurs chefs autant que de la leur.

Enfin, la fidélité envers la France, ou envers certains Français respectés et aimés. Cela pouvait être le fait d’anciens combattants musulmans fiers de leurs décorations, et qui n’avaient pas tous accepté de renier leur ancien drapeau, ou d’ouvriers agricoles attachés à de bons patrons . Contrairement à une idée reçue, les relations entre individus appartenant à des communautés différentes existaient, et n’étaient pas toujours hostiles dans l’Algérie coloniale, après un siècle de coexistence. Comme l’a écrit Jean Daniel, « tous les drames de cette guerre viennent, d’une part, de l’intensité de l’enracinement français et, d’autre part, de la volonté maquisarde de déracinement en commençant par une atroce guerre civile »."

Écrit par : pb | lundi, 16 avril 2012

Nucléaire : M. Sarkozy réécrit ses relations avec Kadhafi.

Mardi, le président-candidat a démenti catégoriquement avoir cherché à vendre à Tripoli une centrale nucléaire, comme l'affirme l'ex-patronne du groupe Areva, Anne Lauvergeon, qui assure dans un livre que les négociations ont duré jusqu'à l'été 2010. "C'est un mensonge éhonté", s'est emporté M. Sarkozy. "Il n'a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi".

Des affirmations pourtant aisément démenties par... les discours de M. Sarkozy, disponibles sur le site de l'Elysée. Le 3 juillet 2008, le chef de l'Etat affirme : "Je sais qu'il y a des gens et des pays qui se disent : n'est-ce pas un peu dangereux de proposer le nucléaire civil à des pays comme l'Algérie, les Emirats arabes unis, ou la Libye ? Ce qui serait vraiment dangereux, ce serait de leur refuser. D'abord parce qu'on donnerait raison à l'Iran qui fait croire que l'Occident refuse par principe le nucléaire à des pays musulmans. Mais aussi parce que chaque baril de pétrole et chaque mètre cube de gaz économisé sur la planète (...) c'est un peu moins d'effet de serre".

UN ACCORD FRANCO-LIBYEN SUR LE NUCLÉAIRE DÈS JUILLET 2007

Et cette théorie fut mise en application avec le colonel Kadhafi. Ainsi, ce commmuniqué du ministère des affaires étrangères, en date du 8 juillet 2009, faisant état de la signature par Alain Joyandet, alors secrétaire d'Etat à la coopération, d'un "accord de coopération pour le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire avec Abdelaati Ibrahim el Obeidi, ministre libyen des affaires européennes".

Ce document rappelle explicitement que cet accord fait suite à un "premier mémorandum d'entente", "signé à l'occasion du déplacement du président de la République française à Tripoli, le 25 juillet 2007 qui prévoyait la conclusion d'un accord de coopération "pour le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire".

Le document en question est consultable sur le web. Cosigné par le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner et son homologue libyen Mohamed Chalgam, il prévoit "d'autoriser les institutions et entreprises industrielles des deux pays à œuvrer conjointement en vue de la réalisation de projets de production d'énergie nucléaire et de dessalement de l'eau, ainsi que d'autres projets de développement liés à l'utilisation pacifique de l'énergie atomique".

Ce projet nucléaire n'a pas cessé de se poursuivre. Le 21 octobre 2010, moins d'un an avant la chute du régime de Kadhafi, le ministre français de l'industrie, Christian Estrosi, signait à Tripoli un partenariat stratégique prévoyant toujours l'ouverture de négociations pour la construction d'une centrale nucléaire.

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/17/nucleaire-m-sarkozy-reecrit-ses-relations-avec-kadhafi_1686477_1471069.html

Écrit par : BA | mardi, 17 avril 2012

DEVOIR DE MEMOIRE
hocine le combat d'une vie par croaclub

lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l¹époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l¹Ardoise, ceinturé de barbelés et de
miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat

Et pour compléter le documentaire, réécoutez sur SUD RADIO, « podcasts » l'émission du 8/11/11, de Karim Hacene, Enquêtes et Investigations, sur les harkis le camp de saint maurice l'ardoise

Sur radio-alpes.net, Infos Générales - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13)

Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

Écrit par : louanchi | mercredi, 18 avril 2012

Ca va...Nous savons bien qu'il cherche certaines voix, les harkis ont eu à un temps donné un meme vécu que les appelés sous les drapeaux de l'époque: des parias au retour.
Quand aux autres délires, pas mieux.

Écrit par : Martine | mercredi, 18 avril 2012

Il a tenu quoi comme engagement, exactement l'héré? Expliquez-moi.
( j'ai bien noté la faute ;))

Écrit par : Martine | mercredi, 18 avril 2012

Écrire un commentaire