Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Un coup d'état militaire en Grèce ? Mais non voyons !

    Et voilà : il a suffi d'un entrefilet dans une petite note d'une agence de presse grecque pour que la rumeur s'emballe. L'Nicolas a titré aussi sur la chose, mais pas seulement : le pourtant généralement perspicace Jean Véronis en a tiré quelques conclusions hâtives... Faut lire les notes jusqu'au bout : le précédent commandement avait été nommé par Nea Demokratia en 2009, le parti de la droite grecque.

    Papandréou joue une sacrée partie de poker : il doit absolument venir à bout de la dette de son pays, enfin, plus exactement, la stabiliser. Or, devinez un peu quel ÉNORME budget aspire une quantité énorme de ressources en Grèce ? Ben l'armée, pardi. Moi, je pense plutôt que ces promotions/rétrogradations/mutations préfigurent une cure d'amaigrissement assez monumentale dans la défense grecque.

    En tout cas, cela laisse à penser que le PASOK ne s'apprête pas à conserver le pouvoir : il est de tradition, en Grèce, d'opérer des changements favorables à son camp quand on s'apprête à tomber. Or, j'ai lu ailleurs que les députés grecs ne laisseraient pas Papandréou plonger son pays dans le gouffre en avalisant une procédure référendaire à tous les coups perdante.

    Il joue donc son va-tout et je comprends que dans cette histoire, il cherche surtout à placer ses potes aux postes intéressants.

  • Image : l'erreur stratégique fatale de Cora

    Je poursuis assidûment depuis une dizaine de jours la lecture d'un ouvrage passionnant : e-reputation d'Edouard Fillias et Alexandre Villeneuve. Un excellent manuel de gestion de son identité numérique et de sa réputation sur Internet.

    L'ouvrage a une orientation clairement commerciale et entrepreneuriale en s'adressant prioritairement aux sociétés, même si, bien sûr, il existe de multiples applications politiques des conseils qui y sont prodigués.

    Les auteurs consacrent la moitié du chapitre 4 aux situations de crise. Qu'est-ce qu'une situation de crise pour une marque ? Une inflation de contenus critiques sur un produit ou sur la société qui le commercialise. Billets, commentaires sur les forums spécialisés, sur facebook, sur twitter, sur les blogues sont autant d'avatars de cette inflation. Les auteurs établissent une typologie précise des différentes sortes de crises et de leur origine, puis proposent d'y répondre de manière adaptée.

    Il y a quelques principes de base à respecter en situation de crise, et Edouard Fillias et Alexandre Villeneuve en dressent les contours :

    empathie, réaction puis explication, voilà la Sainte-Trinité de la stratégie de crise. Triangle d'or que Cora a clairement ignoré.

    Sur le fond de l'affaire, il y a déjà une erreur de ressources humaines : licencier une employée sous-payée pour un ticket trouvé, c'est une faute de management assez grave. Cora aurait pu réagir intelligemment si ses dirigeants avaient pris le temps d'écouter et d'analyser les avis qui s'exprimaient sur la Toile. En fait, Cora ne dispose pas de département qui s'occupe de son identité numérique, cela me paraît clair. Il y a des petites start-up qui sont de bon conseil dans ce domaine, Image & stratégie, dans laquelle oeuvre Edouard Fillias en est une. A défaut, se reporter au moins à son livre.

    Cora mérite de figurer dans un addendum à l'ouvrage parce que sa réaction illustre à merveille tout ce que l'auteur déconseille de faire...

    Au lieu de prendre acte de son erreur et de communiquer sur l'erreur de management de manière habile en tentant de démontrer qu'il s'agit d'un épiphénomène malheureux et regrettable, Cora a tenté une vulgaire opération de propagande. Conséquence, elle a généré un second buzz négatif sur son compte et elle s'est enfoncée encore davantage.

    Comme l'observe Edouard Fillias, l'inconvénient d'Internet, pour une marque sujette à des buzz négatifs, c'est qu'on y conserve et archive tout. De ce fait, une polémique devient très facilement une marque au fer rouge dont la cicatrice se rouvre à intervalles réguliers.

    L'identité numérique s'étale dans la longueur du temps et de la Toile, au contraire de l'identité réelle dans les médias traditionnels. Quand le mal est fait, il peut être corrigé, mais il est irrémédiable.

    Gérer une e-réputation, c'est tout un métier...

    Je me faisais d'ailleurs une remarque, en passant : certaines sociétés s'occupent de gérer l'e-reputation d'une marque, c'est à dire, finalement, assurent une sorte de veille préventive et défensive, tandis que d'autres, au contraire, sont profondément engagées dans la manipulation habile de l'opinion à coups de rumeurs propagées et de lobbying. En apparence, les deux métiers se recoupent, mais dans la pratique, ce sont deux activités assez différentes. Image et Stratégie appartient à la première catégorie, Edelman à la seconde. 

  • Mort-vivant

    Épouvantable. Je viens de lire l'article Bombe à neutrons sur wikipedia, et, ce faisant, j'ai découvert l'existence la Walking Ghost Phase (la phrase du fantôme qui marche).

    J'ai découvert que la bombe à neutrons était considérée comme une arme nucléaire tactique, et je suis ainsi revenu d'une idée reçue selon laquelle cette arme ne tuerait que le vivant laissant les infrastructures intactes. 

    Ce qui est terrifiant, c'est que sa létalité repose essentiellement sur son niveau et son genre de radiations. En effet, ce n'est pas le rayonnement gamma en tant que tel qui fait le pouvoir de cette bombe mais son émission de neutrons capables de modifier les structures atomiques en éjectant les électrons de l'orbite des noyaux.

    Les troupes visées deviennent d'abord un gros amas de cations (ions positifs), or, les atomes devenus des cations désagrègent ainsi les molécules dont ils sont parties prenantes.  Comme ces nucléons traversent la matière minérale sans trop de pertes, l'effet dévastateur est maximal d'autant qu'ils touchent en priorité les molécules d'eau (dont les corps humains sont consitués à 70%).

    Bon, faisons dans le vocabulaire utilisé en SF bien que valide scientifiquement : en somme les troupes au sol se font canarder de rayons ionisants. On mesure ça avec l'unité appelé le sievert.

    Entre 5 et 50 sievert d'exposition, la mort n'est pas immédiate : pire, après des nausées initiales, les troupes exposées vont connaître un état de bonne santé apparente pendant quelques jours, voire quelques semaines. A l'issue de cet état, la mort est inéluctable. En somme, une fois touchées, les soldats sont des morts en sursis. Des mort-vivants, quoi...

    Saletés de bombes...

  • Housses de compression

    C'est drôlement pratique ces machins-là, les housses de compression. En fait, j'ai découvert ça dans un norauto. En principe, c'est plutôt prévu pour les voyages, stockées sur une grille de toit de voiture. En pratique, avec un compactor (c'est la marque que j'ai), incroyabble comment on peut stocker une pile de draps, de couettes et d'oreillers en les réduisant à 20% de leur volume ordinaire.

    J'ai essayé de retrouver la société qui commercialise ces produits, et là, j'ai eu vachement de mal à trouver. Il y un site, bien sûr, et même des informations légales, mais elles ne fournissent pas d'éléments viables.

    Après avoir farfouillé en vain sur la Toile, je me suis souvenu que le site vantait le prix obtenu chez les Trophées de la Maison en 2007 et du coup, je me suis rendu sur le site de cette association de consommateurs-testeurs. Et là, paf, j'ai trouvé le nom de la société (qui figurait toutefois partiellement dans le mail de contact du site compactor) : CIE EUROPE. Hop, nouvelle recherche sur la Toile, et cette fois, j'obtiens une fiche d'identité.

    Bon, c'est une société du nord de la France, des Lillois, apparemment. Elle fait du commerce de gros. Ce  que je ne parviens pas à savoir, c'est si elle produit bien les compactor, elle-même, et, si c'est le cas, où exactement. En principe, les Trophées de la Maison récompensent des fabricants, donc, normalement, si la méthodologie affichée par cette association mancelle a été respectée, c'est bien CIE EUROPE qui produit les compactors.

    Si j'en crois une discussion débutée en 2005 sur un forum, à l'origine, ces machins-là avaient une tendance fâcheuse à se regonfler tous seuls. Avec le compactor, sans vouloir faire de pub pour la chose, pas de souci : j'utilise ça depuis deux ans, et ça ne bouge pas d'un pouce. Bien évidemment, pas d'effets d'humidité non plus.

    En tout cas, il semble bien que ce soient deux frérots italiens astucieux qui aient trouvé le moyen de proposer une version de la housse de compression fonctionnelle et efficace. Notez toutefois que je n'ai utilité que la version voyages. Je ne sais pas ce que cela donne pour les autres.