« Ils rêvent de fumette... | Page d'accueil | Idées sur l'école, de l'UMP au MoDem. »

vendredi, 10 juin 2011

Mariage gay ? Peu ou pas de sens.

Chaque sensibilité politique a son stock de chiffons rouges. A gauche, on adore agiter celui du mariage homosexuel avec l'espoir de voir la droite ruer dans les brancards. Il devient alors très pratique de glapir à la réaction.

Il y a, dans cette histoire, maldonne. Le mariage prend sa source dans la famille, et, à l'origine, le mariage a pour objectif la famille. Sauf adoption, les homosexuels ne peuvent pas fonder de famille. Il paraît donc assez peu cohérent qu'ils puissent se marier.

Mais en France, comme l'État se mêle de tout, il a jugé bon d'accorder un certain nombre d'avantages en termes de succession et de fiscalité aux jeunes mariés. 

S'il paraît fondé d'aider les familles, car la natalité est un objectif fondamental d'un État (en tout cas, comme le nôtre que la dénatalité a guetté à plusieurs reprises ces deux derniers siècles) se mêler de ce que les gens s'aiment ou pas me paraît plus discutable.

Dans tous les cas de figure, il est équitable de faire une règle égale pour tous. Si l'État décide qu'il favorise ceux qui veulent vivre ensemble et fonder un foyer (mais pas nécessairement une famille) il ne doit pas distinguer les mariages hétérosexuels des mariages homosexuels, et, dans ce cas, comme le proposait hier Bayrou lors de son tweetinterview, établissons une union civique pour tous.

A vrai dire, je pense que nous devrions aller plus loin : l'État devrait laisser le mariage aux religions et à l'appréciation individuelle, et se contenter, quant à lui, de l'aspect juridique et contractuel lors d'une union civile. Ainsi, chaque union deviendrait un simple contrat de droit privé.

Le mariage civil qui est une invention moderne, destinée à supplanter l'influence de l'église n'a plus lieu d'être. Place aux unions civiles et laissons les individus déterminer eux-mêmes les modalités de leur mariage ou non.

Si nous conservons en droit la notion de mariage, alors elle doit être associée à la famille exclusivement en fournissant un cadre social et légal au développement de la cellule familiale.

17:39 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (46) | Tags : homosexualité, mariage | |  Facebook | | | |

Commentaires

Compte tenu du taux de divorce, je ne vois plus bien, en vérité, quel peut être le sens du mariage, si ce n'est une forme singulière d'engagement entre 2 personnes, reposant sur la confiance.

A partir de là, en effet, quel est le rapport de la famille avec le mariage ? La question me semble très bien posée.

Écrit par : Denis | vendredi, 10 juin 2011

Le problème c'est que les homosexuels ne peuvent se reproduire d'un point de vue purement corporel. Donc le mariage engagera ensuite l'adoption d'où une reproduction par l'éducation pour démontrer que l'homosexualité est une chose comme une autre faisant partie de la nature humaine comme l'hétérosexualité. Car le but est là démontrer que nous ne sommes pas forcément hétérosexuel par nature mais uniquement par besoin de perdurer la race humaine. Car nous ne pouvons avoir une société purement homosexuelle sinon elle disparaîtrait automatiquement d'où quand même une certaine tolérance envers les hétérosexuels. Bientôt peut-être avec la recherche sur l'enbryon l'homme sera capable de reproduire les corps humains. Et là plus de souffrance pour les femmes. C'est un vrai sujet de société et même d'avenir de l'humanité qui est pris un peu à la légère. Toutes ces choses existent déjà mais nous n'aimons pas comme elles sont et donc nous voulons changer à tout prix notre nature. Notre corps n'est pas à la mesure de notre esprit nous nous sentons souvent en prison mais nous devons accepter que nous soyons simplement qu'un homme ou une femme. La violence est génératrice de cette non acceptation de notre nature car la violence de l'autre nous détruit et nous ne voulons plus être ce que pourquoi l'autre a voulu nous détruire au lieu de le combattre car qui c'est si ce ne sera pas pire car que tu le veuilles ou non ce qui t'ont fait ça sont toujours là pour continuer à détruire d'avantage ton humanité. Fuir un moment oui pour examiner les choses mais ensuite il faut vaincre car la mort elle, rode. Il ne faut pas rêver il y a aussi de la violence chez les homosexuels qui a un donné ces gens violents se retourneront contre eux. On laisse entrer dans le bercail pour mieux dévorer ensuite. Il ne faut pas confondre l'homosexuel qui est une personne digne et l'homosexualité qui elle est infâme car contraire à la nature humaine. Pourquoi je suis ce que je suis voilà la question que je dois me poser et me permettre d'avancer dans le même destin que le reste de l'humanité. Moi qui déclare cela je dois aimer encore plus ces personnes et être d'une grande douceur.

Écrit par : bdnono | vendredi, 10 juin 2011

C'est le 3e billet que je lis aujourd'hui, et qui reprend la même idée... que j'ai déjà évoqué hier sur mon blog.
Moi qui croyais avoir fait une proposition utopique et provocatrice, je constate qu'il n'en est rien !
Mais je ne suis pas certains que les homosexuels soient convaincus pas nos arguments... pour l'instant !

Écrit par : Thierry | vendredi, 10 juin 2011

"établissons une union civique pour tous." avec mêmes droits et devoirs pour tous. Et bien, voila, on ne demande que cela. Ni plus , ni moins !
Le problème c'est que dès que l'on prononce le mot sacro-saint de "mariage", c'est la bronca tant ce mot titille toute notre histoire chrétienne.

Écrit par : corto74 | vendredi, 10 juin 2011

"Place aux unions civiles et laissons les individus déterminer eux-mêmes les modalités de leur mariage ou non."

Sauf que, lorsque ces individus vont se séparer (ce qui arrivent hélas fréquemment), ils vont demander aux tribunaux et donc à la société d'arbitrer leur conflit privé. Il faut donc bien que, d'une façon ou d'une autre, la société définisse les droits et obligations, ne serait-ce que pour pouvoir apprécier ensuite qui doit quoi à qui...

Sinon, il y a ceci :

http://niveaumonte.blogspot.com/2011/06/lesbien-descendu.html

Écrit par : Ch. Romain | vendredi, 10 juin 2011

Puis-je me permettre de vous proposer ceci:

http://lamauragne.blog.lemonde.fr/2011/06/10/la-charia-a-la-place-de-notre-republique-fantasme-la-morale-catholique-au-pouvoir-realite/

Bien cordialement,

jf.

Écrit par : Jacques | samedi, 11 juin 2011

Peu ou pas de sens d'être contre le mariage gay....C'est bizarre pour un "mec" qui se dit humaniste d'écrire un article aussi droitier....

Écrit par : Europium | samedi, 11 juin 2011

@Europium
Rien de droitier : je dis qu'il faut laisser le mariage aux religions. S'il n'est pas laissé aux religions, il doit demeurer associé à la famille.
Ceci n'empêche pas d'assurer aux homosexuels de pouvoir contracter des unions civiles et de faire en sorte que ces unions civiles offrent les mêmes droits pour tous, homosexuels ou hétérosexuels.
C'est très agaçant de se faire accuser de dérive droitière dès que l'on relève que le mariage homosexuel est un non-sens.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 11 juin 2011

Il me semble me souvenir au contraire que le mariage religieux est inspiré du droit romain.
Tout à fait d'accord avec l'Hérétique : le plus agaçant est la nature faussée d'un débat dont l'issue est réglée d'avance.
Un peu comme la légalisation du cannabis et la décriminalisation des autres drogues.

Écrit par : Erasmus Tharnaby | samedi, 11 juin 2011

@bdnono : l'homosexualité, de même que le viol est présente dans tout le règne animal, pas seulement chez l'être humain. La "nature humaine" n'a au rien de spécialement humain, ni de très naturel (et au contraire est très culturelle).

Écrit par : melianos | samedi, 11 juin 2011

Yep, le viol y ai réchappé de multiples fois: la première étudiante, une amie addicted à la "clope" et les mecs accompagnant occupés au bar ne l'ont pas écoutée, donc l'ai accompagnée sur le parking pour qu'elle puisse récupérer ses cigarettes, et là ne saurais jamais exactement comment, mais me suis retrouvée adossée à un véhicule avec six "allumés"...
La remercie, d'avoir su se souvenir qu'elle avait ses clopes dans ce véhicule, mais aussi certains outils préconisés par mon père à titre dissuasif,elle a su s'en souvenir lui en suis reconnaissante, quoique si non addicted elle avait été, et les mecs moins légers, jamais cette aventure (qui aurait pu mal tourner) ne serait arrivée.
Sur ce...Bonne nuit à tous !

Écrit par : Martine | samedi, 11 juin 2011

Sur ce, vais prendre l'air pas chez Mira of course...

Écrit par : Martine | samedi, 11 juin 2011

Mais il est clair que le problème sous-jacent est celui de la possibilité d'adopter pour les couples homosexuels.
Or là-dessus, je trouve Bayrou très léger. Il y a là un enjeu de société très important. Je ne comprends pas que Bayrou prenne sur ce point une position qu'il n'argumente pas. Pour un enfant, avoir deux pères ou deux mères (même si dans le couple les rôles sont différenciés), est-ce la même chose que d'avoir un père et une mère? Il me semble qu'il faudrait au moins y réfléchir, et d'abord prendre connaissance de ce que peuvent dire à ce sujet les philosophes, les psychiatres...
Que ceux que je heurte me pardonnent, mais je trouve grave qu'on ne sache pas débattre sereinement de ces questions.

Écrit par : Monique | samedi, 11 juin 2011

Moaaaah, comme si...Nous n'avions pas vu les recoupements avec les projets sur les embryons et les mères porteuses, et les dons de sperme...Etc.

Écrit par : Martine | samedi, 11 juin 2011

@Monique
Apparemment, c'est davantage le modèle éducatif et affectif qui impacte le développement de l'enfant que l'orientation sexuelle de ses parents pour ce que j'ai pu lire comme premières études sur le sujet.
Je n'ai pas le sentiment qu'un couple d'homosexuels/homosexuelles éduque moins bien leurs enfants que des couples hétéros.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 12 juin 2011

Monique, une bite ne fait pas un père, pas plus qu'un vagin une mère. Il faut dissocier sexe (de naissance) et genre (culturel).

Si comme vous le dites, dans les couples homo le rôle est différencié (comme dans les couples hétéro, et pas toujours comme vous le pensez), quelle importance le physique ? A ce qu'on en voit, ce genre de couple existant depuis plusieurs dizaines années, rien.

Écrit par : melianos | dimanche, 12 juin 2011

Entièrement d'accord. L'étatisation du mariage n'apporte rien à part des conflits sans fin sur le sens du mot mariage.

Que chaque église, mosquée, association gay s'occupe de l'aspect spirituel de son mariage tout en incitant par ailleurs ses ouailles à signer un contrat d'un certain type (Type "Catho" - sexes différents, lourde pénalité pour celui qui demande le divorce etc.., Type 'Gay du marais".. sexes identiques etc...)

Ces débats stériles, existant uniquement à cause d'un Etat qui veut s'occuper de tout, se font au détriment d'autres débats qui eux concernent la cité.

Écrit par : Le libéralisme pour les débutants | dimanche, 12 juin 2011

@ "Le libéralisme pour les débutants":
J'essaie de vous suivre... mais s'il vous plaît, expliquez-moi alors pourquoi l'institution du mariage existe dans tant de sociétés (dans toutes?).

Écrit par : Monique | dimanche, 12 juin 2011

Une union civique pour tous... C'est déjà le cas avec le PACS non ?
La question n'est plus aujourd'hui de savoir si le mariage trouve son fondement dans le christianisme et/ou dans l'idée qu'un couple marié est plus à même d'offrir un foyer à un enfant qu'un couple uni sous d'autres modalités.
La question est de savoir s'il est acceptable de maintenir une inégalité de droits entre couples hétéro et homo.
Personnellement je ne vois aucun fondement qui tienne pour justifier cette inégalité.
Lier procréation et mariage est une vaste blague, à moins de dénier aux couples hétéros sans enfants leur droit à se marier et dans le même temps à marier de force tous les concubins de France qui ont enfanté dans le pécher ou l'irrespect républicain...

Écrit par : Bob | lundi, 13 juin 2011

@Bob
C'est pour cela que je suggère d'associer les droits qui sont afférents à la famille à la natalité et à renvoyer la notion de mariage à la sphère privée et non à la sphère publique.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 13 juin 2011

Une chose me gêne tout de même, que je ne suis pas sûre de très bien formuler: l'unité d'une société suppose un vaste système d'échanges. Celui qui reste à l'écart de ces échanges est un "exclu", et c'est un tort très grave qu'on lui fait ou qu'il se fait à lui-même.
Il y a des échanges de paroles, de biens matériels (vie économique, ou alors échange de cadeaux, d'invitations...). Mais les unions entre personnes de sexes différents sont aussi une forme d'échange et donc contribuent aussi grandement à cette unité. On ne peut en dire autant des unions homosexuelles qui, si elles se généralisaient, risqueraient de constituer hommes et femmes en deux groupes indépendants l'un de l'autre. Alors la société peut-elle ne pas se sentir concernée par la question des mariages?

Écrit par : Monique | mardi, 14 juin 2011

@ Monique

Vous mettez là le doigt sur quelque chose d'aussi juste qu'impossible à dire sans faire lever les boucliers : ontologiquement, biologiquement et philosophiquement, ce sont les homosexuels qui excluent.

Mais ça, très peu de gens peuvent le comprendre. ;-)

Écrit par : Ch. Romain | mardi, 14 juin 2011

Mariage Gay:

C'est un choix de société qui doit être approuvé par l'ensemble du peuple Français et non pas par les seuls élus, pour cela le seul moyen d'expression du peuple est le "REFERENDUM".

Écrit par : jacques33 | mardi, 14 juin 2011

Mariage Gay:

C'est un choix de société qui doit être approuvé par l'ensemble du peuple Français et non pas par les seuls élus, pour cela le seul moyen d'expression du peuple est le "REFERENDUM".

Écrit par : jacques33 | mardi, 14 juin 2011

Excellent article.
Je suis absolument d'accord avec vous.
J'ajoute que certains termes génériques ne veulent plus rien dire en ce qu'ils englobent un éventail de possibles incompatibles entre eux.
Ainsi "homosexualité" (tout comme hétérosexualité) peut aller de ce qu'il peut y avoir de plus respectable jusqu'à la perversion la plus indigne.
Il est assez clair que le "mariage" n'est réclamé que par des groupes de pression et non pas par les homosexuels d'une manière générale.
Du reste il est assez significatif que le "PACS" n'intéresse que très peu les homosexuels.
Cherchez l'erreur !!!

Écrit par : alain | mardi, 14 juin 2011

Oui, cher HERETIQUE: “l'État devrait laisser le mariage aux religions et à l'appréciation individuelle”

C'est exactement ce que je dis autour de moi depuis quelques années, m'étonnant d'ailleurs que jusqu'ici cette idée n'ait pas été —à ma connaissance— portée par des politiques! Nous nous condamnons à un débat stérile en continuant à considérer la question du mariage entre homosexuels comme un marqueur idéologique. Il y a des même des sectes protestantes qui aujourd'hui marient des individus de même sexe. Les fanatiques du mariage pourraient toujours s'adresser à elles, ou alors créer leur propre secte. Pour ce qui est de la loi, il suffirait donc, comme vous le proposez, de remplacer le terme mariage par le terme pacs, et de reporter sur cette dernière institution les avantages (fiscaux, notamment) accordés jusqu'ici aux seuls individus mariés devant le maire.

Le problème de l'adoption est beaucoup plus délicat, car il ne concerne pas que les "adoptants".


Je laisserais aux psychologues et sociologues le soin de réfléchir paisiblement et TRES SERIEUSEMENT de ce délicat problème, car le paradoxe est que l'on se soucie plus du "caprice" des adultes (le désir de descendance), que de l'équilibre d'enfants (auxquels on ne demande évidemment pas leur avis) qu'on condamne délibérément à se priver à vie de référence maternelle ou paternelle. Alors même que l'on ressasse (à juste titre selon moi) le thème dramatique du pauvre enfant qui a été privé de l'un de ses parents (suite à un accident, un meurtre, une maladie, une guerre), on se prépare à légiférer à la légère sur l'adoption d'enfants par les homosexuels. Je le dis nettement, sans être ni un homophobe ni un fieffé réactionnaire, restant parfaitement tolérant envers toutes les formes non criminelles de sexualité: je préférerais mille fois avoir été privé accidentellement d'un de mes parents que d'avoir eu à répéter toute ma vie "mon père est unetelle", "ma mère est untel', ou "j"ai deux mères"," j'ai deux pères". Une machine à fabriquer des schizophrènes vous ne trouvez pas?


La reconnaissance des unions légalement contractées à l'étranger se fera en référence au pacs. L'union civile devra être gratuite, ce qui permettra de contraindre ceux qui auraient contracté une union à l'étranger de la renouveler s'ils veulent s'installer en France, afin d'éviter toute ambiguïté qui découlerait des différences entre les législations nationales, notamment en matière d'adoption. Le droit à l'adoption, en tout état de cause, ne devrait être accordé qu'à des couples hétérosexuels ou à des individus (fussent-ils pacsés à une personne de même sexe). L'enfant adopté à l'étranger par un couple homosexuel marié ou pacsé à l'étranger devra donc être déclaré comme l'enfant de l'un ou l'autre des membres du couple (j'espère que l'UNICEF se prononcera un jour dans ce sens!). Toute autre attitude conduirait à favoriser un détestable "tourisme matrimonial".

Écrit par : Loco Caballero | mardi, 14 juin 2011

"Il faut dissocier sexe (de naissance) et genre (culturel)" écrit Melianos.

Ça m'étonnait, aussi, que le délire made in USA des "gender studies" ne se soit pas encore invité dans la discussion !

Écrit par : Ch. Romain | mardi, 14 juin 2011

J'ai un point de désaccord majeur avec l'article. Le mariage a peut-être sa source dans la famille, mais ne peut être résumé à ça. Si le mariage, c'est d'abord la famille, ce qui expliquerait l'exclusion des homosexuels, pourquoi autoriser le mariage aux personnes stériles? A celles qui ne souhaitent pas fonder une famille? Aux femmes ménopausées? La logique ne devrait-elle pas être l'annulation de ces mariages?
Mariage gay ou union civile, peu importe finalement, l'important c'est quand même qu'aujourd'hui, on ne puisse plus être discriminé à cause de sa sexualité...

Écrit par : Dieda | mardi, 14 juin 2011

Mais comment peut-on écrire de telles bétises?

Ah bon? Les homosexuels ne peuvent avoir des enfants que s'ils adoptent???

Mais sur quelle planète vivez-vous?

Une femme homosexuelle a bien souvent un utérus et des ovaires qui fonctionnent. Elle peut donc procréer si elle le désire. Il lui suffit de se procurer un peu de sperme. Un couple de femmes homosexuelles peut aussi décider d'avoir des enfants avec un couple d'hommes. C'est ce qu'on appelle la coparentalité.
Un homosexuel peut également avoir eu des enfants d'une précédente union hétérosexuelle.
Enfin, OUI, les homosexuels veulent aussi pouvoir adopter.

Les familles homoparentales EXISTENT! Elles existeront toujours! Mariage peut bien rimer avec famille si vous voulez, et donc AUSSI avec homosexualité.

Les homosexuels doivent obtenir les mêmes droits que tout un chacun. Ils doivent obtenir les même congés paternités, ils doivent pouvoir reconnaître et adopter l'enfant conçu avec leur conjoint, ils doivent pouvoir être reconnus dans et par la société en tant qu'individus pouvant fonder une famille.

Les homosexuels ont donc besoin d'une institution, comme le mariage ou une union civile qui reconnaiîtrait les mêmes droits!

Écrit par : Lali | mardi, 14 juin 2011

"Le mariage prend sa source dans la famille", quelle ineptie! Merci à l'avenir de vous parer d'arguments valables, ou bien plongez vous dans l'histoire du droit avant d'avancer des choses pareilles.
Le concept de mariage d'amour et de noyau familial date au mieux du début du XXè Siècle, il est originellement une transaction financière dans laquelle les protagonistes n'avaient le plus souvent point à redire...

Ramener le mariage à la famille est l'idée la plus éculée qui soit, y mêler la religion relève du paradoxe le plus ridicule dans votre verbiage.

Il est scandaleux au XXIè Siècle en France de continuer à exister en tant que citoyen et homosexuel avec les mêmes devoirs mais pas les mêmes droits.

Écrit par : Fab | mardi, 14 juin 2011

ben voilà : moi je veux me marier avec mon frère pour payer moins d'impôts. Qu'est-ce que vous dites de cela ?! Mon amour fraternel vaut bien un autre amour après tout. Je fais même le pari qu'il durera plus longtemps ! ALORS !?

Écrit par : ptitM | mercredi, 15 juin 2011

à ceux qui sauterait sur l'occasion de dire que l'inceste est tabou en France : je rajoute une couche pour bien préciser le message d'au-dessus. Il n'y a rien de "sexuel". Il s'agit bien d'amour fraternel : comme dans Liberté, Égalité, FRATERNITÉ (d'ailleurs, que je sache, on ne dit pas : Liberté, Égalité, Hétérosexualité ou Homosexualité)

Écrit par : ptitM | mercredi, 15 juin 2011

"Il y a, dans cette histoire, maldonne. Le mariage prend sa source dans la famille, et, à l'origine, le mariage a pour objectif la famille. Sauf adoption, les homosexuels ne peuvent pas fonder de famille. Il paraît donc assez peu cohérent qu'ils puissent se marier."

ça part mal et je me suis donc arrêté là car votre "raisonnement" est vicié dès le départ... la procréation biologique n'est pas la condition sine qua non pour fonder une famille : l'adoption ou les techniques de fécondation in vitro ou de gpa sont des méthodes pareillement valables et reconnues pour certaines de l'autre côté de nos frontières... que la France, ce vieux pays décidément bien poussiéreux, ouvre ses fenêtres pour faire entrer un air frais et neuf !

Écrit par : Phil86 | mercredi, 15 juin 2011

de plus il n'est pas nécessaire de vouloir faire des enfants pour se marier ; il s'avère donc que vous n'êtes pas équipé des bons outils intellectuels pour traiter un sujet qui vous dépasse manifestement...

Écrit par : Phil86 | mercredi, 15 juin 2011

et à ceux qui défendent l'idée d'un référendum je précise qu'elle ne tient pas la route car cette question n'affecte en rien la vie quotidienne de la majorité hétéro, qui ne se verra lésée de rien du tout et ne perdra aucun droit si le mariage est ouvert aux couples de même sexe... les droits des minorités ne peuvent pas être reconnus par voie référendaire adressée à la majorité... c'est d'ailleurs comme cela que la Cour Constitutionnelle du Costa Rica a rejeté l'idée d'un tel référendum... et elle a eu raison...

Écrit par : Phil86 | mercredi, 15 juin 2011

"Il y a, dans cette histoire, maldonne. Le mariage prend sa source dans la famille, et, à l'origine, le mariage a pour objectif la famille. Sauf adoption, les homosexuels ne peuvent pas fonder de famille. Il paraît donc assez peu cohérent qu'ils puissent se marier."

ça part mal et je me suis donc arrêté là car votre "raisonnement" est vicié dès le départ... la procréation biologique n'est pas la condition sine qua non pour fonder une famille : l'adoption ou les techniques de fécondation in vitro ou de gpa sont des méthodes pareillement valables et reconnues pour certaines de l'autre côté de nos frontières... que la France, ce vieux pays décidément bien poussiéreux, ouvre ses fenêtres pour faire entrer un air frais et neuf !

Écrit par : Phil86 | mercredi, 15 juin 2011

oups désolé pour le doublon involontaire...

Écrit par : Phil86 | mercredi, 15 juin 2011

"Le mariage prend sa source dans la famille, et, à l'origine, le mariage a pour objectif la famille."
Tu commençais très mal mais ça finit mieux. Le mariage est une connerie tout court, mais en bon libéral que je suis, laissons les gens faire ce qu'ils veulent

Écrit par : lcdm | jeudi, 16 juin 2011

On ne peut lier ainsi le mariage à la famille: C'est un écueil intellectuel que d'autres commentateurs avant moi ont bien relevé.

Quelques questions le soulignent assez : faut-il interdire le mariage civil aux femmes qui n'ont plus l'âge de procréer ? Démarier les couples stériles ? Ceux qui ont eu un enfant décédé depuis ? Non bien sûr, mais le si mariage se fondait sur la seule reproduction, pourquoi pas ?

On s'en sort mieux lorsque, comme vous le faites, on décorrèle deux choses :

- la question du soutien/reconnaissance apporté par la collectivité aux familles, pour le bénéfice des enfants,

- la question du soutien/reconnaissance des couples par la société.

Si l'on propose d'une part une union civile indifférente au genre des personnes concernées, mais impliquant une communauté de vie, comme vous le suggérez, et que d'autre part on accorde des aides aux familles constituées, quel que soit le genre des parents, on ébauche une réflexion pour encadrer juridiquement les familles qui le souhaitent.

En revanche si on prend ce parti de ne plus modeler le mariage sur la reproduction naturelle typique du couple hétérosexuel, il faudra préciser que la communauté de vie repose sur un commerce sexuel ou une inclination affective, qu'elle ne peut avoir lieu entre membres d'une fratrie... en bref, prendre la peine de dire ce que c'est qu'un couple.

De même il faudra définir les contours d'une famille (parents, beaux-parents, co-parents...).

Tout cela n'est pas très facile, et ne relève pas de la pensée libérale pure.

Écrit par : Ph Magnabosco | mardi, 05 juillet 2011

@Ph Magnabosco
En fait, je corrèle surtout les dispositifs fiscaux aux enfants. Donc, en fait, des gays qui adoptent sont de mon point de vue dans la même situation qu'une famille traditionnelle.

Il faudrait, je crois, que l'État fasse la clarté dans ses objectifs...

Écrit par : l'hérétique | mardi, 05 juillet 2011

C'est un débat très sensible.

Écrit par : Machines a sous | vendredi, 04 novembre 2011

Je lis des accusations désormais habituelles de sexisme contre les homosexuels, pourtant on accuse pas des couples de Blancs ou de Noirs de racisme parce que leur couple exclut la mixité raciale, les homosexuels sont eux aussi des citoyens de ce pays, ils votent, travaillent, paient des impôts et parfois par pression sociale ont eus des enfants d'unions hétérosexuelles, il me semble qu'en France l'homosexualité n' y est pas un délit, ni un crime, l'état n'a pas a se mêler de sexualité, voilà pourquoi le mariage civil hétérosexuel doit être aboli, que l'état trouve d'autres moyens que le mariage pour favoriser la natalité, sans s'inviter dans les chambres a coucher des citoyens, pour ce qui est du caractère infâme et contre-nature de l'homosexualité, cela relève de la religion a laquelle touts les citoyens n'ont pas a adhérer, ce n'est pas aux croyants d'exclure de la société les mécréants, la France est un état sensé être laïque depuis 1905 au moins, pas une théocratie. Merci.

Écrit par : David Gasnier | lundi, 23 décembre 2013

@David
Nous avons le même point de vue.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 23 décembre 2013

@l'hérétique, je vous remercie. Il est vrai qu'en ce moment et pas qu'en ce moment d'ailleurs, j'en vient a me demander si le fait de n'être ni Chrétien, ni Juif, ni Musulman, ni même Bouddhiste,Communiste, Royaliste ou Nationaliste,fera de vous un paria dans ce pays, un citoyen de deuxième voir troisième zone, il devient vraiment difficile en ce moment de n'être un adepte, ni de la Bible (Ancien et Nouveau Testament compris), ni du Coran, ni de Karl Marx et Engels, ni de Charles Maurras, je me pose la question sur l'éventualité d'un exil a Londres, tant je trouve que l’atmosphère pue les divers eaux bénites dans ce pays. Bien cordialement.

Écrit par : David Gasnier | lundi, 23 décembre 2013

@l'hérétique, je vous remercie. Il est vrai qu'en ce moment et pas qu'en ce moment d'ailleurs, j'en vient a me demander si le fait de n'être ni Chrétien, ni Juif, ni Musulman, ni même Bouddhiste, Communiste, Royaliste ou Nationaliste, fera de vous un paria dans ce pays, un citoyen de deuxième voir troisième zone, il devient vraiment difficile en ce moment de n'être un adepte, ni de la Bible (Ancien et Nouveau Testament compris), ni du Coran, ni de Karl Marx et Engels, ni de Charles Maurras, je me pose la question sur l'éventualité d'un exil a Londres, tant je trouve que l’atmosphère pue les divers eaux bénites dans ce pays. Bien cordialement.

Écrit par : David Gasnier | lundi, 23 décembre 2013

@l'hérétique, je suis désolé pour le doublon, le premier message contenant des imperfections, j'ai du me résoudre a le republié avec les corrections de distances de virgules appropriées.

Écrit par : David Gasnier | lundi, 23 décembre 2013

Écrire un commentaire