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samedi, 24 avril 2010

Retraites, la patate chaude...

C'est intéressant, les réactions des responsables politiques, à propos des retraites. Personne n'ose jeter de l'huile sur le feu. Ils savent tous qu'on est face à quelque chose de trop sérieux pour faire les c... On est là dans l'ordre de milliers de milliards d'euros pour financer les futures retraites. Après, tout le monde se demande quels sont les moyens de les financer, ces retraites, même si les Français ne veulent pas payer un centime de plus ni plus tard pour partir confortablement passé le délai légal, mais les responsables politiques, eux, savent bien que la potion amère est inévitable. Il va falloir amputer et cautériser sans anesthésie...Le problème, aujourd'hui, c'est que les travailleurs sont usés, carbonisés, parfois, par leur travail. Comme l'observait avec justesse Robert Rochefort, euro-député MoDem, qui a tout de même écrit deux livres sur la question des retraites,  c'est aussi toute notre relation au travail qui doit se modifier pour qu'une réforme passe sans trop de casse. Tous ceux qui travaillent n'en peuvent plus aujourd'hui. On ne le dit pas, mais les cadences d'aujourd'hui n'ont plus rien à avoir avec ce qu'elles ont été aux temps glorieux du plein emploi, et les conditions de travail de plusieurs secteurs de la fonction publique se sont considérablement dégradées (police, enseignement, hôpitaux).

La réalité, c'est qu'on a tous la trouille avec nos retraites. Les Français croient qu'en manifestant et en votant contre tout gouvernement qui réformera sur les retraites, ils retarderont l'inéluctable, mais, par définition, l'inéluctable est inéluctable...Si la classe politique, gauche et droite confondues s'entend à souhaiter préserver la répartition, quelques voix isolées prônent le fonds de pension comme solution individualisée. C'est le cas d'Aurélien, par exemple. Moi, la question que je pose à Aurélien, c'est : tu fais quoi le jour où un Madoff s'empare de centaines de milliers de fonds de pension de retraités. Soyons plus précis : tu fais quoi des vieillards et des petites vieilles qui se retrouvent un jour à la rue, complètement ruinés, contraints de mendier dans la rue, et qui finissent par crever de faim et de froid ? Soyons sérieux : on ne fait pas transporter des oeufs à un troupeau de gnous affolés...

07:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : retraites, travail |  Facebook | | |

Commentaires

splendide ! quel beau billet ! amphigouris et platitudes, renforcés par quelques suggestions dignes de monsieur de la Palice, voila qui me laisse pantois...


L'hérétique, tu es pitoyable.

Écrit par : gauchedecombat | samedi, 24 avril 2010

Il est vrai que vous ne faites qu'énoncer des "lieux communs": cela fait 30 ans que j'entends "il est urgent de s'attaquer au problème des retraites, comme il est urgent pour le gouvernement de s'attaquer au problème de l'emploi, de la fatigabilité des salariés,etc."
Tout le monde le sait, personne ne fait rien. Et ce ne sont pas nos gouvernants actuels qui vont changer quoi que ce soit, la rue aura encore raison de ces flagorneurs !

Écrit par : verso | samedi, 24 avril 2010

Tu dis : "tu fais quoi le jour où un Madoff s'empare de centaines de milliers de fonds de pension de retraités"

C'est déjà le cas, non ? Comme chacun sait, le système de retraite par répartition est une arnaque de Ponzi comme le système Madoff, où ce sont les fonds des nouveaux arrivants qui assurent la rente des précédents et où tout se casse la gueule quand il y a moins d'arrivants que de rentiers, sauf que Madoff est en prison et pas l'Etat français.
Donc, en cas de faillite de fonds de pension, il faudrait faire appel au contribuable, ce qui est de toute façon la solution retenue pour sauver la retraite par répartition... Pas grand chose à perdre, non ?

Écrit par : buildfreedom | samedi, 24 avril 2010

@Buildfreedom,
Exact, une des raisons pour lesquelles, j'avais suggéré que ces discussions soient menées conjointement à la réforme fiscale.
La durée de vie s'allongeant et l'emploi étant ce qu'il est, l'effort de cotisations ne peut reposer sur la seule population active.
Ensuite le patronat se plaint du poids des charges sociales...Fusion de l'ursaf avec les centres d'imposition.
Mouais, je sais je rève...:)

Écrit par : Martine | samedi, 24 avril 2010

Mélenchon a parfaitement expliquer la situation hier soir dans l'émission de Laurent Ruquier face à la bien pensance néolibéral d'Eric Zemmour & Naulleau, il suffit juste de créer quelques taxes. La soit disant faillite de notre système de retraite n'est qu'un mensonge pour accepter un peu plus de soumission.

Écrit par : JC | dimanche, 25 avril 2010

Robert Rochefort est probablement l'homme qui a la meilleure connaissance qu'il soit possible des réalités du quotidien. Ses analyses sont toujours pédagogiques : du fait qu'il a eu de très grandes responsabilités dans le privé bien sûr mais jamais en dehors des vrais préoccupations sociales ou économiques. Il s'est investi dans de nombreuses associations.

Ayant eu le privilège de l'interviewer, je vous recommande d'aller l'écouter sur le site de Fréquence Orange si vous ne l'avez pas encore fait (vous pouvez passer par mon blog colonne de gauche). Vous découvrirez un parcours exceptionnel et constaterez pourtant sa simplicité et son humilité.
Personnellement j'ai été immédiatement et totalement convaincue de la justesse de sa vision, en accord avec celle de François Bayrou (regrettant dans mon for intérieur qu'il n'ait pas participé à la campagne des présidentielles de 2007).
Ce qui m'a bien plu c'est qu'il met ses dires et ses actions en cohérence, ayant démissionné en particulier immédiatement de certaines fonctions risquant de rentrer en conflit avec son mandat de député européen. C'est un comportement exemplaire !

Le gouvernement actuel devra certainement compter avec lui en 2012... C'est même plus que certain !

Écrit par : Françoise Boulanger | lundi, 26 avril 2010

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