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  • Arrêter de bloguer ? J'y pense aussi de temps à autre.

    Parcourant la blogosphère, je suis tombé sur le dernier billet d'Hypos, une des stars de la blogosphère politique. Apparemment, elle en a ras l casquette, de la compétition effrénée et de l'appel à toujours plus de liens auxquels se livrent les principaux blogues politiques. Il n'y a pas que cela : elle a aussi l'envie de récupérer du temps pour elle, pour ses projets personnels, et puis aussi le sentiments que les lignes qu'elle jette de temps à autre sur son blogue ne changent pas grand chose à l'état du monde.

    C'est marrant, parfois, moi aussi j'ai envie de lâcher l'affaire mais pas pour les mêmes raisons qu'elle ; tout d'abord, je n'ai jamais imaginé avoir vocation à changer le monde. J'ai ouvert ce blogue pour donner mon avis sur l'actualité, c'est à dire, sur le fond, me distraire, et aussi pour soutenir un homme, François Bayrou. Hypos en est revenu, du Béarnais. Personnellement, je ne m'aveugle pas sur les faiblesses de l'homme (il n'est jamais aussi mauvais que lorsqu'il panique et agit dans la précipitation ou sous le coup de l'énervement), mais chaque fois que je l'écoute, je me dis : "putain, merde, ce qu'il dit là, c'est exactement ce que je pense !". Et quand il parle, je retrouve ce qui m'a fait venir vers l'UDF et évidemment vers lui. Et puis je me dis aussi que c'est le seul, à l'heure actuelle, à proposer un modèle alternatif au monde qui se construit sous mes yeux.

    C'est tout de même tentant de cesser de publier : le blogue a beau être une distraction, quand je compte le nombre d'heures que je lui consacre, je me dis que si j'avais pratiqué du kung-fu ou du karaté (je parlerai de ces deux disciplines prochainement) entre-temps, actuellement, c'est moi qui tournerais le prochain Bruce Lee...ça en fait du temps passé...

    Il n'y a pas que cela. Il y a aussi les proches, la famille, les enfants : est-ce qu'ils ne valent pas plus, mille fois plus, finalement, que tous ces réseaux, dits sociaux, que l'on s'échine à cultiver ?

    Je n'ai jamais eu grande illusion sur la nature humaine, mais, même ainsi, je dois conserver une part de naïveté : quand je considère le tombereau de fumier qui se déverse quotidiennement sur la Toile, ces buzz invérifiables et invérifiés qui font deux fois sur trois le tour des blogues sans que l'on puisse juger de la fiabilité de leurs sources, ces diffamations et insultes quotidiennes, je me dis vraiment que l'Internet, le journalisme citoyen, le libre, le collaboratif, qui veulent se parer de toutes les vertus qui feraient défaut au monde réel n'offrent décidément rien de plus que le quotidien dans tous ses aspects les plus grisâtres...

  • Google buzz, plutôt pratique

    Je me suis mis à utiliser immédiatement Google Buzz sitôt le service proposé par Gmail. J'aime bien. Plus fluide et organisé que Facebook,  plus de possibilités que twitter. En revanche, sur l'aspect vie privée, j'aimerais que soit plus clairement établi ce qui apparaît publiquement ou non. J'ai d'ailleurs une bonne idée à donner à Google : pourquoi n'utiliseraient-ils pas les bons vieux codes couleur ? Avec une options, on fixe des couleurs, le rouge, par exemple pour ce qui est privé au moment du paramétrage, et le vert pour ce qui est public. Une page récapitulative disponible sur l'ongle d'options, afficherait chaque élément avec la couleur ad hoc.

    Autre inconvénient, en l'état, on voit mal quand une nouvelle réponse a été apportée dans une discussion. Il faudrait, comme c'est le cas pour Gmail, qu'apparaissent en gras les titres de conversation où un nouvel élément est apparu. J'ai toutefois remarqué que dans Gmail, l'icône de google buzz apparaît à la droite d'une conversation si cette dernière en provient. Plutôt pas mal, parce que cela permet de faire plus rapidement le tri. En plus, si on clique dessus, on se retrouve directement renvoyé à la dite conversation dans Google Buzz.

    Il y a tout de même un risque de redit et d'encombrement entre Google Buzz, twitter et Facebook : comme ils sont plus ou moins capables de s'importer les uns les autres, au final, on va finir par retrouver de l'information en boucle.

    Pour l'instant, les premières conversations sur Google Buzz portent surtout sur...Google Buzz ! Mais nul doute que le champ thématique va s'élargir fortement dans les semaines à venir.