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vendredi, 05 février 2010

Logement social, Bayrou pose une vraie question...

Le dernier billet de Christophe sur Le Post (un modèle «d'objectivité» dans le genre...) m'a passablement énervé. Bayrou soulève un point qui me paraît tout à fait fondamental : l'adaptation d'un principe de réalité à la situation des mal logés et des sans abris. Une partie de l'assemblée hurle au loup, dans la vidéo que Christophe commente, estimant qu'il ne fallait pas baisser le niveau de normes pour l'habitat des mal-logés. Et Chistophe de dire que Bayrou ne connaît pas ses dossiers et se fait lyncher. Ficelle très grosse qui ne tient pas la route, Christophe. Si tu t'étais intéressé à la campagne municipale du MoDem en 2008, à Paris, c'est au contraire un sujet sur lequel les commissions et Marielle elle-même ont beaucoup réfléchi. Je me souviens d'avoir eu une discussion avec elle, justement, et Marielle disait que la question du mal-logement était une priorité absolue et qu'il fallait absolument trouver des solutions. En particulier, elle s'était demandée si le progrès des technologies dans le domaine des matériaux et notamment leur isolation thermique, ne permettrait pas de mettre en place une série de logements temporaires, de type préfabriqués, aisément démontables, et qui auraient le mérite de donner un toit au plus démunis, pour un certain temps, au moins dans les situations d'urgence. Marielle observait d'ailleurs très justement que c'était d'ailleurs cette absence (celle d'un toit) qui précipitait parfois bien des individus dans la rue sans espoir de retour. Elle notait même que le moment critique où tout bascule ne tient souvent qu'à un fil, fil dont le logement est l'un des écheveaux fondamentaux ! A noter qu'Éric Azière, le second de la liste parisienne pour les Régionales, est justement un spécialiste de la chose et coordonnait la commission logement pendant cette même campagne. Il avait à ce sujet une vision assez intéressante du logement qu'il concevait plutôt comme un parcours correspondant aux différentes étapes de l'existence. J'y reviendrais sur ce blog après en avoir rediscuté avec lui.

Contrairement à ce qu'affirme Christophe, je pense donc que Bayrou a bien au contraire une idée derrière la tête, même s'il n'a pu l'exposer jusqu'au bout : il pense bien sûr aux logements d'urgence sous toutes leurs formes, parce qu'au nom du principe de réalité, il estime qu'il vaut mieux quelque chose que rien.

S'il s'énerve, c'est que tout comme moi, il supporte assez mal les donneurs de leçons le cul assis sur une chaise bien au chaud. Donc blablater sur les normes, c'est bien gentil, mais dans l'immédiat, ceux qui vivent ces situations d'urgence, ils aimeraient bien trouver à se loger, pas qu'on leur fasse des discours sur les normes.

Plutôt que de titrer au lynchage, Christophe pourrait au moins admettre qu'il y a là un débat de fond, quelle que soit sa propre position au demeurant. Mais bon, tant qu'il sera dans une rancune passionnelle à l'égard de Bayrou, il lui sera impossible d'écrire quelque chose d'objectif sur le Président du MoDem, parce que là, en être réduit à faire de la pub pour le Front de Gauche...C'est plus facile, évidemment, de verser dans l'invective que de relever le gant d'un véritable débat.

Voici la vidéo...
Logement : Pierre Laurent répond à François Bayrou
envoyé par frontdegauche. - L'info internationale vidéo.


17:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : logement, bayrou, social |  Facebook | | |

Commentaires

salut

J'ai pour ma part vecu plusieures annees dans une chambre de bonne assez spacieuse et agreable, mais qui selon les normes n'existe pas.

Donc aucun moyen d'avoir l'APL ou toute aide pour y loger. Ce type de logement est donc reserve a ceux qui ne peuvent pas pretendre a ces aides (comme moi), et l'interdit de fait a ceux qui y pretendent, cad les plus demunis.

Dans un monde logique j'aimerais que ce type de logement profite en priorite aux plus demunis.

Paul

Écrit par : paul guermonprez | vendredi, 05 février 2010

Lu en effet sur le post, et j'ai eu la même réflexion que toi, tu t'en doutes.

En effet, si Christophe avait bossé aux commissions, il aurait su tout cela, mais Christophe est bien trop occupé à dénigrer sur ses blogs officiels et le reste pour bosser... C'est que ça prend du temps et de l'énergie, tout ça.

Pour élargir un peu le débat, ceux qui ont sifflé Bayrou dans l'assistance sont vraisemblablement dans la mouvance de ceux qui supportent les squatteurs qui mettent les légitimes propriétaires, même (et surtout) modestes, à la rue... Français, ne partez plus en vacances : vous risquez de revenir et trouver votre logement occupé, à votre tour d'être SDF !

Je ne parle pas du collectif "jeudi noir" où nous étions dans un autre cas de figure, celui de fils et filles de familles qui n'avaient en fait vraiment nul besoin de squatter, sauf en cas de récupération politique/mal de célébrité.

Écrit par : luciolebrune | vendredi, 05 février 2010

Depuis quand il faudrait être objectif sur son blog? Je n'ai pas l'impression que tu le sois toujours. Tu veux bien nous parler d'anne hidalgo pour vérifier? ;

Écrit par : Grodem | vendredi, 05 février 2010

@GroDem
Tu es devenu un de ses nouveaux supporters ?

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 05 février 2010

Pas encore vu la vidéo, mais d'après mes souvenirs de campagne, François Bayrou sait très bien ce qu'il dit en matière de logement et l'a expérimenté avec succès au Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

En fait, c'est l'un des sujets sur lesquels les propositions du centre étaient très en avance sur celles de la concurrence, amha. Et pour ce qui est de la droite, la déroute du programme Sarkozy (une "société de propriétaires") l'a amplement prouvé.

Écrit par : FrédéricLN | vendredi, 05 février 2010

Bayrou a raison sur le logement d'urgence et sur le logement locatif en général. Au fur et à mesure que les normes se sont durcies, il est devenu de plus en plus difficile de trouver un logement abordable. On a créé un déséquilibre qui a réduit de fait les logements accessibles aux seuls logements "sociaux" aidés, ce qui contribue encore à accroître le déséquilibre et la pénurie. Il faudrait revoir tout le système avec pragmatisme et bon sens et pour cela se départir des grands principes idéologiques déconnectés de la vie réelle. Et il faudrait aussi prendre en compte le logement rural et non les seules banlieues, car le mal-logement y est souvent aussi cruel, parfois plus dans la mesure où il y a moins d'associations de soutien.

Écrit par : ChristineB | vendredi, 05 février 2010

Ce débat, cette note et les commentaires qui vont avec illustrent parfaitement le fait que le MoDem ne parle plus aux français.
L'intervention de Bayrou est inaudible, et absolument pas crédible devant des spécialistes et des professionnels engagés sur cette question.

Écrit par : Triste | vendredi, 05 février 2010

@triste va voir sur les marches avec dolium si ca porte pas ... hehe ;-) et chez les specialistes aussi.

le probleme c'est pas les specialistes, l'ump fait bien campagne en IDF pour 1 millions d'emplois, n'hesitant pas a prendre tous les experts et la population pour des cons.

le probleme c'est de faire comprendre que notre programme est aussi realiste qu'ambitieux. avec dolium on y arrive, ce qui est assez nouveau.

Écrit par : paul guermonprez | vendredi, 05 février 2010

@Triste
Ah ? Allez dire que l'urgence de leur trouver un logement immédiat n'est pas une priorité pour ceux qui n'en ont plus ou son à deux doigts de le perdre.
En face, ce ne sont absolument pas des professionnels (réécoutez la vidéo) mais des associatifs et le Front de Gauche...

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 05 février 2010

@Christine
Oui, on oublie souvent les ruraux. Mais le coût du m2 y est bien inférieur à celui des villes.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 05 février 2010

Honnêtement, je n'ai pas trouvé la déclaration de Bayrou si nulle que ça.

C'est bien joli de dire "il faut construire des logements" comme cela lui est répondu dans la vidéo mais ça fait des années qu'on dit ça et ça avance à la vitesse de l'escargot. Et quand bien même on y mettrait vraiment le paquet (sous réserve de trouver les terrains pour ça) ça prendrait un certain temps.

Alors oui, en attendant des logements sommaires mais décents (pas un garage évidemment) ce serait toujours mieux que la rue.

Écrit par : libre | samedi, 06 février 2010

Les associatifs sont pour moi des professionnels de la question, travaillant au quotidien à trouver des solutions concrètes pour les familles en difficulté, et menant des réflexions de fond. Ils savent de quoi ils parlent, et sont bien plus crédibles que les politiques, et ici, c'est un exemple parfait.

C'est une vision plus large qu'il faut proposer, des solutions décentes pour tous, et non pas des solutions misérables courtermistes, car tous ceux qui travaillent dans le social savent que le court terme devient du long terme.

Quant à Bayrou, le boulot d'un homme politique de son
niveau n'est-il pas de savoir exposer clairement et simplement ses idées pour être comprises de tous ?
Force est de constater que ce n'est pas le cas ici, et c'est pour moi très dommageable.

Écrit par : Triste | samedi, 06 février 2010

@Triste
il est vrai que les solutions à court-terme prennent facilement la place des solutions à long-terme. Mais quand les secondes ne sont que des vues de l'esprit, il vaut mieux faire quelque chose que rien.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 06 février 2010

Pour ce qui sont dans la rue, c'est du long terme qui dure longtemps.

Quant aux associatifs, je ne dis pas que leur avis ne compte pas, au contraire, mais ce n'est pas parole d'évangile non plus.

Écrit par : libre | samedi, 06 février 2010

Certaines assos sont devenues trop "grosses" et leurs représentants paraissent déconnectés de la réalité du terrain, j'aurais préféré entendre les petites mains de l'ombre.

Écrit par : Martine | samedi, 06 février 2010

C'est merveilleux ici, c'est le royaume du "le chef a dit, le chef a raison". Les yeux fermés. Il vous propose de mettre les sans abris dans un garage... une cave... et vous applaudissez à tout rompre. Ca fait froid dans le dos.

Et comment pouvez-vous traiter les bénévoles de la fondation Abbé Pierre de "donneurs de leçons" ??? C'est scandaleux de les traiter ainsi.

Je n'ai pas participé aux réunions de commission avec Marielle. Non, moi sur ce sujet, j'ai préféré faire des actions sur le terrain aux côtés de bénévoles qui, croyez moi, sont bien plus éduqués sur cette question que vos "chefs".

Écrit par : Christophe Ginisty | samedi, 06 février 2010

@Christophe,
J'attends donc vos témoignages.

Écrit par : Martine | samedi, 06 février 2010

J'ai écouté le passage incriminé sur le Post, il est vrai que F. Bayrou n'a pas fait très fort en la matière alors que sur le principe, il n'a certainement pas tort. Sarkozy avait bien annoncé la disparition des SDF et il y en a de plus en plus, il y en a toujours qui meurent dans la rue. Ne rien faire ou trouver des solutions même partielles ou provisoires telle était la question de F. Bayrou. Dans ce milieu de doux rêveurs ou il se trouvait, c'était un crime de lèse majesté, ces malheureux méritent un hôtel 5 étoiles et même mieux. Prétendre le contraire c'était vouloir les brimer et s'attirer les foudres de l'assistance. Il n'a jamais parlé de les fourguer dans des caves ou des garages, il a simplement dit que l'on pourrait s'affranchir de certaines normes et cela est possible tout en restant dans le domaine de la décence et de la sécurité.

Écrit par : andre777 | samedi, 06 février 2010

Le problème n'est pas dans ce que dit Bayrou, mais dans la manière... Le fait qu'il ne soit plus jamais à l'écoute, mais s'énerve tout de suite... Parce qu'en soit, il a raison, puisqu'il s'agit de palier à des situations d'urgence... Sauf que dans la réalité, ces palliatifs pourraient ensuite devenir la norme... Et Pierre Laurent parle d'un point de vue sociétal sans expliquer comment, là tout de suite, maintenant, résoudre le problème.

Écrit par : wuyilu | samedi, 06 février 2010

Le problème n'est pas dans ce que dit Bayrou, mais dans la manière... Le fait qu'il ne soit plus jamais à l'écoute, mais s'énerve tout de suite... Parce qu'en soit, il a raison, puisqu'il s'agit de palier à des situations d'urgence... Sauf que dans la réalité, ces palliatifs pourraient ensuite devenir la norme... Et Pierre Laurent parle d'un point de vue sociétal sans expliquer comment, là tout de suite, maintenant, résoudre le problème.

Écrit par : wuyilu | samedi, 06 février 2010

Le problème n'est pas dans ce que dit Bayrou, mais dans la manière... Le fait qu'il ne soit plus jamais à l'écoute, mais s'énerve tout de suite... Parce qu'en soit, il a raison, puisqu'il s'agit de palier à des situations d'urgence... Sauf que dans la réalité, ces palliatifs pourraient ensuite devenir la norme... Et Pierre Laurent parle d'un point de vue sociétal sans expliquer comment, là tout de suite, maintenant, résoudre le problème.

Écrit par : wuyilu | samedi, 06 février 2010

Sorry pour le triple post (-;

Écrit par : wuyilu | samedi, 06 février 2010

@ Christophe
Tu sais, j'ai rejoint Bayrou parce que je me retrouvais dans plus de 90% de ce qu'il disait. C'est quelque chose qui persiste.
C'est très bien d'avoir mené des actions sur le terrain, mais ça ne dispense pas pour autant d'une réflexion. Ensuite, ne confonds pas logement d'urgence et logement social.
Pour le reste, que sais-tu du bénévolat de Bayrou quand il était plus jeune ?
Gardons-nous en dernier ressort, de chercher à comparer le politique et l'associatif, d'autant qu'il est difficile d'être au four et au moulin.

Tu caricatures les propositions de Bayrou, et, par ailleurs, que vaut-il mieux ? Dormir une nuit dans un garage ou aller grossir la fosse commune au matin d'une nuit où le thermomètre a plongé.

L'alternative ne se résume pas à la cave ou l'hôtel trois étoiles, et puis c'est toi qui parles de cave...

Écrit par : l'hérétique | samedi, 06 février 2010

@ Christophe
wuyilu a raison, d'autant que la gauche a été largement au pouvoir, si je ne m'buse, tant à Paris qu'en région, pour l'île de France. Les beaux discours enflammés, les actions d'éclat, c'est bien, ça fait bien dans les colloques, mais vient un moment où il faut agir. Et je ne n'incrimine pas la fondation abbé Pierre (tu sais très bien que ce n'est pas d'eux que parlait Bayrou, d'ailleurs).

Écrit par : l'hérétique | samedi, 06 février 2010

Ceux qui connaissent un peu la question savent qu'une "cave", ce n'est malheureusement pas pour une nuit et cela enrichit les odieux "marchands de sommeil". C'est une vue totalement absurde du problème.

Écrit par : Christophe Ginisty | samedi, 06 février 2010

Ceux qui sont sur le terrain vraiment, savent que les deux mots qui reviennent sur les lèvres des sdf sont: sécurité et décence.

Écrit par : Martine | samedi, 06 février 2010

@Christophe
Christophe, c'est toi qui parles de cave. Bayrou a simplement évoqué l'idée d'assouplir certaines normes, c'est tout. Et justement, il a pris le soin de préciser qu'il ne parlait pas d'un garage.
Martine a raison de relever que ceux qui travaillent avec les SDF observent que c'est l'insécurité qui les menace le plus.
Une nouvelle fois, il s'agit de ne pas confondre logement d'urgence et logement social.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 06 février 2010

Juste ça me gonfle que ceux qui ont mangé dans notre soupe ,crachent dedans dès la première occasion, j'ai été outrée de découvrir un commentaire celui çi sur une page Facebook : "Quand Bayrou se fait lyncher sur le logement social - cginisty sur LePost.fr" J'ai répondu ceci :
Bonjour Charles,je pense que dans ce débat François a quelque chose de vrai dans ce qu'il défend, il défend une situation d'urgence pour tous les gens qui sont dehors, on étouffe aujourd'hui avec des centaines de normes qui font que ces gens restent dans la rue, sans abri ou mal logés. Oui Charles aujourd'hui tous ces gens là , nous ne voulons pas qu'ils dorment dans un garage, n'exagérons rien sur les extrêmes, l'extrême est la situation d'urgence qui est à combler, oui il faut des logements sociaux aux normes,mais aujourd'hui celui qui n'a rien en atte ndant d'avoir quelque chose, qui n'est pas construit - et ce n'est quand même pas la faute à Bayrou- vous l'attaquez sur le mot -norme- c'est honteux de parler de normes, et comme dit François, il est facile d'en parler quand on est chaud bien à l'abri, en attendant que ces NORMES ET LOGEMENTS SOIENT CONSTRUITS LE PEUPLE FAIT QUOI IL DORT ET MEURT DANS LA RUE? Et qui construit ? L'Etat qui les met dehors ? Vous ne connaissez pas l'urgence de la situation aujourd'hui, vous êtes en dehors de la réalité pour ne pas comprendre les propos de François, pire de les déformer. Vous êtes une personne intelligente, regarer autour de vous, promenez vous la nuit dans les rues, regardez ces centaines de personnes qui se ruent autour des camionettes des restau du coeur, des retraités, des familles avec enfants, des handicapés, des jeunes étudiants, mais bon sang ouvrez les yeux, il y a une misère qui n'attend plus des normes mais des actions immédiates !

Écrit par : ALARIO DE CARDENAS | samedi, 06 février 2010

Juste ça me gonfle que ceux qui ont mangé dans notre soupe ,crachent dedans dès la première occasion, j'ai été outrée de découvrir un commentaire celui çi sur une page Facebook : "Quand Bayrou se fait lyncher sur le logement social - cginisty sur LePost.fr" J'ai répondu ceci :
Bonjour Charles,je pense que dans ce débat François a quelque chose de vrai dans ce qu'il défend, il défend une situation d'urgence pour tous les gens qui sont dehors, on étouffe aujourd'hui avec des centaines de normes qui font que ces gens restent dans la rue, sans abri ou mal logés. Oui Charles aujourd'hui tous ces gens là , nous ne voulons pas qu'ils dorment dans un garage, n'exagérons rien sur les extrêmes, l'extrême est la situation d'urgence qui est à combler, oui il faut des logements sociaux aux normes,mais aujourd'hui celui qui n'a rien en atte ndant d'avoir quelque chose, qui n'est pas construit - et ce n'est quand même pas la faute à Bayrou- vous l'attaquez sur le mot -norme- c'est honteux de parler de normes, et comme dit François, il est facile d'en parler quand on est chaud bien à l'abri, en attendant que ces NORMES ET LOGEMENTS SOIENT CONSTRUITS LE PEUPLE FAIT QUOI IL DORT ET MEURT DANS LA RUE? Et qui construit ? L'Etat qui les met dehors ? Vous ne connaissez pas l'urgence de la situation aujourd'hui, vous êtes en dehors de la réalité pour ne pas comprendre les propos de François, pire de les déformer. Vous êtes une personne intelligente, regarer autour de vous, promenez vous la nuit dans les rues, regardez ces centaines de personnes qui se ruent autour des camionettes des restau du coeur, des retraités, des familles avec enfants, des handicapés, des jeunes étudiants, mais bon sang ouvrez les yeux, il y a une misère qui n'attend plus des normes mais des actions immédiates !

Écrit par : ALARIO DE CARDENAS | samedi, 06 février 2010

Je ne trouve pas que ce que dit François Bayrou soit choquant puisqu'il parle clairement des sdf qui vivent dans la rue...Il n'a jamais parlé de garages, il dit juste qu'il faut être souples sur certaines norme afin de ne pas laisser des gens crever dans les rues...

J'entends bien l'argumentaire de la personne de la fondation abbe pierre qui craint que ce genre de logements denormés se pérenisent mais en attendant la
construction des nombreux logement sociaux respectant les normes écologiques, on fait quoi pour les gens qui vivent dehors ?
Autant je trouve la fondation Abbe pierre légitime dans ses interrogations, autant l'attitude du front de gauche me gave.

Le front de gauche se pose en donneur de leçons alors qu'ils savent pertinemment qu'ils ne sont pas près d'avoir le pouvoir qui leur permettrait d'appliquer leur ambitieux programme...Et ce n'est pas des socialistes et des verts que l'on peut attendre la solution car ils l'auraient déjà fait depuis longtemps sinon...

J'ai été 10 ans au pcf(composante principale du front de gauche) avant de rejoindre le MoDem, et c'est pour ce genre de raisons que j'en suis parti: De beaux sentiments, de grands discours et de belles idées, d'autant plus faciles à énoncer qu'on sait qu'on aura pas à les appliquer.... Et en attendant le grand soir (s'il arrive un jour), on laisse des gens dehors en versant une petite larme pour se donner bonne conscience...

Le truc qui m'avait fait basculer à l'époque avait été un reportage sur tf1 dans lequel on voyait une mère de famille qui vivait avec un gosse de 5 ans dans une voiture...

C'est là que je me suis dit qu'il fallait vraiment une nouvelle voie qui laisse derrière elle les querelles partisanes pour s'occuper des problèmes des gens rapidement et pas dans 20 ans...

Alors je dis bravo à François Bayrou qui lui, essaye de proposer des solutions pour tout de suite et pas pour dans 20 ans.

Écrit par : serge92 | dimanche, 07 février 2010

Je te fais ici copie de ma réponse au petit commentaire que tu a déposé chez moi : http://sarkononmerci.fr/files/bayrou-logement-social.html


Ce que tu appelles la "gauche morale" c'est tout simplement la gauche... qui a appris, d'expérience, à se méfier de ce genre de fausses évidences, ces fausses bonnes solutions de court terme qui à long terme s'avèrent tragiques, parce qu'au prétexte de répondre à une urgence on retire les boucliers de protection les plus élémentaires, à commencer par ceux érigés par les Droits de l'Homme et qui protègent en premier lieu la dignité humaine, qui fixent les limites indépassables de l'acceptable.


Au prétexte de ce que la droite appelle un pragmatisme censé en finir avec la paralysie droit-de-l'hommiste, on parvient à légitimer tout et n'importe quoi : qu'il est acceptable de loger dans un logement insalubre (parce que c'est tout de même mieux que de crever dans la rue), que l'on peut revenir sur le SMIC (parce qu'un salaire de misère c'est mieux que pas de salaire), que l'on peut soigner avec des médicaments périmés (parce que c'est mieux que de crever de maladie), que l'on peut nourrir les enfants africains avec des produits avariés ou via la culture extensive des OGM (parce que c'est mieux que de crever de faim), que l'on peut légitimer la torture (pour répondre à la menace terroriste)...


Oui, ça c'est la droite. Il ne suffit que de l'assumer.

Écrit par : dedalus | dimanche, 07 février 2010

@dedalus

Très intéressante la comparaison avec le SMIC (merci de me permettre de déployer cet argument)...donc si je comprend bien, vous êtes opposé au RMI ?

Car après tout si on veut faire un vrai comparatif:

Le RMI c'est un revenu de substitution bien inférieur au SMIC qui a pour but d'empêcher qu'une personne privée de revenus se retrouve avec rien pour ses besoins vitaux...

C' est sûr que c'est loin d'être suffisant en terme d'argent mais cela a permis à des gens qui n'avaient plus le droit aux allocations chômage de pouvoir tenir en attendant de retrouver des revenus...

Le RMI, c'est Michel Rocard qui l'avait mis en place, non ?

Donc quand Bayrou propose une solution d'urgence pour pallier immédiatement à une situation de détresse de logement, c'est un horrible monstre de droite mais par contre quand Michel Rocard propose un revenu de substitution bien inférieur au smic pour permettre à ceux qui n'ont plus aucun revenu de tenir le coup, c'est un saint.

C'est un peu facile,non?

Alors qu'en fait dans les deux cas , l'idée méritait d'être étudiée...

Et il ne me semble pas que l'existence du RMI ait fait disparaitre le SMIC...

Alors bien évidemment que l'objectif c'est que tout un chacun ait un logement normal et un revenu décent pour pouvoir vivre mais quand des gens se retrouvent en situation de détresse sans revenus et/ou sans toit, il faut étudier toutes les solutions pour ne pas les laisser sans rien,au moins le temps de trouver une autre solution...

Quant aux autres comparaisons(médicaments périmés ou nourriture avariée,OGM, torture), elles sont d'une mauvaise foi tellement évidente qu'il ne sert à rien de disserter dessus.

Le vrai fond de cette polémique, ce n'est pas tant ce qu' a dit Bayrou, c'est surtout que la gauche est à ce point dogmatique qu'elle attaque systématiquement et violemment toute idée qui ne vient pas de ses rangs...

PS: François Bayrou n'a pas parlé de logement insalubre ou de cave,il a juste parlé de logements ne répondant pas à toutes les normes de confort.

Écrit par : serge92 | dimanche, 07 février 2010

Aujourd'hui, on constate que beaucoup de gens occupent des HLM alors qu'ils pourraient très bien habiter dans le privé.
Cela prive quelquefois des pauvres d'un accès aux HLM.
Tout le monde le sait, les HLM sont surtout utilisés par les maires pour se constituer une clientèle fidèle.
Ne pourrait-on pas les supprimer, et les remplacer par une allocation au logement dépendante des revenus ?

Écrit par : jm | lundi, 08 février 2010

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