Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Marine Lepen, inquiétante étoile montante | Page d'accueil | Lyon-Marseille : quel match de folie ! »

dimanche, 08 novembre 2009

Vive les banques et les banquiers...français !

S'il y a un lieu commun  qui m'énerve, par les temps qui courent, c'est l'hystérie généralisée autour des banques et des banquiers, dont on fait la cause universelle de tous les maux qui frappent les économies occidentales. J'admets que l'on mette en accusation certaines banques américaines, mais je ne vois pas ce que l'on peut reprocher aux banques françaises, dans l'ensemble.

Comme le disait Baudouin Prot sur France Info récemment, si les banques remboursent aussi tôt leurs emprunts, c'est tout simplement qu'elles avaient des bases saines. Maintenant, bien sûr, elles ne pourront pas éviter les soubresauts sectoriels qui continueront d'agiter la finance mondiale, mais il me semble qu'elles constituent un modèle de bonne gestion à imiter dans de nombreux pays, à commencer par ceux de la sphère anglo-saxonne.

Toutes les banques françaises ont remboursé les aides reçues, soit 12.7 milliards d'euros, avec des intérêts de 713 millions en sus : chapeau les artistes ! Cela dit, c'est le modèle d'activité universelle de la BNP qui remporte la palme : une fois encore cette banque est un modèle pour le monde entier. J'ai cru comprendre, d'ailleurs, qu'elle lorgnait discrètement à nouveau sur la Société Générale...

Le vrai problème, et il faut le dire, c'est, une fois encore, l'attitude des USA qui refusent de tirer les conséquences de la crise financière et persévèrent dans les mêmes errements.

Taxer les transactions financières pour constituer des réserves au cas où le système bancaire souffrirait à nouveau n'est pas inintéressant, mais ni le Canada ni les USA ne veulent en entendre parler, et DSK, directeur du FMI, au nom de cette institution, juge qu'une telle taxe est impossible à mettre en oeuvre. Les choses ne risquent pas de changer... Cela dit, le FMI étudie l'opportunité d'une taxe proportionnelle aux risques pris sciemment par les banques. L'inconvénient, c'est que j'aimerais bien savoir comment on va évaluer les risques en question, et qui va le faire. Et puis l'idée ne fait pas encore consensus, même si, du côté britannique, on a clairement évolué sur la question...

 

13:59 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : banque, fmi |  Facebook | | |

Commentaires

Tout est dit dans ce sujet, vous êtes clairement en bon petit soldat du système du côté des exploiteurs. Méprisant le peuple qui souffre de votre capitalisme débridés, n'hésitant pas à draguer l'électorat fasciste du Front National et tentant de discréditer toute alternative à votre modèle avec l'aide des médias de propagande. Combien les banques vous payent elle pour cela ? êtes vous salariés ou actionnaire de celle-i ? êtes vous collaborateurs ou réellement soumis de cette horreur capitaliste ?

Écrit par : Anonyme | dimanche, 08 novembre 2009

Pauvres Français !!!

Vous vous faites plumer par vos banques qui ont les tarifs les plus opaques du monde dit évolué... et vous en êtes fiers !!!

Incroyable !

On a réussi à vous faire gober vraiment n'importe quoi.

Il suffit de comparer les tarifs bancaires pour les citoyens entre ceux pratiqués en France en toute opacité et ceux pratiqués dans les démocraties européennes où les citoyens sont "éduqués" à la démocratie et à la protection du consommateur...

Sans AUCUNE comparaison.

Il n'y a vraiment pas de quoi être fier...

En ce qui me concerne, la différence était d'au moins 300 € par au - au détriment de la BNP qui exploite totalement ses "clients" en toute opacité...

Libre à vous de vous faire "plumer" et d'en être fiers...

Écrit par : Danièle Douet | dimanche, 08 novembre 2009

Elles remboursent grâce aux énormes frais bancaire qu'elles font payer à leurs clients! Je vois pas de quoi on peut être fier...

Écrit par : Benjamin | dimanche, 08 novembre 2009

@Danièle
Ne généralisez pas,s'il vous paît, ne dites pas "Pauvres Français" quand vous critiquez le billet de l'hérétique. Heureusement, peu de personnes pensent comme lui... !

Écrit par : Géraldine | dimanche, 08 novembre 2009

J'avoue que ton billet me laisse perplexe. De nombreuses banques françaises (et parlons d'ailleurs plutôt à une echelle européenne car c'est la BCE qui réglemente nos banques) ont dû faire un emprunt aurpès de l'Etat et cela veut bien dire ce que ca veut dire:

Nos banques comme les autres du monde, ont joué sur la spéculation et se sont plantées. Dans une moindre mesure que les banques américaines car l'europe réglemente plus, mais elles ont elles aussi eu des soucis.

C'est d'ailleurs dommage que l'Etat ait accepté si vite le remboursement des dettes des banques car celles-ci lui permettait d'avoir un certain contôle sur l'action de ces banques.

Et de voir que nos banques ont pu rembourser si vite pour pouvoir à nouveau distribuer des centaines de millions d'euros à leurs cadres et traders me dégoutent totalement.

Pourquoi les banques ne payent-elles pas la crise financière? Pourquoi ne payent-elles pas la crise sociale avec les millions d'emplois qui ont été supprimés par leur strategie du "comment gagner le plus d'argent possible le plus vite possible?".

Non, je ne suis pas fier de nos banques comme je ne suis pas fier des banques du monde. Le retour à la spéculation a commencé. Arriverons nous rapidement à la même situation qu'en 2008; lorsque des millions de femmes et d'hommes se sont retrouvés dans la rue parce que la spéculation avait rendu les prix des denrées alimentaires invraissemblables?

Dans le monde, les banques depensent 10 millions d'euros par jour pour eviter que nos politiques proposent que les Etats contrôlent plus le marché financier et cela semble marcher car après la crise, rien à changé.

Si les banques remboursent si rapidement leurs prêts, c'est parce que nous sommes dans un système inter-bancaire où la création d'argent va avec le nombre d'échange qui existe. Si le système c'est ecrasé, c'est parce que les banques ne se prétaient plus d'argent mais aujourd'hui nous revenons à la situation initiale et même dans une situation pire avec des traders, cadres et dirigeants qui reçoivent toujours plus d'argent alors que la majorité de la population voit ses salaires se tasser.

Je vous invite d'ailleurs à ecouter l'intervention d'un banquier sur France Inter. C'est hallucinant de voir à quel point il manie bien la langue de bois et ne se sont pas concerné par la crise...

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/index.php?id=85086

Écrit par : David Guillerm | dimanche, 08 novembre 2009

@ Géraldine:
Certes, si vous le dites, peu de Français pensent comme l'Hérétique, mais la plus grande majorité accepte l'opacité des banques et paie benoîtement...

Écrit par : Danièle Douet | dimanche, 08 novembre 2009

l'Hérétique, tu ne t'es pas posé la question de savoir pourquoi les banques se pressaient tant pour rembourser les emprunts que l'Etat leur a forcé sur le dos ?

Pourtant, la réponse est intéressante.

Écrit par : h16 | dimanche, 08 novembre 2009

@ h16
Eh bien, je le suppose, parce que le taux d'intérêt n'est tout de même pas donné, non ?
@ Anonyme
si vous n'existiez pas, vous, faudrait vous inventer : le problème, avec des réactions comme les vôtres, c'est que l'on n'est jamais sûr que cela ne soit pas un troll en bonne et due forme...Sinon, non, bien sûr, le peuple ne souffre pas du capitalisme, il en profite au contraire à plein ; vous avez un doute sur la question ?
@ Danièle
vous mélangez tout : c'est un autre problème qui n'a rien à voir avec les normes prudentielles appliquées par les banques.
@ Benjamin
est-il anormal que les banques se paient ? Ce ne sont pas des entreprises de charité, que je sache.
@ Géraldine
heureusement, quelques personnes pensent comme moi...
@ David
Non, nos banques n'ont pas spécialement spéculé (un peu comme beaucoup d'acteurs sur le marché, mais relativement modérément, in fine) : le problème vient de ce qu'elles ont acheté en méconnaissance du risque encouru.

Écrit par : L'hérétique | dimanche, 08 novembre 2009

@l'hérétique qui dit :
"heureusement, quelques personnes pensent comme moi..."

Malheureusement, quelques personnes croient ce que raconte NS et certains banquiers.

Écrit par : Géraldine | lundi, 09 novembre 2009

"les éclopées d’hier sont de nouveau aujourd’hui reines de la planète finance. L’Etat, qui avait injecté 5,1 milliards d’euros au capital de BNP Paribas, va donc bien récupérer sa mise augmentée de 226 millions d’euros d’intérêts. Là où le néophyte pourrait applaudir, l’observateur averti s’étrangle. Ces actions préférentielles seront remboursées au prix d’émission, à savoir sur la base du cours boursier en vigueur au moment de l’entrée de l’Etat au capital des banques, le 31 mars. Autant dire au plus bas. Depuis, leur cote a explosé en Bourse. «En entrant au capital de BNP Paribas au moment où l’action valait 27,24 euros et en en sortant au moment où elle vaut 58,20, le gouvernement s’est privé d’une plus-value de 113%, donc d’une recette de 5,8 milliards d’euros !» dénonce à juste titre le président PS de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Didier Migaud.

Pour la Société générale, bénéficiaire de 3,4 milliards d’aides, le calcul donne des résultats similaires : depuis le 31 mars, le cours de l’action a gagné 175%, ce qui porte le manque à gagner pour l’Etat à 6 milliards d’euros.

Le coût de l’impéritie financière de l’Elysée s’élève donc bien à 12 milliards. Minimum, car le Crédit agricole et BPCE doivent encore rembourser leur dû. Une manne qui aurait été pourtant bien utile à l’heure où le trou budgétaire devient abyssal (140 milliards euros pour 2009)."
Nathalie Raulin
1/10/09

Écrit par : Géraldine | lundi, 09 novembre 2009

je suis obligé d'abonder dans le sens de Géraldine. D'ailleurs sur un sujet analogue sur ce blog j'avais dit que le gvt avait mal négocié et qu'il s'était fait avoir!

Les banquiers sont de sacrés enfoirés car ils n'ont pas joué leur rôle dans cette crise!

je n'arrive toujours pas comprendre pour quelles raisons l'Hérétique passe son temps a défendre les banquiers qui sont "tous" a l'origine de cette crise car ils ont tous surfé sur la vague des subprime!Ils ont prouvé leur incompétence en misant sur des produits a risques qu'ils ne comprenaient pas mais comme tout le monde en croquait, l'éternel fonctionnement moutonnier des financiers a parfaitement primé....

Si les banquiers étaient si parfaits, comment se fait-il que de nombreuses collectivité locales ultra endettées portent plaintes contre eux?

Écrit par : europium | lundi, 09 novembre 2009

@ europium
aucune plainte des collectivités ne visent une banque française, à ma connaissance.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 09 novembre 2009

http://www.cfo-news.com/Plus-de-600-collectivites-locales-italiennes-porteront-plainte-contre-la-City_a8502.html

http://www.france-info.com/economie-entreprises-secteurs-2009-10-26-bras-de-fer-banques-collectivites-sur-les-prets-toxiques-361079-22-23.html

Écrit par : europium | lundi, 09 novembre 2009

@hérétique :
Le taux d'intérêt n'est pas donné, mais il correspond au marché.

La vraie raison de leur précipitation à rendre l'argent à l'état, c'est surtout qu'ils ne veulent pas être débiteur de ce dernier au plus mauvais moment, i.e. quand ce dernier aura vraiment un besoin criant (hurlant ?) d'argent alors que tout le monde en aura besoin aussi.

On retrouve aussi ce mécanisme dans la distribution des bonus actuellement : la plupart des traders ne s'attendaient même pas à de telles distributions. Cela fait beaucoup penser à du "Dernière distribution avant inventaire", si tu saisis ce que je veux dire.

Écrit par : h16 | lundi, 09 novembre 2009

@Europium,
A votre avis, pourquoi la BNP a-t-elle investi dans Dexia?

Écrit par : Martine | lundi, 09 novembre 2009

C'est plutôt nous qui devrions nous inquiéter de votre santé mentale. Après tout ce qui viens de se passer en deux ans, mais ne fait que confirmer la nature autodestructrice de votre idéologie bourgeoise, vous trouver encore le moyen de supporter ces banques.


"""Sinon, non, bien sûr, le peuple ne souffre pas du capitalisme, il en profite au contraire à plein ; vous avez un doute sur la question ?""""

Votre capitalisme ne profites qu'à une minorité de privilégiés, asservissant les masses laborieuses et détruisant l'environnement. Il est temps d'en finir avec ce raisonnement des plus absurdes pour enfin prendre en compte l'homme et la nature.

Écrit par : Anonyme | lundi, 09 novembre 2009

Da, tovaritch.

Écrit par : h16 | lundi, 09 novembre 2009

@ Anonyme
C'est faux : considérez l'évolution du pouvoir d'achat dans les pays capitalistes, y compris CSP par CSP et il n'y a pas photo, surtout si l'on compare aux pays communistes sur la même période...
D'ailleurs, vous voyez, ceux qui sont issus de régimes communistes ne les choisissent pas pour diriger leurs pays.
@ h16
otchèn rholocho, tavaritch ! (P.S : pas d'accent sur le o en russe, du coup, on le prononce a, en principe !)

Écrit par : l'hérétique | lundi, 09 novembre 2009

Peut être en remplissant vos chiffres avec le superflus, sans aprler que maintenir en esclavage des classes ouvrières pour assurer le profit de certains. Ors dans les sociétés capitalistes, tout le monde ne mange pas à sa fin, peut connaitre le chômage, la perte de son logement. Ce qui n'existait pas dans les pays de l'Est. D'ailleurs je vous conseille de vous pencher sur les dégâts qu'à causer le capitalisme dans ces pays depuis qu'il est appliqué: inégalités, pauvreté, ...

Écrit par : Anonyme | lundi, 09 novembre 2009

Il me semble que ce qui agace le plus les gens lambdas (et les commentaires ci dessus en sont la meilleure preuve)c'est la sensation que c'est finalement ces mêmes gens lambdas qui payent au final les pots cassés, et jamais ceux qui sont à l'origine des problèmes, non? Une partie de la solidité affichées des banques françaises tient à la force de leur activité de dépôt, mais celle-ci s'appuie sur un politique tarifaire à la fois totalement obscure et scandaleusement chère. Personnellement je lutte depuis 6 mois avec ma banque pour comprendre de quoi sont constitués les 15€ de frais de gestion que je paye tous les mois et enlever les prestations que je juge inutiles.
Pourquoi ne pas séparer les activités de détail et d'affaires, histoire de sécuriser les particuliers et les entreprises tout en permettant à ceux qui veulent faire n'importe quoi de le faire sans risquer de faire flamber l'économie dite réelle?

Écrit par : laloose | lundi, 09 novembre 2009

@ laloose
Plutôt d'accord pour la séparation : c'est d'ailleurs ce que propose Bayrou. Cela dit, devinez qui a permis l'association de ces deux activités ? DSK alors ministre de l'économie de Jospin en 1999...
Les frais bancaires sont sinon trop opaques, je suis d'accord avec vous. Je n'ai pas dit que les banques françaises étaient parfaites, mais qu'en revanche, du point de vue de la crise financière, elles n'avaient pas grand chose à se reprocher et avaient plutôt bien géré.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 09 novembre 2009

Je ne sais pas si ce sont elles qui ont bien géré, ou bien si ce sont nos lois qui règlementent le crédit qui leur ont permis de moins faire n'importe quoi... ou bien si c'est lié au fait que l'immobilier français est nettement moins spéculatif qu'ailleurs... Bref sont-ce nos banques qui sont vertueuses, ou bien nos lois et nos associations de protection de consommateurs?

Écrit par : laloose | lundi, 09 novembre 2009

@laloose
Lesd associations de consommateurs n'y sont pour pas grand chose, elles ne sont pas assez puissantes.
Les lois françaises ne favorisent pas la spéculation et le cumul irrationnel de crédits, en effet.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 09 novembre 2009

Les commentaires sont fermés.