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lundi, 12 octobre 2009

MoDem scotché à 7-8%

Il n'y a décidément rien à faire : quelle que soit l'élection, quel que soit la popularité du MoDem, au plus haut ou au plus bas, quelle que soit la participation, 60%, 50% ou 30%, et même quelle que soit la cote de popularité de Bayrou, 70% ou 35%, le MoDem est indéfectiblement scotché à 7-8%, et ce, en dépit de sondages parfois flatteurs. Richard Bertrand, dans la 12ème circonscription des Yvelines, obtient un score de 7.75%. C'est honorable, mais, dans notre système politique, c'est l'assurance de l'inexistence politique.

A côté de cela, même si l'UMP enfle toujours plus et devient de plus en plus puissante, elle n'a, désormais, plus de réserves. Je crois aussi que l'électorat qui vote pour le MoDem est désormais stabilisé, et cet électorat-là, a priori, n'a pas l'intention de voter pour l'UMP. L'UMP se prépare sans doute des lendemains difficiles en dépit de sa bonne forme.

Je crois qu'il faut admettre un fait évident : le MoDem a échoué à capitaliser les électeurs de François Bayrou en un temps record. Ceci ne signifie pas qu'il n'a pas d'avenir, mais qu'il faudra peut-être des années avant de gagner en maturité, en notoriété et en électorat. Les Lib-Dems, le FDP, ont mis des années à devenir des forces puissantes. En Italie, le centre demeure éclaté et, s'il est parvenu à dominer une coalition de gauche, n'a jamais été en mesure de demeurer une force politique conséquente.

Je suis toujours demeuré profondément sceptique sur l'opportunité de changer d'étiquette et de devenir le MoDem plutôt que l'UDF. Après les présidentielles, une autre stratégie était possible : ne pas trancher entre Royal et Sarkozy. Se conserver une indépendance sans s'interdire de négocier des accords tactiques avec l'UMP : ils nous laissaient 50 circonscriptions et nous ne présentions pas alors de candidats face à eux dans 100 à 200 circonscriptions, sans que cela vaille pour autant accord de législature. Cela leur laissait une majorité pour gouverner, et nous, un groupe pour être présent et faire valoir nos idées sans pour autant être à la botte de la majorité.

Aujourd'hui, on est un peu grillé. C'est dommage. Le seul espoir du MoDem, s'il veut accélérer le cours du temps, c'est que Bayrou remporte la présidentielle. En dehors de cela, il faut s'armer de patience et attendre, en espérant que le MoDem survivra à la retraite de Bayrou le jour où elle viendra.

En tout cas, imiter la gauche ne nous apportera rien. Je suis frappé de voir les blogs militants du MoDem tenir actuellement exactement les mêmes discours que les Socialistes et les Verts sur à peu près tous les sujets. Franchement, je ne vois pas de différences avec le PS. Nous devrions pourtant la réaffirmer, sans agressivité, mais avec force.

Il faut être prêts à survivre sans élus, avec des moyens réduits.

11:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (84) | Tags : modem, bayrou, ump |  Facebook | | |

Commentaires

avec des notes comme ça, vous allez encore vous faire taxer d'ex-UDF nostalgique et de vouloir faire de la politique comme papa.
bon, moi je suis d'accord avec vous. La plus grosse erreur de Bayrou, je contine de le penser, c'est d'avoir déclaré "je sais pour qui je ne votera pas". sans ces quelques mots, il aurait peut etre gardé avec lui une partie de ses députés sortants et pu négocier l'accord dont vous parlez.
la politique, c'est certes des idées et des convictions, mais pas seulement sinon ça se transforme en posture; la politique c'est surtout l'action, et pour agir, il faut des élus et notamment des parlementaires.
Dommage qu'au Modem, cela n'ait pas été compris plus tot.

sinon, j'ai vu MdeS hier sur FR3, et pour une fois j'ai apprécié son discours et son comportement. j'ai un peu mieux compris sa personnalité, même si je doute toujours qu'elle soit la meilleure personne pour faire gagner le centre (elle est trop désintéressée et pas assez ambitieuse pour elle même)

+++

Écrit par : centriste en vadrouille | lundi, 12 octobre 2009

Voila un billet auquel j'adhère pour ma part. Je crois en effet que le modem ne décollera pas dans les quelques années qui viennent. Dommage cela aurais put fonctionné, mais nos institutions sont implacable et nous avons fait quelques erreur qui nous ont grillés.

Écrit par : Latour d'Orange | lundi, 12 octobre 2009

Peut-être Bayrou n'est-il que l'homme d'une élection, la plus importante ? Rendez-vous en 2012, vu l'état de coma avancé du PS, faut peut-être pas désespérer.

les accords tactiques avec l'UMP, c'est pour faire un Nouveau Centre bis ? Sérieusement, les accords aux cas par cas, pourquoi pas avec le PS, les Verts ou l'UMP, selon l'endroit et la personnalité d'en face, mais cela doit rester à mon sens une exception plutôt que la règle.

Écrit par : archenemy | lundi, 12 octobre 2009

je vous lis très souvent et la plupart du temps, j'apprécie particulièrement ce que vous écrivez.
Mais aujourd'hui, je ne peux être d'accord avec vous. Dans la vie, comme en politique, être nostalgique ne fait guère avancer. vouloir faire revivre l'UDF ou regretter le fait qu'elle n'existe plus ne sert à rien. De plus, dans l'esprit des électeurs UDF est souvent synonyme de " parti de notables ". Par contre,je vous rejoins lorsque vous dites " il faut faire valoir nos idées ", j'ai également le sentiment que nous pourrions être le copier-coller du PS ou des verts et cela serait la pire des erreurs. A nous tous de montrer nos différences, nos atouts, nos convictions,nos valeurs !

Écrit par : catherine | lundi, 12 octobre 2009

@ L'Hérétique
Aussi étrange que cela puisse être, je serais presque enclin à partager quelques-unes de tes considérations.
Sans reprendre l'intégralité de ton billet où tu t'interroges sur l'avenir du mouvement auquel tu appartiens toujours, je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi le Modem n'a pas réussi à transformer l'essai de 2007.
Je serais toutefois plus réservé avec ton opinion selon laquelle la vénérable maison UDF relookée aurait suffi à donner le change. Je pense que, bien au contraire, nombreux de celles et ceux qui se sont retrouvés dans le discours du Zénith et des engagements qui y furent pris n'auraient pas tenté le pari de rejoindre le Modem s'il ne s'était pas affranchi d'un certain passé. Je ne prêche pas "du passé faisons table rase" mais ce sont nos parcours et sensibilités différents qui constituaient le substrat sur lequel tout serait à construire.
On s'est donc retrouvé tous ensemble, à cet instant T, provenant d'horizons divers pour mettre en commun notre enthousiasme pour construire cette première force politique du XXIème siècle.
Mais la question doit être posée : tant d'enthousiasme a-t-il su être appréhendé à sa juste valeur ?
A-t-on seulement songé aux débuts à s'interroger sur ce que les adhérents attendaient du Modem ?
Car, c'est là peut-être une des erreurs de jeunesse du Modem des origines, car si le Modem était riche de l'enthousiasme des adhérents, ces derniers n'ont pas pu ou su s'accorder sur ce qu'ils en attendaient.
La maison commune en fait, pouvait donner l'illusion de fédérer une force politique en devenir. Mais n'était-ce pas qu'un trompe-l'oeil ?
Tous les scrutins auront depuis ramené, comme tu le soulignes, le Modem a une réalité bien crue. Le discours du Zénith n'a pas convaincu nos concitoyens trop frileusement lovés dans le confort d'un monde bipolaire. Ni à gauche, ni à droite, cet ailleurs aurait gagné à être creusé. La voie du "faire de la politique autrement" était tellement innovante qu'il aurait dû fallu prendre le temps de creuser la question en interne, dans un premier temps pour mieux s'en expliquer à l'externe ensuite.
L'erreur originelle de F. Bayrou aura été d'avoir l'horizon 2012 en ligne de mire quand tant était à faire au quotidien. Il s'est trompé de tempo, il a cru endosser le costume d'opposant numéro un. Mais ce faisant, il ne prêtait que peu de cas à ce qui se passait au sein du Modem.
A toutes les remarques et critiques constructives qui pouvaient être formulées, on opposa souvent une fin de non-recevoir.
- Il ne fallait surtout pas s'ouvrir de ces interrogations au grand jour. Combien de fois ai-je lu ces remarques qui témoignent d'un repli sur soi, voire pire d'une crainte d'un "complot".
- D'aucuns paraient François Bayrou d'un talent de visionnaire au delà des contingences. Quoiqu'il dise ou pense, il y avait toujours un choeur de perruches pour entonner la louanges du lider orangico.
- D'aucuns espéraient un Modem où en son sein, on aurait pu expérimenter la démocratie que l'on souhaitait pour la République.
- D'autres enfin ne voyaient le Modem que comme une écurie propre à asseoir leurs ambitions.
- Quelques-uns ne concevaient le Modem que comme une plateforme logistique en vue de 2012.
Alors, l'Hérétique la question que tu te poses est tout à fait pertinente : Le Modem réussirait-il à continuer à exister après la retraite de Bayrou ? Réussira-t-il à la prochaine échéance des régionales à surmonter un nouveau maelström électoral ?

Il y a plusieurs niveaux de lecture quand on s'attache à comprendre une force politique.
- Les résultats aux élections n'en sont que la partie la plus visible (et celle qui est reprise en boucle par les médias et l'opinion)
- Ensuite, il convient de s'interroger sur le "sens" de cette force politique. Le sens compris dans la direction qu'elle prône, mais le sens au niveau du positionnement idéologique.
Pour ma part, je reste persuadé que le pari du Modem de 2007 allait dans le bon sens. Mais par la force des choses, j'ai constaté que la structure "Modem" avait de la peine a porter l'espoir qui a jailli en 2007.
C'est ma lecture. Je ne suis en rien aigri, seulement interloqué par tout ce gâchis. Car quoiqu'en pensent encore certains, il y a eu gâchis.

Tu conclus par "Il faut être prêts à survivre sans élus, avec des moyens réduits." mais à un moment ne conviendra-t-il pas de s'interroger sur le sens d'un tel engagement. Quand une force politique compte plus d'adhérents qui ont dû partir que d'adhérents qui y sont restés, il ne faut pas craindre de se poser des questions. Le courage, en politique, c'est aussi de se poser sans fard de telles questions.
Il pourra m'être répondu, qu'il faut du temps, mais, reconnaissons-le, le temps passe vite...

Écrit par : Thierry P. | lundi, 12 octobre 2009

cette hypothèse concernant une UDf post 2007, avec 50 députés UDF par la grâce de l'UMP, c'est assez étrange.; imaginer un instant que les électeurs de Bayrou 2007, auraient pu voter pour une UDF supplétive de l'UMP, après la campagne de Bayrou, basée sur un ni droite-ni gauche,et une critique sévère du système UMP ça ressemble furieusement à un foutage de gueule..imaginer Bayrou au lendemain du premier tour, soutenir Sarkozy, car l'un ne va pas sans l'autre, on n'a pas de sièges si on ne se soumet pas..en fait l'UDF aurait continué comme avant mais sans nous, et sans aucune perspective pour 2012, car les gogos de 2007 n'auraient pas remis ça en 2012, c'est certain!

pour le reste, notre étiage de 8% est décevant, mais il n'est pas surprenant..aller expliquer aux électeurs que le candidat Modem déjà élu grâce aux UMP, serait mieux que l'original UMP, ou mieux que le PS, ou le Vert, ça devient difficile..il parait que le candidat Modem de Poissy rechigne à donner des consignes de votes pour le second tour, autant dire qu'il roule pour Douillet , alors..;
voilà le pb, c'est que les candidats Modem ne sont pas sur la longueur d'onde que Bayrou, et les militants Modem..encore moins des électeurs.;
au vu des résultats, je ne vois pas trop bien ce qu'on pourra faire à l'avenir..s'accrocher aux verts, au PS? bof...si on le dit avant, les gens voteront directement Vert ou PS, si on ne dit rien, ils ne voteront pas Modem de peur de se faire avoir au second tour...
la seule issue étant de faire des alliances de premier tour, pour sauver quelques sièges.. mais c'en sera fini du Modem..franchement je suis très pessimiste...

Écrit par : juju41 | lundi, 12 octobre 2009

-En ce qui concerne le nom j'ai toujours militer pour UDF-MODEM
-le discours de BAYROU et du MODEM est complexe à comprendre en particulier les alliances a géométrie variable.
-le modem s'est planté dans son opposition radicale a sarko.
-cerise sur le Gateau, FB s'est trompé d'élection pour les européennes
- il n'y pas d'idées fortes pour incarner le modem comme celles de la dette et de l'impartialité de l'état en 2007

le plus gros problème DU MODEM est la volatilité de son électorat, c'est l'inconvéniant d'être au centre.

l'hérétique a écrit
"En tout cas, imiter la gauche ne nous apportera rien. Je suis frappé de voir les blogs militants du MoDem tenir actuellement exactement les mêmes discours que les Socialistes et les Verts sur à peu près tous les sujets."
c'est hallucinant....c'est copié/collé!!!!!

il faudrait pouvoir caractériser le modem en deux/trois adjectifs même si c'est caricatural...

Écrit par : europium | lundi, 12 octobre 2009

Notre candidat à Poissy était ce qu'on appelle un "bon candidat, bien implanté" (26,9% aux municipales de Poissy). Son résultat à cette législative partielle est certainement au-dessus du potentiel actuel de notre Mouvement à des élections similaires.

Mais l'opinion se manifeste de façon changeante. Les Verts+Bové ont multiplié leur % par 6 entre 2007 et 2009. Si nous faisons pareil à partir d'aujourd'hui, tous les espoirs sont permis ;-)

Écrit par : FrédéricLN | lundi, 12 octobre 2009

@ centriste
c'est ce que je m'échine à dire, qu'elle est effectivement désintéressée.

Écrit par : L'Hérétique | lundi, 12 octobre 2009

@ Thierry
Je pense que nos résultats électoraux n'ont vraiment rien à voir avec les questions de démocratie interne ni avec l'idée de faire la politique autrement.
@ Catherine
c'est dans l'esprit de certains adhérents, mais certainement pas dans celui de nos électeurs.
@ juju
Non, il ne s'agissait pas de se soumettre. Un accord tactique (de non-agression, en somme) et ponctuel.
@ Fred
Oui, sur la durée, il y a un espoir. Le problème, c'est qu'actuellement, je ne vois vraiment pas ce qui peut pousser les gens à voter pour le MoDem.

Écrit par : L'Hérétique | lundi, 12 octobre 2009

@L'hérétique

Je ne suis pas d'accord avec ta réponse à Thierry. Dans l'électorat de 2007 et les nouveaux adhérents il y avait cette idée forte de renouveau, de rompre avec la politique à l'ancienne.

Dans ce cas là, autant effectivement rester une UDF, avec ses élus, sa capacité à peser de manière classique dans la vie politique... à condition que Sarko ait encore la gentillesse de vous laisser exister, sachant que F. Bayrou était un danger pour lui.

Je me demande parfois si tu as vraiment saisi la puissance du message et de la vision citoyenne de 2007... ???

"@ Thierry
Je pense que nos résultats électoraux n'ont vraiment rien à voir avec les questions de démocratie interne ni avec l'idée de faire la politique autrement."

Écrit par : Fotini | lundi, 12 octobre 2009

Juste un rappel, l'UDF c'était entre 8 et 14 % suivant les élections, le Modem n'a jamais dépassé 10% : c'est qu'il y a un problème. La base du discours est la même, seule la stratégie a changé.....

Écrit par : europium | lundi, 12 octobre 2009

@ Fotini
Si cela avait été le seul message de l'UDF puis du MoDem, je peux te garantir que je n'y aurais jamais adhéré. Et clairement, cela n'a pas intéressé les électeurs. Les électeurs sont venus sur des choses concrètes pas sur des idées abstraites.
@ europium
Oui, nous ne franchissons même plus les 10%

Écrit par : L'Hérétique | lundi, 12 octobre 2009

@ L'Hérétique
Quand tu écris :
"Je pense que nos résultats électoraux n'ont vraiment rien à voir avec les questions de démocratie interne ni avec l'idée de faire la politique autrement."
Tu sembles, comme Fotini te le fais remarquer, ne pas avoir tout à fait saisi la portée du message de 2007.
Pour continuer à ne pas comprendre que tout problème de gouvernance interne est contre-productif à court-terme quand il est demandé ensuite à des militants démotivés et déboussolés d'aller sur le terrain.
Tu en ferais implicitement (et malgré toi ^^) le constat dans ta réponse à FLN :
"Le problème, c'est qu'actuellement, je ne vois vraiment pas ce qui peut pousser les gens à voter pour le MoDem."
Que veux-tu, s'il n'y a pas de relais sur le terrain et dans la société, relais motivés et enthousiastes, tout projet aussi intéressant soit-il, est condamné à rester inaudible.
Prendre conscience de l'anémie militante ce serait déjà avancer.

Écrit par : Thierry P. | lundi, 12 octobre 2009

@thierry.P

l'UDF était encore moins structurée que le Modem actuellement donc les problèmes d'organisation interne même si c'est important c'est secondaire car le message et l'image politiques sont plus importants.

une différence importante est que l'UDF avait pas mal d'élus, en terme d'image c'est important.

Est-ce que le modem fait le bon choix en dérivant vers la gauche c'est à dire a contre-courant de tout ce qui marche? IL y a pas mal d'articles qui fleurissent sur la fin de la social-démocratie....

Écrit par : europium | lundi, 12 octobre 2009

@ L'Hérétique (bis nous postâmes de concert ^^)
"Les électeurs sont venus sur des choses concrètes pas sur des idées abstraites."
Je suis en accord avec toi sur un point, les citoyens (je préfêre ce terme à "électeurs") sont venus POUR des idées concrètes (dette, SBA) mais AUSSI sur des idées abstraites (éthique, recherche du consensus) et surtout envie de dépasser l'antique bipolarisation et les clivages obsolètes qui en découlent.
Ton discours de 2009 gagnerait à être plus nuancé en prenant en compte la nécessaire compléxité des choses qui ne sont jamais ni tout à fait blanches, ni tout à fait noires. N'importe quelle quincaillerie pourrait te montrer un nuancier des gris ;-)

Écrit par : Thierry P. | lundi, 12 octobre 2009

Peut-être il aurait fallu que quelqu'un d'autre que François Bayrou prenne la présidence du mouvement, justement pour tout ce qui touche à l'organisation cela n'empêchait nullement que Bayrou se prépare pour 2012.
Un ticket Lepage-Bayrou me plairait vachement bien...

Écrit par : Christine | lundi, 12 octobre 2009

@L'hérétique

Je n'ai jamais dit que c'était le seul message !

Mais il y avait une vision, un souffle de renouveau qui ont motivé pas mal de gens en-dehors du "ni Sarko-ni Ségo" ou de la lutte contre la dette etc..., au sinon il n'y aurait jamais eu cet élan d'adhésions !!

Tu passes à côté de quelque chose si tu n'en tiens pas compte comme de l'élément constitutif du MoDem.

Écrit par : Fotini | lundi, 12 octobre 2009

@Christine

Oui, mais le problème à mon avis est qu'il y a incompatibilité entre une vision à moyen-long terme (CL parle plus du projet de société), et une vision à court terme (FB est dans l'optique présidentielle 2012).

Et quand on sacrifie le projet à moyen-long terme pour un projet politicien à court terme, on ne peut que donner dans le positionnement opportuniste (une fois indépendants, une fois avec le PS, une fois avec les Verts).

@Europium

"le message et l'image politiques sont plus importants."

Oui, mais vous oubliez que les militants déçus sont aussi des électeurs attirés par le message de 2007. Donc une organisation démocratique et un message/projet démocratique sont intrinsèquement liés.

Écrit par : Fotini | lundi, 12 octobre 2009

@ Europium
Tu as raison sur le rappel fait sur la vénérable UDF. Mais une des clés de compréhension des déboires du Modem, c'est qu'au Modem il n'y a pas eu que des UDF.
C'est trois tiers qui ont contribué à porter le Modem sur les fonds baptismaux à Villepinte.
- des UDF restés malgré tout
- une sensibilité environnementalite (CAP 21 et quelques ex-verts)
- et le tiers-Etat de ces militants souvent primo-encartés.
Qu'aura-t-on observé ?
Bayrou a mis longtemps à essayer de tenter la synthèse. Je pense même qu'il aurait tant apprécié que les deux autres "tiers" s'aculturent.
L'interview qu'il a accordée au Monde daté d'hier montre que si des aspects de son discours sont justes, il fait montre d'un hermétisme total (volontairement ou pas ?) face à l'écologie en en donnant une vision réductrice. Il n'a pas compris ou quoi qu'elle ne se résume pas uniquement à des considérations environnementales ?

Écrit par : Thierry P. | lundi, 12 octobre 2009

On tourne en rond. Il y a quand même quelque chose d'étonnant :un candidat UMP en pleine crise, en pleines polémiques,avec une dette qui explose etc...fait 45% au premier tour d'une partielle...

Qu'on l'accepte ou pas, nous ne répondons aux attentes de la majorité des électeurs...copie à revoir!!!!!

@Fotini qui écrit
"Mais il y avait une vision, un souffle de renouveau qui ont motivé pas mal de gens en-dehors du "ni Sarko-ni Ségo" ou de la lutte contre la dette etc..., au sinon il n'y aurait jamais eu cet élan d'adhésions !!"

Désolé c'est notre linge sale, les électeurs se foutent de la qualité de notre démocratie interne....de nos idéaux, des raisons pour lesquelles on s'engage en politique....

Écrit par : europium | lundi, 12 octobre 2009

Therry.p a écrit
"L'interview qu'il a accordée au Monde daté d'hier montre que si des aspects de son discours sont justes, il fait montre d'un hermétisme total (volontairement ou pas ?) face à l'écologie en en donnant une vision réductrice. Il n'a pas compris ou quoi qu'elle ne se résume pas uniquement à des considérations environnementales ?"

Il a fait quand même un peu de progrès par rapport aux européennes sur ce sujet.... .FB a ses dadas, ses marottes et il a dû mal a s'approprier ce qui est dans l'air du temps.

il maîtrise pas de sujet mais pour d'autres il y a du boulot.

En ce qui concerne l'écologie il va falloir trancher entre l'écologie incitative et celle qui est contraignante,radicale....c'est peut-être la son problème et celui du Modem qui reste entre deux eaux....

Écrit par : europium | lundi, 12 octobre 2009

Oups j'ai été trop vite

"il maîtrise pas mal de sujets...

Écrit par : europium | lundi, 12 octobre 2009

On tourne en rond. Il y a quand même quelque chose d'étonnant :un candidat UMP en pleine crise, en pleines polémiques,avec une dette qui explose etc...fait 45% au premier tour d'une partielle...
35% seulement d'électeurs et l'on sait fort bien que l'électorat 3ème âge UMP se mobilise davantage

Écrit par : Christine | lundi, 12 octobre 2009

Très bon billet comme souvent.

En réalité, la base militante a très profondément évolué alors que la direction nationale n'a pas ou peu évolué. Les mauvaises pratiques de management de l'UDF perdurent, du fait du désintérêt de FB pour la construction de notre parti. Il n'y a qu'à voir le retard ahurissant dans la nomination des délégués départementaux : plus d'un an de retard, ce qui conduit à avoir des fédérations coatchés par des personnes sans légitimité et donc sans poids sur la ligne politique de leur fédération.

Tel que c'est parti, la question sera de savoir s'il faut laisser le Modem s'éteindre en 2012 ou tout mettre en oeuvre pour le sauver, en imposant la remise en cause de l'objectif de FB de 2012 et son leadership sur le parti.

Il est temps que les militants se mobilisent contre cette mort lente. Seulement il faudra faire chuter les auréoles de Saint François et de Sainte Marielle. Pas évident à réussir, parce que le discours sur le fond est bon ... et la mise en pratique désastreuse.

Les régionales vont être encore l'exemple de la cacophonie. Pour ne pas voir partir Cap21, FB vient d'adouber des accords Verts-Orange, en PACA par exemple, ce qui m'atterre au plus haut point. Dans d'autres régions, on verra des accords de second tour avec le PS décidés avant le premier tour, ou faits avec des potentats régionaux qui n'ont rien de démocratique et qui ne sont certainement pas dans les nouvelles pratiques que nous appelons de nos voeux.

Au final tout cela ne servira qu'à requinquer le PS ou à mettre encore plus sur le devant les Verts. Je me demande bien comment, par cette voie, nous arriverons à être le parti de l'alternance choisi par une majorité de français un jour...

Écrit par : JB R. | lundi, 12 octobre 2009

@europium

Vous avez du mal à comprendre que l'élan de ces nouveaux adhérents 2007 était aussi représentatif de celui des électeurs de 2007 !

Écrit par : Fotini | lundi, 12 octobre 2009

@ europium
" .... notre linge sale, les électeurs se foutent de la qualité de notre démocratie interne....de nos idéaux, .... "
NON, ceux qui, anciens adhérents ou anciens sympathisants ont eu quelques échos des divers et nombreux scandales dans de multiples départements ( culminant avec ce qui est connu comme l' "Affaire Marseillaise" qui implique tant la négation des principes et valeurs que le refus d'appliquer les statuts par toute la hiérarchie de l' appareil, jusqu'à son sommet ! ) ceux là répercutent maintenant une image négative du MODEM, de tout ce ( et de tous ceux ) qui l'a fondé et créé.
Le nombre d'adhérents qui l'ont quitté est maintenant largement supérieur à celui de ceux qui y sont encore, et il continue à décroitre. Outre ce dont de nombreux médias en ont quand même rapporté ( l' appareil a échoué dans ses tentatives d'imposer la loi du silence ), leurs divers et multiples témoignages ( dans leur entourage ) quand au mépris de la démocratie interne, et de ce en quoi le MODEM aurait pu être différend et crédible, sont la pire des dissuasions à la confiance.
Les électeurs la refuseront de plus en plus à ce parti qui ne se conforme pas, pour lui-même d'abord, à ce qu'il prétend promouvoir pour l'ensemble de la nation.

Écrit par : Francparler | lundi, 12 octobre 2009

@fotini

Je n'ai jamais dit le contraire! Cependant iL n'y a plus beaucoup de primo adhérents qui soient actifs localement....

Écrit par : europium | lundi, 12 octobre 2009

@europium

Oui, et donc quelles conclusions en tirez-vous ?

Écrit par : Fotini | lundi, 12 octobre 2009

@JB.R

Rien à ajouter :

"Tel que c'est parti, la question sera de savoir s'il faut laisser le Modem s'éteindre en 2012 ou tout mettre en oeuvre pour le sauver, en imposant la remise en cause de l'objectif de FB de 2012 et son leadership sur le parti.

Il est temps que les militants se mobilisent contre cette mort lente. Seulement il faudra faire chuter les auréoles de Saint François et de Sainte Marielle. Pas évident à réussir, parce que le discours sur le fond est bon ... et la mise en pratique désastreuse."

Écrit par : Fotini | lundi, 12 octobre 2009

@ Europium
En avant-propos, je te fais part de point de vue pour ce que tu écris à Fotini :
"Désolé c'est notre linge sale, les électeurs se foutent de la qualité de notre démocratie interne....de nos idéaux, des raisons pour lesquelles on s'engage en politique...."
Je me permets d'y apporter les éléments suivants sur la métaphore du linge sale : Si "linge sale" il y a, n'est-ce pas là faire le constat qu'à un degré où à un autre il y aura eu défaut de communication et/ou défaut de gouvernance qui en serait la cause ? L'objectif n'est pas tant de résoudre les problèmes mais autant que faire se peut d'en éviter un maximum en adoptant une démarche d'ouverture. Contrairement à d'autres, je suis convaincu qu'on ne peut décemment prôner à l'extérieur ce dont on est incapable de mettre en oeuvre en interne. Et quand des problèmes sérieux ont été soulevés, on aurait attendu d'un Modem exemplaires des réactions sérieuses et adaptées et non pas une ridicule politique de l'autruche.
Ne penses-tu pas, cher Europium, que les citoyens ne se foutent pas tant que ça de l'image générale d'un parti dont la vocation est de les gouverner ? Les motivations du citoyen électeur sont tellement difficiles à cerner qu'il ne faut pas en sous-estimer une seule. Et c'est gagnant-gagnant en interne si chaque adhérent à l'impression que son engagement est utile. Je ne fais pas de "basisme" primaire, ceci dit, je veux simplement énoncer le simple fait qu'un militant motivé en vaut 10 :-)
Ensuite, je reviens sur ce que tu écris :
"il maîtrise pas de sujet mais pour d'autres il y a du boulot."
Il aurait dû apprendre à savoir déléguer et utiliser l'immense vivier de compétences qu'il avait à sa disposition. Gare au fait que la solitude des sommets est grisante, mais l'oxygène y est raréfié :-) Le Modem, n'est en rien un remix de l'UDF qui avait, comme tu l'as rappelé une assise centrée sur des "notables". Ce fonctionnement parfois impétueux du jeune Modem n'a pas su être canalisé, car comme je le disais ici dans l'Ain en 2007,nous avons a apprendre à nous connaître avant de songer à aller de l'avant.

Enfin s'agissant du point que tu évoques :
"En ce qui concerne l'écologie il va falloir trancher entre l'écologie incitative et celle qui est contraignante,radicale....c'est peut-être la son problème et celui du Modem qui reste entre deux eaux...."
On pourrait en discuter des heures. Pour faire simple, je suis de plus en plus persuadé qu'il faudra concilier les deux formes "incitations" et "contraintes". Plutôt que "contraintes", je préfère faire appel à l'idée que certains domaines demanderont une "planification" (pas au sens bolchévique mais plutôt gaullien du terme).
Chaque citoyen est un consommateur, à ce titre, ses modestes apports à l'effort commun compte (théorie des gouttes d'eau). Le responsabiliser est une oeuvre de longue haleine où il faudra faire preuve de beaucoup de pédagogie ET de patience.
Pour ce qu'il en est de ce que j'appelle "planification", j'entends que certaines transitions devront être accompagnées et/ou initiées par les pouvoirs publics (Etats et/ou collectivités territoriales) qui sont les seuls à même de garantir une péréquation des efforts et une justice au nom de l'intérêt général.
Je répète, à ce propos, mon désaccord avec la définition qu'e, donne L'Hérétique qui n'entrevoit l'intérêt général que comme la somme d'intérêts particuliers. L'intérêt général doit aussi prendre en compte les solutions les plus adaptées pour tous. Je concède que les décisions prises à in instant T sont fondées sur le niveau de connaissances attenint à cet instant (donc des distorsions d'analyse sont toujours possibles).
L'intérêt général face aux conséquences attendues (hélas) des dérèglements climatiques commandera à faire des choix parfois douloureux. Les anticiper au maximum, en réduira le caractère contraignant pour la collectivité.

Écrit par : Thierry P. | lundi, 12 octobre 2009

Oups pour mes lacunes de relecture et défaut de corrections :-( Longue vie à la coquille !!!

Écrit par : Thierry P. | lundi, 12 octobre 2009

J'apprécie ton papier, avec une grosse nuance, pour moi, "vivre c'est dessiner sans avoir le droit d'effacer" je ne sais plus de qui est cette maxime, qu'il en soit remercié, car elle m'évite et devrait nous inciter à éviter de ressasser le passé.
L'expérience c'est ne pas refaire deux fois la même bétise, et l'analyse du passé doit nous y aider, mais de là à refaire le monde avec des "si nous avions fait ça au lieu de ça" ou 'il n'y avait qu'à ne pas faire ça et c'était mieux" ou "je l'avais dit, il ne fallait pas y aller"..... ne sert strictement à rien si ce n'est à se culpabiliser et à s'auto démotiver.
Je préfère regarder le présent en essayant d'être le plus lucide possible et se propulser vers l'avenir en essayant de "prévoir" à quelle sauce nous allons être mangé.
Que suis je venu faire dans cette galère?
Je suis venu supporter un parti qui soit républicain, humaniste, européen, démocrate, progressiste..... et qui ne se revendique ni des idéologies de droite, ni de gauche.
Le MoDem répond t-il à cette définition aujourd'hui?
Je répond sans hésitation OUI et celà me suffit pour que je continue à le soutenir.
Le MoDem a t-il répondu à mes aspirations?
Nombreuses de mes aspirations n'ont pas été prises en compte et peu ont été retenues, je crains fort d'être dans le même cas que beaucoup d'entre nous, mais je dois me rendre à l'évidence que mes aspirations n'étaient pas toujours compatible avec celles des autres. La synthèse de tous les désiratas des adhérents est absolument impossible, à chacun d'en être conscient.
Ou en est le MoDem aujourd'hui?
Peu d'élus, de moins en moins d'adhérents, un potentiel électoral entre 7 et 8%....
De quoi nous plonger dans une crise de sinistrose et de découragement à nous démobiliser complètement.
Quelles en sont les raisons?
Les élus étaient des UDF et ont fait un autre choix rester à droite, grand bien leur fasse (ça grince dûr dans les rouages en ce moment pour eux)
Les adhérents, beaucoup plus humaniste qu'un humaniste, plus démocrate que tous les démocrates, donneurs de leçons pour laver plus blanc que blanc déçus de ne pas être écoutés sont partis d'ou ils venaient.
Les électeurs de F. Bayrou se sont envolés et il n'en reste que les irréductibles, les autres sont allés renforcer les rangs des écologistes qui sont passés de "Verts à gauche de la gauche" à des émules de Cohn-Bendit qui s'est miraculeusement transformé en un "ni à droite, ni à gauche" et a piétiné sans scrupule nos plates-bandes.
Quels constats pouvons nous faire?
1) L'électorat centriste demeure, il s'est déplacé vers les écologistes et se dilue dans les nombreux satellites de la droite et de la gauche qui se disent centristes.
Nous devons trouver la solution miracle qui va les ramener à revenir vers nous.
2) Nous venons d'avoir un nouveau conseiller général qui a battu l'UMP sortant. C'est vrai c'est à la Réunion, mais ça arrive! Alors ne désespérons pas.
3) Quel était le score du FN aux élections avant 2002? Celà n'a pas empêché Le Pen d'être au second tour!!
F. Bayrou n'étant pas, fort heureusement, Le Pen aura beaucoup plus de chance dans un 2 ème tour. Tous les espoirs restent permis de ce coté là!!
4) Le réalisme. Comme tu le dis si bien, nous sommes à notre place, un parti ne se construit pas en un jour et nous devons faire preuve de beaucoup de patience et de persévérence. Nous devons continuer notre construction pierre par pierre sur les bases de ce qui reste aujourd'hui et qui est du solide.
Même si de bonnes surprises peuvent arriver, ne rêvons pas et inscrivons nous pour une longue marche....

Écrit par : andre777 | lundi, 12 octobre 2009

@Fotini
"Oui, et donc quelles conclusions en tirez-vous ?"

déjà je commencerais par classer les primo-adhérents en trois catégories :
-les "bons éléments" qui sont arrivés avec une conscience et une culture politique, qui ont accepté de prendre des responsabilités. Ils ont sans doute attendu l'opportunité pour s'engager ou étaient passés par d'autres partis
-les "zombies", qui pensaient que la politique c'était facile, qui fallait gueuler pour s'imposer,etc....qui à la première défaite électorale ont disparu
-les "mixtes" entre la première et la deuxième catégorie.

les bons éléments sont toujours la, les zombies ont disparus, quant aux mixtes certains sont toujours la, les autres sont partis. Une meilleure organisation aurait sans doute permis de les garder, mais c'était aussi à eux de se prendre en main...

Je rajouterais une chose, c'est que les bons éléments ont pris les mêmes défauts que les caciques, ils ne pensent qu'à se faire élire donc ont vite compris les enjeux et les jeux d'appareils.. ..

@Thierry.P
"Si "linge sale" il y a, n'est-ce pas là faire le constat qu'à un degré où à un autre il y aura eu défaut de communication et/ou défaut de gouvernance qui en serait la cause ? L'objectif n'est pas tant de résoudre les problèmes mais autant que faire se peut d'en éviter un maximum en adoptant une démarche d'ouverture"

D'accord mais ce n'est pas évident d'organiser un parti.... Car tout le monde se dit démocrate, mais tout le monde veut être calife a la place du calife d'ou des conflits permanents qui nuisent a la mise place d'une bonne organisation ....

"Il aurait dû apprendre à savoir déléguer et utiliser l'immense vivier de compétences qu'il avait à sa disposition. Gare au fait que la solitude des sommets est grisante, mais l'oxygène y est raréfié :-) Le Modem, n'est en rien un remix de l'UDF qui avait, comme tu l'as rappelé une assise centrée sur des "notables"

Sans doute doit-il apprendre a déléguer mais il doit aussi avoir l'intelligence de comprendre qu'en commission il y de bonnes idées dont il doit apprendre a faire son miel

Pour ce qui est de la partie sur l'écologie on aura bien d'autres moments pour en débattre. Je dirais juste qu'il faudra trancher certains sujets pour ne pas être dans une écologie "molassonne".

Écrit par : europium | lundi, 12 octobre 2009

Plutôt d'accord avec vous l'hérétique.

Je crois que les centristes ont tout à perdre à ne pas être eux-mêmes, quitte à être faibles. Faut accepter qu'on est mal, que les verts vont nous "bouffer" durablement. Mais nous sommes par excellence le mouvement qui affirme qu'en politique, la fin ne justifie pas les moyens. Restons-le.

Rien ne sert d'avoir des élus si ceux-ci ne peuvent pas faire valoir leurs idées. Nous avons le temps de bâtir un mouvement indépendant.

Cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas, à l'occasion nouer des accords législatifs dans une région ou une ville (peut-ête suis-je le seul mais j'ai bien aimé la posture des municipales).

Notre problème est que nos élus (dont le plus important)et presque élus sont impatients; on peut les comprendre mais nous ne devons pas ruiner notre programme et notre identité pour quelques élus.

Patience et longueur de temps font mieux que renoncement ni que malice politicienne.

Écrit par : François | lundi, 12 octobre 2009

Petite précision, je vous suis pas du tout sur votre "solution" pour 2007 et les accords avec l'UMP. L'indépendance ne vaut que quand elle est totale.

Écrit par : François | lundi, 12 octobre 2009

Ouh là ! je sens comme une nostalgie de feu l’UDF !
Si c’était pour garder un parti avec des élus mais sans adhérents, un parti de notables destiné à rester à la traine de l’UMP comme il était à la traine du RPR, non merci !
Parce qu’il ne faut pas se leurrer, les 18% d’électeurs de François Bayrou ne se seraient jamais retrouvés dans un vieil UDF condamné à ménager la chèvre socialiste et le choux UMP (surtout le choux UMP) pour sauvegarder ses élus !
Dès sa création, dès que François Bayrou a décidé de n’être ni à Droite ni à gauche, il paraissait évident qu’avec notre système électoral majoritaire à 2 tours, les élus se feraient rares sinon inexistants !...les Nouveau centre l’ont compris très vite !...il me semble que ce ‘est une surprise pour personne !
Le MoDem est un parti destiné à amener FB aux présidentielles, point !..sinon, il faut juste espérer qu’il arrivera à phagocyter un PS moribond…j’écrivais déjà cela en Mars 2008
http://blog.vaches-a-la-une.fr/post/2008/03/27/Lavenir-du-MoDem-passera-par-la-chute-de-la-maison-PS-ou-ne-sera-pas

Écrit par : Nicolas007bis | lundi, 12 octobre 2009

@ André
Merci : j'aime beaucoup votre commentaire. En effet, je suis un peu découragé pour être franc.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 12 octobre 2009

J'avoue que tout ça me passe par au dessus de la tête.

Je sais grès à François Bayrou de prendre des positions nettes et précises et comprend parfaitement le Modem "Opposition Alternance".

(Je trouve ridicule de nier que le pb est d'abord Sarkosy et d'être encore complètement borné au point de ne pas voir que la "Gauche" n'est qu'un nom et a une "géographie" trés contrastée,

et donc loin de moi de discuter ceci :

Accord franc avec les verts, la partie PS non Aubry, et peut-être avec la Gauche de la Gauche,- tous des vraies oppositions -
ce qui me semble bien en adéquation avec le désir des gens simples).

Ce que je crains c'est que une fois de plus ses vues ne soit pas appliquées avec telle excuse fumeuse ou tel silence qui fait que l'on fait comme avant.

Je laisse donc d'aucuns trés méritants et trés intelligents cadres et militants impliqués du Modem à leurs profondes réflexions sur la Modernité du Modem UDF.

Etonnant qu'avec de tels militants si plein de science et d'implication le Modem jusqu'ici n'ai reçu que des torniolles !!

Écrit par : CK | lundi, 12 octobre 2009

Pour te remonter le moral....
"Question 25 : Sur cette échelle qui va de l'extrême gauche (position 1) à l'extrême droite (position 10), où vous classeriez-vous ?
1 (extrême gauche) 2 %
2 3 %
3 11 %
4 13 %
5 17 %
6 13 %
7 9 %
8 5 %
9 2 %
10 (extrême droite) 1 %
Ni gauche, ni droite 17 %
Sans réponse 4 %
Non réponse 3 % "
Sondage trouvé dans expression publique.com correspondant à près de 4000 réponses.
Le potentiel de centristes si l'on additionne les "ni droite, ni gauche" et ceux qui se situent en 5 et 6 représente 57%!!!
Les "ni droite, ni gauche" sont à 17% soit le score de F. Bayrou en 2007.
Reste a trouver le moyen de refaire prendre la mayonnaise et à remobiliser les troupes qui restent car ce sont les meilleurs.
Je n'en pense pas moins qu'il vaut mieux rester fidèles à nos valeurs et progresser lentement que vendre notre âme pour essayer de brûler des étapes.

Écrit par : andre777 | lundi, 12 octobre 2009

CK a écrit
"Etonnant qu'avec de tels militants si plein de science et d'implication le Modem jusqu'ici n'ai reçu que des torniolles !!"

Peut-être que l'on aime ça....c'est notre coté SM...

Plus sérieusement c'est la communication des leaders qui compte car les électeurs dans leur grande majorité se positionnent en fonction des têtes d'affiches et peu importe le bon niveau des militants...

Écrit par : europium | lundi, 12 octobre 2009

8% c'est pas mal vu la situation dans lequel se trouve le Modem : totalement aphone.Je suis d'accord avec l'hérétique pour dire que la pire des erreurs serait de faire "comme" le PS et les verts, mais par contre on ne fera rien sans eux, pour l'instant.

Écrit par : Zenzai | lundi, 12 octobre 2009

@Europium

Cela me parait beaucoup plus simple que cela, il y a tout simplement 2 Discours au Modem Celui officiel du Modem Opposition Alternance et celui du Modem Ancestral.

Il y en a ras le bol de faire semblant qu'ils peuvent cohabiter, ils sont totalement contradictoires.

Le problème c'est que le Modem Ancestral est défendu par certains cadres et militants impliqués du Modem et non admis par tous les autres dont beaucoup préfèrent s'en aller plutôt que de subir en sourdine toutes ces vieilleries bloquantes.

De fait je ne me fais pas d'illusion, je sais parfaitement que des partisans du Modem Ancestral préfèrerait un Modem Rabougri - genre nouveau centre bis - et pur avec leurs "Valeurs à eux" à un Modem plus Populaire qui pendrait son envol, et d'ailleurs ils peuvent malheureusement parfaitement y arriver.

Écrit par : CK | lundi, 12 octobre 2009

Tant que le MoDem n'affichera pas de nouvelles idées et de nouvelles propositions, il n'accrochera pas l'électorat. L'oscillation droite-gauche est aussi devenu un problème.

Pour le moment, le MoDem se contente de critiquer Sarkozy. C'est certes nécessaire (et justifié !) de le faire mais ça ne fait pas vraiment avancer la cause du MoDem. Pour les "abus de pouvoir", je pense que tout le monde a compris. Maintenant il faut passer à autre chose.

Pas facile quand on n'a pas beaucoup de troupes. Il faudrait quelques coups politiques forts de proposition. Pourquoi ne pas profiter des nouvelles dispositions de l'assemblée nationale. Rassembler autour de propositions.

Alors que le MoDem était une force d'espoir tournée vers l'avenir, aujourd'hui il commence à devenir une entité rétrograde. Une entité qui contemple les méfaits de Sarkozy.

Le MoDem devrait prendre modèle sur Villepin qui montre actuellement qu'il est combatif, énergique, résistant et tourné vers l'avenir.

Écrit par : MaxF | lundi, 12 octobre 2009

Il y en a qui vont de l'avant. En ce moment Christophe Grébert est en train de montrer ce que peut-être la résistance et le bon sens du MoDem. C'est ainsi qu'il faut agir pour nos régions.
Bonne soirée,
Danielle

Écrit par : Fanal Safran | lundi, 12 octobre 2009

C'est assez morose ce qu'on peut lire par ici... Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes et les résultats n'ont jamais décollé, c'est clair.

Il y a eu deux années d'échec, après les espoirs suscités par la création du MoDem en mai 2007. Et personnellement, je ne crois pas que ce soit dû à une non affiliation à l'étiquette "centre-droit", qui aurait conduit à faire des alliances systématiques avec l'UMP, et soyons-en certains à en devenir une annexe, comme c'est le cas du Nouveau Centre aujourd'hui.

Peut-être qu'effectivement en annonçant qu'il ne voterait pas pour Sarkozy au second tour des présidentielles, Bayrou a fait une erreur, car rompant avec l'idée d'indépendance qui était à la base de la construction du MoDem. On a d'ailleurs bien vu ce que la stratégie seule de l'anti-sarkozysme a pu amener comme résultat lors des Européennes.

Alors, où est le problème? Selon moi, F. Bayrou a jusqu'à présent voulu trop jouer sur sa propre personne, et si on part du principe que sur sa personne il est capable de faire 8 à 10% de plus que le MoDem, on se rend compte que les 18% des présidentielles sont en phase avec les résultats du MoDem enregistrés aujourd'hui. Bayrou a simplement oublié de développer "son" parti politique, une condition impérative d'ailleurs pour être finaliste en 2012 (car s'il nous refait 18%, voire simplement 15 - l'effet de surprise étant passé -), c'est cuit. Et dans ce cas, on peut prédire sans trop se tromper que le MoDem disparaitra.

Sans être trop dur, mais juste réaliste, que s'est-il passé pendant deux ans? Rien ou quasiment rien... Anti-Sarkozysme à gogo, réaffirmation des valeurs datant de 2007, un seul homme s'exprimant dans les médias...

Certaines fédérations départementales sont mal dirigées et les adhérents fuient, car ils ont l'impression de ne pas être écoutés ou sont simplement écoeurés par des tristes histoires comme l'affaire "marseillaise". Ils ont l'impression - à juste titre - qu'il n'y aucune démocratie interne (personnellement, je préfère l'expression démocratie participative) dans ce mouvement, qu'une seule personne décide de tout, et que quoiqu'ils puissent proposer de toute façon, c'est Bayrou qui décidera de tout, sans même forcément s'appuyer sur le travail des autres (exemple le plus frappant, les chartes éthique et des valeurs établies à Seignosse). Alors après, ils se contrefoutent du MoDem, et sans donner dans des excès de revendication en termes de démocratie interne - je laisse ça à d'autres -, il y aurait quand même un minimum syndical à assurer. Petit à petit, on y vient à ce minimum, mais ça semble constituer un effort tellement dur pour le taulier...

Bien sûr, je pense aussi que la démocratie interne au MoDem, les électeurs s'en fichent royalement, le seul effet pervers étant que s'il n'y a pas d'élus, s'il n'y a pas de vrais militants pour essayer de convaincre, que reste t-il?

Personnellement, je crois que tout l'enjeu tourne autour de la désormais célèbre expression: "faire de la politique autrement", qu'il ne faudrait pas assimiler à "démocratie interne". Le problème est simplement de réconcilier nos concitoyens avec les urnes, même si la solution n'est pas évidente. C'est ahurissant de constater que lors de ces législatives partielles, un judoka habitué des émissions de M. Drucker fasse 45% des voix dans le contexte actuel! Dans la réalité, quelle est sa représentativité si l'on tient compte du taux de participation - phénoménal - de 30%? Ni plus ni moins que 13,5%. Seulement 13,5% des électeurs de cette circonscription de Poissy souhaitent qu'un judoka devienne député... Et je les comprends. Mais pourquoi diantre les autres ne sont-ils pas allés voter? Parce qu'ils s'en foutent, parce qu'ils sont écoeurés par la politique et qu'ils se disent probablement "c'est tous les mêmes".

Europe-Ecologie a réussi un remarquable coup lors des Européennes en réussissant à se différencier des partis politiques plus traditionnels. C'est je crois le défi qui se pose au MoDem aujourd'hui: comment se différencier des autres, porter un espoir, et ainsi ramener les électeurs vers les urnes? Parce qu'il y a un énorme potentiel de voix en réserve. Mais tant qu'on se contentera de faire de la politique façon "papa, maman", seuls les inconditionnels de Sarkozy iront voter.

Écrit par : JF le démocrate | lundi, 12 octobre 2009

@ l'hérétique: je vous ai connu mieux inspiré.
Ecrire cela n'est-il pas une hérésie "Se conserver une indépendance sans s'interdire de négocier des accords tactiques avec l'UMP : ils nous laissaient 50 circonscriptions et nous ne présentions pas alors de candidats face à eux dans 100 à 200 circonscriptions"...après avoir passé son temps à taper sur Sarko en 2007 penses-tu vraiment que notre passe-partout de président il aurait signé un tel accord. Bayrou n'aurait certainement pas la crédibilité d'aujourd'hui notamment à gauche.
Maintenant le vote MODem n'est pas le vote Bayrou. La présidentielle reste à part (d'accord avec FredLN)et d'ici 2 ans il va se passer encore beaucoup de chose. Bayrou a ce mérite: i la fait exploser le paysage politique français e n2007 et la recomposition n'est pas terminée. Il n'y a qu'à regarder tout ce qui s'est passé depuis avril 2007 dans tous les partis.

Je pense à tous ces adhérents de l'UDF partis sans pour autant aller voter au NC ou à l'UMP seulement parce que beaucoup d'intolérance de la part des nouveaux venus qui voulaient tout et tout de suite : de vrais consuméristes de la politique. A leur décharge, faut avouer que les responsables UDF n'était pas habitué à "manager" des hordes de militants déchainés ! l'UDF n'avait pas cette culture militante indispensable quand tu as peu d'élus. En poitou-Charentes nous nous y employons et nous organisons des primaires dans chaque département puis pour la tête de liste régionale. Les adhérents qui viennent plus aux réunions faut aller les chercher chez eux: faut se bouger, tout ne tombe pas du ciel dans la vie !

Si la base de l'électorat MoDem est de 7/8 % ce n'est que 2/3 points de moins que feu la base UDF à 10/11%. Donc pas très loin des 10% pour se sauver gràce aux régionales. Va falloir aller les chercher avec les dents, et les adhérents restés à quai et les électeurs par du porte à porte car il n'y a que ça qui compte dans une élection locale. Ségolène, elle vient taper chez toi à 7h30 du matin avant de partir au boulot pour te remettre son tract. Beaucoup d'adhérents et de dirigeants devraient fortement s'en inspirer...Pour ça faudrait des têtes de listes attrayantes genre Lepage en Ile de France même si elle veut pas, mais bon les têtes dirigeantes elles sont aussi là pour monter au feu, sauf qu'elle joue sur les deux tableaux en casant ses CAP21 suspendus du MoDem sur les listes d'Europe Ecologie. Il paraît même qu'elle va leur filer leur logo en plus.Mais après tout, comment lu en vouloir quand on voit comment De Sarnez et les autres dirigeants l'ont traité depuis 2 ans...De Sarnez devrait se mettre fortement en retrait et tu verras que beaucoup d'élus de l'Alliance Centriste, ils reviendront: on peut pas toujours accuser ceux qui partent d'aller à la soupe. Le père Bayrou il a été bien gentil d'endosser seul tout l'échec des européennes.

Et après les régionales, si le MDOem respire e ncore, va falloir sérieusement repenser les status (suppressio nde la conf nationale qin e sert à rien) et nouvelles élections pour le CN quand tu vois tous ceux qui sont partis.

Pour réussir dans la vie, faut se donner les moyens de ses ambitions.

Écrit par : Orange Sanguine | lundi, 12 octobre 2009

La messe est dite.

Il n'y a plus de droite chrétienne en France. La droite c'est sexe, pavanage et pantalonnade.

La gauche devient père la morale, c'est le monde à l'envers.

Il n'y a pas de base électorale pour le Modem, c'est trop alambiqué comme positionnement.

Etienne Mougeotte l'a emporté, les cerveaux se sont ramollis et préfèrent voter pour David Douillet.

Désespérant et déprimant.

Écrit par : disparitus | lundi, 12 octobre 2009

Bon, j'ai lu tout ca, les commentaires etc...J'ai ma dose graaavissime de lectures "aneries".
Sego, ne fait rien, elle se laisse porter, et copieu et mène comme beaucoup d'autres des coups bas, pas un "angeu".
Le reste interne je resterai :x.
@+

Écrit par : Martine | lundi, 12 octobre 2009

@martine

Je ne peux m'empêcher (c'est vous qui commencez), Vous parlez de Ségolène,

"Se conserver une indépendance sans s'interdire de négocier des accords tactiques avec l'UMP : ils nous laissaient 50 circonscriptions et nous ne présentions pas alors de candidats face à eux dans 100 à 200 circonscriptions"

Et bien avec elle c'est le genre de considération que l'on s'éviterait, elle n'est pas mollassonne au point que dans sa mouvance on oserait être aussi dégonflé !!

Ensuite elle n'est pas bornée au point d'être dégoutée mécaniquement d'autres personnalités politiques que son bord sans même bien les connaitre comme pas mal de bien pensants prétentieux au Modem.

Elle a toujours été simplement ouverte à des accords avec le Modem.

Si vous voulez savoir, si le Modem reste infoutu de stopper ses connivences ou ses petites pensées liliputiennes de retour avec le Pouvoir (tout cela parce que des pauvres petits "centristes" ne sont pas capable de faire la différence entre amis personnels et politiques) hé bien je préfèrerais 1000 fois plus quitter le Modem et aller à "désir d'avenir".

Écrit par : CK | lundi, 12 octobre 2009

@CK,
Il va falloir vraiment que vous compreniez que les "http://www.youtube.com/watch?v=L_Hs4kNchuI", je m'en "f" et de plus aucun pouvoir!!! :))

Écrit par : Martine | lundi, 12 octobre 2009

@Martine, Ouais vous ce serait plutôt la tactique de la CRS, c'est que l'on parle de Ségo vous tapez dessus.

Écrit par : CK | lundi, 12 octobre 2009

Bah ou ca ou ca...?
:)
S'il s'agit de ne pas faire de jaloux(ses) dites! Je suis pour l'équité! :))

Écrit par : Martine | lundi, 12 octobre 2009

@Martine,Ah à vrai dire de tout ça je ne m'en "f" pas, mais comme vous dites "aucun pouvoir". J'attends le plateau repas régional listes (Promesses du Chef Alléchantes). Si me plais je prends, sinon je change de resto.
Bonsoir.

Écrit par : CK | lundi, 12 octobre 2009

@CK,
Euh, vous etes libre! peut-etre verserais-je une larme...

Écrit par : Martine | lundi, 12 octobre 2009

Il faut cesser de confondre le MoDem et Bayrou.
Le Modem n'est pas vraiment différent de l'UDF, qui était elle-même très mal structurée. Et le socle des électeurs fidèles reste le même, de 8 à 12%. En revanche, l'étiquette ne suffit pas et, alors qu'au PS (de moins en moins) ou à l'UMP, on vote par esprit de parti, même pour un candidat médiocre ou parachuté, les élus du Modem doivent avoir une personnalité qui fait la différence. En l'occurrence, malgré toutes les qualités de notre candidat et les limites de celui de l'UMP, il faut reconnaître que David Douillet était très largement et favorablement connu. On sait que les "people" font gagner des voix, même si on peut le déplorer.
Quant à reprocher à Bayrou ses ambitions, c'est vraiment paradoxal, car c'est bien lui seul qui a donné au parti de centre l'espoir de sortir enfin de son statut de supplétif. Il est risible de voir ceux qui ont espéré grâce à Bayrou lui reprocher aujourd'hui d'avoir fait naître cet espoir. Je ne veux pas m'étendre sur les chantres naïfs et finalement très sectaires de la total-démocratie ni sur le dépit de ceux qui avaient personnellement brigué un poste, bien que ces deux catégories parasitent continuellement le discours sur le MoDem. Je tiens au contraire à réaffirmer la différence, en particulier au Modem, et comme cela a toujours été le cas au centre, entre les adhérents et les électeurs. Aucun des partis du centre n'a jamais été pléthorique en France. Ceux qu'il faut convaincre ce sont les Français, et non les adhérents. Car si le vainqueur de l'élection présidentielle s'avérait être une personnalité issue du centre, bien des choses pourraient changer dans notre système politique.
Et je crois que vraiment nous n'en avons jamais été aussi près, et cela grâce à la personnalité de Bayrou, et non grâce aux réunions de bureau et autres chartes ou groupuscules promotionnels.


PS : J'ai remarqué une autre Christine parmi les commentateurs, je signerai donc ChristineB désormais, tout en laissant un lien, contre l'anonymat.

Écrit par : ChristineB | mardi, 13 octobre 2009

Quoi, le Modem existe encore ?

Écrit par : Dr No | mardi, 13 octobre 2009

J'ai bien aimé l'échelle qui positionne les français politiquement de l'extrême droite (1) à l'extrême gauche (10).
Un majeure partie se reconnait au centre !
... mais se permet de ne pas aller voter (ou alors vote blanc !???).
Moralité : Il faut aller chercher des voix, ce n'est pas question d'idées ni de programmes, ni des bavardages sans fin, ni de qui c'est le chef.
Sarkozy à très bien su démobiliser cet électorat aux européennes, il continuera!

Écrit par : anamo | mardi, 13 octobre 2009

Pour la première fois depuis que je fréquente ce site, je suis en total désaccord avec le contenu de ce message :

- Penser qu'une "UDF maintenue" ayant passé des accords avec l'UMP aurait pu être autre chose qu'un Nouveau centre bis, avec 50 ou 100 députés godillots avalant couleuvres sur couleuvres, relève de l'illussion. L'UMP de Sarko n'est pas celle de Chirac, c'est un mouvement qui assume sans complexe et son projet d'hégémonie, et son identité droitière, avec l'avantage d'avoir repris au FN une partie de son électorat.

- Il y avait une autre option en 2007 pour ramener un groupe parlemenaire à l'assemblée, c'était d'appeler franchement à voter Royal, contre l'engagement de ne pas présenter de candidats PS face aux sortants UDF, ainsi que dans certaines autres circonscriptions.

- 8 % des voix, c'est modeste mais ce n'est pas rien, cela correspond à la fourchette basse de l'ancienne UDF (europénnes de 1989).D 'ailleurs le score des européennes (8,46 %), tout en restant décevant, est le plus fort enregistré par le MODEM depuis sa création (7,5 % aux législatives de 2007, 3,29% aux municipales).

- Comme beaucoup d'adhérents (ex verts, ex PS, non encartés) je n'aurai jamais rejoint l'UDF si elle n'était pas devenue MODEM . Est-ce d'ailleurs faire offense aux amis issus de l'UDF de dire que cette catégorie d'adhérents est la frange la plus dynamique du mouvement (cf pétition de Christophe Grébert), et qu'elle est majoritaire dans notre électorat. Si ce denier était partagé à égalité entre Sarkozy et Royal en 2007, il se reporte majoritairement, depuis les législatives de juin 2007, sur la gauche. Il a tranché, lui, la question des alliances.

- Notre électorat potentiel, souvent CSP + et bobo, très volatile, n'est pas à l'UMP mais chez les verts (qui passent de 2 à 14% par rapport à 2007 lors de la récente législative partielle de Poissy-Plaisir, alors que Richard Bertrand recule de 12,5 à 7,75 %).Je crois que la vague écolo va s'émousser et que l'arbre cohn bendit ne pourra cacher bien longtemps la forêt verte, faite de dogmatisme (questions de socété, migrations, sécurité) et d'inanité (quelle est la position écolo sur la dette publique ?)

- en terme d'images, choisir son camp (l'opposition) est bien préférable à la stratégie des alliances à géométrie variable qui, aux yeux de l'opinion, relève de la magouille politicienne.

- Je ne comprends par les réserves de l'hérétique par rapport au centre gauche italien. Le parti démocrate, c'est 26% des suffrages, et cela constitue une rupture bienvenue par rapport à une démocratie - chrétienne mafieuse.

- Même avec sa politique de la main tendue, le MODEM n'est as pour autant devenu un clone des verts ou du PS. Le mouvement doit continuer à pratiquer un "parler-vrai" social-libéral qui tient à la fois de Delors, de Raymond Barre et de Michel Rocard : refus de la démagogie (déficits publics), volonté de juger une mesure pour elle-même et non en fonction de ses auteurs, prise en compte de l'importance de l'entreprise et de la compétitivité. Je vous renvoie à l'entretien de Bayrou dans le Monde, où il souligne notamment qu'il faudra poursuivre la réduction du nombre de fonctionnaires, et marque sa disposition à voter la réforme territoriale. Je suis sur que ce positionnement peut être payant. A preuve, dans le passé, la poularité des Barre, Rocard, du Balladur de 1993 (celui qui promettait du sang et des larmes, et qui avait réformé les retraites), où, dans le champ syndical, l'audience et la crédibilité acquise par la CFDT depuis son soutien au plan Juppé en 1995.

- Il y a enfin un dernier élément tactique qui plaide pour l'orienation actuelle vers le centre-gauche, c'est que le PS et ses alliés sont les seuls suceptibles d'instaurer un scrutin soit proprotionnel, soit mixte à l'allemande, que réclament également les verts. Seul ce changement de mode de scrutin permettrait l'existence et la représentation d'un centre indépendant, alors qu'une UMP privée de réserves de voix nous enmènera vers le scrutin uninominal à un tour (cf projet de loi électorale pour le futur conseil territorial fusinnant départements et régions).

Écrit par : Megalon | mardi, 13 octobre 2009

Mégalon écrit
" Notre électorat potentiel, souvent CSP + et bobo, très volatile, n'est pas à l'UMP mais chez les verts"

Cet électorat est tellement volatile que personne ne sait très bien ou il est ; il est en partie chez les verts, au Modem, au PS et a l'UMP(la frange qui s'assume pleinement de centre droit)

"je crois que la vague écolo va s'émousser et que l'arbre cohn bendit ne pourra cacher bien longtemps la forêt verte, faite de dogmatisme (questions de socété, migrations, sécurité) et d'inanité (quelle est la position écolo sur la dette publique ?)"

je pense que les écolos vont faire le buzz du moins jusqu'au sommet de Copenhague. Après on verra en fonction des solutions adoptées si les écolos, tels qu'ils sont, ont de l'avenir.

Très bonne remarque que nous sommes plusieurs à formuler : EE élude la question de la dette.Quand on sait que les régions se sont fortement endettées à cause de la crise(à cause des produits toxiques) et que 2010 sera pire....Mais comme ils sont aux manettes avec les socialos, ils ne pourront pas dire s'ils arrivent au pouvoir qu'ils n'étaient au courant....la douloureuse risque d'être très salée!!!!

"Il y a enfin un dernier élément tactique qui plaide pour l'orienation actuelle vers le centre-gauche, c'est que le PS et ses alliés sont les seuls suceptibles d'instaurer un scrutin soit proprotionnel, soit mixte à l'allemande, que réclament également les verts"

Ca c'est pas gagné. le PS est un parti d'élus,s'il va vers le non cumul des mandats comme le demande ses militants, les élus PS n'introduirons pas ou très peu de proportionnelle a l'AN....ils ne sont pas fou ces carriéristes!!!!

Écrit par : europium | mardi, 13 octobre 2009

il ne faut pas oublier un autre détail.. il semblerait que des membres de Cap 21 soient déjà en relation avec EE, pour être sur des listes Vertes.. ce qui va ajouter de la confusion, car on pourra penser soit que Cap 21 en tant que composante du Modem, sera en conflit direct avec des listes Modem, soit que le Modem éparpille ses membres dans diverses listes pour grapiller des sièges au gré du vent.; dans les 2 cas, l'effet est très mauvais...

une chose certaine, c'est que je n'ai jamais eu la nostalgie de l'UDF et du centre-droit, que la seule chose qui m'a attirée au Modem( même si j'ai adhéré à l'UDF fin 2006, préssentant un changement de cap) ..étant plutôt de sensiblité de gauche.Par contre si Cap 21 met les voiles, il ya des chances pour que j'embarque sur son navire, j'aurais tant aimé que Corinne soit Présidente du Modem, et François, juste l'âme,le Porte-parole, séparé des contingences ordinaires du parti, on aurait surement gardé plus de monde, attiré d'autres personnes fourvoyées quelque part entre l'abstention et Europe-Ecologie, sans égratigner le destin présidentiel de Bayrou, qui aurait été à part... dommage...

Écrit par : juju41 | mardi, 13 octobre 2009

C'est assez bizarre le jeu que joue Cap 21 localement. Peut-être que les régionales vont clarifier les choses....

Écrit par : europium | mardi, 13 octobre 2009

"imiter la gauche ne nous apportera rien." Tout à fait d'accord. Soyons nous-mêmes et osons le rester : au centre. Le reste suivra si on a le courage de tenir bon...
D'ailleurs l'actualité s'en charge !

Écrit par : Mirabelle | mardi, 13 octobre 2009

Je crois que Cap21 joue sa partition depuis le début. Si jamais il s'avère ce que je soupçonne depuis un moment(précisément depuis la création du MoDem), j'aurai des révélations fracassantes à faire sur ce blog, et je les ferai.

Écrit par : L'Hérétique | mardi, 13 octobre 2009

@Christine B qui écrit :
"Il faut cesser de confondre le MoDem et Bayrou."
Vous voulez dire quil faut cesser de confondre le MD avec Bayrou ET Marielle ?

Je sais que de rares exceptions croient Marielle "désintéressée". Mais il ne faut pas oublier qu'elle a fait le vide autour de FB. Ne nous étonnons pas trop si Corinne Lepage prend son indépendance.

Écrit par : Géraldine | mardi, 13 octobre 2009

@L' Hérétique,
Euh...J'imagine fort bien ;)
Mais, cela serait-il constructif?
Pfff, cette migraine qui recommence

Écrit par : Martine | mardi, 13 octobre 2009

@l'Hérétique qui écrit
"Si jamais il s'avère ce que je soupçonne depuis un moment(précisément depuis la création du MoDem), j'aurai des révélations fracassantes à faire sur ce blog, et je les ferai."

Je pense que se serait une erreur de faire de telles choses même si je peux le comprendre. Dans un soucis de rassemblement pour 2012 autant éviter les frictions, il y en a tellement. Le Modem dans cette période tourmentée se cherche, si certains veulent jouer leur partition, pourquoi pas? Mais dans ce cas que les autres puissent jouer la leur....

Écrit par : europium | mardi, 13 octobre 2009

Megalon, je suis complètement d'accord avec vous.
Ce qu'il y a de rageant, c'est que je pense que la grande majorité des sympathisants Modem pense comme vous et moi.
Le fond du Problème n'est certainement pas
F. Bayrou, Mds ou Corinne Le page.

C'est qu'il y a une partie des cadres Modem et militants impliqués qui sont complètement bornés et voient toujours le Modem comme une plate forme pour les présidentielles, qui finalement bien que critiquant le pouvoir, critiquent l"antisarkozysme primaire" qui en sont toujours à Droite Gauche UDF - évidemment une provocation que de l'évoquer - , qui appellent à l'unité et font tout pour qu'il y en ait pas car ils préfèraient un NC bis rabougri plutôt qu'un Modem Populaire.
Voilà où est le Problème.
Plutôt que d'attendre qu'au Modem tous les adhérents qui en ont marre que ce Modem Ancestral existe encore et même veuille s'imposer sur le maigre peuple qui reste,
il vaudrait mieux être franc et que Corinne Le page s'en aille (auquel cas ceux qui restent dans le fond serait très content avec leur Modem UDF).

Écrit par : CK | mardi, 13 octobre 2009

Le jeu de Cap21 est clair depuis longtemps. C'est un groupuscule qui se cherche une locomotive pour faire élire ses membres. C'est la forme la plus basique de l'entrisme, et il ne faut s'attendre à aucune loyauté...

Écrit par : JB R. | mardi, 13 octobre 2009

Comment voir l'avenir du MoDem d'ici 2012 ?

Pour beaucoup de militants du MoDem, nous voyons là 2 temps différents se chevauchant :

celui de la construction interne et la consolidation de notre Mouvement dans la société française
et celui de la réflexion et de la préparation de la prochaine candidature à l'élection présidentielle

Notre point de vue est que ces 2 temps doivent pouvoir se mener de manière indépendante même si au final l'un s'avère être moteur de l'autre.


De fait, les premières réflexions d'organisation suggérées concernant les élections régionales nous laisse perplexes : pour l'instant il est prévu de laisser très peu de marges d'initiatives et de manoeuvre quant à la stratégie, aux choix des candidats présentés ; il n'apparaît pas clairement que les adhérents aient le temps et la possibilité d'apporter leur touche personnelle au projet régional qui sera défendu.
Nous croyons percevoir une raison profonde à cette situation : l'ombre pesante de l'échéance présidentielle et la pression qu'elle risque d'exercer comme pour les européennes sur les candidats.

Or, pour poursuivre ce temps de consolidation de notre mouvement absolument nous devons nous détacher de cette unique perspective de 2012, afin de réfléchir sereinement aux propositions que nous défendrons début 2010 pour les échéances régionales et en 2011 pour les élections cantonales. Nous devons nous émanciper du « protectorat » de F Bayrou pour apparaître aux yeux de nos concitoyens comme d'authentiques démocrates, fiers de nos convictions, de nos engagements. C'est ainsi que nous gagnerons aussi en crédibilité. En clair, nous ne devons pas apparaître aux yeux des Français(es) comme seulement le mouvement de François Bayrou, mais avant tout comme le mouvement des démocrates qui porte un projet indépendant, nouveau et original.

D'autre part, nous estimons qu'après la phase de clarification de notre projet démocrate global lors du prochain congrès d'Arras, il faudra que F Bayrou puisse se consacrer exclusivement à construire cette prochaine alternance.
Si on regarde l'histoire politique récente, les précédents succès électoraux de conquête du pouvoir ont été le fruit d'une mure réflexion et de rencontres avec les Français ; nous pensons à Jacques Chirac entre 1993 et 1995 et à Lionel Jospin entre 1995 et 1997.
La différence aujourd'hui, avec cette époque réside dans le fait que le niveau de crédibilité par rapport à la politique dans l'opinion s'est depuis encore dégradé, que l'absence d'espérance est manifeste ; ceci complique donc la tâche : car il y a 2 missions principales d'ici 2012 à engager de notre point de vue ; elles représentent 2 conditions nécessaires et indispensables du succès :
1-redonner l'envie aux Français(es) et plus particulièrement aux jeunes et à tous qui se sentent éloignés du système de pouvoir en place, de se réintéresser à la chose publique, à l'intérêt général afin de créer à travers un projet ambitieux et novateur cette lame de fond qui permettra aux citoyens de notre pays de retrouver la confiance nécessaire en eux mêmes, dans les autres et dans leurs représentants. Cette condition est essentielle pour que notre pays soit à la hauteur des défis immenses qui sont devant lui.
2-trouver les forces nécessaires, les bonnes volontés qui voudront bien oeuvrer à la construction d'une majorité présidentielle et législative alternative. Ces forces ne pourront venir uniquement de notre Mouvement. Nous croyons en effet à une forme de pluralisme dans la future coalition qui sera en responsabilité. Nous comptons sur vous pour en préciser les contours.

C'est pourquoi nous pensons que suite au Congrès d'Arras, il serait opportun que F Bayrou puisse se détacher complètement des tâches d'organisation et de direction propre du Mouvement Démocrate afin
d'être en mesure d'animer voire de co-gérer ce « Parlement de l'alternance » , d'aller le plus régulièrement possible sur le terrain au contact des Francais(es)
de se déplacer à l'étranger afin de se construire définitivement votre stature internationale


Nous pensons en effet qu'il faut que la candidature que nous porterons en 2012 apparaisse de manière évidente comme la « candidature de l'alternance », au dessus de la mêlée, détachée des querelles d'appareils, de jeux politiciens, et dont le Mouvement Démocrate en serait une des composantes essentielles.

Écrit par : democrate44 | mardi, 13 octobre 2009

@ l'hérétique : "j'aurai des révélations fracassantes à faire sur ce blog, et je les ferai."...faîtes mon ami, faites vos révélations. Vous en avez trop dit ou pas assez. Et après tout, toutes les leçons des européennes n'ont pas été tirées ce qui explique encore en partie le cafouillage actuel du MoDem.

@JB.R: Pour attendre de la loyauté en retour de Cap21, il aurait certainement fallu qu'on leur en donne au plus haut sommet du parti. Je vous rappelle le parachutage aux européennes de Lepage dans le nord-Ouest alors que ça faisait plusieurs mois qu'elle menée une pré-campagne dans l'ouest avec la bénédiction de Bayrou. Quand à sa vision sur la gouvernance du MODem au plus haut sommet de l'appareil on ne peut être que d'accord...ceci expliquant cela.

Écrit par : Orange Sanguine | mardi, 13 octobre 2009

@ L'Hérétique : si vous faites des révélations, assurez-vous d'avoir tous les éléments en main... donc notamment d'avoir entendu tous les sons de cloche...

Écrit par : flo | mercredi, 14 octobre 2009

@ flo
J'espère qu'on n'ira pas jusque là.
Des sons de cloche, j'en ai eu très tôt, dès juin 2007, c'est bien ce qui me choque.

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 14 octobre 2009

Pas top top

http://www.csa-fr.com/dataset/data2009/opi20091001-rapport-de-force-national-dans-la-perspective-des-elections-regionales-de-mars-2010.pdf

Écrit par : europium | mercredi, 14 octobre 2009

@ Europium
Merci pour l'info.

Écrit par : Thierry P. | mercredi, 14 octobre 2009

@Europium

Merci pour l'info, mais quand on songe qu'un mouvement peut passer en 5 mois de 8 % à 12,5 % puis en 2 jours redescendre à 8,5 %, on peut y voir le problème d'un électorat très volatil.

Ne vaut-il mieux pas raisonner en termes de positionnement politique précis et cadre politique bien déterminé, avant que de trop faire des prévisions ?

A mon avis si le Modem raccole encore du côté du pouvoir ou veut rester isolé avec des arrière-pensées de connivence, son image très brouillée subsistera (moi j'ai un frère à Lyon avec qui je ne peux même plus discuter de politique, tout de suite c'est oui oui on sait bien que par derrière F. Bayrou est en cheville avec Sarkosy, il n'a pas vraiment de camp, et il me cite tel article ou tel article où finalement à l'occasion on n'est pas contre Sarko, malgré des cris d'offraie à d'autres moment, donc il ne voit vraiment pas pourquoi il ne voterait pas Sarko et si désir d'alternance il pensera ho la la il faut se méfier par derrière le Modem va faire le même qu'avant).

Mais bon cela devient tellement évident que cela donne espoir que les mouvements d'arrière garde de politique à la Mercier n'aboutiront pas.

Allez fi des tristes pensées rétrogrades.

Vive le nouveau Modem de l'alternance,
franc, sympathique et ouvert à l'avenir !!

Écrit par : CK | mercredi, 14 octobre 2009

Je reviens sur la question du changement de mode de scrutin pour les législatives (je supose que je réponds à l'auteur du blog, car la réaction à mon commentaire n'est pas signée).
Evidemment, il n'y a aucune garantie qu'un PS au pouvoir amende le mode de scrutin actuel aux législatives dans un sens proportionnel. Contrairement à l'UMP qui nous mijote l'imposition du scrutin majoritaire uninominal à un tour, à l'anglaise, cela ne me parait pas non plus exclu :
- il n'y a pas, au PS, de réticence "gaullienne'', d'ordre culturel ou idéologique, vis-à-vis de la proportionnelle, symbole du "régime des partis". Plus généralement, centristes et socialistes sont de culture parlementaire, et sont mal à l'aise avec la dimension bonapartiste de nos institutions.
- il y a un précédent : l'instauration de la proportionnelle en 1986, qui répondait certes à d'évidentes arrières-pensées tactiques vis-à-vis du FN, mais matérialisait aussi une des 110 propositions du candidat Mitterrand ;
- la volonté d'aller vers le bipartisme me semble moins ancrée au PS qu'à l'UMP. Pouvez-vous imaginer cette dernière parler de "droite plurielle"?
- Je ne crois pas le PS capable, contrairement à l'UMP, d'obtenir une majorité absolue seul à l'assemblée nationale ; il sera donc contraint de tenir compte de l'avis de "petites" formations, qui plaident toutes pour ce changement de mode de scrutin.

Même si cela peut paraitre politicien, le changement de mode scrutin doit primer sur toute autre considération dans la stratégie d'alliance du MODEM. Introduire une dose raisonnable de proportionnelle garantirait l'existence du MODEM et/ou d'une troisième force au-delà de l'aventure personnelle (parfaitement légitime au demeurant) de Bayrou.

Écrit par : Megalon | mercredi, 14 octobre 2009

Bonjour Megalon,

Je rejoins tout à fait vos remarques : le PS est bien moins monolithique que l'UMP et a davantage la culture de la concertation.

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 14 octobre 2009

@ Megalon
Votre analyse est des plus intéressantes.
J'y relève en particulier deux points qui appellent des questions :
1. Est-ce que le scrutin uninominal à un tour "à la britanique" est conforme à notre Démocratie "à la française" ?
2. Si le PS peut abtenir une majorité absolue à l'Assemblée nationale n'obtiendra jamais qu'une majorité relative au Sénat. Peut-il espérer réformer en profondeur sans disposer d'une majorité qualifiée au Congrès ?.

Écrit par : Thierry P. | mercredi, 14 octobre 2009

Bonsoir chers amis (j'ai compris que la signature conclut le message et ne le chapeaute pas).

@L'hérétique
Le PS, j'y ai milité 4 ans et c'est aussi barriolé et émietté que la Knesset. Si je peux convoquer quelques souvenirs personnels, lorsque j'ai adhéré en 1997 subsistait encore, dans l'une des 3 sections du XVèe ardt de Paris, un courant "poperéniste" (anciens communistes ayant rompu avec le PCF pour rejoindre le PSU après l'écrasement de la révolution hongroise de 1956). Du coup, les clivages étaient très forts dans ce parti, la fraternité absente, et l'ambiance assez mauvaise, bien au-delà de ce qu'expliquerait le choc des ambitions qui existe dans toute organisation. C'est l'envers de la démocratie et de l'acceptation du pluralisme interne.

@Thierry P.

1/ La IIIème République a pratiqué à la fois la proportionnelle et, à partir de 1927, le mode de scrutin majoritaire à deux tours (voir l'excellent historique sur le site de l'assemblée nationale), la IVème s'en est tenue à la proportionelle dans le cadre départemental. Je ne pense pas qu'on puisse objecter au scrutin majoritaire à un tour qu'il serait totalement contraire à notre tradition républicaine. Ses effets sont en tout cas ravageurs pour les troisièmes forces. Au royaume Uni, l'alliance des sociaux démocrates et des libéraux - les futurs lib-dems - a ainsi obtenu en 1983 25,4 % des suffrages mais seulement 3,5 % des sièges.

2/ L'absence de majorité au Sénat n'est pas un problème sous la Vème République, comme elle l'était, par exemple, pour les gouvernements de gauche dans l'entre-deux guerre, sauf en cas de révision constitutionnelle ou d'adoption de lois organiques qui impliquent un accord de deux chambres. De plus tout libéral (au sens politique du terme) conséquent (j'espère que nous le sommes tous au MODEM) doit croire aux vertus de la négociation et du compromis parlementaires. La concentration des pouvoirs ne garantit pas la réforme, c'est l'illusion bonapartiste. La France avec ses majorités parlementaires écrasantes et dociles a été moins capable de réduire sa dette et de réformer que des régimes parlementaires "faibles" comme l'Italie ou la Belgique. A contrario, un gouvernement Rocard (mon autre totem avec les lib-dem) adossé à une simple majorité relative à l'AN a fait adopter le RMI, la CSG (bravant la censure des députés centristes à l'époque), les accords de Matignon....

Écrit par : Megalon | jeudi, 15 octobre 2009

Megalon écrit
"De plus tout libéral (au sens politique du terme) conséquent (j'espère que nous le sommes tous au MODEM) doit croire aux vertus de la négociation et du compromis parlementaires"

vous décrivez la façon dont le parlement européen fonctionne c'est a dire que la recherche de majorité au delà des clivages et de consensus est la règle. La "tradition" française est basée sur la logique de l'affrontement malheureusement à l'AN.

Quant au sénat, si le PS continue a gagner les élections locales ils auront un jour la majorité. IL n'y qu'à prendre en considération que la droite a perdu pour la première fois la majorité absolue au sénat lors des dernières élections.

Écrit par : europium | jeudi, 15 octobre 2009

@ Megalon
J'ai pris note de vos remarques petinentes sur les fluctuations des modes de scrutin à travers le temps.
Ce sujet du mandat unique devant prochainement revenir sur le tapis, je pense que nous aurons l'occasion d'en débattre de nouveau.
Pour l'heure, je suis sirconspect pour deux raisons principales :
1. Possibilité de voir élu un candidat élu avec moins de 20% des suffrages exprimés (ex d'un cas extrême de répartition des vote des 3 premiers : 18% - 17% - 15%)
2. Si on couple ces suffrages à un taux de participation très faible, la représentativité (et légitimité) de l'élu est très mal assise.

==> Solutions et/ou questions :
- Faut-il rendre le vote obligatoire ?
- Faut-il annuler un scrutin au taux de participation inférieur à un seuil déterminé (à fixer)?
- Faut-il reconnaître en contrepartie le vote "blanc" au même titre que les suffrages exprimés en faveur des candidats ?
- Faut-il décompter les voix par rapport aux électeurs inscrits (avec un seuil minimum) ?
...

Écrit par : Thierry P. | jeudi, 15 octobre 2009

"je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi le Modem n'a pas réussi à transformer l'essai de 2007"

Dès mai 2007 il était clair que Bayrou allait au mur.

On l'a dit à l'époque, mais il était impossible de se faire entendre sans être accusé de rouler pour Sarkozy.

La dynamique Bayrou 2006-2007, c'était celle de l'union nationale.

A partir de mai 2007, Sarkozy a récupéré cette thématique d'ouverture, et Bayrou s'est enfoncé dans l'anti-sarkozysme étroit.

Bayrou est devenu sectaire.

Il a perdu la moitié de ses électeurs.


Europe Ecologie a fait à son tour un grand score avec cette même thématique d'ouverture :

il y a en France environ 18% d'électeurs pour un mouvement d'union nationale.

Il n'y a pas ce score pour un centre-gauche, ce qu'est devenu le Modem.


Et Bayrou est nul en management.

Il ne sera jamais président, car il ne sait pas construire des réseaux.

Tous les présidents sont des hommes habiles à construire des réseaux.

Écrit par : Un ancien électeur de Bayrou | vendredi, 16 octobre 2009

@ ancien électeur
Je vous rejoins sur l'idée d'union nationale, qu'en effet Bayrou n'a pas su conserver alors que c'était la pierre angulaire de son discours.
Pour les réseaux, je ne sais pas : justement, j'aimerais un président qui ne doive pas tout à ses réseaux, même si je vous concède que jusqu'ici, les choses ont toujours fonctionné comme vous le dites.

Écrit par : L'Hérétique | vendredi, 16 octobre 2009

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