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  • Gifle, la claque de Fillon à Darcos !

    Fillon a bien des défauts, mais, il a une qualité, c'est que je le crois un homme droit et intègre. Xavier Darcos, lui, est un politicien de longue date, qui essaie de louvoyer chaque fois que c'est possible. Un homme qui fait des déclarations quand il est dans l'opposition sur l'autorité des enseignants, mais en rajoute une louche quand l'un d'entre eux est traité de manière excessive et illégale.

    Je me demande de plus en plus si l'on a bien fait de le soutenir à Périgueux... 

    Alors, merci François Fillon, de votre claque à Xavier Darcos, car déclarer que vous étiez choqué par la punition infligée à l'enseignant, et, en revanche tout autant par l'extrême modération de celle qui concernait l'élève, vous avez tout de même remis les choses à l'endroit. 

    «Il n'est pas acceptable qu'un élève traite un enseignant de connard, c'est une faute qui mériterait, semble-t-il, une sanction plus sérieuse que celle qui a été prise, et donc oui, je soutiens cet enseignant» 

    A propos du jugement qui attend l'enseignant :

    «Mais franchement, en tant que citoyen et en tant que parent d'élève, oui ça me choque» 

    «Ce n'est jamais une bonne solution de gifler un élève, mais en même temps je soutiens les enseignants qui ont besoin d'un peu de discipline et d'un peu de respect pour faire fonctionner les classes»

    Rappelons également que le courageux recteur de l'Académie de Lille s'était empressé de marcher dans les traces (de bottes ?) de son ministre en chargeant autant que l'on peut le faire l'enseignant... 

    Ouf, il y a eu tout de même quelqu'un pour le dire ! Rappelons que François Bayrou avait balancé une baffe à un petit voyou qui cherchait à lui faire les poches. Le dit voyou a d'ailleurs mal tourné par la suite, comme quoi la claque était prémonitoire, puisqu'à l'âge de 15 ans il a été condamné pour viol...

    Comme dit Lucky Luke, dans Billy the Kid, à propos de Billy qui est un sale gamin mal élevé, « une taloche par semaine rend le fiston doux et amène» ... 

     

  • Un adhérent MoDem répond à Bertrand Delanoë

    Bertrand Delanoë, vous avez dit, hier soir, dans le 15ème arrondissement ceci à propos d'une alliance avec le MoDem:

    Cette offre s'adresse à toutes les "forces progressistes", au premier rang desquels les Verts, membres de sa majorité de "gauche plurielle" depuis 2001, qui présentent leur propre liste cette année et qu'il a qualifiés de "futurs alliés du second tour".

    Mais "cela peut concerner des forces du centre, le MoDem, je dis les choses", a-t-il ajouté, plus chichement applaudi. "Moi, je veux bien, mais pas dans la confusion politique. Pour moi, la droite et la gauche, ce n'est pas la même chose", a-t-il prévenu.

    "Au-delà des qualités des personnes, ce sont des choix, un idéal, des valeurs",

     Bertrand Delanoë, nous risquons de mettre du temps à accorder nos violons : nous ne vous rejoindrons pas dans une majorité de gauche, nous pourrons le cas échéant vous rejoindre, sur une majorité d'idées.  Comme l'a dit parfois Marielle de Sarnez, à Paris, nombre de sujets ne sont ni de droite ni de gauche : il n'y pas, par exemple, en matière de propreté des trottoirs de gauche et des trottoirs de droite. La gauche et la droite ce n'est sans doute pas la même chose, mais un trottoir de droite et un trottoir de gauche, en revanche, c'esrt bien la même chose. Il n'y a de confusion que dans votre incapacité à dépasser les clivages droite-gauche.

    Pour nous, c'est l'intérêt des Parisiens qui prime, et nous entendons bien dépasser les postures idéologiques, et travailler avec toutes les bonnes volontés, de gauche, comme de droite. 

     Et à propos des classes moyennes, vous énoncez :

    Sur le logement social, "question essentielle" dans cette campagne, "qui est crédible? Ceux qui nous courent après ou nous", a-t-il interrogé, estimant que le MoDem copiait son programme en la matière. "Même sur les classes moyennes", Marielle de Sarnez "a un peu un temps de retard", a-t-il jugé.

    Bertrand Delanoë, pour moi qui ai écouté avec attention les séances du Conseil de Paris que vous avez eu la bonne idée de mettre en ligne (et je vous félicite pour cette transparence), je sais très bien, et vous le savez aussi, que l'UDF s'intéressait de longue date au sort des classes moyennes notamment dans le logement social ; ne dites donc pas que nous, au MoDem, vous copions, alors que le parti socialiste a récupéré un certain nombre de thèmes qui agitaient les commissions de l'UDF puis du MoDem, à commencer par la situation des classes moyennes... 

    En somme, nous voulons bien discuter avec vous et avec vos amis, mais ce sera sans diktat, sans arrière-pensées, et sans postures idéologiques