Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« UDF-MoDem à 12,32% à Saint-Etienne | Page d'accueil | Arguments de François Bayrou contre les tests ADN »

samedi, 13 octobre 2007

François Bayrou expose son modèle de société

François Bayrou a exposé, jeudi 11 octobre 2007, sa vision du modèle français, un modèle profondément différent du modèle dominant, celui des inégalités croissantes. «Ce dont nous avons besoin, c'est de bâtir à l'intérieur de la globalisation un modèle de justice croissante.» a-t-il affirmé.


Quel modèle de société?
François Bayrou 2007

La Justice universelle ou légale, Ethique à Nicomaque, Livre V, chapitre 3 d'Aristote

«Nous appelons actions justes toutes celles qui tendent à produire ou à conserver le bonheur avec les éléments qui le composent, pour la communauté politique.»

Aristote écrit ensuite, dans le même chapitre

Et c'est pourquoi souvent  on considère la justice comme la plus parfaite des vertus, et ni l'étoile du soir, ni l'étoile du matin ne sont ainsi admirables

Puis, plus loin, il ajoute : 

[...] Et elle est vertu complète parce que l'homme en possession de cette vertu est capable d'en user aussi à l'égard des autres et non seulement pour lui-même. [...] 

 

Commentaires

Discours en deux parties de F Bayrou dont je ne voudrais discuter ici que la première, celle qui est soulignée dans ce post
Belles paroles de F Bayrou malheureusement ne s'appuyant sur strictement aucune analyse, ne révélant en réalité que l'ignorance profonde qu'il a du monde économique

Effectivement, les inégalités augmentent dans les pays développés, et pas seulement en Amérique. mais contrairement à ce que dit Bayrou, pas depuis que Bush a pris le pouvoir.

Pourquoi les inégalités avaient elles augmenté pendant les trente glorieuses et pourquoi la tendance s'est elle retournée ensuite? Si on ne répond pas à cette question, les belles paroles de justice sociale ne servent à rien

Bayrou peut se draper dans des beaux sentiments, mais s'il n'a pas le commencement du début d'une interprétation du pourquoi, s'il n'a pas la moindre petite idée de ce que pourrait être le comment, il fait comme quand il parle de démocratie: il trompe ses électeurs et les adhérents de son parti

Pour être plus constructif, je vous propose le début d'un commencement d'analyse ici:
http://verel.typepad.fr/verel/2007/05/gauche_et_droit_2.html
et si on en a le courage, les billets qui précédent et suivent la série d'où est extrait l'article cité

Écrit par : gérard | samedi, 13 octobre 2007

Discours en deux parties de F Bayrou dont je ne voudrais discuter ici que la première, celle qui est soulignée dans ce post
Belles paroles de F Bayrou malheureusement ne s'appuyant sur strictement aucune analyse, ne révélant en réalité que l'ignorance profonde qu'il a du monde économique

Effectivement, les inégalités augmentent dans les pays développés, et pas seulement en Amérique. mais contrairement à ce que dit Bayrou, pas depuis que Bush a pris le pouvoir.

Pourquoi les inégalités avaient elles augmenté pendant les trente glorieuses et pourquoi la tendance s'est elle retournée ensuite? Si on ne répond pas à cette question, les belles paroles de justice sociale ne servent à rien

Bayrou peut se draper dans des beaux sentiments, mais s'il n'a pas le commencement du début d'une interprétation du pourquoi, s'il n'a pas la moindre petite idée de ce que pourrait être le comment, il fait comme quand il parle de démocratie: il trompe ses électeurs et les adhérents de son parti

Pour être plus constructif, je vous propose le début d'un commencement d'analyse ici:
http://verel.typepad.fr/verel/2007/05/gauche_et_droit_2.html
et si on en a le courage, les billets qui précédent et suivent la série d'où est extrait l'article cité

Écrit par : gérard | samedi, 13 octobre 2007

L'article est intéressant mais vous sur-interprétez ce que dit Bayrou.
Par ailleurs, vous ne comprenez pas forcément ce qu'il entend par inégalités : ce n'est pas forcément les inégalités de salaire qu'il dénonce, mais les inégalités de traitement, ce qui n'est pas exactement identique...

La page à laquelle vous renvoyez est très intéressante. Il y a des convergences avec ce que j'ai écrit ici il y a un certain temps déjà :
http://www.udf.org/participer/commissions/economie/contrib_delisle.pdf

Écrit par : L'Hérétique | samedi, 13 octobre 2007

J'ai lu la page à laquelle vous renvoyer, également interessante
Une remarque sur la flexibilité de l'emploi:
L'évolution de l'économie (la destruction créative Shumpétérienne pour reprendre vos dadas) conduit à un besoin de mobilité professionnelle. Pendant les 30 glorieuses, elle a été massive, notamment avec l'exode agricole

Certains pays comme les USA ne lui imposent aucune règle. En contrepartie, culturellement il y a une beaucoup plus grande ouverture que chez nous face aux CV

Dans les pays scandinaves on accompagne fortement les demandeurs d'emploi , tout en ayant un niveau assez élevé d'exigence envers eux
en france, on veut empêcher la destruction d'emploi, on finance le chômage (priorité aux dépenses passives face aux dépenses actives comme la formation ou l'accompagnement)
C'est stupide et cela ne marche pas: nous avons le taux de chômage le plus élevé d'Europe de l'ouest

Écrit par : gérard | dimanche, 14 octobre 2007

Ce que vous dites n'est sans doute pas faux, mais le problème, c'est de bien déterminer quels sont les objectifs réels des uns et des autres.

Le problème, c'est qu'une série de recettes qui fonctionnent à l'étranger ne pourront fonctionner en France, parce qu'aussi bien le MEDEF que les syndicats raisonnent avec de nombreuses arrière-pensées au lieu de chercher l'intérêt commun, et c'est bien là où le bât blesse.

En fait, et malheureusement, on ne peut réformer notre système partiellement : il faut agir verticalement et horizontalement, et avec l'adhésion de tous, pas en passant en force. Il faut aussi que tout le monde y trouve son compte. Si un négociateur ne cherche que son intérêt exclusif et essaie d'entourlouper l'autre, c'est foutu.

J'avais bien aimé la démarche de Bayrou parce qu'il disait des choses vraies sur notre situation économique, était déterminé à réformer, mais sans mensonges ni arrière- pensées.

Écrit par : L'Hérétique | dimanche, 14 octobre 2007

Les commentaires sont fermés.