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jeudi, 14 décembre 2006

Justice en berne !

Triste état que celui de la justice en France aujourd'hui. On la disait les yeux bandés, la voilà, désormais affublée d'une carapace de tortue sur le dos, et contrairement à celle de la fable de La Fontaine, elle est bien loin de franchir la ligne d'arrivée en premier. 

Que veut-on qu'un délinquant, a fortiori mineur , s'imagine quand la sanction est prononcé 6 mois après la faute, et qu'il faut 6 mois supplémentaire pour la rendre exécutoire ?  Sans parler des péchés véniels ! Votre voisin inonde votre mur en raison d'un dégât des eaux ? Vous en avez pour entre trois et neuf ans pour obtenir justice, le dit mur s'effondrât-il entre temps...

Les délais entre la mise à jour des affaires criminelles et les procès sont phénoménaux. Un violeur en série démasqué en 2002 n'est condamné qu'en 2005.

Que peut craindre un jeune délinquant qui ne respecte déjà ni ses parents, ni ses enseignants, ni la police, si en dernier recours la justice n'accomplit pas l'oeuvre de prévention, de répression et de rééducation qui devrait être la sienne  ?

Et il faudrait parler des victimes, bien souvent sous la menace des proches des délinquants ou d'autres délinquants lorsqu'elles portent plainte.

 Voilà quelque chose de très clair : le justice, dans notre pays marche sur la tête alors qu'elle est l'une des fonctions régaliennes premières de l'Etat moderne.

Accuser les juges de laxisme est un raccourci rapide : que faire d'un délinquant quand les prisons sont surchargées et qu'elles sont devenues hautement criminogènes ? Quelle condamnation prononcer quand on doit gérer des milliers de dossiers à soi seul et que l'informatisation des services est inexistante ? que toute mesure socio-éduucative ne sera suivie d'aucun effet ?

Eh bien évidemment, ce manque de moyens entraîne à son tour des effets pervers. Faute de juger efficacement un délinquant on le relâche ; le délinquant continue les délits, et, ce-faisant, il surcharge de travail les effectifs de police. Et le cercle vicieux s'installe... 

 Sur le fond, une politique de répression est souvent efficace, mais sous certaines conditions :

- elle doit être juste

- elle doit être suffisante

- elle doit implémenter une politique de prévention 

- et surtout, elle doit être appliquée !

 

Et c'est bien là où le bât blesse actuellement en France. On ne peut, en réalité, estimer l'effet exact de notre politique actuelle, car elle n'est pas appliquée. Il faudrait s'en donner les moyens, et, seulement et seulement si on constate que la délinquance perdure, aggraver les peines, y compris contre les mineurs. Aujourd'hui, la politique de prévention ne saurait être mis en cause : la police, l'école et même les médias, à certains égards, multiplient les messages à l'intention des publics jeunes et moins jeunes.

Dernier avatar,sur France Info, on apprend le lundi 03 décembre (2006) que les accusés d'Outreau innocentés, un an après, n'ont toujours reçu aucune indemnité de la justice, et pourtant, ce n'est pas faute que de hauts responsables politiques se soient intéressés à eux. Les Elus ne donnent l'impression, pour la plupart, de s'intéresser à la justice que pour autant que ses errements alimente les médias. Sorti de là, plus rien...Le néant. 

Bref, alors que la justice est un enjeu crucial, une fois de plus, elle est oubliée et sacrifiée sur l'autel de réalité en apparence plus pressantes. 

22:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Justice, Outreau |  Facebook | | |

lundi, 04 décembre 2006

Diplomatie : les ratés de Royal et de Sarkozy

Electeur français lambda, je commence à être sérieusement inquiet de ce que laissent augurer les deux candidats les plus populaires à l'élection présidentielle en matière de politique internationale.

Ségolène Royal multiplie les fautes graves sur tous les dossiers internationaux : elle refuse le nucléaire civil à l'Iran alors que c'est l'essence du TNP (Traité de Non-Prolifération nucléaire), elle salue le redressement de l'Irak (dont les morts se comptent par dizaines de milliers depuis le début de l'occupation américaine au point qu'on en vient à souhaiter la libération de Saddam !) puis elle acquiesce aux propos outranciers d'un parti qui a largement contribué à mettre à feu et à sang le Liban, le Hezbollah.

S'ajoute à ces méfaits une absence totale de déclarations sur l'Europe et la construction européenne au moment même où cette pauvre Europe en aurait bien besoin. Pas la moindre idée sur la question, et encore moins d'idées sur le le rôle que la France pourrait jouer pour promouvoir une grande diplomatie européenne. 

Pas mieux chez Nicolas Sarkozy qui piétine allègrement les seules réussites d'envergure de Jacques Chirac sous son mandat : « Il n'est pas convenable de chercher à mettre ses alliés dans l'embarras ou de donner l'impression de se réjouir de leurs difficultés. » puis « J'ai toujours préféré l'efficacité dans la modestie plutôt qu'une grandiloquence stérile. Et je ne veux pas d'une France arrogante et pas assez présente. » lors de son entretien avec Daboliou a-t-il déclaré, faisant clairement allusion à la position de la France sur la guerre en Irak, et cela, alors que le Congrès Américain est justement en train de réévaluer la position des Etats-Unis vis à vis de la France et de l'Allemagne, jugée bien trop arrogante.

Mais quelle vision de la France et de l'Europe ont donc ces deux candidats ? Ségolène Royal croit-elle que ses recettes nationales (on apprend tous ensemble la politique via désirs d'avenir et la démocratie participative, stigmatisation à bon compte d'une catégorie qui a bon dos par les temps qui courent, les enseignants) peuvent fonctionner dans des pays en proie à une quasi guerre civile ? 

Et Nicolas Sarkozy qui assouplit les contrôles de sécurité des voyageurs en provenance de l'Algérie, comme le rapportait récemment le Canard Enchaîné, afin de se mettre dans la poche certains jeunes de banlieue, alors que les Renseignements Généraux parviennent à identifier via ces mêmes contrôles une trentaine de membres des réseaux islamistes chaque année, croit-il que le pays qu'il entend gouverner et sa politique d'immigration doivent être au seul service de ses ambitions personnelles ? A fortiori quand on voit, par exemple, de jeunes enfants d'origine roumaine être renvoyés de force dans leur pays à deux mois de l'entrée de la Roumanie dans la CEE , parce que cela fait du chiffre pour justifier ses effets d'annonce en termes de politique sécuritaire ?

Il faut bien plus de prudence, de retenue et de jugement pour gérer la diplomatie d'un grand pays. A cet égard, l'amateurisme de Ségolène Royal, et les déclarations à l'emporte-pièce de Nicolas Sarkozy paraissent effrayantes pour l'image que la France renvoie.Il va falloir apprendre très vite, Madame Royal, Monsieur Sarkozy, car pour l'instant, loin de m'avoir convaincu, vous me faites peur !

vendredi, 01 décembre 2006

Florence Foresti incarne Ségolène Royal

 
 
A mourir de rire...