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lundi, 13 septembre 2010

Le libéralisme, une issue au despotisme ?

Je lisais l'appel des hommes d'affaires iraniens, relayé par Georges Malbrunot et signalé par Rimbus qui peste contre une diabolisation de l'Iran qu'il juge excessive.

Je tends à pense que le commerce, l'échange, c'est la paix, car les nations qui commercent se développent et se découvrent tôt ou tard des intérêts réciproques. Ainsi, les hommes d'affaire iraniens souhaitent, c'est évident, autant d'apaisement que possible avec l'Europe et les USA.

Oui, certainement, le libéralisme, au fil du temps, finit par s'imposer, et je ne doute pas que des pays comme l'Iran ou la Chine finissent par se démocratiser au final, tant libéralisme et démocratie sont consubstantiels.

Néanmoins, j'ai aussi dans l'esprit que ce processus a un travers : il est lent. On a toujours la tentation de rêver à une Révolution de velours à la tchécoslovaque, mais je crains, hélas, que cela ne soit là qu'un miracle qui se produit une fois sur cent.

Il faut, du coup, toujours trancher et faire un choix entre une politique de sanctions, au rixe de durcir un régime et l'aplanissement des relations sans...aplatissement !

Pas facile. Qu'est-ce qui peut sauver Sakineh ? Pas les opinions publiques occidentales peopolisées, mais leur impact sur des pays traditionnellement amis de l'Iran. Ainsi, cela a du étonner Ahmadinejad d'entendre Lula et tout le Brésil derrière lui offrir un asile politique à Sakineh. L'affaire prend des proportions gênantes pour l'Iran et pour tous les pays qui pratiquent la lapidation en général. Ils font d'ailleurs profil bas dans cette affaire.

Que l'on secoue trop violemment une nation, et son despotisme se mue en un autre despotisme. Ainsi vont la plupart des révolutions. Le tout est de trouver le bon ton : secouer suffisamment pour que la sauce prenne, mais pas trop au risque de la faire déborder du bol. Fin travail de diplomate dans lequel on peut retrouver toutes les nuances d'une diplomatie d'essence libérale, à mon sens...

jeudi, 12 août 2010

Une mère iranienne en danger !

Je ne puis que relayer l'appel lu chez Alluvions en faveur de Sakineh Mohammadi Ashtiani. Cette belle femme de 43 ans est menacée de la mort la plus cruelle et la plus barbare en Iran : la lapidation. A ceux qui espéreraient que le régime des Mollah comporterait le moindre soupçon d'humanité, il leur faut déchanter. On a torturé cette femme pour la contraindre à avouer avoir eu des relations amoureuses avec un homme, plusieurs années après la mort de son mari. Je suis conscient de l'indigence de ma contribution, mais, comme bien des blogueurs du monde entier, je relaie l'appel de ses malheureux enfants pour tenter de sauver leur mère d'une mort atroce. Le combat ne devra pas s'arrêter là, car à défaut de la lapider, la "justice" iranienne envisage de la pendre.

Voici donc ce qu'écrivent ses enfants au monde entier :

Ne laissez pas notre cauchemar devenir une réalité. Opposez-vous haut et fort à la lapidation de notre mère! Aujourd’hui, nous demandons l’aide du monde entier. Depuis cinq ans, nous vivons dans la peur et l’horreur, privés de la présence réconfortante de notre mère. Le monde est-il assez cruel pour rester insensible à une telle tragédie?
Nous sommes Fasride et Sajjad Mohammadi e Ashtiani, les enfants de Sakineh Mohammadi Ashtiani. Depuis notre tendre enfance, nous éprouvons une grande douleur, car nous savons que notre mère est emprisonnée en attendant de connaître son épouvantable sort. Le mot « lapidation » est tellement horrible pour nous que nous évitons de le prononcer. Nous disons plutôt que notre mère est en danger, qu’elle risque d’être tuée et qu’elle mérite l’aide de tous. 
Maintenant que presque toutes les options ont échoué et que l’avocat de notre mère affirme que sa situation est très précaire, nous nous en remettons à vous, citoyens du monde, peu importe qui vous êtes et l’endroit où vous habitez. Nous nous en remettons à vous, peuples de l’Iran, à tous ceux et celles qui ont vécu l’enfer de perdre un être cher. 
Aidez-nous à libérer notre mère!
Nous désirons particulièrement joindre les Iraniens qui vivent à l’étranger.
Aidez-nous à sortir de ce cauchemar. Sauvez notre mère. Vous ne pouvez imaginer la détresse qui nous accable à chaque instant de notre vie. Les mots ne suffisent pas à exprimer notre crainte…
Aidez-nous à secourir notre mère. Écrivez aux autorités pour leur demander de la libérer. Dites-leur qu’il n’y a aucun plaignant et qu’elle n’a rien fait de mal. Notre mère ne mérite pas de mourir. Y a-t-il quelqu’un qui peut nous entendre et nous venir en aide?
Fasride et Sajjad Mohammadi e Ashtiani

Il existe une pétition que l'on peut signer : elle comprend plus de 160 000 signatures à l'heure actuelle.