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lundi, 23 février 2009

Révolution/Évolution

Alcibiade me demande comment je l'imagine une Révolution aujourd'hui. A vrai dire, je me défie au plus haut point des révolutions politiques. Les révolutions l'inspirent quand elles sont technologiques, industrielles, scientifiques et philosophiques, mais les révolutions politiques laissent presque toujours la place au pire. Révolution française ? Tout cela pour porter d'abord au pouvoir des Robespierre et des Saint-Just, puis, plus tard, dégénérer en régime autoritaire avec Napoléon Bonaparte ? Non merci. Que d'individus de qualité liquidés dans cette période ! Quand on donne la parole à des tarés exaltés comme Marat, des psycho-rigides maniaques et psychopathes comme Robespierre, comment s'étonner de retrouver le pays exsangue.En 1848 l'espoir Lamartine ne fit pas long feu, et la IIème République s'effondre, digérée goulûment par Napoléon III. La Commune, en dépit des légendes qui ont cours autour d'elle, n'avait absolument aucun caractère démocratique, mais visait simplement à s'établir dans le sang.

Mais quand c'est la droite nationale qui s'empare de la révolution, cela donne la Révolution Nationale comme en 1940... Pire, dans les années 30, les fascistes et les nazis s'emparent de la phraséologie révolutionnaire, pour le résultat que tout le monde connaît aujourd'hui.

Et partout où les communistes, cette fois,  se sont réclamées de la révolution, la démocratie est tombée, comme à Prague en 1948.

Octobre rouge sonna le glas d'un changement pacifique en Russie.

Bref, je n'aime pas ce mot en politique. Je crois plutôt aux mouvements de fond qui renouvellent petit à petit nos sociétés. C'est par touches qu'elles évoluent, pas par ruptures. Je me méfie des théoriciens de la rupture. On voit aujourd'hui leurs pratiques, d'ailleurs...

La seule Révolution qui ait jamais eu valeur d'exemple à mes yeux, c'est la Révolution de velours en Tchécoslovaquie.

Bref, je ne m'imagine pas de révolutions en 2009, surtout pas, mais, je souhaite des évolutions et des changements. Ces évolutions, je les évoque assez souvent ici, et cette manière de considérer les choses est l'un des causes de mon engagement à l'UDF d'abord puis au MoDem ensuite.

mercredi, 23 mai 2007

De toutes nos forces !

Oui, battons nous de toutes nos forces : voilà la pensée qui me traverse l'esprit au moment où je lis ce matin en page 2 cette brève de la marre aux canards du Canard Enchaîné :

 Flinguer Bayrou

 L'« ouverture»  réalisée par Sarko et Fillon - on l'aura compris - n'avait pas pour seul but de troubler les électeurs de gauche. Il s'agit aussi de « dessouder définitivement Bayrou » ainsi que l'a confié le nouveau chef d'Etat à ses proches.

« On va le priver complètement d'espace politique », a ajouté Sarko. « Bayrou ne sait déjà plus où il habite. Tous ses députés se sont barrés et son discours sur l'ouverture ne tient plus.»

L'objectif est donc d'empêcher l'ancien candidat UDF de constituer un groupe parlementaire et de le priver de moyens financiers et de tribune.

Bref, le chef de l'Etat veut réussir là où Chirac et Juppé avaient échoué en 2002. C'est aussi ça, la «rupture». 

Amis démocrates, ne nous laissons pas faire, et vous lecteurs et électeurs, ne laissez pas Nicolas Sarkozy et l'UMP confisquer la démocratie et la liberté de parole. Soutenez le Mouvement Démocrate et François Bayrou.