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vendredi, 21 mai 2010

Obésité, splendeur et misère des chasseurs...

Il ne se passe pas une semaine sans que soit évoquée l'obésité, l'un des maux les plus prégnants de nos sociétés occidentales développées et repues. En effet, l'obésité est l'un des principaux points noirs de santé publique non seulement en Amérique, mais désormais en France. Tout récemment, c'est à une jeune femme que l'on refuse la possibilité de la maternité, en raison de son poids. L'Europe en a fait l'une de ses préoccupations au point d'organiser demain la première journée européenne de l'obésité.

Pauvres chasseurs ! On a émis l'hypothèse, mais cela semble se vérifier, que l'un des facteurs principaux de l'obésité, c'est d'abord une prédisposition génétique. L'humanité pendant des années n'a pas mangé à sa faim. Face aux disettes, aux temps incertains, le corps s'est adapté. Ainsi, les chasseurs des temps préhistoriques stockaient dans leur corps les graisses nécessaires à leur survie par temps maigre. Il y a donc eu une sélection, et, les obèses d'aujourd'hui ont les gènes de ces chasseurs d'autrefois. Ils sont les descendants des "survivors", en somme. Tous nos mannequins et autres canons de beauté n'auraient pas fait un pli aux temps préhistoriques. Je leur donne une semaine de survie, et encore, je suis optimiste.

C'est étonnant finalement : en évoquant l'obésité, nous parlons aujourd'hui d'une maladie. Voire même d'une pandémie, alors qu'il ne s'agit pas d'un syndrome infectieux. Est-ce les corps  ou nos sociétés modernes qui sont malades ? Voilà la question qu'il conviendrait de poser.

Quelle perversion que ces sociétés qui font des fils et filles des plus forts, des plus assurés de survivre, leurs premières victimes désignées : hyper-tension, diabète gras, maladies cardio-vasculaires sont les dangers les plus inquiétants qui guettent ces enfants des chasseurs d'antan, là où, par le passé, c'eût été le tigre à dents de sabre, l'hiver rigoureux qu'il eût fallu craindre.

Des études à la con tentent de lier taille du cerveau et obésité, désormais, et l'AFP s'en fait bêtement le relais. Les gros seraient plus cons, c'est çà l'idée ? Tiens, j'ai eu connaissance d'une étude qui prétendait tout le contraire des femmes développées, observant qu'elles étaient plus intelligentes. Il faut dire que le titre de l'AFP est d'une ambigüité crasse : L'obésité est liée à un moindre volume du cerveau, relève une étude.

Or, en lisant l'article, je comprends plutôt que l'accroissement de la masse corporelle aurait un impact sur le cerveau en favorisant la démence. Ce n'est pas la première fois que je lis ce genre de choses : en 2008, on disait que c'était l'alcool qui réduisait le cerveau.

Tenez, au XIXème siècle, on pensait même que la taille du cerveau des femmes était inférieure à celle du cerveau des hommes. Devinez ce qu'on en déduisait...Sauf qu'in fine, il n'y a pas de rapports entre l'intelligence et la taille du cerveau chez l'espèce humaine.

Non, tout cela est juste révélateur de nos propres représentations et le considération dans laquelle nos sociétés tiennent les individus obèses, ou simplement enveloppés...

13:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : obésité, préhistoire |  Facebook | | |