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pnv

  • Etat du centrisme en Espagne

    Je profite d'une réponse de l'excellent Arnaud H (Quindi) à un autre lecteur de mon blog, zapataz, sur l'Espagne, pour récupérer le commentaire et en faire un billet complet.

    Merci donc à Quindi pour ce tour d'horizon du centrisme en Espagne

    Depuis 2007, il existe un petit parti centriste (1,2% des voix en 2008) avec une ambition nationale, Union Progreso y Democracia (UPyD), avec un député à l'assemblée. C'est le fruit d'une réunion de politiciens basques, catalans, et syndicalistes / société civile / associations anti-terroristes. Sa présidente devenue député, Rosa Diez, première femme à se présenter à la présidence du gouvernement espagnol est issue du PSOE (élue à Madrid avec 3,8% des voix). Sa plateforme ressemble à celle du MoDem, surtout du point de vue institutionnel, ni gauche ni droite et le travail avec la gauche et la droite; mais il met l'accent sur les aspects - non négligeables dans sa plateforme programmatique - de lutte anti-terroriste (contre l'ETA - la position du parti - à confirmer - semble être celle d'une opposition aux pourparlers de Zapatero avec l'ETA) et de mise en place d'une véritable laïcité en Espagne. Il est principalement composé de socio-démocrates et libéraux et se dit "progressiste". Il n'a pas encore d'affiliation européenne et le PDE semblerait en effet une bonne option (avec un appui important du PDE, du PNV, et de Maragall, voir paragraphe suivant), et considérant le nombre de sièges de députés européens à prendre en Espagne, cela pourrait être une opération très intéressante qui changerait la donne espagnole; mais la faisabilité de tout cela ne semble pas évidente car UPyD a une plateforme anti-régionaliste (ses membres sont menacés de mort par l'ETA et attaqués par les organisations régionalistes basques) d'où la difficulté de faire vivre ensemble au sein du PDE, l'UPyD, le PNV et Maragall... mystère à élucider.

    Pasqual Maragall, ex-dirigeant de la Generalitat de Catalogne, officiellement à la retraite, souhaite développer le PDE avec une composante - a priori - catalane en plus de sa composante basque (PNV); mais les catalans ne semblent pas chaud, surtout les sociaux-démocrates catalans qui préfèrent rester dans le camp du PSOE; Maragall avait d'ailleurs fait le déplacement lors du Deuxième Congrès du PDE à Rome en décembre 2006. Pour plus de détails, voir section Espagne de ce texte sur Wikipédia Espagnol sur le PDE: http://es.wikipedia.org/wiki/PDE

    Des tensions fortes existent au sein du PP suite à la défaite de 2008 et les difficultés de Rajoy pour se maintenir à la tête du parti après deux défaites nationales et on parle - a demi mot - d'une possible séparation du bloc centriste / chrétiens démocrate / libéral du bloc des conservateurs - mais ce n'est pas très clair et pas encore bien établi; la base historique est le rétablissement des lignes UCD / Allianza Popular; la base stratégique est celle d'une gauche divisée en deux morceaux (PSOE, Izquierda Unida) qui pourrait avoir un corolaire à droite; et un schéma global avec d'autres partis régionaux, surtout au centre (PNV, CDC, UM, PRC, CC) ou à gauche (ERC). A priori, tout cela n'est que spéculation pour le moment (a moins qu'il me manque une info importante mais pas médiatisée...), voici un article d'hier sur ce sujet:
    http://www.elpais.com/articulo/espana/Almas/busca/cuerpo/elpepunac/20080528elpepinac_9/Tes

    En conclusion: tout est ouvert, à court et moyen terme, cela dépend le plus souvent de négociations régionales basques et catalanes, tellement le centrisme a disparu de la scène nationale. Il existe un espoir de renaissance d'un nouveau CDS avec les tensions internes au PP et le siège gagné par UPyD à Madrid.