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vendredi, 09 octobre 2009

Privatiser les jeux de hasard ? Quelle erreur !

Il se discute à l'assemblée nationale actuellement quelque chose de très grave. Le gouvernement veut privatiser les jeux en ligne. Privatiser des jeux qui dépendaient, comme l'observe François Bayrou, sous le contrôle de l'État depuis 150 ans. Mais qu'est-ce qu'il leur passe par la tête ?!!! ça va pas, non ? C'est délirant. Je lis l'exposé des motifs par Woerth, le ministre du budget. Il fait un rappel historique très juste :

Depuis la fin du XIXe siècle, le système français d’encadrement des jeux s’inscrit dans une double logique de protection de l’ordre public et de l’ordre social. Il repose sur la recherche d’un équilibre entre, d’une part, la nécessité de canaliser la demande de jeu à travers un circuit contrôlé d’offre de jeu, et d’autre part la volonté de limiter le volume global d’offre de jeu dispensée sur le territoire à ce qui est nécessaire à la canalisation de cette demande. C’est la raison pour laquelle la France s’est progressivement dotée des moyens lui permettant d’exercer un contrôle portant sur le volume et la nature des jeux proposés.

On est bien d'accord. Et qu'est-ce que je lis plus loin ?

Aujourd’hui, le fort développement du marché des jeux sur Internet en provenance d’opérateurs non autorisés par l’État fragilise l’organisation traditionnelle du secteur des jeux d’argent et de hasard et ce d’autant plus qu’il ignore les frontières nationales et sectorielles. Afin de canaliser la demande de jeux sur Internet, qui se développe actuellement dans un cadre non autorisé et non contrôlé par les pouvoirs publics, le Gouvernement a décidé, lors du conseil des ministres du 11 juin 2008, de procéder à une ouverture à la concurrence maîtrisée de certains secteurs du marché des jeux en ligne.

Mais ce n'est même pas la peine de lire la suite ! C'est non, non et non. 1. on perd une manne financière considérable 2. l'État ne va rien contrôler du tout et les jeux vont se disperser partout, favorisant escroquerie et addiction sous toutes leurs formes.

Ce qui m'a énervé, c'est que le gouvernement a encore tenté de faire passer la chose sur le dos de l'Europe. Heureusement, Bayrou l'a renvoyé dans les cordes, comme toute la suite de l'argumentation, d'ailleurs.

1. L'Europe n'y est pour rien, c'est un mensonge du gouvernement.

2. s'il y a accroissement de la demande, l'État dispose de tous les leviers nécessaires pour y répondre.

3. Il s'agissait de faire reculer l'illégalité : c'est du foutage de gueule ou quoi ? ça va être l'anarchie, oui, avec un ouverture même partielle aux marchés de toute sorte. Cela sera, au mieux, cent fois plus difficileà réguler !!!

4. Il faut trouver de nouveaux financements pour la filière sportive: foutage de gueule ! ça m'étonnerait qu'elle ne soit pas rentable, et si elle n'est pas rentable, à la limite, il suffit de l'abandonner. Au pire, l'État dispose des outils pour redresser les comptes là-dedans.

Mais le comble, c'est ce que relève Bayrou !!!

On annonce que 200 millions d’euros de publicité vont être dégagés pour assurer la promotion de cette filière des jeux en ligne. Il faudrait être bien naïf pour croire que l’on va dépenser 200 millions d’euros uniquement pour sauver la santé psychologique des joueurs, et notamment des jeunes , et que cette publicité n’aura pas pour effet d’accroître le nombre de joueurs, voire leur addiction.

Il y a 200 millions à foutre en l'air pour promouvoir cette connerie ? Non mais ça pas ? Si vraiment l'État veut dépenser 200 millions qu'il les utilise pour soigner l'addiction aux jeux, au moins, ce sera utile.

N'importe quoi ! On est vraiment gouverné par des charlots !

13:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : jeux de hasard, bayrou |  Facebook | | |